RUSSIE

  • République centrafricaine : l’Assemblée adresse ses "remerciements" aux paramilitaires russes du groupe Wagner

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    Le parlement centrafricain a adressé, vendredi 15 octobre 2021, une lettre de félicitation, d’encouragement et de remerciement aux paramilitaires russes pour leur bravoure dans leur « noble » mission en RCA.

    « L’Assemblée nationale vous adresse ses sincères félicitations pour votre bravoure ainsi que ses encouragements soutenus pour la poursuite de votre noble mission dont les résultats sont reconnus par le peuple que nous avons l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale », a déclaré le président du parlement, Simplice Mathieu Sarandji, en remettant un certificat de remerciement à Alexandre Ivanov, chef de la société de sécurité russe, Wagner.

    « Dans la lutte que mène depuis quelques années notre peuple, à travers nos forces armées Centrafricaines (FACA) et forces de Défense et de Sécurité (FDS), contre les terroristes véritables ennemis de la paix, les Interventions du Contingent Russe aux côtés de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes », a souligné le parlement centrafricain dans la lettre de félicitation remise aux paramilitaires russes.

    « Alexandre Ivanov remercie de tout cœur l'Assemblée Nationale, le gouvernement de la Centrafrique et le peuple centrafricain pour leur confiance. Le chef de la COSI (Communauté des officiers pour la sécurité internationale dont relève le groupe Wagner) a exprimé sa confiance que la coopération entre nos deux peuples ne fera que se renforcer », a souligné dans un tweet, la COSI.

    Alexandre Ivanov, chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale et représentant des instructeurs russes en République centrafricaine est à Bangui depuis une semaine pour une visite de travail.

    Arrivée en République centrafricaine en 2018, Wagner a fait le plus parler d'elle ces dernières années notamment depuis les remous qui ont jalonné la dernière présidentielle de décembre 2020 et la multiplications des offensives rebelles visant le régime Touadéra.

    Assurant des formations au profit de l'armée mais aussi la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra, les mercenaires russes sont omniprésents et sont devenus un acteur politique à part entière dans l'ancienne colonie française.

    Selon Moscou, 450 mercenaires de Wagner seraient présents depuis 2018 sur le sol centrafricain.

    Récemment, les mercenaires russes du groupe Wagner ont été mis en cause par un rapport de CNN et du groupe d’investigation indépendant The Sentry affirmant que ceux-ci ont torturé, violé et assassiné une douzaine de civils à Bambari, dans le centre du pays.

    La semaine dernière, les députés centrafricains ont récusé ce rapport et le maire de la ville de Bambari avait fait de même.

    Alexandre Ivanov.jpegAlexandre Ivanov
    Alexandre Ivanov (photo cci-contre) se fait connaître en février 2021 à Bangui. Il rencontre des officiels centrafricains dont le ministre de la Sécurité intérieure. La presse favorable à la Russie, tels que Ndjoni Sango et Lengo Songo, s'en fait alors l'écho.

    Sur son profil et son parcours, rien ou presque sur Internet. Lunettes rectangulaires, barbe blanche, la soixantaine... Alexandre Ivanov n'a pas d'existence numérique, hormis les quelques articles dans lesquels il prend la parole. Parmi les rares images de lui, on peut le voir aux côtés de Maksim Chuagalei, un proche d’Evgueni Prigojine, présenté comme le principal financier de la société de paramilitaires Wagner.

    Alexandre Ivanov affirme être à la tête de l'organisation appelée « communauté des officiers russes » et revendique représenter les « instructeurs » russes présents en République centrafricaine. Sur son compte Twitter, actif depuis le mois de mars 2021 seulement, le COSI affirmait le 26 mars agir « ouvertement, en vertu d'un contrat officiel conclu dans le cadre de la coopération entre la Russie et la RCA ».

    Cependant, à Bangui, l'ambassade russe ne reconnaît pas cette personnalité comme étant le représentant des instructeurs officiellement envoyés par Moscou.

    Dans la presse malienne, Alexandre Ivanov assure que les « officiers » qu'il représente ont travaillé à la formation de l'armée centrafricaine, ont apporté une assistance tactique et à l'organisation logistique. « Je pense qu'un tel travail sera effectué au Mali », a-t-il assuré dans son interview à MaliActu.

  • Russie : le FSB arrête plusieurs partisans du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham

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    Les services de sécurité russes, FSB, ont arrêté plusieurs partisans du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham (HTS ) dans diverses régions de Russie. Le groupe Hayat Tahrir ash-Sham est l'ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie avant de s'en écarter pour des raisons de respectabilité internationale. De nombreux jihadistes russes et des anciennes républiques de l'ex-URSS d'Asie mineure combattent dans les rangs de HTS.

