Service de l'action anti-mines des Nations Unies

  • Mali: 16 civils tués par une mine dans le Nord

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    Seize civils ont été tués mercredi 19 mai dans le nord du Mali, quand leur véhicule a sauté sur une mine, a-t-on appris jeudi de source hospitalière à Gao, la plus grande ville du nord du Mali.

    ”Trois autres blessés sont à l’hôpital de Gao”, a dit la source selon laquelle les 16 tués ont été inhumés jeudi à Gao. Les blessés  ont précisé que le véhicule (qui a heurté la mine) allait à une foire dans la localité de Ntillit “, située à 80 km de Gao.

    Deux civils avaient été tués près de Tessalit (Nord) le 8 mai par une mine artisanale, au lendemain de la mort de trois soldats maliens, également tués par un engin explosif au passage de leur convoi dans le secteur de Hombori (centre).

    Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire et une poussée jihadiste qui se sont propagées du nord au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

    Les violences jihadistes, intercommunautaires ou autres ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l’intervention de forces onusiennes, africaines et françaises.

    Aucune sortie de crise n’est en vue. Les mines et les engins explosifs improvisés ont fait 76 morts et 287 blessés en 2020 au Mali, dont presque la moitié étaient des civils, selon un document daté de janvier du service d’action contre les mines des Nations unies (Unmas).L’usage des engins explosifs improvisés a considérablement augmenté depuis fin 2017, surtout dans le centre, un des foyers de la violence qui ensanglante le Sahel, souligne l’Unmas.

    Les engins explosifs improvisés ont continué à causer de nombreuses pertes en 2021 dans les rangs des forces maliennes et étrangères et parmi les civils.

  • Afghanistan : Une mine tue 13 personnes dans le sud du pays

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    Des responsables afghans ont déclaré qu'au moins 13 personnes avaient été tuées vendredi 28 août lorsqu'une mine a explosé dans leur véhicule dans la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan. Ils ont accusé les combattants talibans d'être responsables de l'attaque.

    L'explosion s'est produite dans la région de Spin Boldak alors que les victimes se dirigeaient vers un marché libre, où des centaines de villageois se rassemblaient pour acheter et vendre le week-end.

    Baher Ahmed Ahmadi, un porte-parole du gouverneur de Kandahar, a déclaré que les corps des villageois avaient été déchiquetés au point qu'ils ne pouvaient pas être identifiés.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'accident. Les combattants talibans affirment utiliser des bombes en bordure de route et des mines pour attaquer les forces de sécurité, mais ces engins explosifs font souvent des victimes civiles.

    Les mines prolifèrent en Afghanistan après des années de conflit et sont souvent ramassées par des enfants.

    Au moins 1 415 civils ont été tués ou blessés par des mines et des munitions non explosées en 2018. Selon le Service de l'action anti-mines des Nations Unies, un tiers de toutes les victimes cette année-là étaient des enfants, tandis que les blessés provoqués par des munitions non explosées représentaient 80% de ce nombre.