Saied Kais (président)

  • Algérie/Tunisie : réouverture des frontières terrestres

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    Les autorités algériennes et tunisiennes ont réouvert en vendredi 15 juillet 2022 les frontières terrestres.

    La fermeture des frontières terrestres à la circulation des personnes et des véhicules avait été décidée en 2020, afin de juguler la propagation du coronavirus. Elle aura duré plus de deux ans.

    La décision de réouverture des frontières a été prise lors de la visite du président Kaïs Saïed en Algérie. Les discussions entre Saïed et Abdelmajid Tebboune ont abouti à la décision de rouvrir les accès terrestres entre les deux pays à la date du 15 juillet.

    La Tunisie constitue l’une des destinations favorites des Algériens en saison estivale, et cette réouverture des frontières pourrait fournir une bouffée d’air au secteur touristique tunisien, mis à rude épreuve par les répercussions de la pandémie de coronavirus.

  • Tunisie : Affrontement entre la police et des membres d'une "cellule terroriste" à Kairouan

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    Des hommes armés soupçonnés d'appartenir à une "cellule terroriste" ont échangé des coups de feu avec des membres de la police tunisienne près d'une caserne de la Garde nationale dans la province centrale de Kairouan, selon un communiqué de la police dimanche.

    L'Union tunisienne de la sécurité nationale a déclaré dans le communiqué que les assaillants étaient dans une voiture et ont pris la fuite après que les policiers aient riposté par des tirs "massifs" dans leur direction. 

    Le communiqué laisse entendre que "les auteurs du lâche attentat appartiennent à l'une des cellules terroristes dont le plan de sabotage a été révélé après l'arrestation d'une cellule terroriste ces derniers jours qui opérait entre Sousse (est) et Kairouan". 

    Il a souligné que les unités de sécurité à Kairouan sont en état d'alerte maximale pour arrêter les auteurs de l'opération et tous ceux qui les soutiennent. 

    L'attaque coïncide avec l'anniversaire de l'indépendance de la Tunisie. Elle intervient au milieu d'une crise politique profonde depuis que le président Kais Saied a annoncé en juillet 2021 le gel du parlement et la destitution de l'ancien Premier ministre et le transfert à lui-même des pouvoirs exécutifs dans le pays, ce qui a suscité une forte opposition de la part de la société civile et de plusieurs partis, en particulier le mouvement conservateur islamiste "Ennahda".

    Après la révolution de 2011 qui a renversé feu le président Zine El Abidine Ben Ali, la Tunisie a connu une escalade des activités des groupes armés jihadistes, et le pays a été secoué par des attentats sanglants qui ont fait des dizaines de morts parmi les forces de sécurité et les touristes, notamment deux attentats dans la station balnéaire de Sousse et le musée du Bardo dans la capitale. 

    En mars, une attaque a visé une caserne de l'armée, un commissariat de police, et une autre attaque a pris pour cible la Garde nationale dans la ville de Ben Guerdane (sud-est), tuant 13 membres des forces de sécurité et sept civils, tandis qu'au moins 55 jihadistes étaient éliminés et des dizaines d'autres arrêtés. .

    Les autorités ont attribué l'attaque, entre autres, à des membres de l'Etat islamique venus de la Libye voisine.

    Les autorités tunisiennes affirment avoir fait de grands progrès dans la lutte contre le terrorisme.

     

     

  • Tunisie : Peine capitale pour neuf jihadistes ayant décapité un soldat

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    La justice tunisienne a condamné à mort neuf jihadistes reconnus coupables d'avoir tué en 2016 un soldat à son domicile dans le centre-ouest de la Tunisie, ont rapporté samedi 15 janvier 2022 des médias locaux.

    La justice continue à condamner des prévenus à la peine capitale, malgré un moratoire observé depuis plus de 30 ans en Tunisie.

    Vendredi, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a condamné également quinze personnes à des peines de prison allant de 32 à 44 ans pour implication dans l'attaque contre le soldat. Le 5 novembre 2016, le jeune caporal de l'armée, Said Ghozlani, a été retrouvé décapité dans sa maison dans la région du Mont Mghilla, près de Kasserine, un repaire de la branche locale d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), appelée Phalange Okba Ibn Nafaa. Cet assassinat avait été revendiqué par l'organisation jihadiste Etat islamique.

    Les forces de sécurité traquent depuis 2012 des groupes extrémistes armés, retranchés dans des zones montagneuses du pays, notamment sur les monts Mghilla et Chaambi, dans la région de Kasserine. Plusieurs jihadistes dont certains sont en fuite, sont poursuivis par des tribunaux tunisiens pour leur implication dans des actes "terroristes".

