SAHARA OCCIDENTAL

  • Sahara occidental : Le Polisario affirme continuer de bombarder les sites des forces marocaines

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    Le Front Polisario a affirmé qu'il continuait de cibler les positions des forces de l'armée marocaine derrière le mur de séparation dans la région du Sahara occidental.

    Le front a annoncé dans un communiqué "la mise en œuvre d'attaques violentes qui ont transformé en enfer des parties importantes du mur dressé par l'armée marocaine par un bombardement continu des Lions de l'Armée de libération du peuple sahraoui".

    Le communiqué ajoutait: "Hier, vendredi 20 novembre, des unités de notre armée victorieuse ont bombardé les positions défensives de l'ennemi dans le secteur d'Amakala. Aujourd'hui, samedi 21 novembre, la mise en œuvre d'attaques ciblées visant des bases ennemies stationnées dans le secteur d'Amakala., la région d'Aghzala Lakhshibi dans le secteur de Smara, les tranchées ennemies dans la région de Fudra Abruk dans le secteur Hawza, la région de Fudra al-Mors également dans le secteur Hawza.

    Le communiqué militaire a ajouté que les attaques des militants du Polisario continuaient à ce jour à cibler les forces marocaines, causant des dégâts matériels et humains le long du mur de séparation.

    Dans l'intervalle, le porte-parole officiel du gouvernement de la RASD (Polisario), le ministre de l'Information Hamada Salma El-Daf, a confirmé qu'une paix juste et définitive dépend du retrait du Maroc du territoire de la RASD et du respect par le Maroc de ses frontières internationalement reconnues.

    Le porte-parole de la RASD a ajouté que la RASD continuera à utiliser son droit de légitime défense conformément aux dispositions de l'Acte constitutif de l'Union africaine, car elle est exposée à une guerre d'agression et à une occupation étrangère illégale visant à confisquer le droit de son peuple à la liberté et à la souveraineté, a-t-il déclaré.

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  • Sahara Occidental : Nous avons réglé définitivement la question du passage frontalier de Guerguerat, affirme le Maroc

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    Le Chef du gouvernement marocain, Saâd Eddine El Othmani, a considéré, jeudi, « El Guerguerat » comme étant « un passage frontalier international important », soulignant que son pays a tranché définitivement cette question et que le passage ne sera plus fermé de nouveau.

    El Othmani a déclaré, dans un discours prononcé lors de la réunion du Conseil gouvernemental, que le passage frontalier « n’est plus exclusivement Marocain, et ne concerne pas uniquement les Marocains ou exclusivement la Mauritanie, mais c’est une route qui concerne le commerce international, y compris le commerce entre des pays européens et un certain nombre de pays africains ».

    « Le roi, que Dieu le préserve, a pris la décision au moment opportun pour remédier à la situation, par l’intervention des forces armées royales, sans faire usage des armes et sans friction avec les éléments des milices séparatistes, puis en établissant une ceinture de sécurité, ce qui a permis de régler le problème définitivement », a-t-il expliqué.

    « Après la fermeture du passage durant trois semaines par des éléments séparatistes, cette opération a réglé définitivement la question », a-t-il dit.

    El Othmani a prédit dans ce sens que « les éléments et les milices séparatistes ne reviendront pas une autre fois pour bloquer cette route. »

    « La sécurisation du passage, a permis un changement stratégique, surtout que les séparatistes l’ont toujours exploité contre le Maroc et ses intérêts, pour fomenter des problèmes et interférer dans le dossier marocain, à l’approche des réunions du Conseil de sécurité pour la publication de sa résolution annuelle», a-t-il martelé.

    Le 30 octobre dernier, le Conseil de sécurité, avait décidé de prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies pour l´organisation d´un référendum au Sahara occidental (MINURSO), pour une année supplémentaire, jusqu’au 31 octobre 2021.

    « Le Maroc est intervenu dans l’intérêt de la paix, et pour libérer une route internationale dans le but de garantir la liberté de circulation des civils et du commerce, conformément au droit international, aux besoins de la région et à l’accord de cessez-le-feu », a déclaré le chef du gouvernement marocain.

