Salif

  • Yémen : 11 membres d'équipage retenus sur un bateau saisi par les rebelles yéménites, affirme Abou Dhabi

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    11 membres d'équipage sont retenus sur un bateau battant pavillon des Emirats arabes unis saisi la semaine dernière en mer Rouge par les rebelles chiites yéménites houthis, affirme Abou Dhabi dans une lettre adressée lundi 10 janvier 2022 au président du Conseil de sécurité de l'ONU.

    Sept d'entre eux sont Indiens et les autres sont des ressortissants d'Ethiopie, d'Indonésie, du Myanmar et des Philippines, précise dans la lettre obtenue par l'AFP la représentante permanente des Emirats à l'ONU. La missive dénonce un "acte de piraterie" contre le bateau Rwabee, capturé le 3 janvier.

    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui intervient depuis 2015 au Yémen aux côtés du gouvernement contre les rebelles, a depuis prévenu qu'elle pourrait bombarder les ports tenus par les houthis si le navire n'est pas libéré, les accusant d'utiliser à des fins militaires les ports de Hodeida et Salif (ouest).

    "Cet acte de piraterie est contraire au droit international", souligne la lettre, signée par l'ambassadrice des Emirats à l'ONU, Lana Nusseibeh et datée du 9 janvier. "Il présente une sérieuse menace à la liberté et la sécurité de la navigation ainsi qu'au commerce international en mer Rouge et à la sécurité et la stabilité régionale", poursuit-elle. Mme Nusseibeh décrit le Rwabee comme un "navire cargo civil" loué à l'Arabie saoudite qui transportait du matériel pour un hôpital de campagne, et naviguait sur une voie internationale.

    Proches de l'Iran, grand rival des Saoudiens, les rebelles ont affirmé qu'il transportait du "matériel militaire" et diffusé des extraits vidéo montrant du prétendu matériel militaire à bord du navire. 

    Les ports de Salif et Hodeida sont essentiels pour l'acheminement de l'aide humanitaire dont dépend 80% de la population, confrontée à l'une des pires crises humanitaires au monde depuis le début de la guerre, qui a tué 377.000 personnes, victimes directes ou indirectes du conflit, depuis 2014.  Toute attaque sur les ports aggraverait encore davantage la situation humanitaire au Yémen.

    La zone est par ailleurs une voie maritime commerciale importante, notamment pour le transport de l'or noir. Environ 1,5 million de barils de pétrole par jour transitent par la mer Rouge en provenance du Koweït, d'Oman et d'Arabie saoudite, selon S&P Global Platts.

  • Yémen : Les Houthis capturent un navire saoudien chargé d'armes

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    Lundi 3 janvier 2022, les rebelles chiites houthis ont saisi un bateau battant pavillon des Emirats arabes unis, le "Rwabee", en mer Rouge au large de Hodeida en affirmant qu'il transportait du "matériel militaire". Mais la coalition sous commandement saoudien a dénoncé un acte de "piraterie" contre un navire contenant, selon elle, du matériel destiné à la construction d'un hôpital de campagne dans l'archipel yéménite de Socotra (sud). 

    "La milice terroriste des houthis soutenue par l'Iran doit libérer le navire "Rwabee" du port de Salif avec tout ce qu'il contient", a déclaré le porte-parole de la coalition, le Saoudien Turki al-Maliki dans un communiqué publié par l'agence officielle saoudienne SPA. "Sinon, les ports liés à ces actes de piraterie, d'enlèvement et de vol à main armée deviendront des cibles militaires légitimes", a-t-il averti. "La coalition pourrait frapper le navire si les houthis ne le libèrent pas", a affirmé à l'AFP un responsable saoudien sous couvert d'anonymat.

    Parmi le matériel saisi figurent des bateaux, des véhicules tout-terrain Humvee, des camions, du matériel de communication, des armes légères et du matériel militaire personnel.

    La région de Hodeida abrite les deux plus importants ports du Yémen, Salif et Hodeida, essentiels pour l'acheminement de l'aide humanitaire et tous deux tenus par les houthis.

