Sadr City (quartier chiite de Bagdad)

  • Irak : Deux explosions dans le centre de Bagdad

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    Deux engins explosifs ont explosé dans le centre de la capitale irakienne, Bagdad, mercredi soir 4 juillet, dont l'un visait un magasin d'alcools et l'autre un véhicule appartenant à une société de sécurité.

    Le site Internet de la chaîne Al-sumaria News a cité une source sécuritaire selon laquelle "un engin explosif placé près d'un magasin vendant des boissons alcoolisées dans la région de Karrada a explosé il y a peu de temps, sans faire de victimes".
     
    Il a ajouté qu'"une bombe magnétique a explosé sur un Land Cruiser appartenant à une société de sécurité à Al-Arasat", sans donner plus de détails.

    Auparavant, une source sécuritaire avait signalé qu'un générateur électrique avait explosé dans le centre de Bagdad.

    La source a déclaré qu'"une explosion s'est produite près de la rue Al-Attar dans le quartier de Karrada au centre de la capitale, Bagdad".

    La source a indiqué que l'explosion s'est produite dans un générateur électrique, indiquant qu'aucune victime n'a été signalée.

    Mardi, les forces de sécurité irakiennes ont annoncé avoir démantelé un "grand réseau terroriste", responsable du récent attentat à la bombe qui a touché Sadr City, à l'est de Bagdad.

    Les enquêtes des services de sécurité ont révélé que la cellule avait auparavant prévu de mener des attaques majeures lors du dernier Aïd al-Adha, et avait également mené une série d'opérations contre l'armée irakienne et les Forces de mobilisation populaire en 2018.

    Environ 35 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans l'attentat à la bombe à Sadr City

    L'État islamique a revendiqué cette attaque, affirmant qu'elle avait été perpétrée par un kamikaze nommé Abu Hamza al-Iraqi.

     

     

  • Irak : Le Premier ministre annonce l'arrestation des responsables de l'attentat de Bagdad

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    Les responsables de l'attentat ayant fait plus de 30 morts lundi 19 juillet 2021 sur un marché populaire de Bagdad, et revendiqué par l'organisation Etat islamique, ont été arrêtés, a annoncé samedi sur Twitter le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

    "Nous avons arrêté tous les membres de la lâche cellule terroriste qui a planifié et perpétré l'attaque sur le marché al-Wahailat" de Sadr City, immense banlieue populaire chiite à l'est de la capitale, "et ils seront présentés aujourd'hui devant un juge", a déclaré M. Kazimi.

  • Irak : Une explosion secoue Sadr City à Bagdad : Au moins 28 morts selon un dernier bilan officiel

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    Une explosion provoquée par un engin artisanal a secoué, lundi 19 juillet 2021, un marché populaire à Sadr City, immense banlieue chiite de l'est de Bagdad. Les premiers rapports font état de nombreux morts et de blessés.

    Selon la police irakienne et des sources médicales, l'explosion qui s'est produite dans le marché surpeuplé d'Al-Wahailat a fait 28 morts, dont des femmes et des enfants, et au moins 50 blessés.

    "Il s'agit d'une attaque terroriste et il y a plusieurs victimes", a annoncé le ministère de l'Intérieur. Un haut responsable de la sécurité a fait état d'au moins 28 morts dans l'explosion, qui a créé la panique dans le marché d'al-Wahailat.

    La nouvelle de l'explosion a eu lieu la veille de la célébration musulmane de l'Aïd al-Adha.

    Il s'agit de la deuxième explosion en un mois à Sadr City. Une explosion avait blessé 15 personnes, début juillet,  sur le marché de Maridi à Sadr City. Au mois d'avril, Sadr city avait également été le théâtre d'un attentat à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et 16 blessés, sur le marché d'Orfali.

    En réaction, le Premier ministre irakien a ordonné l'arrestation du commandant du premier régiment de la quatrième brigade de la police fédérale à Sadr City et ordonné l'ouverture d'une enquête sur l'attentat à la bombe.