    El Othmani a salué « les pays africains et arabes frères et amis, ainsi que les organisations islamiques et arabes, qui ont fait valoir explicitement la démarche marocaine, et ont déclaré leur soutien à la position du Royaume ».

    Rabat avait annoncé, samedi, la reprise du mouvement de transport avec la Mauritanie au point de passage frontalier de «Guerguerat», après l’intervention de l’armée marocaine, suite à sa fermeture par des membres alliés au Front Polisario, depuis le 21 octobre dernier.

    En réponse à la décision du Maroc, le Front Polisario a déclaré, le même jour, qu’il ne respectera pas l’accord de cessez-le-feu qu’il avait conclu avec le Maroc en 1991 sous l’égide de l’ONU.

    Le conflit opposant le Maroc au Polisario sur la Région du Sahara a commencé en 1975, soit après la fin de l’occupation espagnole dans la région.

    Le conflit s’est transformé en affrontement armé qui s’est poursuivi jusqu’à 1991, année de la signature d’un accord de cessez-le-feu qui considère la zone de Guerguerat comme étant « démilitarisée ».

    Rabat revendique son droit sur la région du Sahara et propose une autonomie élargie sous sa souveraineté, tandis que le Polisario exige un referendum d'autodétermination, une proposition soutenue par l'Algérie, qui abrite des réfugiés de la région.

  • Sahara occidental : le front Polisario continue ses attaques contre le mur marocain - Pas de fin d'hostilités en vue

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    Les affrontements au Sahara occidental se poursuivent. L'Armée populaire de libération du Sahara (APLS) - le Front Polisario - a poursuit ses frappes sur les retranchements des forces armées marocaines le long de du mur marocain, causant des dommages humains et matériels" pour la 6ème journée consécutive.

    Le 19 novembre, le secrétaire général du ministère de la sécurité et de la documentation du gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Sid Ould Oukal, a affirmé que "le Front Polisario gardait les portes du dialogue ouvertes, mais qu'il poursuivrait la lutte armée.

    Il a déclaré que le Front Polisario avait annoncé la reprise de la lutte armée pour libérer les territoires occupés par le Maroc "sans exception, sans distinction aucune". Les affrontements ont repris après que l'armée marocaine ait décidé de rouvrir la circulation au niveau d'El Guerguerat, menacée par les bombardements incessants du Polisario.

    Le gouvernement sahraoui a qualifié les attaques menées par l'armée marocaine à El Guerguerat d'"acte d'agression prémédité qui vise à saper les efforts du secrétaire général de l'ONU destinés à apaiser la tension dans la région".

    Le Front Polisario blâme le Maroc pour l'escalade. Son représentant à l'ONU, le Dr. Sidi Mohamed Omar, a déclaré qu'il était très difficile en ce moment de parler d'une négociation de paix, après que le Maroc ait lancé une attaque militaire dans le Sahara occidental.

    "L'opération [du Maroc] a violé l'accord de cessez-le-feu, ce n'est pas nous qui avons mené une opération militaire", a déclaré M. Sidi, en faisant référence au franchissement par l'armée marocaine du mur de sable de 2 700 km (1 677 miles) qui sépare les zones contrôlées par le Polisario et le Maroc au Sahara occidental.

    "Le gouvernement de la République sahraouie condamne fermement la déclaration publiée par le Royaume du Maroc, suite à un appel téléphonique, lundi, entre le chef de l'ONU Antonio Guterres et le Roi du Maroc, où un langage belliqueux et une menace creuse ont été utilisés".

    En défense de ses actions, le Maroc a expliqué au secrétaire général de l'ONU qu'il avait mis en place un "cordon de sécurité" contre ce qu'il prétend être la présence des milices du Polisario bloquant le passage de Guerguerat, situé sur une importante route commerciale avec la Mauritanie voisine.

    "Face aux provocations des milices du Polisario, le Royaume du Maroc n'a pas eu d'autre choix que d'assumer ses responsabilités afin de mettre fin à la situation de blocage générée par ces actions et de rétablir la libre circulation civile et commerciale", a déclaré le ministère marocain des affaires étrangères dans un communiqué.

