Sanaa

  • Yémen : les rebelles chiites Houthis encerclés au sud de Maarib

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    Après avoir libéré tous les secteurs occupés par les milices rebelles dans la province de Chabwa, situé au sud-est de la capitale Sanaa, l'armée nationale yéménite entend bloquer les Houthis sur les fronts sud de Maarib, dernier bastion encore largement contrôlé par les forces pro-gouvernementales. Selon nos informations, les dirigeants houthis auraient recherché la médiation des tribus pour trouver une sortie honorable de leurs forces.

    L'information est tombée au lendemain de la libération de toute la région de Chabwa , qui s'est terminée par la conquête du district d'Aïn le 10 janvier 2022. L'armée yéménite, aidée par la coalition dirigée par les Saoudiens et des groupes de résistance locaux,  remportée ainsi une victoire significative, suite à son offensive lancée le 27 décembre 2021. Des centaines de soldats des forces conjointes yéménites, dont les "Brigades des Géants", avaient été transférées des zones contrôlées par le gouvernement à Taez et Hodeidah vers la province de Chabwah, pour soutenir les troupes gouvernementales dans la lutte contre le groupe rebelle chiite.

    Après une dizaine de jours d'intenses combats, les "Brigades des Géants" ont annoncé la fin de la troisième phase de l'opération et la libération des 17 districts de Chabwa, le troisième plus grand gouvernorat yéménite, jugé stratégique en raison de sa position géographique. De plus, cette région abrite des gisements et des raffineries de pétrole et abrite deux ports utilisés pour l'exportation de gaz et de pétrole. 

    Actuellement, rapporte al-Arabiya, l'armée avance vers la localité de « Aqabat Malla'a », dans la province de Maarib. Le chef d'état-major général, le général de division Saghir bin Aziz, a souligné que les opérations sur le terrain se déroulaient selon les plans esquissés, et que, chaque jour, les troupes yéménites, grâce à leur valeur et leur efficacité, poursuivaient leur progression. 

    De leur côté, les Houthis se sont retirés dans le gouvernorat du centre-sud d'al-Bayda. Le 2 juillet 2021, l'armée yéménite avait lancé une opération pour reprendre le contrôle du gouvernorat d'al-Bayda'. Cependant, malgré les progrès réalisés dans la première phase, les forces pro-gouvernementales avaient été par la suite mises en échec.

    L'importance de la région d'al-Bayda tient avant tout à sa position stratégique, étant donné qu'elle est située au sud-est de la capitale Sanaa, toujours sous le contrôle des rebelles houthis. En outre, Al-Bayda est située au centre de huit gouvernorats, Maarib, Chabwa, Abyan, Lahj, Al-Dhale, Ibb, Dhamar et Sanaa. Cinq de ces gouvernorats ont déjà été libérés par l'armée yéménite et pour conquérir les trois autres, les forces pro-gouvernementales doivent d'abord à occuper al-Bayda, avant de poursuivre vers Sanaa et Dhamar. 

    Parallèlement,  al-Qaïda garde toujours les yeux rivés sur cette région, qui a vu les deux belligérants échanger des accusations de complicité avec l'organisation djihadiste.

    L'une des régions les plus préoccupantes au niveau international est Maarib, qui abrite plus de deux millions de personnes déplacées, soit 7,5% de la population totale du Yémen. Depuis la première semaine de février 2021, les rebelles ont lancé une violente offensive, toujours en cours, visant à conquérir cette région riche en ressources pétrolières et qui permettrait au groupe chiite d'achever ses plans d'expansion dans le nord du Yémen. Au cours des derniers mois de l'année dernière, les forces dirigées par Riyad ont affirmé avoir mis hors de combat plus de 27 000 miliciens houthis dans les bombardements et les combats dans la province de Maarib. Le groupe chiite, pour sa part, a reconnu que 14 700 de ses hommes avaient été tués dans les batailles de Maarib  de juin à novembre 2021. Au total, depuis février 2021, on estime que 30 000 combattants houthis ont perdu la vie sur les fronts de Ma'rib, al-Jawf et Chabwa, principalement au cours de raids menés par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.

