Salakh-Khadzhi Mezhiev (mufti de la Tchétchénie)

  • Tchétchénie : Le mufti de Tchétchénie qualifie le président français de terroriste et d'ennemi de tous les musulmans

    Imprimer

    Le  mufti de la république Salakh-Khadzhi Mezhiev, conseiller du chef de la Tchétchénie, a publié un communiqué condamnant les actions à la mémoire du professeur de français assassiné, au cours desquelles des caricatures du prophète Mahomet ont été montrées sur des bâtiments gouvernementaux.

    Dans sa déclaration, Mezhiev a qualifié le président français Emmanuel Macron de terroriste numéro 1 et ennemi de tous les musulmans.

    Rappelons que le 16 octobre, le professeur d'histoire Samuel Pati a été décapité dans la cour du collège. Le tueur est un jeune de 18 ans originaire de Moscou, Abdula Anzorov, qui a grandi dans une famille tchétchène qui a déménagé de Russie en France. Le motif du crime était que Pati, ayant parlé à ses disciples de la liberté d'expression, leur montra des caricatures du prophète Mahomet.

    Le crime a provoqué un choc en France. Le président Macron a déclaré qu'il s'agissait de la terreur des islamistes et a déclaré qu'il lutterait contre le séparatisme musulman. Il a refusé de condamner la publication des caricatures. L'enseignant a reçu à titre posthume la Légion d'honneur.

    Pour le dirigeant tchétchène, Macron pousse les musulmans "vers le terrorisme"
    Le dirigeant de la république russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a violemment critiqué mardi la défense par le président français Emmanuel Macron des caricatures du prophète Mahomet, estimant qu'il pousse les musulmans "vers le terrorisme". Comparant M. Macron lui-même à un "terroriste", l'autoritaire dirigeant tchétchène a reproché au président français de "qualifier des actions qui sont offensantes pour près de deux milliards de musulmans du monde de +liberté d'expression+" et de vouloir "changer leur religion".

    "Je ne sais pas dans quel état se trouvait Macron lorsqu'il a fait cette déclaration, mais les conséquences d'une telle réaction peuvent être très tragiques", a poursuivi M. Kadyrov dans un long message sur sa chaîne Telegram. "Le président français lui-même devient désormais comme un terroriste. Soutenant les provocations, il appelle secrètement les musulmans à commettre des crimes", a-t-il ajouté. "Vous forcez les gens au terrorisme, poussez les gens vers lui, vous ne leur laissez pas le choix et vous créez toutes les conditions pour nourrir les idées extrémistes dans l'esprit des jeunes", a-t-il encore dit. Sommant M. Macron d'"arrêter les provocations et les attaques contre la foi avant qu'il ne soit trop tard", M. Kadyrov l'a qualifié de "chef de file et inspirateur du terrorisme" en France.

    Ramzan Kadyrov, critiqué pour les violations des droits humains dans la république russe à majorité musulmane qu'il dirige, a en outre semblé défendre l'auteur de l'assassinat du professeur français en estimant que ce dernier "se dirigeait sans relâche vers un tel sort" en "provoquant avec défi ses élèves". Lors de la publication des caricatures dans l'hebdomadaire français Charlie Hebdo en 2015, plusieurs centaines de millie