    Le 16 novembre dernier, le roi du Maroc a averti que son pays réagirait avec "la plus grande sévérité" à toute attaque au Sahara occidental, le Front Polisario pro-indépendance ayant déclaré que le conflit se poursuivrait jusqu'à ce que Rabat mette fin à son "occupation" du territoire contesté.

    Il a ajouté que le Maroc restait attaché à un cessez-le-feu.

    Mais le Maroc "reste également fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et en légitime défense, contre toute menace à sa sécurité", a déclaré le roi, cité dans un communiqué officiel.

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  • Sahara occidental : Echange de tirs, avertissement du roi du Maroc

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    Le roi du Maroc a mis en garde lundi contre toute menace à la sécurité de son pays après que l'ONU a confirmé des échanges de tirs entre troupes marocaines et indépendantistes du Front Polisario au Sahara occidental, en appelant à la "retenue".

    Après trente ans de cessez-le-feu, le Front Polisario a décrété vendredi "l'état de guerre" en réaction à une opération de l'armée marocaine dans une zone-tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour rétablir le trafic routier coupé par des indépendantistes sahraouis au niveau du poste-frontière de Guerguerat.

    Dans un communiqué publié lundi soir, le ministère de la Défense sahraoui a affirmé que les forces du Polisario ont mené lundi des "attaques massives" contre le mur de défense marocain scindant sur 2700 km le territoire désertique disputé.

    Le mouvement indépendantiste fait état de "tirs et de pilonnages" visant les secteurs d'Amlaga, Haouza, Al Farcia, dans le nord du territoire, et les secteurs de Baggari et Oum Dreyga, dans le centre. Ces affirmations n'ont pu être vérifiées de sources indépendantes.

    De son côté, le roi du Maroc a fait savoir lundi qu'il restait attaché au cessez-le-feu mais "demeure fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace à (la) sécurité" de son pays.

    Mohammed VI a lancé cet avertissement, qui inclut implicitement la zone contrôlée par Rabat, lors d'un entretien téléphonique lundi avec le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, selon un communiqué officiel.

    "Occupation illégale"
    Pour le Polisario, l'intervention marocaine à Guerguerat a sonné le glas du cessez-le-feu signé sous l'égide de l'ONU après 15 ans de combats.

    "La fin de la guerre est liée désormais à la fin de l'occupation illégale" de la partie sous contrôle marocain, a déclaré lundi à l'AFP Mohamed Salem Ould Salek, un représentant du Polisario. L'arrêt des hostilités dépend aussi de l'application pleine et entière de l'accord de 1991, qui prévoit l'organisation d'un référendum d'autodétermination jamais mis en oeuvre, a-t-il averti.

    Fait inhabituel, l'agence officielle marocaine MAP a repris dimanche soir les informations d'un site non officiel dédié aux Forces Armées Royales (FAR) pour annoncer des échanges de tirs le long du mur de défense, sans donner de localisation précise.

    Selon le forum "FAR-Maroc", le Polisario a effectué "des tirs de harcèlement le long de la ligne de défense sans causer de dégâts" et l'armée marocaine a "riposté", occasionnant "la destruction d'un engin porte-armes à l'est de la ligne de défense", au niveau de Mahbès, près de la frontière algérienne.

    La Mission de paix de l'ONU (Minurso) "a reçu des informations des deux parties sur des tirs à différents endroits durant la nuit", a précisé lundi un porte-parole de l'ONU au cours d'un point de presse à New York. La Minurso "continue d'exhorter les parties à la retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour faire diminuer la tension", a-t-il ajouté. Avec la guerre d'information que se livrent les deux camps sur les réseaux sociaux, il est très difficile de savoir ce qui se passe précisément dans ce territoire désertique géographiquement isolé.

    L'accès de la zone frontalière algérienne est compliqué par la suspension des vols intérieurs liée à la pandémie de Covid-19. Côté marocain, Rabat ne laisse pas en temps normal les journalistes se déplacer librement dans le territoire sous son contrôle.