    Bataille de Harib (province de Maarib)
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    Depuis mardi matin 11 janvier 2022, de violents combats ont lieu entre les forces armées et les "Brigades des Géants" d'une part, et les milices houthies d'autre part, à la périphérie de la ville de Harib, au sud-est du gouvernorat de Maarib.

    Les forces armées gouvernementales et les Brigades des Géants nt effectué un mouvement tournant pour encercler les positions des Houthis dans la ville de Harib.

    Les forces armées et les Brigades des Géants seraient sur le point de couper les lignes de ravitaillement de la milice houthie entre les districts "Al-Jawba" et "Hrib", qui est la principale ligne de ravitaillement.

    Dans le même temps, les avions de la coalition arabe ont lancé plusieurs raids ciblant des renforts et des véhicules de la milice houthie sur les fronts au sud de Maarib et de la ville de Harib. Les avions ont réussi à détruire un certain nombre de véhicules des rebelles chiites.

     

  • Arabie saoudite : Les rebelles yéménites Houthis ciblent des infrastructures de communication dans le sud du royaume

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    La coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a confirmé que le groupe yéménite « Ansarullah » avait lancé, samedi 8 janvier 2022,  des drones piégés, contre l'infrastructure de communication civile dans le sud du Royaume.

    La coalition a déclaré : « Les milices houthies ont tenté pour la troisième fois de cibler les communications civiles avec des drones piégés. »

    La coalition a indiqué qu'en réponse aux attaques des Houthis, elle a mené plusieurs frappes, qui ont conduit à la destruction de 6 sites de stockage et de lancement de drones à Hajjah.

    Opérations à Shabwa et Marib
    Jeudi dernier, la coalition arabe a annoncé avoir mis 390 militants du groupe yéménite « Ansarullah » hors de combat et détruit du matériel du groupe lors des opérations de ses forces dans les gouvernorats pétroliers de Shabwa et Maarib, au sud et au nord-est. 

    La coalition a déclaré avoir « mené 35 opérations  contre la milice houthie à Shabwa, qui ont entraîné la destruction de 25 véhicules militaires et la mort de 240 éléments terroristes en 24 heures ». Elle a ajouté que « 28 opérations de ciblage ont été menées contre la milice houthie à Maarib où 19 véhicules militaires ont été détruits et 150 terroristes ont été tués." dans les dernières 24 heures.

    La coalition arabe soutient, avec des opérations aériennes intensives, l'armée yéménite affiliée au gouvernement internationalement reconnu, dans ses combats contre le groupe Houthi pour regagner des zones que le groupe contrôlait récemment dans les gouvernorats riches en pétrole de Shabwa et Maarib.

    L'Arabie saoudite dirige, depuis le 26 mars 2015, une coalition militaire de pays arabes, en soutien au gouvernement yéménite internationalement reconnu, dans sa quête pour restaurer la capitale, Sanaa, et de vastes zones du Yémen, qui ont été saisies par le groupe Houthi fin 2014.

    Ansar Allah mène régulièrement des attaques à l'aide de drones, de missiles balistiques et de bateaux piégés, ciblant les forces saoudiennes et yéménites à l'intérieur du Yémen et des territoires du Royaume.

     

     

  • Yémen : la coalition sunnite poursuit ses bombardements de Sanaa

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    Alors que les forces pro-gouvernementales continuent de repousser les rebelles chiites houthis dans le nord et le sud du Yémen et, en particulier, sur les fronts de Marib et de Shabwa, la coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite a confirmé avoir mené de nouvelles frappes aériennes contre la capitale Sanaa. . Parmi les dernières cibles touchées figurent deux ateliers de construction et d'assemblage de drones et un entrepôt situé dans le champ de Dabouh.

