Roketsan (société d'armement turc)

  • Syrie : Cinq personnes tuées par des frappes de drones turcs sur la ville de Kobane (Aïn el-Arab)

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    Cinq personnes ont été tuées par les frappes de drones turcs menées le 20 octobre sur la ville de Kobané, dans le nord-est de la Syrie, qui est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition de milices majoritairement kurdes, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le jeudi 21 octobre.

    La frappe de drones a visé plusieurs voitures garées devant le bâtiment du Comité de justice sociale dans le centre de Kobané.

    Selon l'OSDH, au moins deux des victimes étaient des combattants des FDS, ce que le groupe a reconnu.

    La cible principale de la frappe était probablement Bakr Jaradah, coprésident du Comité de justice sociale supervisé par l'Administration autonome du Nord et de l'Est de la Syrie contrôlé par les FDS. Jaradah a survécu à la frappe avec seulement quelques blessures.

    « Le nombre de morts pourrait augmenter car de nombreux blessés sont toujours dans un état critique », lit-on dans le rapport de l'OSDH.

    La frappe de drones turcs sur Kobané est la première attaque de ce type contre des zones détenues par les FDS dans le nord-est de la Syrie depuis plus d'un mois.

    La frappe fait suite à des informations faisant état  d'une opération militaire menée par la Turquie contre les forces kurdes dans la province d'Alep, où se trouve Kobané. Les FDS devraient riposter très prochainement à la frappe.

    Nouveau survol d'un drone turc jeudi 21 octobre
    Des militants syriens ont partagé une photo d'un drone de combat qui menait apparemment une mission de reconnaissance armée au-dessus de la ville de Kobane.

    Le drone était armé d'au moins deux munitions de petit diamètre à guidage laser MAM-L, fabriquées par le géant turc de la défense ROKETSAN.

    L'Anka-S est la version la plus avancée de la famille de drones Anka. Cette version est équipée du terminal de communication mobile par satellite Ctech DEV-KU-18.
    Drone Anka S.jpeg

  • Turquie : Test réussi pour un nouveau système de défense aérienne à courte portée (SHORAD)

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    Turquie : Test réussi pour un nouveau système de défense aérienne à courte portée
    Le nouveau système turc de défense aérienne à courte portée (SHORAD) Sungur a réussi un test, a annoncé la présidence des industries de la défense (SSB) le 26 février 2021.

    Sur Twitter, le directeur de SSB, Ismail Demir, a révélé que le nouveau système avait atteint une cible aérienne en mouvement à la portée et à l'altitude maximales avec une précision extrême pendant le test.

    Demir a noté que le nouveau système, qui a été développé par le principal entrepreneur militaire turc ROKETSAN, peut être intégré dans des plates-formes terrestres, aériennes et navales.

    Une vidéo du test montre Sungur, qui était monté sur un véhicule blindé Vuran, tirant l'un de ses quatre missiles antiaériens sur une cible en mouvement. Le SHORAD a utilisé son système optique infrarouge pour suivre la cible. 

    Le système a été développé pour fournir une protection antiaérienne mobile à courte portée pour les unités au sol contre les missiles de croisière, les véhicules aériens sans pilote, les aéronefs à voilure fixe volant à basse altitude et les hélicoptères.

    Les missiles Sungur, qui sont guidés par un guidage infrarouge, ont une portée de plus de 6 km, et même 8 km selon les sources.

    En juillet 2020, il a été annoncé que le SHORAD Sungur était prêt à entrer en service dans les forces armées turques. Un système très similaire, l'ALTIGNAN, est déjà en service avec les forces turques.

  • Syrie : Une arme mystérieuse, sans doute turque, détruit un char de l'armée syrienne dans le sud de la province d'Edleb

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    Vendredi 12 février, une arme mystérieuse a détruit un char de l'armée arabe syrienne (AAS) dans le sud de la province d'Edleb.

    Le char de combat a explosé tôt le matin après avoir été touché par un objet inconnu. Le char de combat était situé au sud de la ville tenue par le gouvernement de Ma'arat al-Nu'man, loin derrière la ligne de front.

    Des sources de l'opposition ont rapporté l'incident, certains affirmant que le char de combat avait été touché par un obus d'artillerie tiré par des militants du Grand Edleb.

    Cependant, ce haut niveau de précision est presque impossible à atteindre avec des obus d'artillerie non guidés. Le char de combat était également situé au-delà de la ligne de mire des militants.

    Le char de combat a peut-être été ciblé par l'un des drones de combat turcs qui opèrent régulièrement au-dessus du Grand Edleb. Une autre possibilité est que le char de combat ait été frappé avec un obus d'artillerie ou une fusée guidée par laser, après avoir été éclairé par un drone turc.

    L'année dernière, la société turque ROKETSAN a dévoilé son système de fusée à guidage laser TRLG-230. Le système a été déployé avec succès contre les forces arméniennes pendant la guerre du Haut-Karabakh de 2020. Le char de combat syrien a peut-être été frappé avec le TRLG-230 ou un système similaire.

    L'armée turque maintient plus de 60 postes, camps et bases dans le Grand Edleb. Des armes lourdes, similaires au TRLG-230, sont déployées sur la plupart de ces positions.

    Dans tous les cas, la frappe représente une grave escalade de la part de la Turquie et une violation de l'accord signé avec la Russie le 5 mars 2020. Les forces d'Ankara se sont engagées dans une confrontation féroce avec l'AAS et ses alliés l'année dernière pour les empêcher de neutraliser les groupes rebelles, pour la plupart islamistes, retranchés dans la région du Grand Edleb.