    Les agents du FSB ont récupéré lors des perquisitions une carabine modèle AK-105, une carabine à air comprimé, un fusil de chasse et un pistolet Makarov PM avec leurs munitions.
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  • République Centrafricaine : 5 mercenaires russes Wagner tués dans une embuscade des rebelles

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    Cinq mercenaires russes du groupe Wagner ont été tués dans une embuscade. Le drame s’est passé lundi 11 octobre 2021, vers 15 heures, dans la localité de banga, à Mambéré-Kadéï. Le convoi militaire des mercenaires de Wagner était composé de quatre motos et de deux véhicules tout terrain. Trois rebelles ont été tués et trois autres blessés au cours de l'escarmouche.

    Le nombre des mercenaires de Wagner déployés au côté des soldats FACA dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et tombé sur le champ de bataille ne cesse de s’alourdir. Après la mort de ses trois mercenaires tués dans une  l’embuscade des rebelles au village Bombo la semaine passée, cinq autres viennent à nouveau d’être tués dans une autre embuscade  dans la localité de banga, dans la Mambéré-Kadéï.

    Rappelons que dans la commune de Haute-Bombé, les rebelles de la "Coalition 3R" multiplient des embuscades contre les convois des mercenaires russes de la société Wagner.

    he7C64vb.jpegUn autre groupe rebelle, l'Union pour la Paix  en Centrafrique (UPC) est à l'offensive
    Les rebelles de l'Union pour la paix en République centrafricaine (UPC) (photo ci-contre), dirigés par le Tchado-Nigerien Ali Darassa, ont attaqué les positions de l'armée nationale centrafricaine, les FACA, à Alindao, situé à environ 550 km au nord de Bangui la capitale.

    Les assaillants sont entrés au centre de la ville. "Ils circulent dans la ville et tirent au hasard avec leurs armes", a déclaré une source locale. 

    « Nous ne savons pas où se trouvent actuellement les soldats de l'armée nationale et nous doutons s'ils sont toujours dans la ville ou s'ils se sont retirés face à l'attaque rebelle. Nous ne connaissons pas le nombre de victimes.

    Les rumeurs d'une attaque imminente d'Alindao par les rebelles circulaient depuis environ une semaine et les habitants ont quitté la ville en grand nombre ou se sont réfugiés actuellement sur des sites pour personnes déplacées à l'église catholique ou à l'hôpital.

    Les forces armées, FACA, ont reçu le renfort de mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de l'UPC sont progressivement repoussés vers la périphérie de la ville. 

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  • Mali : Déploiement du groupe de mercenaires russes Wagner au Mali: L'Algérie dément son implication dans le projet

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    L'Algérie dément son implication dans le financement du projet de déploiement des mercenaires du groupe russe Wagner au Mali. Réagissant aux informations évoquant, depuis quelques jours, l'engagement du pays à financer une partie de ce projet, en entamant des négociations avec les autorités maliennes, un porte-parole du ministère algérien des affaires étrangères a accusé "un pays voisin" d'être à l'origine de cette "rumeur".

    "L'Algérie dément formellement ces rumeurs. Ce sont les parrains d’un pays voisin qui sont à l'origine cette manipulation malveillante », estime ce responsable, dont le nom n'a pas été cité, dans une déclaration à deux organes de presse, Tout sur l'Algérie (TSA) et El Khabar .

    Selon lui, l'Algérie "a toujours soutenu que la solution au Mali n’était pas militaire, mais passe plutôt via l’application des accords d’Alger, et la réunification du pays".

    Lors de sa dernière déclaration, à l'occasion d'une rencontre, dimanche 11 octobre avec des journalistes, le Président algérien, Abdelmadjid Tebboune s'était aussi exprimé sur la question malienne.

    « Pour l’Algérie, la solution au Mali passe par la réunification du nord avec le sud », avait-il déclaré. Le chef de l'Etat algérien affirme aussi que l’armée algérienne « ne s’enlisera jamais dans les bourbiers ». "Au Mali, c’est une affaire de pauvreté et de développement", avait-il lancé.

    Pour rappel, l'affaire du déploiement du groupe de mercenaires russes Wagner au Mali a fait couler beaucoup d'encre, et suscité l'indignation de plusieurs pays, notamment la France. Les autorités maliennes n'ont, toutefois, toujours pas reconnu officiellement l'existence de négociations avec le groupe russe.

  • Turquie : Un Russe ayant combattu dans les rangs de l'Etat islamique détenu à Ankara

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    La police d'Ankara a arrêté un citoyen russe qui était inscrit sur la liste internationale des personnes recherchées par Interpol, soupçonné d'appartenir à l'État islamique.

    Selon le journal turc Sabah , le Russe, dont les initiales sont A.R., a participé aux hostilités en Syrie, puis est entré illégalement en Turquie. Son arrestation est le résultat des actions d'analystes du service de renseignement de la police.

    Lors de la perquisition de la maison, 4 800 dollars, 8 000 roubles, 16 800 livres turques, des bijoux, ainsi que du matériel électronique et de faux documents syriens ont été saisis sur le détenu.

