Rooble Mohamed Hussein (1er ministre)

  • Somalie : accord sur les élections législatives

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    Les dirigeants somaliens ont annoncé qu'ils étaient parvenus à un accord pour achever les élections législatives entre le 15 janvier et le 25 février 2022, après que des ajournements répétés aient menacé la stabilité du pays.

    La nouvelle a été annoncée le 9 janvier 2022 , après de nouvelles discussions tenues par le Premier ministre Mohamed Hussein Roble avec les chefs de clans somaliens. Près de 30 000 délégués des différents clans sont chargés de choisir les 275 députés de la Chambre basse, tandis que les cinq législatures des États de Somalie élisent les sénateurs de la Chambre haute, composée de 54 membres.

    L'élection d'un nouveau Parlement est d'autant plus importante que les deux Chambres choisissent le président. A cet égard, il est important de rappeler que le mandat de quatre ans du président somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, a expiré le 8 février 2021, mais a été prolongé, pour une durée de deux ans, par une décision controversée du Parlement. Celui-ci est également resté en fonction au-delà de son mandat prévu. Ces mesures ont déclenché une vive réaction de l'opposition, aboutissant à des affrontements armés dans les rues de Mogadiscio. Un premier accord a été trouvé en octobre 2021 et les votes longtemps retardés pour le renouvellement du Parlement ont commencé le 1er novembre. Le processus électoral aurait dû être achevé le 24 décembre, mais pour le moment, seuls 24 des 275 députés ont été élus.

    Dans ce contexte, les tensions politiques se sont encore aggravées après que, le 26 décembre 2021, le Premier ministre et le président somalien se soient mutuellement accusés de l'impasse politique. Selon Roble, le président souhaiterait retarder les élections, conscient qu'il n'aura pas assez de voix pour être réélu. Farmajo, pour sa part, a accusé le Premier ministre de corruption et d'ingérence dans une enquête sur un scandale impliquant des terres appartenant à l'armée. Le 27 décembre 2021, le président somalien a  suspendu le Premier ministre Roble, une décision que ce dernier a dénoncé comme une tentative de coup d'État. Des troupes fidèles au Premier ministre ont campé dans une zone proche du palais présidentiel le 28 décembre, contribuant à une montée des tensions dans la capitale, Mogadiscio.

    Les observateurs internationaux ont  exhorté les deux parties à résoudre le différend en cours. Les alliés de la Somalie considèrent la crise politique comme un dangereux détournement de la menace réelle du pays, à savoir la révolte armée du groupe islamiste d'al-Shabaab, affilié à al -Qaida. Le 27 décembre 2021, le bureau africain du département d'État américain a averti que Washington était "prêt à agir contre ceux qui font obstacle à la voie de la paix en Somalie". « La tentative de suspension de Mohamed Roble est alarmante et nous soutenons ses efforts pour des élections rapides et crédibles. Toutes les parties doivent s'abstenir d'intensifier leurs actions et déclarations », a déclaré le Département américain sur Twitter.

     

  • Somalie.. 3 policiers tués dans une attaque revendiquée par "Al-Shabab"

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    3 policiers somaliens ont été tués et 3 autres blessés lors d'une attaque contre un poste de police dans le centre de la Somalie, revendiquée par Al-Shabab.

    L'attaque intervient au milieu d'un différend politique entre le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo et le Premier ministre Mohamed Hussein Rooble, alors que ce conflit fait craindre au niveau international l'abandon de la guerre par le gouvernement contre le mouvement islamique "Al-Shabab".

    Farmajo a décidé il y a quelques jours de suspendre les pouvoirs du Premier ministre Rooble jusqu'à ce que les enquêtes sur les accusations de corruption portées contre lui soient terminées, accusant Rooble d'ingérence dans les enquêtes, mais Rooble a rejeté cette décision et l'a considérée comme inconstitutionnelle.

    La Somalie est témoin, depuis des années, d'un conflit sanglant entre les forces gouvernementales et les militants islamiques d'Al-Shabab, qui cherche à contrôler le pays et à appliquer ses propres lois, selon son interprétation stricte de la loi islamique.

    Le mouvement vise à contrôler le pays de la Corne de l'Afrique et à le gouverner selon son interprétation stricte de la loi islamique.

     

  • Somalie : Arrestation du commandant de la garde présidentielle alors que la crise politique s'aggrave

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    Les médias ont rapporté mardi l'arrestation du commandant de la Garde présidentielle somalienne, Hassan Aden Diess, pour implication dans une "tentative de coup d'Etat", au moment où le différend entre le président et le Premier ministre s'intensifie, faisant craindre une explosion de violence.

