Sebba

  • Burkina Faso: cinq morts dont trois supplétifs de l’armée dans des attaques à Sebba dans le Sahel

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    Cinq personnes, dont trois volontaires pour la défense de la patrie (VDP, supplétifs de l’armée burkinabè), ont été tuées jeudi soir 28 juillet 2022, au cours d'attaques perpétrées par des individus armés non identifiés dans la ville de Sebba, située dans la province du Yagha, dans le Sahel burkinabè, a-t-on appris vendredi, de sources concordantes.

    « Des hommes armés ont mené des attaques contre les domiciles des volontaires pour la défense de la patrie au secteur N°5 de Sebba. Le bilan provisoire est de cinq morts dont trois combattants volontaires et deux civils », a rapporté la plateforme de suivi des attaques terroristes « Sahel Security » qui a ajouté que la « tentative d'étranglement de cette ville se poursuit ».

    Ces attaques ont été rapportées également par des médias locaux dont Radio Oméga (privée) qui a indiqué que plusieurs habitants de ce quartier de la ville ont fui pour trouver refuge dans d’autres quartiers jugés plus sécurisés.

    La situation sécuritaire s’est fortement dégradée ces dernières semaines dans la ville de Sebba, alors que l’accès à la ville demeure difficile en raison de la présence d’engins explosifs improvisés sur les différents axes routiers.
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    Jeudi, lors d’un point de presse organisé à Ouagadougou, l’ONG Médecins sans frontières (MSF), a alerté sur la situation qui prévaut dans cette localité du Burkina Faso.

    « La ville de Sebba est de plus en plus isolée. L’axe qui relie cette ville à la ville de Dori est de plus en plus coupé de la région et la population se retrouve aujourd’hui dans une situation où elle est isolée », a déclaré le chargé de mission de MSF, Ulrich Crépin Namfeibona, pour qui la situation sécuritaire s’est dégradée depuis juin 2022 dans cette localité.

    Selon Ulrich Crépin Namfeibona, les populations manquent de nourriture. « Les gens se nourrissent avec des feuilles, tous les jours. Il y a un manque de produits de première nécessité pour pouvoir se nourrir. Donc si vraiment rien n’est fait pour donner de quoi se nourrir à cette population, nous pensons que dans les jours à venir, nous pourrions assister à une catastrophe, une crise nutritionnelle qui va vraiment frapper beaucoup plus les enfants et peut-être les adultes qui n’ont rien à manger », a-t-il dit dans les colonnes du journal en ligne « Lefaso.net».

    S’exprimant sur la question ce vendredi lors d’une conférence de presse, le lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, en charge du Commandement des opérations du théâtre national (COTN) a déclaré que l’armée est consciente de cette situation et tente de ravitailler cette ville.

    « Nous sommes vraiment conscients de cette situation, (mercredi) nous avons perdu six soldats qui étaient en mission dont la finalité était d’ouvrir la voie pour permettre une mission de ravitaillement dans la zone. C’est une situation qui est connue. Il y a des actions en cours et des actions à planifier », a-t-il dit.

    3 autres Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) tués sur l'axe Markoye-Tokabangou
    3 Volontaires pour la Défense de la Patrie
    VDP ont été tués et 2 autres blessés, cet après midi du 28/07 sur l'axe Markoye_Tokabangou, lorsque leurs motos ont heurté un engin explosif improvisé IED. Ils étaient en patrouille de surveillance de l'axe.
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    Insécurité croissante depuis 2015
    Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,9 million de déplacés internes.

    Mercredi, le gouvernement burkinabè a adopté en Conseil des ministres un décret portant actualisation de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme.

    « L’adoption de ce décret permettra une synergie des différentes actions de lutte contre la menace terroriste afin d’obtenir une réponse optimale, efficace et durable pour une sortie de crise », a précisé le gouvernement.

  • Burkina Faso : Neutralisation de 56 "terroristes" par les armées burkinabè et nigériennes dans une opération conjointe

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    Les Forces armées burkinabè et nigériennes ont neutralisé entre le 26 juin et le 10 juillet, 56 "terroristes" lors d’une opération conjointe baptisée "Koural", menée dans les localités de Seytenga, de Solhan et de Sebba, dans le Sahel burkinabè, a-t-on appris mardi de source officielle.

    Selon un communiqué de l’armée burkinabè, un assaut sur une "base terroriste" à quelques kilomètres de Seytenga (Sahel) a permis de neutraliser 15 "terroristes" et de détruire une importante logistique.

    Une deuxième "base de logistique" a été détruite dans les environs de Solhan avec 19 "terroristes" tués, 22 autres ont été neutralisés au cours d’un accrochage dans les environs de Sebba toujours dans le Sahel burkinabè.

    L’armée a noté que grâce aux actions offensives et au renforcement du dispositif sécuritaire, la vie a repris à Solhan et on assiste à un retour progressif des populations.

    Quatre militaires ont été blessés lors de cette opération conjointe (Burkina Faso – Niger) a précisé l’armée dans son communiqué.