    Membre de la coalition saoudienne, les Emirats n'ont pas encore réagi à cette saisie. En novembre 2019, les rebelles avaient saisi un remorqueur battant pavillon saoudien et deux navires sud-coréens mais avaient rapidement relâché les membres d'équipage.

  • Yémen : La coalition saoudienne intensifie ses frappes dans le nord du pays

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    La coalition menée par l'Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen a mené des dizaines de frappes aériennes contre ce qu'elle a décrit comme des cibles militaires des rebelles houthis dans le nord du pays, dont la capitale Sanaa et le port de Salif sur le littoral de la mer Rouge.  Les avions de combat des Émirats arabes unis se sont joints aux Saoudiens pour bombarder des cibles houthis à Sanaa.

    Un entrepôt d'assemblage de missiles et de drones à Sanaa a été atteint dans l'offensive, a indiqué la coalition saoudienne, qui combat depuis 2015 le mouvement houthi aligné sur l'Iran. D'après les Nations unies, les frappes de la coalition ont aussi ciblé le port de Salif, contrôlé par les rebelles chiites au nord de Hodeida, et un entrepôt d'une société de production alimentaire.

    Le port de Salif est l'une des zones dites neutres sur le littoral de la mer Rouge aux termes de l'accord de Stockholm signé en 2018 sous l'égide de l'ONU entre les parties prenantes du conflit. Le ministère du Commerce, contrôlé par les houthis, a décrit les attaques contre le port comme une "guerre économique contre le peuple yéménite".

    Selon la chaîne de télévision al-Massira, basée à Sanaa, d'autres frappes aériennes ont visé la ville de Ma'rib, où les combats se sont intensifiés ces derniers mois suite à une offensive des houthis pour prendre le contrôle de la région.

    Le traffic aérien arrêté au-dessus de Riyad 
    Le traffic aérien semble être suspendu au-dessus de l'aéroport de Riyad. Il semble que les autorités saoudiennes s'attendent à des tirs de missilles des rebelles chiites houthis en représailles aux bombardements de la coalition.

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  • Yémen : La coalition arabe détruit deux bateaux piégés des rebelles chiites houthis en mer Rouge

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    Le commandement des forces conjointes de l'Alliance arabe pilotée par l'Arabie saoudite a annoncé avoir détruit de deux bateaux piégés appartenants aux rebells chiites yéménites Houthis. Ces embarcations représentaient une menace imminente pour la navigation internationale, affirme la Coalition.
    Le porte-parole des forces de la coalition au Yémen, le colonel Turki Al-Maliki, a déclaré que "à 03h20 jeudi, jeudi, la direction des forces de la coalition a mené une opération qualitative pour viser et détruire deux cibles militaires légitimes appartenant à la milice terroriste Houthi soutenue par l'Iran, à 6 km au sud du port de Salif. Ils représentaient une menace imminente pour les compagnies maritimes et le commerce mondial et une menace pour la sécurité régionale et internationale. "
    Maliki a déclaré: "Les deux cibles détruites sont deux bateaux piégés et télécommandés à 6 kilomètres au sud du port de Salif et à 215 mètres de la côte. Ils étaient prêts à mener des actions hostiles et des opérations terroristes imminentes dans le détroit de Bab al-Mandeb et le sud de la mer Rouge". Maliki a ajouté que l'action de la Coalition était conforme au "droit international humanitaire et ses règles coutumières. Les mesures préventives ont été prises pour protéger les civils. "
    Al-Maliki a ajouté que les Houthis utilisent la province de Hodeidah pour lancer des missiles balistiques, des drones, des bateaux piégés télécommandés, ainsi que le déploiement aléatoire de mines marines en violation flagrante du droit international humanitaire et en violation des dispositions de l'Accord de Stockholm.
    Il a affirmé: "Les forces de la coalition appliquent les mesures nécessaires pour faire face à ces menaces imminentes, et soutiennent avec constance les efforts de l'Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour mettre en œuvre l'Accord de Stockholm, mettre fin au coup d'État (au Yémen) et parvenir à une solution politique globale et durable à la crise yéménite."