SAHARA OCCIDENTAL

  • Argelia-España: Argel congela sus operaciones de comercio exterior con Madrid - ¿Apoyará la Unión Europea a uno de sus miembros, España, y tomará medidas de represalia contra Argel?

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    Los bancos argelinos recibieron a última hora del miércoles 8 de junio de 2022 la instrucción de congelar todos los débitos directos de las operaciones comerciales hacia y desde España. Se trata de la primera medida adoptada por la parte argelina tras la suspensión del tratado de amistad con España, anunciada hoy por la Presidencia argelina.

    "A raíz de la suspensión del tratado de amistad, buena vecindad y cooperación con el Reino de España, se les pide que congelen el débito directo de las operaciones de comercio exterior de productos y servicios, desde y hacia España, a partir del jueves 9 de junio", dijo la asociación profesional argelina de bancos e instituciones financieras (ABEF) en una instrucción dirigida a los directores de bancos.

    La instrucción, numerada como 350, exige una "aplicación estricta de esta medida". Esta decisión podría tener repercusiones, incluso en la venta de gas argelino a España. Por el momento, la ABEF no ha dado ningún detalle al respecto. A modo de recordatorio, la Presidencia argelina ha decidido a última hora de hoy suspender "inmediatamente" el Tratado de Amistad, Buena Vecindad y Cooperación, celebrado el 8 de octubre de 2002 con España.

    Las autoridades argelinas justificaron esta decisión por la actitud del gobierno español que, el pasado mes de marzo, dio su apoyo al "plan marroquí de autonomía del Sáhara Occidental". "Las autoridades españolas han emprendido una campaña para justificar la posición que han adoptado sobre el Sáhara Occidental, violando sus obligaciones legales, morales y políticas como potencia administradora del territorio, que incumben al Reino de España hasta que la descolonización del Sáhara Occidental sea declarada consumada por las Naciones Unidas", dijo la misma fuente.

    Para la presidencia argelina, "estas mismas autoridades, responsables de una injustificable inversión de su posición desde los anuncios del 18 de marzo de 2022, por los que el actual gobierno español dio su pleno apoyo a la fórmula ilegal e ilegítima de autonomía interna propugnada por la potencia ocupante, intentan promover un hecho consumado colonial utilizando argumentos falaces.

    La postura del presidente del gobierno español y de su gobierno, añade el mismo comunicado, "viola la legalidad internacional impuesta por su estatuto de potencia administradora y los esfuerzos de las Naciones Unidas y del nuevo enviado personal del Secretario General y contribuye directamente al deterioro de la situación en el Sáhara Occidental y en la región".

    Argel ha retirado a su embajador en Madrid desde el mes pasado en reacción a la decisión del presidente del gobierno español, Pedro Sánchez, de apoyar el plan de autonomía marroquí para el Sáhara Occidental. Una decisión que Argelia califica de "reversión abrupta e injustificada".

    Traducción realizada con la versión gratuita del traductor www.DeepL.com/Translator

  • Algérie-Espagne: Alger gèle ses opérations de commerce extérieur avec Madrid - L'Union européenne va-t-elle soutenir un de ses membres, l'Espagne, et prendre des mesures de rétorsion contre Alger ?

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    Les banques algériennes ont reçu, mercredi 8 juin 2022 en fin de journée, une instruction portant sur le gel de toutes les domiciliations bancaires des opérations commerciales de et vers l'Espagne. Il s'agit de la première mesure prise, côté algérien, dans la foulée de la suspension du traité d'amitié avec l'Espagne, annoncée, aujourd'hui, par la présidence algérienne.

    "Suite à la suspension du traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération avec le Royaume d'Espagne, il vous est demandé de procéder au gel des domiciliations bancaires des opérations de commerce extérieur de produits et services, de et vers l'Espagne, à compter de jeudi 9 juin", a indiqué l'association algérienne professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) dans une instruction adressée aux directeurs des banques.

    L'instruction portant le numéro 350 exige une "application stricte de cette mesure". Cette décision pourrait avoir un impact, y compris, sur la vente du gaz algérien à l'Espagne. Pour l'instant, l'ABEF n'a pas donné de précisions sur ce sujet. Pour rappel, la présidence algérienne a décidé, aujourd'hui en fin de journée, de procéder à la suspension « immédiate » du Traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération, conclu le 8 octobre 2002 avec l’Espagne.