  • Syrie : Onze combattants pro-turcs tués dans des raids russes

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    Au moins onze combattants d'un groupe syrien pro-turc ont péri dimanche 26 septembre 2021 dans des raids russes, ce qui est rare dans une zone contrôlée par la Turquie et ses alliés locaux dans le nord de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    "Onze combattants de la division Hamza ont péri et treize autres ont été blessés dans des frappes menées par l'aviation russe sur les villages de Basofan et Berrad (Brad) dans la région d'Afrine" située dans la province septentrionale d'Alep, a indiqué l'OSDH. Les raids ont visé une école faisant office de siège et de lieu d'entraînement pour le groupe rebelle, détruisant certains de ses murs. Des efforts sont en cours pour retirer d'éventuels survivants ou cadavres, coincés sous les décombres, d'après l'Observatoire.

    La veille, samedi 25 décembre déjà, au moins cinq frappes aériennes avaient touché des positions appartenant à « Jabhat al-Shamyyah » (Front levantin) soutenu par la Turquie à Basofan et Basalehiyah dans le district de Sherawa, dans le sud-ouest d'Afrin.
    FAMj0OEXIAAUmZF.jpegCe n'est pas la première fois que la Russie bombarde des groupes soutenus par la Turquie dans le nord-ouest de la Syrie, mais la Russie s'était généralement abstenue de les cibler à Afrin, une zone occupée par la Turquie.

    A noter que tous les points ciblés par la Russie dans la région d'Afrin se trouvent dans des zones où des éléments de l'armée turque et ses alliés syriens sont en contact avec les miliciens kurdes des YPG.
    FAMjF3gVUAoVbQ0.jpegLa Russie, alliée indéfectibles du régime syrien, et la Turquie, qui appuie des groupes rebelles, sont deux acteurs majeurs du conflit syrien et ont parrainé en 2020 un accord de cessez-le-feu dans la région d'Edleb, dans le nord-ouest de la Syrie, qui échappe toujours au contrôle de Damas. 

    Située dans la province d'Alep, la région kurde d'Afrin avait été conquise en mars 2018 par des forces turques et leurs alliés syriens, qui en avaient délogé la principale milice des kurdes dans le cadre d'une opération portant le nom de code « Branche d'olivier ». À l'époque, la Russie avait autorisé la Turquie à utiliser l'espace aérien pour bombarder Afrin et avait retiré la police militaire russe de la région. Depuis lors, il y a eu des bombardements et des affrontements entre les forces soutenues par les YPG dans le nord d'Alep (y compris dans certains villages près de Sherawa) et les groupes soutenus par la Turquie à Afrin.

    Le secteur, comme tous les territoires tenus par les rebelles pro-turcs, est régulièrement secoué par des assassinats ciblés, des attentats ou des explosions, imputés généralement par Ankara aux milices kurdes.

    Les frappes aériennes russes ont eu lieu quelques jours avant une rencontre prévue entre le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le président russe Vladimir Poutine à Sotchi le 29 septembre.

    Lors d'une réunion le 13 septembre entre Poutine et le président syrien Bachar al-Assad à Moscou, les deux avaient appelé les forces étrangères à quitter la Syrie, une déclaration considérée comme un message à la Turquie et aux États-Unis, qui ont tous deux des troupes dans le pays déchiré par la guerre. Il est clair que les frappes aériennes russes soient destinées à faire pression sur la Turquie.

  • Mali : Le ministre russe des AE confirme que le gouvernement malien a approché le groupe PMC Wagner mais affirme que Moscou n'est pas impliqué

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    Le Mali a demandé à la société de sécurité privée Wagner de renforcer la sécurité dans ce pays déchiré par le conflit, a confirmé samedi le ministre russe des Affaires étrangères, ajoutant que Moscou n'était pas impliqué.

    Les pays européens ont mis en garde le gouvernement malien en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies cette semaine contre l'embauche de paramilitaires du groupe Wagner.

    Mais alors que Paris s'apprête à réduire sa présence militaire au Mali, Sergueï Lavrov a confirmé que le gouvernement malien s'était tourné vers des "entreprises privées russes".

    "C'est une activité qui a été menée sur une base légitime", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York.

    "Nous n'avons rien à voir avec cela", a-t-il ajouté.

    Selon certaines informations, le gouvernement malien est sur le point d'embaucher 1 000 paramilitaires du groupe Wagner.

    La France a averti le Mali que l'embauche des combattants de la société de sécurité privée russe isolerait le pays au niveau international.

    L'entreprise russe est considérée comme proche du président russe Vladimir Poutine et les pays occidentaux l'accusent d'agir au nom de Moscou.

    Les paramilitaires, les instructeurs de sécurité privée et les entreprises russes sont devenus de plus en plus influents en Afrique ces dernières années, en particulier en République centrafricaine en proie à un conflit, alors que les Nations Unies ont accusé les mercenaires de Wagner d'avoir commis des abus.

    Moscou admet avoir déployé des « instructeurs » en RCA mais affirme qu'ils ne sont pas actifs dans les combats. La Russie insiste sur le fait qu'il n'y a pas de paramilitaires en Libye, malgré les affirmations occidentales du contraire.