    Cette dernière nouvelle a été rapportée , mercredi 5 janvier. La coalition a précisé qu'elle avait attaqué des cibles militaires légitimes et avait pris les mesures nécessaires pour préserver les sujets et sites civils. A cet égard, les habitants de la capitale ont été à nouveau exhortés à ne pas s'approcher des secteurs ciblés. Les forces de l'alliance internationale effectuent des raids dans la capitale depuis le 23 novembre 202, dans le but de "neutraliser" la menace posée par les rebelles houthis. Ces derniers, d'une part, poursuivent leur offensive dans la région de Marib, située à l'est de Sanaa, tandis que, d'autre part, ils lancent des drones et des missiles contre les territoires du sud de l'Arabie saoudite, mettant en péril la sécurité des civils.

    En outre, selon la coalition dirigée par Riyad et le gouvernement yéménite, les Houthis et leur allié iranien ont transformé l'aéroport international de Sanaa en base militaire pour mener des expériences et des attaques transfrontalières, en référence aux attaques répétées contre le Royaume d'Arabie saoudite. Selon le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Maliki, Téhéran a utilisé l'aéroport pour transférer des armes de divers types au groupe chiite, après avoir créé, en 2014, un pont aérien, à raison de 28 vols hebdomadaires de Téhéran à Sanaa. C'est pourquoi, pour l'alliance, il faut agir pour éradiquer les « sources de menace ».

    Dans le même temps, des sources sur le terrain ont rapporté à la chaîne al-Arabiya qu'au moins 3 raids de la coalition avaient détruit, au cours des dernières heures, des renforts et des positions des rebelles houthis sur le front sud de Marib et, plus précisément, près de Jabal al-Balq. Selon les mêmes sources, le groupe chiite a continué d'enregistrer des pertes, dont un commandant en chef sur les fronts sud. Pendant ce temps, comme le rapporte la chaîne panarabe, les "Brigades des Géants" , affiliées à l'Armée nationale yéménite, avancent vers le centre de Bayhan, dans le gouvernorat de Shabwa, après avoir pris le contrôle de l'échangeur d'al-Saadi, qui relie la ville de Naqoub, district d'Usaylan et la ville d'Ataq. La veille, le 4 janvier, les "Brigades des Géants" avaient affirmé être entrées à Mafraq, dans la ville de Naqoub, considérée comme une zone militaire, ainsi que dans des villages situés au nord de Bayhan.

     

  • Yémen : frappes aériennes contre des entrepôts de drones et de plates-formes de lancement à Sanaa

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    La coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite a mené des frappes aériennes sur des cibles militaires à Sanaa, détruisant quatre entrepôts de drones et un certain nombre de plates-formes de lancement de drones dans le camp de la brigade de transport militaire.

    La coalition a déclaré : « En réponse à la menace, nous avons mené des frappes aériennes sur des cibles militaires légitimes à Sanaa », notant que « 4 entrepôts de drones et des rampes de lancement ont été détruits dans le camp de la Brigade de transport militaire ».

    La télévision yéménite al-Masirah a rapporté qu'une des frappes aériennes de la coalition a détruit une mosquée dans le district de Mo'in, dans la partie ouest de Sanaa, tuant trois civils.

    Les frappes aériennes de la coalition étaient une réponse à une attaque par trois drones suicides qui a visé la région sud de l'Arabie saoudite le 1er janvier 2022. Les trois drones auraient été abattus. La coalition a affirmé que les drones avaient été lancés par les Houthis. Les rebelles yéménites houthis n'ont pas confirmé.

  • Yémen : Les vols de secours reprennent vers l'aéroport de Sanaa après un arrêt d'une semaine en raison des frappes de la coalition sunnite

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    Les organisations de secours et les Nations Unies ont repris, mardi 28 décembre 2021, leurs vols vers l'aéroport de Sanaa, après une interruption d'une semaine en raison des frappes aériennes de la coalition sunnite dirigée par l'Arabie saoudite.

    L'annonce de la reprise des vols est intervenue dans une déclaration de l'autorité aéronautique des rebelles chiites houthis, publiée par la chaîne Al Masirah, qui a précisé que cette mesure serait temporaire.

    L'autorité a déclaré que "le ministère des Affaires étrangères (du gouvernement rebelle) a été contacté pour informer les Nations Unies et toutes les organisations internationales que l'aéroport de Sanaa est prêt à recevoir des vols".

    L'aéroport ne reçoit que des avions d'aide et des Nations Unies depuis 2016. C'est un canal majeur pour l'aide à la population yéménite qui est victime de la lutte pour le pouvoir depuis plus de sept ans et est menacé de famine majeure.

    L'aéroport avait cessé de recevoir des avions il y a une semaine en raison des dommages causés par les frappes aériennes lancées par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite. La coalition a nié toute responsabilité et déclaré que les Houthis avaient soudainement fermé l'aéroport deux jours avant les frappes.

    La coalition accuse les Houthis d'utiliser l'aéroport à des fins militaires, notamment le lancement de missiles balistiques, de drones et d'avions piégés vers l'Arabie saoudite.

    De leur côté, les Houthis accusent la coalition d'avoir empêché la livraison d'appareils de communication et de navigation achetés par l'autorité pour « remplacer les anciens appareils ».

    Le communiqué des Houthis précise que "les Nations Unies et les organisations internationales ont été informées que la continuité du travail de ces appareils n'est pas garantie à long terme, compte tenu de leur âge". Il ajoute que "les Nations Unies devraient remplir leurs obligations de transport et de livraison des appareils de communication et de navigation encore stockés à Djibouti, pour assurer la sécurité des vols.

    L'autorité a averti : "Nous tenons les Nations Unies et les organisations internationales entièrement responsables de l'atterrissage et du décollage de ses vols en cas de défaillance soudaine de ces dispositifs", ajoutant : "Nous tenons l'agression responsable des conséquences du ciblage de l'aéroport et de blocage de ces équipements".

    Ce mois-ci, le conflit yéménite a connu une escalade entre les rebelles chiites soutenus par l'Iran et la coalition sunnite. L'envoyé de l'ONU, Hans Grundberg, a averti que l'escalade compromettait les chances de parvenir à un "règlement politique durable" pour mettre fin à la guerre acharnée dans le pays appauvri. .

    L'Arabie saoudite appelle le Conseil de sécurité à assumer ses responsabilités
    Dans un contexte connexe, l'Arabie saoudite a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à assumer ses responsabilités envers la milice houthie et ses fournisseurs d'armes afin de mettre fin à leurs menaces à la paix et à la sécurité internationales.

    L'Arabie saoudite a lancé cet appel dans des lettres envoyées par le représentant permanent de l'Arabie saoudite aux Nations Unies, l'ambassadeur Abdullah Al-Mouallimi, au Conseil de sécurité de l'ONU et au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

    Al-Mouallimi a déclaré : J'écris au sujet des attaques terroristes continues lancées par la milice terroriste Houthi soutenue par l'Iran contre des civils et des biens civils en Arabie saoudite.

    Il a ajouté : "Le 24 décembre 2021, un obus militaire est tombé sur un magasin commercial du gouvernorat de Samtah, dans la région de Jizane du Royaume".

    Il a souligné que cette tentative hostile a entraîné la mort d'un résident saoudien et d'un résident yéménite, en plus de blesser 7 civils, dont 6 saoudiens et un résident bangladais, et d'endommager deux magasins et 12 voitures.

    Il a souligné que viser des civils et des objectifs civils est un crime de guerre et que la milice houthie doit être tenue pour responsable conformément au droit international.

    Il a réitéré que le Royaume ne ménagera aucun effort pour prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ses terres et préserver la sécurité de ses citoyens et résidents conformément à ses obligations en vertu des lois internationales.

    L'ambassadeur Al-Mouallimi a déclaré : Il est clair que l'absence de mesures strictes de la communauté internationale, notamment du Conseil de sécurité, envers les fournisseurs d'armes aux milices houthies permet à ces milices terroristes de poursuivre leurs activités terroristes dans la région.

    Il a poursuivi : « Par conséquent, il est d'une importance primordiale que le Conseil de sécurité assume sa responsabilité envers la milice houthie, ses fournisseurs d'armes et les ressources qui financent leurs actes terroristes, afin de mettre fin à leurs menaces à la paix et à la sécurité internationales.

    Il a conclu sa lettre en demandant au Conseil de sécurité de faire circuler cette lettre comme document officiel du Conseil.

