Demirtas Selahattin

  • Turquie : Le Conseil de l'Europe redemande la libération du leader pro-kurde Demirtas

    Imprimer

    Le Conseil de l'Europe a redemandé mercredi 23 décembre la libération du leader pro-kurde Selahattin Demirtas, emprisonné depuis 2016 en Turquie, au lendemain d'une condamnation d'Ankara par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans ce dossier qui a provoqué l'ire du président Recep Tayyip Erdogan.
     
    "Selahattin Demirtas doit être libéré de prison -- et libre d'exercer de nouveau sans plus de délais ses droits politiques dans une société démocratique", ont indiqué dans un communiqué les rapporteurs de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour le suivi de la Turquie.
     
    Ancien député et ex-coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-Kurde), Selahattin Demirtas est emprisonné depuis novembre 2016, quelques mois après le putsch manqué de juillet contre M. Erdogan. Il est accusé par Ankara de "terrorisme" et risque jusqu'à 142 années de prison dans son principal procès. Il est détenu depuis plus de quatre ans dans les geôles turques, ont rappelé deux des rapporteurs, Thomas Hammarberg et John Howell. "Notre assemblée a souligné à plusieurs reprises que la place des députés est au Parlement, pas en prison", ont-ils ajouté.
     
    "La libération immédiate de Selahattin Demirtas constituerait (...) un signal fort et significatif de la volonté de la Turquie de respecter les jugements" de la CEDH ainsi que son "engagement fort" à respecter "les valeurs fondamentales liées à son appartenance au Conseil de l'Europe", vigie des droits de l'homme sur le continent et qui avait déjà demandé, en vain, la libération de M. Demirtas, ont estimé les rapporteurs. Émanation du Conseil de l'Europe, la CEDH a rendu mardi un arrêt cinglant dans le dossier Demirtas, relevant plusieurs violations de la Convention européenne des droits de l'homme.
     
    L'arrêt, qui exigeait déjà la libération "immédiate" de l'opposant, a suscité mercredi les foudres du président turc, M. Erdogan condamnant une "décision entièrement politique" et "hypocrite". Par ailleurs, quelques heures après la publication de cet arrêt, le site internet de la CEDH a été victime d'une cyberattaque massive qui l'a rendu inaccessible entre mardi à partir de 17H40 jusqu'en milieu de matinée mercredi, a indiqué le service de presse de la Cour. La CEDH dit ignorer pour l'instant l'origine de cette attaque qui n'a a priori pas occasionné de perte de données, relevant simplement qu'elle s'était produite après la publication de l'arrêt condamnant Ankara.

  • Turquie : L'ex-députée kurde Leyla Güven condamnée à 22 ans de prison pour "terrorisme"

    Imprimer

    L'ex-députée kurde Leyla Güven (à droite sur la photo) a été condamnée lundi à 22 ans et trois mois de prison par un tribunal de Diyarbakir, dans le sud est de la Turquie, pour des accusations en lien avec le "terrorisme".

    Déchue de son mandat en juin par un vote parlementaire, Mme Güven, 56 ans, a été reconnue coupable d'"appartenance à un groupe terroriste", en l'occurrence le parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et de "propagande" en faveur de cette organisation, selon les attendus du verdict.

    Un mandat d'arrêt a été lancé contre l'ex-députée qui comparaissait libre et qui envisage de faire appel du verdict, a affirmé son avocat à l'AFP.

    Mme Güven est la co-présidente du "Congrès de la société démocratique" (DTK), une organisation que les autorités turques accusent d'être liée au PKK, classé "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

    "Ma mère a été condamnée pour ses activités en lien avec le DTK, qui était autrefois considéré comme un interlocuteur par les autorités", a réagi Sabiha Temizkan, la fille de l'ex-députée sur Twitter.

    Mme Güven a été déchue de son mandat en juin par un vote parlementaire, à la suite de la confirmation d'une précédente condamnation à la prison pour "appartenance à une organisation terroriste armée".

    Dans le passé, elle avait déjà purgé une peine d'un an de prison pour avoir qualifié l'entrée de troupes turques en Syrie d '«invasion».

    Elue du HDP (Parti démocratique des peuples, pro-kurde), Mme Güven avait lancé un mouvement de grève de la faim en prison en novembre 2018 pour protester contre les conditions de détention du leader kurde Abdullah Öcalan, l'un des fondateurs du PKK.

    Ce mouvement, suivi par des milliers de détenus, avait pris fin en mai 2020.

    Les milieux prokurdes, en particulier le HDP, font l'objet d'une répression implacable depuis plusieurs années en Turquie.

    Le pouvoir turc accuse le HDP d'être une "vitrine politique" du PKK, une accusation rejetée par le parti prokurde qui se dit victime de répression en raison de sa farouche opposition au président turc.

    Selahattin Demirtas, ancien dirigeant emblématique du HDP est détenu depuis novembre 2016 pour des accusations en lien avec le "terrorisme". Plusieurs maires pro-kurdes dans le sud-est de la Turquie ont été déchus de leur mandat et arrêtés ces derniers mois pour leurs liens présumés avec le PKK.

  • Turquie : Quatre responsables locaux du parti pro-kurde HDP arrêtés

    Imprimer

    La police a arrêté jeudi 22 octobre dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie quatre responsables du principal parti pro-kurde du pays, le HDP, ont indiqué des sources sécuritaires.

    Les quatre personnes, arrêtées lors de raids policiers, sont les co-présidents du HDP à Diyarbakir, chef-lieu de la province éponyme, Hulya Alokmen Uyanik et Zeyyat Ceylan, et leurs homologues du district de Yenisehir, Remziye Sizici et Kasim Kaya, selon les sources. Des bannières du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et des documents ont été saisis lors de ces raids, a indiqué une source judiciaire parlant sous couvert d'anonymat.

    Le pouvoir turc accuse HDP d'être une "vitrine politique" du PKK, chef de file de la guérilla kurde en Turquie depuis 1984 et classé organisation terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. Le HDP, dont plusieurs responsables ont été arrêtés depuis trois ans, rejette ces accusations et se dit victime de répression en raison de sa farouche opposition au président turc.

    Selahattin Demirtas, ancien dirigeant emblématique du HDP est détenu depuis novembre 2016 pour des accusations en lien avec le "terrorisme". Plusieurs maires pro-kurdes dans le sud-est de la Turquie ont été déchus de leur mandat et arrêtés ces derniers mois pour leurs liens présumés avec le PKK.

  • Attentat à la voiture piégée devant un poste de police à Diyarbakir - Blog du 5 novembre 2016

    Imprimer

    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 5 novembre  2016
    Extrait de la 501ème newsletter publiée le 3 novembre sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

    Lire la suite

  • 12 septembre 2015 - La Turquie dérive vers une guerre civile de grande ampleur

    Imprimer

    Jean René Belliard, auteur de "Beyrouth, l'enfer des espions", publie une newsletter quotidienne accessible aux abonnés uniquement. Elle donne chaque jour un résumé des principaux évènements qui se déroulent au Moyen Orient et en Afrique du nord, rédigé à partir des informations réunies sur place par une quinzaine de correspondants. Ci-dessous, un extrait de la newsletter du 12 septembre 2015.
    Pour vous abonner, demander des informations à
    ptolemee@belliard74.com

    Lire la suite