    Le journal "Somali Guardian" a révélé que Diess avait été arrêté après avoir envoyé des troupes au bureau du Premier ministre Mohamed Hussein Rooble (à droite sur la photo) dans le but de s'en emparer, ce que des responsables gouvernementaux ont qualifié de "tentative de coup d'Etat" orchestré par le chef de l'Etat, Mohamed Abdallah Farmajo (à gauche sur la photo).

    Le chef de l'armée, Oduwa Yusuf Raggi, avait démis de ses fonctions Diess avant d'ordonner son arrestation. Diess avait été chargé par le président Farmajo de prendre le contrôle militaire du bureau de Rooble. 

    Selon le journal, le colonel Ahmed Gil a été choisi comme nouveau commandant de la garde présidentielle.

    Lundi 27 décembre 2021, le ministre somalien de la Défense, Abdelkader Mohamed Nour, a demandé aux forces armées de poursuivre les organisateurs du "coup d'État manqué" et les a exhortés à ne recevoir d'ordres que du bureau du Premier ministre, et non du président Farmajo.

    Les relations entre les deux hommes ont toujours été tendues, mais les récents développements ont suscité des inquiétudes quant à la stabilité de la Somalie alors que le pays lutte pour organiser des élections tant attendues et combat l'insurrection djihadiste des Chebabs.

    Rooble montre sa force
    Mardi, les forces fidèles à Rooble ont organisé des rassemblements de rue, suscitant la peur parmi les habitants de Mogadiscio, fatigués des affrontements armés.

  • Somalie : une dangereuse crise politique provoque des tensions à Mogadiscio

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    Des militaires lourdement armés se sont déployés, mardi 28 décembre 2021, dans des secteurs stratégiques de Mogadiscio, alors que la Somalie s'enfonce dans une crise politique qui suscite l'inquiétude de ses alliés occidentaux. 

    Mohammed Hussein Robie.jpegDes soldats loyaux au Premier ministre, Mohamed Hussein Roble (photo ci-contre), ont pris position aux alentours du palais présidentiel, au lendemain de l'annonce de sa destitution par le président Mohamed Abdullahi Mohamed, alias Farmajo. 

    Entamé il y a plusieurs mois, le bras de fer entre le président et son Premier ministre s'est durci ces derniers jours. Farmajo (photo du bas) a d'abord retiré samedi à son Premier ministre la charge d'organiser les élections attendues depuis le début de l'année, puis l'a "suspendu" lundi en l'accusant d'être impliqué dans une affaire de corruption. Roble a répliqué lundi en accusant le président de chercher à pérpétrer  "un coup d'Etat contre le gouvernement, la Constitution et les lois du pays". 

    Farmajo.png"Comme le président a apparemment décidé de détruire les institutions gouvernementales (...) j'ordonne à toutes les forces nationales somaliennes de travailler sous le commandement du bureau du Premier ministre à partir d'aujourd'hui", a déclaré Roble lors d'une conférence de presse lundi à la primature. "Certains milieux politiques et chefs traditionnels ont commencé à discuter avec les deux camps pour désamorcer la crise, mais les négociations sont toujours en cours", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable au sein du bureau présidentiel. 

    La section Afrique du département d'Etat américain a affirmé lundi que Washington était "prêt à intervenir contre ceux qui font obstruction sur le chemin de la paix en Somalie". "La tentative de suspension de Roble est inquiétante et nous soutenons ses efforts en faveur d'élections rapides et crédibles", a ajouté sur Twitter le département d'Etat américain en appelant "toutes les parties à éviter l'escalade dans leurs actions et dans leurs déclarations".  

     Ilhan Omar .jpegDe son côté, le législateurs Américano-somalien Ilhan Omar (photo ci-contre) a demandé à Farmajo de démissionner. Farmajo a dépassé son mandat d'un an, il est temps qu'il se retire et que les elections se déroulent le plus rapide possible, a déclaré Ilhan Omar.

    Les alliés de la Somalie - mission de l'ONU en Somalie (AMISOM), Etats-Unis, Union européenne et l'ONU notamment - ont également exprimé leur "profonde inquiétude" lundi soir dans un communiqué commun. "Nous appelons les dirigeants somaliens à privilégier les intérêts de leur pays en priorité, à favoriser une désescalade des tensions politiques, à éviter toute provocation ou usage de la force qui pourrait nuire à la paix et la stabilité", affirme leur communiqué.

  • Somalie : Des combattants pro-opposition bloquent des quartiers de Mogadiscio

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    La tension restait forte lundi matin 26 avril 2021 à Mogadiscio, où l'accès à certains quartiers était bloqué par des combattants pro-opposition au lendemain de confrontations avec l'armée somalienne, liées à l'extension du mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed.