    S’agissant des opérations menées par l’armée burkinabè, le communiqué indique que suite à l’attaque terroriste contre les populations de Barsalogho le 10 juillet courant, les forces armées burkinabè ont engagé une contre-offensive qui a permis de neutraliser 27 "terroristes" et de récupérer du matériel.

    L’armée a précisé que la période du 15 juin au 15 juillet, a connu une relative accalmie avec toutefois quelques attaques contre les populations et les forces de défense et de sécurité dans les régions de la Boucle du Mouhoun et du Centre-nord.

    Les groupes armés "terroristes" ont détruit samedi, le pont de Naré à l'aide d'explosifs coupant la liaison routière entre la ville de Kaya (Centre-Nord) et Dori (Sahel).

    Pour l’armée burkinabè, il s’agit de "tentatives d’isolement" de certaines localités par la destruction d’ouvrages de franchissement sur les voies, soulignant que des efforts ont été entrepris pour réparer les ouvrages détruits et renforcer la surveillance sur les autres.

  • Burkina Faso : Attaque à l'engin explosif - 2 morts

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    Attaque a l'engin explosif improvisé IED, mardi 22 février 2022,  contre  une patrouille mixte du détachement de Gendarmerie de Solhan et de Volontaires  (VDP) à hauteur de Dambini.

    Bilan provisoire: 2 morts dont  1 VDP et 1 Gendarme, 4 blessés évacués.
    FMN1RGDXIAIhvvf.jpeg21 terroristes éliminés et 9 autres capturés
    Selon le site AlerteTémoin, au moins 21 terroristes ont été abattus et 9 autres arrêtés, lundi 21 février 2022, dans la zone de Koumbani, Loroum. "Ils auraient été pris dans un guet-apens", précise la source.
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  • Burkina Faso : les attaques terroristes poussent plus de 3.000 personnes au déplacement (HCR)

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    Craignant pour leur vie, plus de 3300 personnes ont fui vers les villages voisins de Sebba et Sampelga dans la Sahel burkinabè suite aux attaques terroristes qui ont fait au moins 160 morts dans le village de Solhan au nord-est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger, a déploré mardi, le HCR, Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

    Tout en condamnant "fermement" cette attaque, la plus meurtrière depuis 2015, le HCR a souligné que parmi les déplacés on dénombre plus de 2000 enfants et plus de 500 femmes.

    L’Agence humanitaire souligne que les nouveaux arrivants ont, d’urgence, besoin d’eau et d’équipements d’assainissement, d’abris, d’articles de première nécessité et de soins médicaux.

    Les autorités ont fourni près de 400 tonnes de nourriture et des milliers d’articles de secours, tandis que les partenaires du HCR fournissent des soins médicaux et un soutien psychosocial, a-t-elle annoncé.

    En étroite collaboration avec les autorités, les équipes du HCR et ses partenaires construisent 200 abris et aident les personnes nouvellement déplacées et d’autres civils affectés par l’attaque, rappelle le communiqué.

    Cette attaque d’une violence extrême survient quelques semaines seulement après que des hommes armés aient tiré sur des véhicules du HCR et de ses partenaires sur la route entre la ville de Dori et le camp de Goudoubo, où résident quelque 12 200 réfugiés et demandeurs d’asile maliens.

    "Personne n’a été blessé, mais l’insécurité croissante et la présence de groupes armés dans plusieurs régions du Burkina Faso entravent de plus en plus l’acheminement de l’aide et la protection des personnes dans le besoin", alerte le HCR.

    Le HCR rappelle à toutes les parties que les organisations humanitaires mènent, de manière indépendante et impartiale, leurs activités pour sauver des vies.

    Depuis 2019, les violences au Burkina Faso ont déjà contraint plus de 1,2 million de Burkinabè à fuir leurs foyers.

    Depuis le début de 2021, quelque 150 000 personnes sont devenues des déplacés internes, dont 84% sont des femmes, qui sont exposées à un risque élevé de violence sexuelle, ou des enfants, dont la moitié aurait été victime de violences physiques et d’abus, indique le HCR.

    Rappelons que le Burkina Faso accueille également plus de 22 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement originaires du Mali.

  • Burkina Faso : Au moins 160 civils tués dans une nouvelle attaque islamiste dans la zone des trois frontières

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    Au moins 160 morts et plusieurs blessés ont été enregistrés dans une nouvelle attaque islamiste dans la nuit du 4 au 5 juin à Solhan, dans le nord du Burkina Faso, zone des trois frontières. 

    Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a décrété un deuil national de 72h à partir du samedi 5 juin 2021 à 0 heure. 

    Les informations sont encore provisoires en attendant le bilan officiel mais selon des sources gouvernementales et sécuritaires, c’est au moins 160 civils qui ont été tués dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 juin par des terroristes à Solhan, à environ 14 km de Sebba dans la province de la Yagha(Nord). Le président du Faso Roch Kaboré a décrété un deuil national de 72h qui prend effet à partir de ce samedi 05 juin 2021 à 0heure.

    Le groupe islamiste armé "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans" (GSIM) a annoncé qu'il n'était pas impliqué dans le massacre de Solhan et l'a dénoncé: « Nous condamnons ces actes odieux qui n'ont rien à voir avec l'islam". Selon le communiqué publié par Az-zallaqa.
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