    La Minurso est aussi confrontée à des problèmes d'accès sur le terrain et a limité ses déplacements ces derniers mois, basant désormais l'essentiel de ses observations sur des images satellites, selon le dernier rapport annuel du secrétaire général devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

    "Solution réaliste"
    Il est "extrêmement difficile de vérifier la réalité des informations diffusées de l'un ou de l'autre côté", soulignait ce rapport qui s'inquiétait aussi de la "menace croissante et imprévisible" sur son personnel face à "la multiplication de trafiquants de drogue et d'autres éléments criminels" mais aussi "au risque d'attentat".

    Lundi, Mohammed VI a assuré M. Guterres que son pays "continuera à soutenir ses efforts dans le cadre du processus politique (...) permettant une solution réaliste et réalisable dans le cadre de la souveraineté du Royaume". Le Maroc contrôle les trois quarts du territoire de 266.000 km2 et considère la bande ouest, riche en phosphate et en eaux poissonneuses comme sienne.

    Rabat, qui veut une autonomie sous sa souveraineté, s'est récemment félicité que la dernière résolution du Conseil de sécurité "ne contienne aucune référence au référendum, alors qu'elle se réfère à six reprises à la solution politique".

    Les négociations impliquant le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie sont au point mort depuis 2019.

  • Sahara occidental : Echanges de tirs entre l'armée marocaine et le Polisario

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    L'armée marocaine a "riposté à des tirs de harcèlement effectués par les miliciens du Polisario le long de la ligne de défense" séparant les deux camps au Sahara occidental, territoire disputé sous tension depuis plusieurs jours, selon l'agence marocaine MAP qui cite un forum militaire non officiel.

    "Depuis le 13 novembre 2020, les miliciens du Polisario ont effectué des tirs de harcèlement le long de la ligne de défense sans causer de dégâts ni humains ni matériels" au niveau de la localité d'El Mahbes (nord)" indique la MAP en citant la page Facebook du "Forum FAR-Maroc", les forces armés royales. Lors de cette "riposte", l'armée marocaine a occasionné "la destruction d'un engin porte armes à l'est de la ligne de défense", selon le forum. Un camp du Polisario a également été incendié (photo ci-dessus).

    Le mouvement indépendantiste soutenu par l'Algérie a évoqué dimanche des "combats se poursuivant crescendo" le long du mur de défense marocain de 2.700 km qui coupe le Sahara occidental. Le Polisario assure aussi mobiliser des "milliers de volontaires".

    La région désertique est très difficile d'accès du fait de sa situation géographique. Côté marocain, Rabat ne laisse pas les journalistes se déplacer librement, même en temps normal. Il est donc extrêmement difficile de vérifier la réalité des informations diffusées de l'un ou de l'autre côté.

    Le Front Polisario a décrété "l'état de guerre" vendredi, après une opération de l'armée marocaine dans une zone tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour rétablir le trafic routier sur la seule route conduisant à la Mauritanie, au niveau du poste-frontière de Guerguerat. Pour le Polisario, cette intervention a sonné la fin du cessez-le-feu signé en 1991 sous l'égide de l'ONU, après quinze ans de combat. Les Marocains, eux, se disent attachés au cessez le feu. La situation du seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n'a pas été réglé suscite l'inquiétude de l'ONU, de l'UE et de plusieurs pays.

    Le Maroc contrôle les deux tiers de la zone désertique de 266.000 km et considère la bande ouest comme partie intégrante du royaume. Soutenu par l'Algérie, le Polisario en contrôle l'autre tiers. Rabat propose une autonomie sous sa souveraineté tandis que le Polisario exige un référendum d'autodétermination prévu par l'accord de 1991 mais jamais mis en œuvre. Des négociations impliquant le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie sont au point mort depuis 2019.

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  • Sahara occidental : Reprise du trafic routier dans la zone bloquée par le Polisario

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    Le trafic routier entre le Sahara occidental et la Mauritanie a repris samedi après l'opération militaire lancée la veille par Rabat au poste frontière de Guerguerat, alors que les indépendantistes du Polisario affirment que des combats se poursuivent dans ce territoire disputé.

  • Sahara occidental : Les combats se poursuivent, selon le Polisario

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    (Photo ci-dessus : route de Guerguerat)

    Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a affirmé samedi poursuivre les combats au Sahara occidental alors que plusieurs pays appellent à respecter le cessez-le-feu de 1991, après l'opération militaire lancée vendredi (photo) par le Maroc dans une zone-tampon de ce territoire disputé, à la frontière de la Mauritanie.