    Les autorités algériennes ont justifié cette décision par l’attitude du gouvernement espagnol qui a apporté, en mars dernier, son soutien au « plan marocain de l’autonomie du Sahara Occidental ». «Les autorités espagnoles se sont engagées dans une campagne tendant à justifier la position qu'elles ont adoptée sur le Sahara Occidental en violation de leurs obligations juridique, morale et politique de puissance administrante du territoire qui pèsent sur le Royaume d’Espagne jusqu’à ce que la décolonisation du Sahara Occidental soit déclarée accomplie par les Nations Unies », a indiqué la même source.

    Pour la présidence algérienne « ces mêmes autorités qui assument la responsabilité d’un revirement injustifiable de leur position depuis les annonces du 18 mars 2022 par lesquelles le gouvernement espagnol actuel a apporté son plein soutien à la formule illégale et illégitime de l’autonomie interne préconisée par la puissance occupante, s’emploient à promouvoir un fait accompli colonial en usant d'arguments fallacieux ».

    La position du premier ministre espagnol et son gouvernement, a ajouté la même déclaration, «s’inscrit en violation de la légalité internationale que lui impose son statut de puissance administrante et aux efforts des Nations Unies et du nouvel envoyé personnel du secrétaire général et contribuent directement à la dégradation de la situation au Sahara Occidental et dans la région ».

    Alger a rappelé son ambassadeur à Madrid depuis le mois dernier en réaction à la décision du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez d'apporter son soutien au plan marocain d'autonomie du Sahara Occidental. Une décision qu'Alger qualifie de "revirement brusque et injustifié".

  • Région du Sahara: « Surpris par le revirement » de la position espagnole, Alger rappelle son ambassadeur à Madrid

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    L’Algérie a décidé, ce samedi 19 mars, de rappeler son ambassadeur à Madrid « pour consultations, avec effet immédiat », suite aux déclarations des plus hautes autorités espagnoles sur le dossier du Sahara. Selon un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères rendu public, cet après-midi, Alger se dit « étonnée par le brusque revirement de la position de l’Espagne ».

    Le chef du gouvernement espagnol a finalement cédé face au Maroc sur le Sahara occidental sans obtenir d'autres contreparties que la fin de la crise (et notamment la crise migratoire comme outil de pression) déclenchée par Rabat il y a 15 mois. L'Algérie n'avait pas été informée du revirement de la position de l'Espagne.

    « Très étonnées par les déclarations des plus hautes autorités espagnoles relatives au dossier du Sahara occidental, les autorités algériennes, surprises par ce brusque revirement de position de l’ex-puissance administrante du Sahara occidental, ont décidé le rappel de leur ambassadeur à Madrid pour consultations avec effet immédiat », a souligné le communiqué.

    Vendredi 18 mars, le cabinet du palais royal marocain avait rendu public un communiqué dans lequel il affirmait que « Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a assuré dans un message au roi Mohammed VI que l’Espagne considère l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend ».

    Ces propos ont été confirmés, le même jour, par le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares. Cette position a suscité, aujourd’hui en début de matinée, une réaction du Front Polisario qui a qualifié la nouvelle position espagnole de « grave dérapage » et de « faute grave ».

    « La position exprimée dans les deux communiqués (marocain est espagnol) manque de crédibilité, de sérieux et de réalisme. Il s’agit d’un grave dérapage qui est en contradiction avec la légalité internationale et qui soutient l’occupation et encourage l’agression et la politique du fait accompli et de la fuite en avant », a estimé le Front Polisario dans un communiqué.

    Ce samedi, en début de matinée, le site francophone algérien, TSA (Tout sur l’Algérie), a rapporté les propos « d’une source algérienne proche du dossier » qui a qualifié « l’alignement de l’Espagne sur la thèse marocaine de deuxième trahison du peuple sahraoui, après le funeste accord de 1975 ».

    « Le 14 novembre 1975 à Madrid, soit quelques mois avant le départ espagnol en février 1976, l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie avaient signé un accord de partition du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie. Cet accord avait été dénoncé par le Front Polisario qui a proclamé la République arabe sahraouie démocratique (RASD), après le départ des colons espagnols », a rappelé cette source.