    En 2020, le président Kais Saied a remis en cause le moratoire sur la peine de mort, se disant favorable à l'application de ce type de peines, après le meurtre d'une femme de 29 ans, retrouvée dans un fossé sur l'autoroute reliant Tunis à un quartier résidentiel. 

  • Tunisie: Escarmouches entre des partisans du président Saïed et des députés aux abords du Parlement

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    Les abords du Parlement tunisien ont été le théâtre d'escarmouches, ce vendredi 1er octobre 2021, entre des partisans du président du pays, Kaïs Saïed, et certains députés, qui avaient décidé de reprendre leur activité dans l’hémicycle, après la fin des vacances parlementaires.

    Des partisans du président tunisien ont attaqué des députés, venus reprendre leur activité parlementaire, aux abords du siège de l’Assemblée, où une présence massive des forces de l’ordre a été observée.

    Le représentant du bloc “Qalb tounes“ (Cœur de la Tunisie), Rafik Amara, les deux députés du bloc “Ennahdha“, Sayed Ferjani et Mohamed Goumani, ainsi que le représentant du bloc “La Réforme“, Ayachi Zammal, et le député indépendant, Safi Saïd, étaient présents aux abords de l’Assemblée des Représentants du Peuple.

    Dans une déclaration, le député Rafik Amara a déclaré que "les instructions et décisions du chef de l'Etat (Kaïs Saïed) ont empêché la reprise de notre activité parlementaire".

    Et Amara d'ajouter : "il est nécessaire d'appeler à la réunion du bureau de l'ARP aujourd'hui, qu'elle se tienne à distance ou en présentiel dans un autre endroit".

    Pour sa part, le député Sayed Ferjani a déclaré que "les mesures d'exception prises par Saïed constituent une usurpation de pouvoir, qui délégitimerait sa présidence".

    Ferjani a ajouté : "celui qui viole la Constitution ne peut être reconnu comme légitime (..) Saïed a perdu toute légitimité et légalité, et il est également sur le point de soumettre le peuple par la force".

    De son côté, le député Mohamed Goumani a imputé au chef de l'Etat la responsabilité de toute atteinte à l'intégrité physique des députés, déclarant : "Kaïs Saïed doit permettre aux députés d'exercer leurs fonctions ou dissoudre officiellement le Parlement et tenir des élections anticipées".

    “Il n’est pas raisonnable que cette situation perdure en Tunisie“, a déclaré Goumani.

    Plus tôt, dans la journée du vendredi, les forces de l’ordre se sont déployées massivement aux abords de l'ARP, en prévision du retour des députés, au terme des vacances parlementaires.

    Le coup d’envoi des travaux de la Chambre des représentants tunisienne est généralement donné au début du mois d’octobre de chaque année, après la fin des vacances parlementaires, qui durent près de deux mois.

    Le 25 juillet dernier, Kaïs Saïed avait annoncé une série de "mesures exceptionnelles", dont la destitution du Premier ministre, Hichem Mechichi, assumant lui-même le pouvoir exécutif avec l'aide d'un gouvernement dont il nommerait le chef.

    Les mesures stipulaient également le gel des pouvoirs du Parlement, la levée de l'immunité des députés, tandis que Saïed s'accaparait le pouvoir judiciaire en s'arrogeant la présidence du ministère public.

    La Présidence Tunisienne a annoncé, dans un communiqué, rendu public dans la journée du mercredi, la désignation de Najla Bouden pour former le nouveau gouvernement, devenant ainsi la première femme, de l'histoire du pays, à occuper cette haute fonction.

  • Tunisie : Le président Kais Saied nomme une femme, Najla Bouden, pour former un nouveau gouvernement

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    Najla Bouden 2.jpegLe président tunisien Kais Saied a chargé mercredi 29 septembre 2021 Najla Bouden, (photo) jusque là inconnue du grand public, de former un nouveau gouvernement, un poste dont il a considérablement réduit les prérogatives après s'être arrogé les pleins pouvoirs en juillet.

    Pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie, un pays pourtant pionnier dans le monde arabe en matière des droits des femmes, la tâche de diriger le gouvernement a été confiée à une Tunisienne, l'universitaire Najla Bouden, a annoncé la présidence dans un communiqué. Née en 1958 et scientifique de formation, Mme Bouden, qui a pratiquement le même âge - 63 ans - que le président et est originaire de la ville de Kairouan (centre), est complètement inconnue du grand public.

    Dans une série de "mesures exceptionnelles" publiées le 22 septembre, M. Saied a formalisé son coup de force du 25 juillet lorsqu'il s'était arrogé les pleins pouvoirs, après avoir limogé le Premier ministre, gelé le Parlement et avoir repris en main aussi le pouvoir judiciaire. Désormais, sur la base de ces mesures, le chef de l'Etat est le réel détenteur du pouvoir exécutif et présidera lui-même le conseil des ministres. Dans le système en place régi par la Constitution de 2014 que M. Saied souhaite amender après en avoir suspendu deux chapitres clés, l'essentiel du pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement mais les "mesures exceptionnelles" qu'il a décidées ont fait clairement pencher la balance du côté de la présidence.

    "Reconnaissance" 
    Depuis la présidence de Habib Bourguiba qui leur avait aménagé un code de statut personnel, en 1956, interdisant la polygamie et la répudiation et autorisant le divorce, la Tunisie est considérée comme le pays du Maghreb à l'avant-garde pour l'émancipation des femmes. Toutefois, le président Saied, considéré comme un conservateur sur le plan des mœurs, avait été critiqué pendant la campagne ayant mené à son élection surprise fin 2019, pour son opposition à une loi permettant l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage.

    "La nomination d'une femme au poste du chef du gouvernement est une chose positive, une reconnaissance de l'importance du rôle des femmes en Tunisie et leur capacité à réussir dans tous les domaines", estime le politologue Slaheddine Jourchi dans des déclarations à l'AFP. Notant que Mme Bouden manquait d'expérience "dans des postes sensibles", l'expert se montre cependant sceptique sur sa capacité "à faire face à tous les énormes dossiers complexes" qui l'attendent.

    La présidence a publié une vidéo recevant Mme Bouden dans son bureau et la chargeant de former un nouveau gouvernement et de le lui présenter "dans les prochaines heures ou jours". M. Saied a insisté à plusieurs reprises sur le caractère "historique" de la nomination d'une femme pour la première fois pour diriger le gouvernement en Tunisie. "C'est un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne." Seul le président parle sur cette vidéo où on peut apercevoir sur un côté de l'écran une photo le montrant en train de rendre visite le 13 août dernier à l'occasion de la journée de la femme à un groupe de femmes fabriquant des poteries de Cité Hlel, ville populaire du sud de Tunis.

    "Mettre fin à la corruption et au chaos" 
    La principale mission du futur gouvernement sera "de mettre fin à la corruption et au chaos qui s'est répandu dans de nombreuses institutions de l'Etat", a encore dit M. Saied, à l'adresse de son interlocutrice.

    Avant sa nomination surprise, Mme Bouden était directrice générale de l'unité de gestion d'un projet d'appui à la réforme de l'enseignement supérieur. Auparavant, cette docteure en géologie avait été chargée de mission, puis directrice générale au ministère de l'Enseignement supérieur.

  • Tunisie : Le président Saied renforce ses pouvoirs

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    Le président tunisien Kais Saied a formalisé mercredi 22 septembre 2021  son coup de force du 25 juillet en promulguant des dispositions exceptionnelles renforçant ses pouvoirs au détriment du gouvernement et du Parlement, auquel il va de facto se substituer en légiférant par décrets.

    Ces dispositions, qui tendent à présidentialiser le système de gouvernement hybride encadré par la Constitution de 2014, ont suscité l'ire du parti islamique Ennahdha, principale adversaire de M. Saied, dans un pays miné par divisions et les crises politiques successives ces dernières années. Elles renforcent en outre les inquiétudes pour la pérennité de la démocratie en Tunisie, seul pays à avoir réussi sa transition démocratique après le Printemps arabe dont il fut le berceau en 2011.

    "Les textes législatifs sont pris sous forme de décrets-lois et promulgués par le président de la République", stipule l'un des articles décidés par M. Saied et publiés dans le Journal officiel. Le texte énonce aussi que "le président exerce le pouvoir exécutif avec l'aide d'un conseil des ministres, dirigé par un chef du gouvernement". "Le président de la République préside le Conseil des ministres et peut déléguer sa présidence au chef du gouvernement." Les prérogatives présidentielles énumérées dans le texte confèrent à M. Saied le droit de désigner et limoger des ministres, nommer les diplomates en poste à l'étranger et procéder aux nominations dans la haute fonction publique.

