Rooble Mohamed Hussein (1er ministre)

  • Somalie : Des combattants pro-opposition bloquent des quartiers de Mogadiscio

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    La tension restait forte lundi matin 26 avril 2021 à Mogadiscio, où l'accès à certains quartiers était bloqué par des combattants pro-opposition au lendemain de confrontations avec l'armée somalienne, liées à l'extension du mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed.

    Dans la capitale, les mouvements étaient restreints sur les axes majeurs et des barrages avaient été formés dans la nuit sur des routes menant à des bastions de l'opposition, avec des hommes armés et des véhicules équipés de mitrailleuses, selon des témoins.

    "Les forces armées somaliennes et les combattants pro-opposition ont chacun pris position le long de certaines routes clés, certains transports publics circulent mais, dans certaines zones, ils ne permettent à personne de bouger", a déclaré à l'AFP Abdullahi Mire, un résident local.

    La Somalie connaît une des pires crises politiques de ces dernières années. Le 12 avril, le Parlement somalien a voté une loi prolongeant de deux ans le mandat - expiré en février - du président Mohamed, dit Farmaajo, et prévoyant la tenue d'une élection en 2023, faute d'avoir pu organiser comme prévu un scrutin cette année.

    Dimanche, une manifestation réunissant des partisans de l'opposition appelant au départ de Farmajo, accompagnés d'hommes lourdement armés, a rapidement dégénéré en échange de tirs avec les forces somaliennes dans le quartier de Sanca, au nord de la ville.

    D'autres confrontations, parfois violentes, ont suivi, notamment dans les quartiers de Marinaya et du KM4, un carrefour très fréquenté du centre. Des tirs ont sporadiquement résonné pendant la nuit.

    Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si ces confrontations ont fait des victimes. Lundi matin, des hommes armés pro-opposition contrôlaient ces mêmes quartiers - où résident des leaders de l'opposition - , ainsi qu'un autre nommé Bermudo, où des habitants quittaient leur foyer.

    "Les gens ont commencé à fuir la zone de Bermudo, où les combattants pro-opposition ont pris position la nuit dernière, la situation est tendue et il peut y avoir des confrontations armées à tout moment si la situation reste la même", a déclaré Fadumo Ali, un habitant de ce quartier du sud de Mogadiscio.

    Lors d'une conférence de presse tôt lundi matin, le Premier ministre Mohamed Hussein Roble s'est dit "profondément attristé par la tragédie qui a perturbé la sécurité dans la capitale". "J'appelle chacun à préserver la stabilité et à prendre soin de la communauté", a-t-il ajouté, appelant les forces armées à "respecter leur engagement" et à "protéger" les habitants de Mogadiscio.

  • Somalie : 30 tués dans un attentat-suicide dans le centre du pays

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    Trente personnes, dont trois hauts gradés de l'armée, ont été tués vendredi 18 décembre dans un attentat-suicide dans le centre de la Somalie, devant un stade où le Premier ministre Rooble Mohamed Hussein était attendu, selon la police.  On connaît l'identité des trois officiers supérieurs tués  : Ex Galkayo DC, Mohamud Yasin Tumey ; Gen Mukhtar, Cmdr of Danab forces in Galmudug ; Capt. Marsho, deputy Danab's 6th division. Par ailleurs, le général Qooje, Commandant de la 21ème division de l'armée nationale somalienne a été  sérieusement blessé. 

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    Les islamistes radicaux shebab, liés à Al-Qaïda, ont revendiqué dans un bref communiqué l'attentat, qui visait selon eux le Premier ministre. Celui-ci n'était pas encore arrivé au moment de l'explosion. Les shebab ont affirmé que plusieurs officiers de l'armée avaient péri, citant les commandants de deux unités militaires locales.

    "Il y a eu une forte explosion causée par un kamikaze à l'entrée du stade, six personnes (trente selon un dernier bilan) ont été tuées dont trois hauts responsables militaires", a déclaré un policier de Galkayo, Mohamed Abdirahman, joint par l'AFP. "L'explosion s'est produite alors que le Premier ministre était attendu, pour un discours, dans le stade" de la partie Sud de Galkayo, située dans l'Etat semi-autonome de Galmudug, a-t-il ajouté. Galkayo, à 600 km au nord de Mogadiscio est à cheval entre l'Etat du Galmudug et celui du Puntland, lui-aussi semi-autonome. La ville a été le théâtre ces dernières années de violences meurtrières entre les troupes des deux régions et entre les clans rivaux occupant ses parties Nord et Sud.

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    Un responsable militaire de Galkayo, le colonel Ahmed Dahir, a indiqué à l'AFP que "le kamikaze visait des hauts responsables militaires qui se trouvaient près de l'entrée du stade", sans pouvoir dire "exactement combien de personnes ont péri".

    La Somalie est plongée dans le chaos depuis la chute du régime militaire du président Siad Barré en 1991, suivie d'une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des shebab. Ces derniers ont contrôlé la capitale somalienne avant d'en être évincés en 2011 par les troupes de l'Union africaine (UA) qui soutiennent le fragile gouvernement somalien. Ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations.