Sabratha

  • Niger : Les réseaux de contrebande libyens financent et équipent les extrémistes du Sahel avec des armes sophistiquées, dénonce le président du Niger

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    Le président nigérien Mohamed Bazoum affirme que les groupes terroristes dans la région « méditerranéenne » du Sahel acquièrent à bas prix des armes et des munitions en grande quantité via les réseaux de contrebande libyens.

    Le président Bazoum a ajouté, lors d'un discours au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, qu'il y a de sérieuses lacunes dans la lutte contre le trafic d'armes en provenance de Libye au profit des factions extrémistes opérant dans la région du Sahel. Il a qualifié la lutte contre le trafic d'armes dans la région comme « inefficace ».

    Le président nigérien a souligné que les pays du Sahel ont besoin d'un soutien mieux adapté de leurs partenaires, centré sur le renseignement, le soutien aérien et le renforcement des capacités des armées. Il a accusé les partenaires de ne pas faire assez dans la lutte contre le trafic d'armes en provenance de Libye.

    79-214830-arrest-isis-terrorist-in-western-libya_700x400.jpegUn membre de Daech capturé 
    Vendredi 3 décembre 2021, les services de sécurité libyens ont arrêté un membre de l'Etat islamique dans la ville de Sabratha, dans l'ouest du pays. Le service de sécurité intérieure libyen a annoncé l'arrestation de Muhammad al-Tawati (photo ci-contre), né dans la ville de Sabratha, et qui avait rejoint l'Etat islamique fin 2015.

    Dans ses aveux, Al-Tawati a reconnu être en relation avec le chef de l'Etat islamique, Abdullah Dabbashi, qui lui aurait confié des missions secrètes. Dabbashi est responsable d'un certain nombre d'opérations terroristes à l'intérieur de la ville de Sabratha.

    Daech à Sabratha
    L'Etat islamique a été présent dans la ville de Sabratha entre 2014 et 2016, et plusieurs bureaux et centres de formation y ont été établis pour ses nouveaux membres venant de plusieurs pays africains et asiatiques.  Mais la ville s'est soulevée contre la présence de l'organisation et l'a expulsée.

    Des rapports de sécurité antérieurs indiquent que plusieurs dirigeants de l'Etat islamique actifs en Libye, avaient été libérés des prisons de Sabratha en avril 2020 par les milices de la région occidentale. Ils ont été rejoints par les restes de l'organisation fuyant l'est du pays et de la ville de Syrte, ancien bastion de l'Etat islamique. Enfin, un certain nombre d'entre eux ont été libérés de la prison de la "Force Spéciale de Dissuasion" à Tripoli pour participer à la lutte contre l'armée libyenne.