    Le regain de tensions dans l'ancienne colonie espagnole que se disputent le Maroc et le Polisario depuis des décennies, a suscité de l'inquiétude à l'ONU, à l'Union africaine (UA) mais aussi en Algérie, en Mauritanie, en France, en Espagne ou même en Russie, pays qui suivent de près ce dossier.

    Le cessez-le-feu signé entre belligérants marocains et sahraouis sous l'égide de l'ONU en 1991 "appartient au passé" et "les combats continuent", a répété avec force samedi le Polisario.

    Ibrahim Ghali, secrétaire général du Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes, a fait savoir qu'il avait "déclaré l'état de guerre" et décrété "la reprise des actions armées, afin de protéger les droits inaliénables de notre peuple".

    Vendredi, Rabat avait annoncé avoir lancé une opération militaire dans la zone-tampon de Guerguerat, à l'extrême sud du Sahara occidental, afin de rouvrir la route conduisant vers la Mauritanie voisine. Le Maroc accusait "le Polisario et ses milices" de bloquer depuis trois semaines la circulation au niveau du poste-frontière de Guerguerat, sur cet axe routier essentiel pour le trafic commercial vers l'Afrique de l'Ouest.

    "Eviter l'escalade"
    L'état-major général marocain a indiqué vendredi soir que le passage de Guerguerat était "complètement sécurisé via la mise en place d'un cordon de sécurité par les forces armées royales", tandis que les Affaires étrangères répétaient que "le Maroc reste fermement attaché au cessez-le-feu".

    De son côté, le ministre de la Défense de la RASD a affirmé vendredi soir que les forces sahraouies avaient mené des "attaques massives" le long du mur de défense marocain dans les zones de Mahbès, Haouza, Aousserd et Farsia, avec "des dégâts humains et matériels chez l'ennemi". Il n'a pas été possible de vérifier ces informations de source indépendante.

    "C'est faux !", a réagi une source informée jointe par l'AFP à Rabat, en soulignant que ni l'état major marocain ni les casques bleus de la Minurso ne faisaient état d'actions le long du mur de 2700 km qui coupe en deux l'immense territoire désertique au statut non réglé depuis le départ des colons espagnols.

    Vendredi, le chef de l'ONU, Antonio Guterres, a dit "regretter" que ses efforts des derniers jours pour "éviter une escalade" aient échoué. Pour sa part, le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a exprimé sa "profonde préoccupation", en s'inquiétant des "menaces graves de rupture du cessez-le-feu".

    La Mauritanie et l'Algérie, pays voisins impliqués dans des négociations politiques au point mort depuis 2019, ont appelé à la "retenue" et à l'arrêt des actions militaires. Paris a exhorté les deux camps à "tout faire pour éviter l'escalade et revenir au plus vite à une solution politique". Moscou a enjoint les parties à "éviter tout mouvement pour exacerber la situation", tandis que, dans la même veine, Madrid appelait à la "retenue et à la responsabilité" pour préserver "la stabilité dans cette région stratégique située à la charnière de l'Afrique et de l'Europe". De leur côté, la Jordanie, l'Arabie saoudite et les monarchies du Golfe ont apporté leur soutien au Maroc, selon des communiqués relayés par l'agence marocaine MAP.

    La Minurso a déployé sur le terrain "une équipe spéciale composée de civils et de militaires depuis le début de la crise" et des observateurs militaires devaient rester sur place toute la nuit, a précisé vendredi Stéphane Dujarric, le porte-parole du chef de l'ONU, au cours d'un briefing à New York.

    Le Maroc contrôle 80% de l'ancienne colonie espagnole, ses gisements de phosphate et ses eaux poissonneuses dans sa partie ouest, le long de l'océan Atlantique. Il veut une "autonomie sous contrôle" du territoire, où de grands chantiers de développement marocains ont été lancés ces dernières années.

    Le Polisario, qui a proclamé une République sahraouie (RASD) en 1976, milite pour l'indépendance et réclame un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU lors de la signature de l'accord de 1991 mais sans cesse repoussé.