Saif al-Islam (groupe)

  • Gaza/Israël : Tir de roquettes depuis Gaza - Israël riposte

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    L'armée israélienne a bombardé vendredi matin la bande de Gaza en réponse au tir d'au moins six roquettes à partir de Gaza sur le territoire israélien. Les missiles ont explosé dans une zone ouverte sans causer de dommages importants. Aucune victime n'a été signalée. Les tirs de roquettes étaient eux-mêmes une réponse, affirment les Palestiniens, à des bombardements israéliens.

    Le Hamas avait précédemment déclaré qu'il avait l'intention de changer la «formule» de réaction aux actions israéliennes et de répondre par des frappes de missiles aux attaques de Tsahal. Le Hamas appelle également à la poursuite de la "terreur incendiaire" (le lancement de ballons avec des engins explosifs et incendiaires) une forme de "protestation civile".

    De son côté, La faction militante de Gaza Saif Al-Islam a publié une menace en hébreu et en arabe : "Le temps presse" ! "Vous mourrez de peur à cause des missiles de la résistance"

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    Ainsi, la tension n'est pas retombée, en dépit des efforts du Qatar pour calmer le jeu après trois semaines d'échanges de tirs quasi quotidiens, ont indiqué des sources concordantes.

    Tôt vendredi matin, des avions de combat et des tanks israéliens ont frappé des positions du Hamas en représailles, selon l'armée, à des lancers de ballons incendiaires qui se multiplient depuis le début du mois à partir de l'enclave palestinienne vers Israël. Puis, les sirènes ont retenti dans des villes du sud d'Israël et l'armée israélienne a fait état de tirs de roquettes depuis Gaza vers son territoire.

    Le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007, a revendiqué ces frappes, affirmant dans un communiqué qu'il s'agissait d'une "réponse directe à "l'escalade de l'occupation israélienne". Et dans la foulée, l'aviation a bombardé à nouveau Gaza, visant selon elle "d'autres cibles militaires du Hamas", incluant des sites de "fabrication d'armes".

    Selon Safa, une agence basée à Gaza, un avion sans pilote de Tsahal a tiré un missile sur une "cible de la résistance" à l'est de la région de Touffah dans l'est de Gaza, suivi par des avions de guerre tirant deux autres missiles sur cette cible. Puis un incendie s'est déclaré. Puis l'artillerie ou les chars israéliens ont tiré sur un poste de contrôle à l'est de Rafah, au sud du secteur. Des dégâts matériels importants ont été causés, aucune victime n'a été signalée.

    En réponse aux ballons incendiaires, qui ont déclenché plus de 400 incendies en Israël selon une compilation des bilans des services des pompiers, l'Etat hébreu a aussi resserré son blocus de Gaza en fermant le point de passage de marchandises de Kerem Shalom et en stoppant les livraisons de carburant à ce territoire palestinien, ce qui a obligé la seule centrale électrique de la bande de Gaza à fermer.

    Ces nouveaux échanges de tirs interviennent après le passage cette semaine à Gaza de l'émissaire du Qatar pour ce territoire palestinien Mohammed El-Emadi, qui y avait rencontré la direction locale du Hamas, et avait aussi rencontré des responsables israéliens à Tel-Aviv, selon des sources proches du dossier.

    Le Hamas et Israël, qui se sont livré trois guerres (2008, 2012, 2014), étaient parvenus l'an dernier à un accord de trêve, conclu par le biais de l'ONU, de l'Egypte et du Qatar, ce qui n'a pas empêché des échanges de tirs, voire des escalades militaires. L'accord prévoit l'octroi d'une aide financière mensuelle à Gaza par le Qatar, mais aussi une série de mesures économiques - comme l'extension d'une zone industrielle locale et l'octroi de permis de travail israéliens à des Gazaouis - afin de réduire la pauvreté et de stabiliser ce territoire.