    « Le revirement de la position espagnole », a commenté la même source, « survient après une série de crises entre Rabat et Madrid sur la question migratoire, avec en toile de fond la question du Sahara occidental ».

    « Reprochant à l’Espagne son refus de reconnaître sa souveraineté sur le territoire occupé ou d’adopter son plan d’autonomie, le Maroc a lâché sa bombe migratoire, ce qui a suscité une vive condamnation du Parlement européen qui a accusé le royaume de chantage. Finalement, le Maroc a obtenu ce qu’il voulait de l’Espagne », a-t-elle ajouté.

  • Sahara occidental : Le Polisario affirme avoir tué 12 militaires marocains

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    Les indépendantistes sahraouis du Front Polisario ont affirmé, vendredi 11 février 2022, avoir tué douze militaires marocains en février lors de différentes attaques dans le territoire disputé du Sahara occidental.

    "La mort de ces 12 militaires est le bilan des attaques de plusieurs jours durant le mois de février et toutes les informations sont documentées", a déclaré à l'AFP Abdelkader Taleb Omar, ambassadeur sahraoui à Alger. Il a ajouté qu'"en plus des pertes humaines, l'ennemi a subi des pertes matérielles. Nous menons une guerre d'usure."

    La mort de ces soldats n'a pu être confirmée de source indépendante. Les autorités marocaines s'abstiennent généralement de réagir aux allégations du Front Polisario. Des sites d'information marocains, citant des sources sécuritaires, ont toutefois fait état récemment de frappes de drones de l'armée marocaine contre des "éléments armés du Polisario", sans qu'il soit possible d'obtenir une confirmation officielle.

    L'agence sahraouie SPS a publié cette semaine le bilan d'opérations menées entre le 1er et le 8 février le long du mur de sable qui sépare les deux parties en conflit, incluant une liste nominative avec les grades de 12 militaires marocains tués selon elle lors de ces attaques.
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    La question du Sahara occidental, ex-colonie espagnole considérée comme un "territoire non autonome" par l'ONU, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie. Rabat, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Le Polisario réclame un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, prévu lors de la signature en 1991 d'un cessez-le feu mais jamais concrétisé.

    À la mi-novembre 2020, le cessez-le-feu en cours depuis 29 ans a volé en éclats après le déploiement de troupes marocaines à l'extrême sud du territoire pour déloger des indépendantistes qui bloquaient la seule route vers la Mauritanie, selon eux illégale car inexistante lors de la signature des accords de 1991.

    Depuis, le Polisario se dit "en état de guerre de légitime défense" et publie un bulletin quotidien de ses opérations. "Les combats se poursuivront" même si le Maroc "refuse de reconnaitre qu'il y a une guerre", a poursuivi M. Taleb Omar. L'émissaire de l'ONU pour le Sahara Occidental, Staffan de Mistura, a effectué en janvier une tournée dans la région pour tenter de relancer le processus politique en vue d'une résolution du conflit, actuellement dans l'impasse.

  • Sahara occidental : l'Algérie accuse le Maroc de "désinformation" et de "tromperie"

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    L'Algérie a accusé le Maroc d'une "nouvelle tentative de désinformation et de tromperie" après l'adoption par la Ligue arabe d'une carte représentant le territoire contesté du Sahara occidental faisant partie du royaume marocain. Ces déclarations ont été faites par l'envoyé spécial du ministère algérien des Affaires étrangères, Amman Ballani. Rabat n'a pas encore répondu aux accusations.

    Lundi 27 décembre, la Ligue arabe avait envoyé un mémorandum à toutes ses organisations et instances affiliées recommandant que la « carte complète du Maroc » soit adoptée lors de tous leurs événements. L'Algérie devrait accueillir un sommet de la Ligue arabe en mars de l'année prochaine, alors que la crise diplomatique avec le Maroc s'aggrave. Les relations entre voisins nord-africains se sont tendues après la normalisation des relations entre Rabat et Tel-Aviv en décembre 2020 et après que les États-Unis aient reconnu la souveraineté du Royaume sur le Sahara occidental. En août, l'Algérie a complètement coupé les relations avec son voisin marocain.

    Les tensions  ont explosé après que le gouvernement algérien, principal soutien du Front Polisario, le mouvement qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, ait accusé, le 3 novembre 2021, son rival marocain de l'assassinat, survenu deux jours plus tôt, de 3 Algériens sur un Autoroute saharienne, limitrophe de la Mauritanie. Un camion, dans lequel voyageaient les trois victimes, aurait fait l'objet d'un « bombardement barbare », selon des déclarations d'Alger. Le véhicule, a précisé la présidence algérienne, circulait entre Nouakchott et Ouargla, pour un échange commercial normal. Selon le président Abdelmadjid Tebboune, plusieurs éléments démontreraient la responsabilité des « forces d'occupation marocaines » au Sahara occidental, qui aurait commis cette attaque au moyen d'"armes sophistiquées". L'incident a cependant été ignoré par les autorités de Rabat. 

    Le différend sur le Sahara occidental, à l'origine des frictions entre Alger et Rabat, a commencé en 1975, lorsque, suite à la fin de la colonisation espagnole, le Maroc a annexé une partie de cette zone, située sur la côte nord-ouest de l'Afrique. En réponse, en 1976, le Front Polisario, formé en tant que mouvement le 10 mai 1973, a annoncé la naissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), établissant un gouvernement en exil en Algérie et menant une guérilla pour l'indépendance. 

    A ce jour, le gouvernement de Rabat revendique sa souveraineté sur le Sahara occidental, tandis que le Front Polisario, soutenu par Alger, continue de se battre pour qu'un référendum soit organisé pour l'autodétermination de son territoire. Le cessez-le-feu de 1991, contrôlé par les Nations Unies, a laissé Rabat maître d'environ 4/5 du territoire, y compris la plupart des vastes réserves de phosphate du Sahara occidental et l'accès aux riches eaux de pêche de l'Atlantique. L'accord prévoyait également un référendum sur l'autodétermination, mais le Maroc a depuis rejeté tout vote incluant l'indépendance comme option, n'offrant qu'une autonomie limitée. Le mois dernier, une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU a appelé les "parties" à reprendre les négociations "sans conditions préalables". Le Sahara occidental est peu peuplé et en grande partie désertique, mais possède de vastes réserves minérales et représente une route commerciale potentielle entre le Maroc et les marchés d'Afrique de l'Ouest.

  • Sahara occidental : Un chef militaire du Polisario tué par une frappe de drone marocaine

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    Le chef de la gendarmerie du Front Polisario (indépendantiste) a été tué par une frappe de drone marocaine dans le territoire disputé du Sahara occidental, a indiqué à l'AFP un haut responsable militaire sahraoui dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 avril 2021.

    "Le commandant de la gendarmerie nationale, le martyr Addah Al-Bendir est tombé mardi au champ d'honneur, où il était en mission militaire dans la zone libérée de Rouss Irni, à Tifariti", une localité située au nord du territoire et sous contrôle du Polisario, avait annoncé plus tôt un communiqué du ministère sahraoui de la Défense publié par l'agence de presse officielle SPS, sans autre détail. L'agence a supprimé le communiqué militaire de son site dans la soirée, sans explication.

    Ce chef militaire, né en 1956 et qui avait rejoint le Front Polisario en 1978, a trouvé la mort "à la suite de l'attaque d'un drone (marocain)", a ensuite précisé à l'AFP un haut responsable militaire sahraoui, sous couvert de l'anonymat. "Addah Al-Bendir venait de participer à une attaque dans la zone de Bir Lehlou contre le mur" de sable qui sépare les deux camps sur plus d'un millier de kilomètres dans le Sahara occidental, a expliqué le responsable. "Quelques heures après, à une centaine de kilomètres du lieu de l'attaque contre les Marocains, un drone a tué le chef des gendarmes dans la région de Tifariti. Il est mort en territoire sahraoui libéré", a-t-il ajouté.

    Les circonstances de ce décès restent néanmoins confuses, certaines informations non confirmées faisant état d'une frappe de drone dans la région de Touizgui, au sud du Maroc. Il n'a pas été possible d'obtenir d'information de source officielle à Rabat.