    Sadr City est le fief des partisans du religieux chiite Muqtada al-Sadr, et selon des données non officielles, sa population est de 3 millions de personnes. Sadr city souffre de l'effondrement de la plupart des infrastructures, de la surpopulation, et est fréquemment visée par des attentats à la bombe revendiqués par l'Etat islamique.

    L'Etat islamique revendique l'attentat de Bagdad sur Telegram
    L'Etat islamique (Daech) a revendiqué l'attentat du marché d'al-Wahailat à Sadr City.

    Dans un message sur son canal Telegram, l'EI affirme que l'attenat a été perpétré par un kamikaze, Abu Hamza Al-Iraqi, ayant déclenché sa ceinture d'explosifs.

  • Irak : Les forces de sécurité déjouent une attaque de Daech dans la province sunnite d'al-Anbar

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    Samedi 17 avril, les forces de sécurité irakiennes ont déjoué une attaque au véhicule piégé des jihadistes de l'Etat islamique dans la province sunnite d'al-Anbar.

    «Selon des informations confirmées, une force de la 4ème Brigade et de la 1ère Division du renseignement du secteur des opérations d’al-Anbar a fait exploser un véhicule abandonné à l’aéroport de Tabaa, situé à l’ouest de la base H3 d’al-Anbar», a déclaré la cellule des médias de sécurité irakienne dans un communiqué.

    Selon le communiqué, le véhicule piégé était préparé pour une attaque terroriste contre les forces de sécurité. Aucun autre détail n'a été fourni.

    Quatre personnes ont été tuées et une vingtaine d'autres ont été blessées le 15 avril lorsqu'une voiture piégée a explosé à Sadr city, dans la banlieue est de la capitale irakienne, Bagdad.

    L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l'attaque meurtrière le lendemain. Dans un communiqué publié par son agence de presse Amaq, le groupe s'est vanté d'avoir tué des civils chiites.

    L'Etat islamique était très certainement derrière la voiture piégée trouvée à l'aéroport de Tabaa. Al-Anbar est un bastion des cellules jihadistes depuis le début des années 2000.

  • Irak : 4 civils tués et 20 autres blessés dans un attentat sur un marché populaire de Bagdad

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    Jeudi 15 avril 2021, une source de sécurité irakienne a rapporté que quatre civils avaient été tués et une vingtaine d'autres blessés par une explosion visant un marché populaire dans la région de Habibiya, dans le quartier chiite de Sadr city, à l'est de la capitale, Bagdad.
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    Selon la source, il existe jusqu'à présent des informations contradictoires sur la nature de l'explosion. Selon certains, il s'agit d'un engin explosif improvisé et pour d'autres d'une voiture piégée. L'attentat a eu lieu sur le marché populaire d'Al Habibiya.

    La cellule des médias de la sécurité irakienne a confirmé dans un communiqué qu'une explosion s'était produite sur un marché de la région d'Al-Habibah, à l'est de la capitale, Bagdad. L'explosion a entraîné la mort de quatre civils et en a blessé 20 autres. 5 véhicules ont pris feu sous l'effet de l'explosion. 

    L'Etat islamique a revendiqué l'attentat.
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    Le 23 mars, la capitale irakienne a été frappée par une explosion dans la région de New Bagdad, à l'est de la ville, tuant un civil et en blessant 4 autres.
    Vidéo du moment de l'explosion :






  • Irak : Libération à Bagdad d'une Allemande après trois jours de captivité

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    La directrice allemande de l'institut Goethe à Bagdad, Hella Mewis (photo), a été libérée et remise vendredi à son ambassade en Irak, après trois jours de captivité, ont indiqué les autorités des deux pays.
    Mme Mewis, qui travaille à Bagdad depuis 2013, avait pris fait et cause pour les manifestations anti-pouvoir déclenchées en Irak en octobre 2019. Des dizaines de militants ont disparu, plus ou moins brièvement, l'ONU accusant des "milices" de ces disparitions forcées. On ignore toujours l'identité des ravisseurs et les raisons de l'enlèvement de l'Allemande, qui fait partie des rares Occidentaux vivant hors de la Zone Verte ultra sécurisée de Bagdad, où siègent plusieurs missions diplomatiques. Mais une source de sécurité irakienne a précisé à l'AFP que sa libération dans la nuit avait été obtenue au terme d'un échange.
    L'unité d'élite du renseignement irakien, les Faucons, est parvenue à remonter la piste d'un des ravisseurs, qui a été interpellé. Ce dernier a "dit appartenir à une faction se réclamant du Hachd al-Chaabi", une coalition de paramilitaires pro-iraniens intégrée aux forces de sécurité, selon la même source. Un accord a ensuite été trouvé: "l'homme a été libéré en échange de l'otage allemande". Mme Mewis se trouvait à Sadr City, un quartier chiite de Bagdad où les forces de l'ordre tentent depuis des années d'imposer la loi mais en vain, a-t-on ajouté. Elle a ensuite "été remise au chargé d'affaires allemand à Bagdad", selon le ministère de l'Intérieur.
    Sur caméra
    Après sa libération, Mme Mewis, dont le centre d'art, Tarkib, est connu pour soutenir de jeunes artistes, a contacté son amie Dhikra Sarsam. "Elle m'a dit qu'elle allait bien et qu'elle n'avait pas été maltraitée", a affirmé Mme Sarsam à l'AFP. "Elle va partir au plus vite en Allemagne."
    Des médias locaux ont diffusé des images de vidéosurveillance présentées comme celles de l'enlèvement de Mme Mewis, sur la corniche du Tigre. Prise en étau entre une berline noire et un pick-up blanc, un modèle utilisé par certaines forces de sécurité, la femme a été forcée de descendre de son vélo par des hommes qui la poussent violemment à l'intérieur du pick-up. Les policiers du commissariat à quelques mètres de là ne sont pas intervenus, a affirmé un responsable de la sécurité.
    Les autorités n'ont jamais arrêté ni accusé une quelconque partie dans les enlèvements de militants irakiens ces derniers mois dans un pays où les factions armées pro-iraniennes gagnent en influence. Le porte-parole du Hachd s'est félicité sur Twitter de la libération de Mme Mewis, tout en appelant à "enquêter sur la présence clandestine de cette étrangère depuis huit ans à Bagdad sans autorisation de la sécurité". Mme Mewis assiste pourtant régulièrement à des événements publics, souvent avec des officiels. Le juge Abdelsattar Bayraqdar, porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, a indiqué que "l'enquête sur ce crime se poursuit".
    "Soulagé"
    Après sa libération, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, s'est dit "très soulagé". Selon Mme Sarsam, Mme Mewis était inquiète depuis l'assassinat début juillet à Bagdad du chercheur Hicham al-Hachémi, connu lui aussi pour son soutien à la révolte anti-pouvoir.
    Cette mort violente a relancé les craintes de nouveaux assassinats politiques, coutumiers durant les années de guerre dans le pays (2006-2009), mais devenus ensuite très rares. Depuis le début de l'année, deux journalistes français ont été retenus en otage plusieurs jours, ainsi que trois humanitaires, libérés après deux mois de captivité et enlevés avec un Irakien dans le même quartier de Karrada que Mme Mewis. Le turbulent leader chiite Moqtada Sadr, silencieux depuis que les manifestations anti-pouvoir se sont essoufflées en début d'année après s'être longtemps posé en protecteur des contestataires, a dit sur Twitter "espérer que ce genre d'incident n'arrive plus à l'avenir".
    Le gouvernement de Moustafa al-Kazimi – dans la ligne de mire des parties pro-Iran car il a longtemps tenté de leur tailler les ailes à la tête du renseignement – ne cesse d'appeler les factions armées à rendre les armes et à cesser le rançonnement aux check-points et postes-frontières. Cela pourrait avoir suscité les dernières violences à Bagdad, disent les observateurs.