     

     

     

  • Yémen : Les rebelles chiites houthis ont progressé dans la province d'al-Jawf

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    Dimanche 26 décembre 2021, Ansar Ullah (le bras armé des rebelles chiites houthis) a annoncé avoir capturé quelque 1 200 kilomètres carrés de la province d'al-Jawf, au nord du Yémen, aux forces loyalistes soutenues par les Saoudiens lors d'une récente offensive.

    Sari.jpegDans un communiqué, le général Yahya Sari (photo ci-contre), porte-parole du groupe houthi, a déclaré que la zone stratégique d'al-Yatemah et ses environs avaient été capturés au cours de l'opération qui portait le nom de code "Aube du Désert".

    « Ainsi, la province d'al-Jawf a été complètement libérée, à l'exception de certaines zones désertiques », indique le communiqué.

    Selon le général Sari, les combattants houthis ont infligé de lourdes pertes aux forces gouvernementales soutenues par les Saoudiens et capturé de nombreuses armes au cours de l'opération. Le porte-parole a déclaré que plus d'informations sur l'opération seront publiées dans quelques jours.

    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a intensifié ses frappes aériennes sur al-Jawf, ainsi que sur la province centrale de Marib, la province occidentale de Hodeidah et la capitale, Sanaa, au cours des derniers mois dans le but de stopper la progression des rebelles Houthis. . Cependant, les frappes aériennes n'ont pas réussi à stopper l'offensive des Houthis.

    La victoire des Houthis à al-Jawf devrait leur permettre de lancer des attaques plus importantes et plus audacieuses le long de la frontière avec l'Arabie saoudite dans un avenir proche. 
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  • Yémen : Nouveaux raids de la coalition sunnite à Sanaa 

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    De violentes explosions ont retenti samedi soir 25 décembre 2021 dans plusieurs quartiers de la capitale yéménite, Sanaa, coïncidant avec l'annonce par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite de frappes "précises" sur des cibles militaires dans la ville contrôlée par les rebelles chiites Houthis.

    "En réponse à la menace, des frappes aériennes de précision ont été menées contre des cibles militaires légitimes à Sanaa", a déclaré la coalition dans un communiqué.

    Elle a appelé les civils "à ne pas se rassembler ni s'approcher du camp de Tashref", soulignant que "l'opération est conforme au droit international humanitaire et à ses règles coutumières".

    Vendredi soir, la coalition a annoncé qu'elle se préparait à une opération militaire de grande envergure en réponse à la mort de deux personnes, lorsqu'un projectile tiré par les Houthis est tombé en direction de la ville de Samtah, dans le sud du royaume.

    Elle a également annoncé qu'elle présenterait, dimanche, des preuves de la conversion de l'aéroport de Sanaa en centre de lancement de missiles balistiques et de drones kamikazes.

    La coalition a également promis de présenter des preuves de l'implication du Hezbollah au Yémen, ainsi que des preuves de l'utilisation par la milice chiite libanaise de l'aéroport de Sanaa pour cibler l'Arabie saoudite.

    Hier, vendredi, la coalition a confirmé avoir détruit les transferts d'armes dans la capitale, Sanaa, après les avoir surveillés.

    Elle a ajouté que la mise en œuvre de l'opération est venue en réponse à la menace et au principe de nécessité militaire, appelant les civils à ne pas se rassembler ou s'approcher du site ciblé à Sanaa.

    Elle a également déclaré que les Houthis avaient transféré des armes qualitatives au camp de Tashref après la date d'expiration de l'ultimatum, soulignant que 9 dépôts d'armes avaient été détruits dans le camp après que les armes y eurent été transférées.

    Les Houthis ont l'habitude de lancer des missiles balistiques et des drones piégés sur l'Arabie saoudite et d'autres régions yéménites, malgré les appels arabes et internationaux à un cessez-le-feu.

    Le Yémen est témoin depuis près de 7 ans d'une guerre continue entre les forces pro-gouvernementales soutenues par une alliance militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine, et les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent plusieurs gouvernorats, dont la capitale, Sanaa, depuis Septembre 2014.