    C'est la première fois, semble-t-il, que l'armée marocaine a recours à une frappe de drone meurtrière dans le conflit qui l'oppose depuis des décennies aux mouvement indépendantiste sahraoui. Aucune information n'a officiellement filtré sur l'acquisition de drones par le Maroc.

    Frappe inédite 
    Pour sa part, le forum Far-Maroc, une page Facebook non-officielle des forces armées marocaines a affirmé que "plusieurs éléments de premier plan" du Polisario, dont le chef de la gendarmerie, "sont morts", après une opération de l'armée marocaine faisant suite à des "mouvements suspects de leaders du Polisario à l'intérieur des zones tampons". Présent, Ibrahim Ghali, le chef du mouvement indépendantiste "a survécu" à l'opération marocaine, a ajouté sans autre détail ce forum généralement bien informé.

    Après presque trente ans de cessez-le-feu, les hostilités entre le Polisario et le Maroc ont repris mi-novembre à la suite du déploiement de troupes marocaines dans une zone tampon de l'extrême sud du Sahara occidental pour en déloger des indépendantistes qui bloquaient la seule route commerciale vers l'Afrique de l'Ouest car cet axe routier est, selon eux, illégal. Pour la première fois depuis des décennies, des accrochages armés opposent l'Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) aux forces marocaines, selon le ministère de la Défense de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). L'ALPS revendique quotidiennement des attaques "visant les positions des forces d'occupation marocaines le long du mur de sable", ainsi que des pertes humaines et matérielles marocaines, sans qu'il soit possible d'en vérifier l'authenticité de source indépendante. Le Polisario, qui a proclamé la RASD en 1976, continue de réclamer la tenue d'un référendum prévu par l'ONU au moment de la signature d'un cessez-le-feu entre les belligérants en 1991. Le Maroc, qui contrôle environ 80% de ce vaste territoire désertique, ancienne colonie espagnole, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.

  • Sahara occidental: les indépendandistes sahraouis du Polisario affirment avoir bombardé la zone frontière de Gerguérat

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    Les indépendandistes du Front Polisario ont bombardé la zone de Gerguérat, à la frontière du Maroc et de la Mautitanie, dans la nuit de samedi à dimanche, a indiqué l'agence de presse sahraouie SPS dans un communiqué.
     
    "L'armée sahraouie a lancé quatre missiles en direction (...) de Gerguérat", a précisé SPS en citant un chef militaire sahraoui. 

    Des témoins ont affirmé que le Maroc avait répondu aux sources des bombardements et que ses avions militaires survolaient les lieux et avaient été aperçus près de la ville mauritanienne de "Inal", qui borde le Sahara occidental. C'est la première fois que des combattants du Polisario bombardent le poste frontière de «Guerguerat», après que le Maroc en ait pris le contrôle total en novembre dernier.
     
    Le communiqué fait état également d'attaques le long du mur de sécurité qui sépare les combattants sahraouis des forces marocaines dans ce territoire désertique disputé depuis le départ des colons espagnols.
     
    Dans des enregistrements audio qui circulent sur YouTube, des témoignages de camionneurs évoquent trois ou quatre tirs de missiles et avoir entendu les bombardements près de la station d'essence du poste-frontière de Guerguerat. L'un deux dit avoir été tout près des missiles. Un autre routier précise que "tous les camions sont partis car ils ont eu très peur". Ces témoignages n'ont pu être authentifiés de source indépendante.
     
    Selon un haut responsable marocain joint par l'AFP à Rabat, "il y a eu des tirs de harcèlement à proximité de la zone de Guerguerat, mais cela n'a pas touché l'axe routier, le trafic n'a pas été perturbé". "Ça s'inscrit dans un cycle de harcèlement depuis plus de trois mois" et "cela dure depuis un certain temps, il y a une volonté de créer une guerre de propagande, une guerre de médias, sur l'existence d'une guerre au Sahara", mais "la situation est normale", a-t-il assuré.
     
     Le haut responsable marocain, lui, évoque "une volonté de créer une guerre de propagande sur l'existence d'une guerre au Sahara".
     
    Le Maroc avait lancé le 13 novembre une opération militaire dans la zone-tampon de Guerguerat, à l'extrême sud de l'ancienne colonie espagnole, pour en chasser un groupe de militants sahraouis qui bloquait une route de transit vers la Mauritanie voisine.

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