     "Mesures exceptionnelles" 
    "Le gouvernement est responsable de ses actes devant le président de la République", précise encore le texte. Dans le système en place régi par la Constitution de 2014 que M. Saied souhaite amender, l'essentiel du pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement et les mesures annoncées mercredi font clairement pencher la balance du côté de la présidence.

    Le 25 juillet, M. Saied, 63 ans, s'est arrogé les pleins pouvoirs en limogeant le gouvernement et en suspendant le Parlement dans lequel le parti islamique Ennahdha, sa bête noire, jouait un rôle pivot. Il a prolongé ces mesures le 24 août "jusqu'à nouvel ordre". Nombre de Tunisiens avaient accueilli ces mesures avec enthousiasme car, exaspérés par leur classe politique, ils attendaient des actes forts contre la corruption et l'impunité dans un pays en graves difficultés sociales et économiques. Mais opposants, partis politiques, magistrats et avocats avaient dit craindre une "dérive autoritaire".

    M. Saied a annoncé mercredi la poursuite du gel du Parlement et la promulgation de "mesures exceptionnelles" pour "l'exercice du pouvoir législatif" et "l'exercice du pouvoir exécutif", qui font l'objet de deux chapitres de la Constitution, désormais suspendus de facto. Pour souligner le caractère transitoire de ces décisions, le décret présidentiel ajoute que M. Saied "entreprend la préparation des projets d'amendements relatifs aux réformes politiques avec l'assistance d'une commission qui sera organisée par arrêté présidentiel".

    "Zone à hauts risques" 
    "Ces projets de révision doivent avoir pour objectif l'établissement d'un véritable régime démocratique dans lequel le peuple est effectivement le titulaire de la souveraineté et la source des pouvoirs qu'il exerce à travers des représentants élus ou par voie de référendum", affirme le président dans l'un des décrets. Agir "au nom de la volonté du peuple" est devenu un mantra pour M. Saied qui semble confiant de bénéficier de suffisamment de soutien populaire pour profondément modifier le système en place.

    Lundi 20 septembre, depuis Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, le président a annoncé la prochaine nomination d'un nouveau chef de gouvernement "mais sur la base de mesures transitoires répondant à la volonté du peuple". Le "décret présidentiel" de mercredi indique "continuer de suspendre toutes les compétences de la chambre des représentants, de lever l'immunité parlementaire de tous ses membres et de mettre fin aux privilèges accordés au président de la Chambre des représentants et ses membres". "Ce 22 septembre, la Tunisie a fait la transition d'un pouvoir démocratique vers le pouvoir d'un seul homme", a réagi sur Facebook Samir Dilou, un dirigeant d'Ennahdha.

    Un autre responsable du parti, Mohammad Al-Goumani, a accusé M. Saied de "mettre en place une nouvelle constitution abrégée, se retournant ainsi contre celle de 2014 sur laquelle il avait prêté serment". "Il entraîne la Tunisie vers une zone à hauts risques."

     

  • Tunisie : Le président Kais Saied limoge le ministre de la Jeunesse

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    Saied Kais.jpgLundi 13 septembre 2021, le président tunisien Kais Saied (photo) a démis de ses fonctions la ministre par intérim de la Jeunesse, des Sports et de l'Intégration professionnelle, Siham Al Ayadi, dans le cadre d'une vague de limogeages touchant les ministres et les fonctionnaires, et qui a commencé lors de son coup de force en juillet dernier.

    La présidence tunisienne a indiqué dans un communiqué que « Saied a pris aujourd'hui un arrêté présidentiel pour relever de ses fonctions Siham Al-Ayadi, secrétaire d'État auprès du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l'Insertion professionnelle "

    Mi-février, le Premier ministre limogé Hisham Mechichi avait chargé Al-Ayadi de superviser le ministère de la Jeunesse et des Sports, suite au limogeage de Kamal Kadish, ministre de la Jeunesse et des Sports.

    A cette époque, Saied avait décidé de geler les travaux du Parlement, de lever l'immunité des députés et de limoger le Premier ministre, Hisham Mechichi, assurant lui-même les fonctions de premier ministre. Le 24 août, il a prorogé ses décisions pour une durée indéterminée.

    La majorité des partis tunisiens ont rejeté les décisions de Saied, et certains les ont considérées comme un « coup d'État contre la constitution », tandis que d'autres les soutenaient, les considérant comme nécessaires pour mettre fin aux crises politique, économique et sanitaire (le pandémie de corona).

    Le retard dans l'annonce du nom du nouveau Premier ministre et les menaces de la présidence d'amender la constitution, ont contribué à accroître de tension sur la scène politique du pays, et intensifié les critiques à l'encontre du président tunisien.