    Dans la capitale, les mouvements étaient restreints sur les axes majeurs et des barrages avaient été formés dans la nuit sur des routes menant à des bastions de l'opposition, avec des hommes armés et des véhicules équipés de mitrailleuses, selon des témoins.

    "Les forces armées somaliennes et les combattants pro-opposition ont chacun pris position le long de certaines routes clés, certains transports publics circulent mais, dans certaines zones, ils ne permettent à personne de bouger", a déclaré à l'AFP Abdullahi Mire, un résident local.

    La Somalie connaît une des pires crises politiques de ces dernières années. Le 12 avril, le Parlement somalien a voté une loi prolongeant de deux ans le mandat - expiré en février - du président Mohamed, dit Farmaajo, et prévoyant la tenue d'une élection en 2023, faute d'avoir pu organiser comme prévu un scrutin cette année.

    Dimanche, une manifestation réunissant des partisans de l'opposition appelant au départ de Farmajo, accompagnés d'hommes lourdement armés, a rapidement dégénéré en échange de tirs avec les forces somaliennes dans le quartier de Sanca, au nord de la ville.

    D'autres confrontations, parfois violentes, ont suivi, notamment dans les quartiers de Marinaya et du KM4, un carrefour très fréquenté du centre. Des tirs ont sporadiquement résonné pendant la nuit.

    Il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si ces confrontations ont fait des victimes. Lundi matin, des hommes armés pro-opposition contrôlaient ces mêmes quartiers - où résident des leaders de l'opposition - , ainsi qu'un autre nommé Bermudo, où des habitants quittaient leur foyer.

    "Les gens ont commencé à fuir la zone de Bermudo, où les combattants pro-opposition ont pris position la nuit dernière, la situation est tendue et il peut y avoir des confrontations armées à tout moment si la situation reste la même", a déclaré Fadumo Ali, un habitant de ce quartier du sud de Mogadiscio.

    Lors d'une conférence de presse tôt lundi matin, le Premier ministre Mohamed Hussein Roble s'est dit "profondément attristé par la tragédie qui a perturbé la sécurité dans la capitale". "J'appelle chacun à préserver la stabilité et à prendre soin de la communauté", a-t-il ajouté, appelant les forces armées à "respecter leur engagement" et à "protéger" les habitants de Mogadiscio.

  • Somalie : 30 tués dans un attentat-suicide dans le centre du pays

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    Trente personnes, dont trois hauts gradés de l'armée, ont été tués vendredi 18 décembre dans un attentat-suicide dans le centre de la Somalie, devant un stade où le Premier ministre Rooble Mohamed Hussein était attendu, selon la police.  On connaît l'identité des trois officiers supérieurs tués  : Ex Galkayo DC, Mohamud Yasin Tumey ; Gen Mukhtar, Cmdr of Danab forces in Galmudug ; Capt. Marsho, deputy Danab's 6th division. Par ailleurs, le général Qooje, Commandant de la 21ème division de l'armée nationale somalienne a été  sérieusement blessé. 

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    Les islamistes radicaux shebab, liés à Al-Qaïda, ont revendiqué dans un bref communiqué l'attentat, qui visait selon eux le Premier ministre. Celui-ci n'était pas encore arrivé au moment de l'explosion. Les shebab ont affirmé que plusieurs officiers de l'armée avaient péri, citant les commandants de deux unités militaires locales.

    "Il y a eu une forte explosion causée par un kamikaze à l'entrée du stade, six personnes (trente selon un dernier bilan) ont été tuées dont trois hauts responsables militaires", a déclaré un policier de Galkayo, Mohamed Abdirahman, joint par l'AFP. "L'explosion s'est produite alors que le Premier ministre était attendu, pour un discours, dans le stade" de la partie Sud de Galkayo, située dans l'Etat semi-autonome de Galmudug, a-t-il ajouté. Galkayo, à 600 km au nord de Mogadiscio est à cheval entre l'Etat du Galmudug et celui du Puntland, lui-aussi semi-autonome. La ville a été le théâtre ces dernières années de violences meurtrières entre les troupes des deux régions et entre les clans rivaux occupant ses parties Nord et Sud.

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    Un responsable militaire de Galkayo, le colonel Ahmed Dahir, a indiqué à l'AFP que "le kamikaze visait des hauts responsables militaires qui se trouvaient près de l'entrée du stade", sans pouvoir dire "exactement combien de personnes ont péri".

    La Somalie est plongée dans le chaos depuis la chute du régime militaire du président Siad Barré en 1991, suivie d'une guerre de chefs de clans et de la montée en puissance des shebab. Ces derniers ont contrôlé la capitale somalienne avant d'en être évincés en 2011 par les troupes de l'Union africaine (UA) qui soutiennent le fragile gouvernement somalien. Ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations.