Riyad

  • Arabie saoudite : La défense anti-aérienne détruit des missiles balistiques et des drones yéménites sur Riyad

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    Plusieurs explosions ont secoué Riyad samedi 27 février 2021, la télévision d'Etat saoudienne rapportant la mise en échec d'une attaque aux missiles balistiques lancée par les rebelles yéménites. Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran dans le conflit au Yémen, ont multiplié les attaques contre l'Arabie saoudite à la tête d'une coalition militaire appuyant le gouvernement yéménite.

    Les forces de défense aérienne saoudiennes ont déjoué "une attaque de missiles balistiques menée par les houthis" contre la capitale saoudienne Riyad, a indiqué la coalition militaire, citée par la télévision Al-Ekhbariya, sans préciser le nombre de missiles interceptés. Des correspondants de l'AFP et des habitants à Riyad ont entendu plusieurs fortes explosions. Quatre drones lancés par les houthis contre le sud du royaume saoudien ont également été interceptés, selon la coalition.
    Ces attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat.


    Elles interviennent au moment où l'Arabie saoudite accueille le championnat de Formule E en banlieue de Riyad, auquel le prince héritier Mohammad ben Salmane a assisté selon les médias d'Etat.

    Les houthis ont intensifié les attaques contre le royaume saoudien, malgré l'approche de la nouvelle administration américaine de Joe Biden qui a décidé de retirer ces rebelles de sa liste des "organisations terroristes".

    Vidéo publiée par les Houthis sur le lancement de missiles de croisières contre Riyad

  • Arabie saoudite : Nouvelle explosion à Riyad

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    Une explosion a été entendue mardi 26 janvier dans la capitale saoudienne Riyad, rapporte un correspondant de l'agence Reuters qui n'a pas pu à ce stade confirmer les causes de la détonation.

    Selon la chaîne saoudienne Al Arabiya, des informations locales font état d'une explosion également, et des vidéos circulent sur les réseaux sociaux sur lesquelles on peut voir des images d'un missile intercepté au-dessus de Riyad, ajoute Reuters.

    Des sources associées à des groupes soutenus par l'Iran rapportent que le "Bureau des experts du Conseil des ministres" et le "Conseil de la Choura" à Riyad auraient été la cible de drones plus tôt dans la journée.

    L'espace aérien de la région de Riyad a été fermé aussitôt après l'attaque.

    Déjà samedi, l'Arabie saoudite avait annoncé avoir intercepté une cible "hostile" au-dessus de Riyad, qui fait régulièrement l'objet d'attaques lancées par les rebelles houthis du Yémen voisin. Riyad n'avait toutefois pas accusé les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran. Et ces derniers avaient affirmé via un de leurs médias ne pas être impliqués dans l'incident. Lundi, le ministère libanais des Affaires étrangères, ainsi que l'Allemagne, la France et le Royaume Uni, ont condamné l'incident en question.

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  • Arabie saoudite : Un groupe mystérieux revendique la responsabilité de la récente attaque contre Riyad. 

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    Un groupe armé se faisant appeler les Brigades de la promesse juste [Alwiyat Al Wa'ad Al Haq] a revendiqué la responsabilité de la récente attaque contre la capitale saoudienne, Riyad.
     
    Dans un communiqué publié le 23 janvier, le groupe a déclaré qu'il avait attaqué Riyad avec un certain nombre de drones kamikazes. Selon le groupe, l'attaque visait plusieurs positions dans la capitale saoudienne, notamment le palais Al Yamamah, la résidence officielle et le bureau du roi d'Arabie saoudite et le siège de la cour royale.
     
    Tôt le 23 janvier, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé l'interception d'un objet aérien hostile au-dessus de Riyad, tenant les Houthis pour responsables. Le groupe yéménite a cependant nié la responsabilité de l'attaque.
     
    Les Brigades de la promesse juste ont déclaré que l'attaque de Riyad était une réponse aux attentats à la bombe du 21 janvier à Bagdad, qui ont coûté la vie à 34 personnes. L'attaque a été menée par l'Etat islamique, qui reçoit le soutien de l'Arabie saoudite, selon le groupe.
     
    "Le deuxième coup sera porté aux tanières du mal à Dubaï, avec l'aide du Tout-Puissant, si les crimes de Bin Salman [prince héritier saoudien] et de Bin Zayed [prince héritier des EAU] se répètent", a déclaré le groupe dans son communiqué. .
     
    Le groupe nouvellement formé peut être affilié à l'Iran. Selon un rapport récent du Koweït al-Qbas, le Corps des gardiens de la révolution islamique a déployé des roquettes et des drones à guidage de précision dans le sud de l'Irak.
     
    L'Arabie saoudite n'a pas encore commenté l'annonce des Brigades de la promesse juste. L'attaque de Riyad entraînera probablement davantage de tensions au Moyen-Orient.

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  • L'Arabie saoudite dit avoir intercepté une cible aérienne "hostile"

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    L'Arabie saoudite a intercepté samedi 23 janvier une cible "hostile" au-dessus de la capitale Riyad, a indiqué la télévision publique du royaume, qui fait régulièrement l'objet d'attaques lancées par les rebelles houthis du Yémen voisin.
     
    Riyad n'a toutefois pas accusé dans son communiqué les rebelles yéménites. De leur côté, les houthis, par le porte-parole Yahya Sari, ont affirmé que les rebelles n'étaient pas responsables de l'incident et n'avaient "mené aucune attaque contre les pays agresseurs ces dernières 24 heures". 
     
    "Toute opération est revendiquée avec fierté et honneur", a-t-il ajouté selon un média houthi.et ces derniers ont affirmé via un de leurs médias ne pas être impliqués dans l'incident.
     
    Une explosion a été entendue vers 11H00 à Riyad, selon des correspondants de l'AFP. 
     
    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, qui intervient au Yémen pour lutter contre les houthis, a indiqué avoir "intercepté et détruit une cible aérienne hostile en direction de Riyad", sans donner plus de détails, selon la chaîne de télévision publique Al-Ekhbariya.
     
    Dans le même temps, l'aéroport international de Riyad a annoncé des retards pour plusieurs vols mais il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir si les deux évènements étaient liés. 
     
    L'Arabie saoudite intervient depuis 2015 au Yémen où elle est venue en aide au gouvernement face aux rebelles chiites houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de plusieurs régions du pays, dont la capitale Sanaa. Les houthis revendiquent régulièrement des attaques contre l'Arabie saoudite mais elles ne visent que rarement Riyad, située à quelque 700 km de la frontière.
     
    Plus tôt en janvier, l'administration républicaine sortante de Donald Trump, proche de l'Arabie saoudite, a inscrit les houthis sur sa liste noire des "organisations terroristes". Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, du nouveau président Joe Biden, a cependant promis de réexaminer cette décision afin de ne "pas entraver l'acheminement de l'aide humanitaire".
     
    Le conflit qui ravage le Yémen depuis presque six ans a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et mis sa population au bord de la famine.

  • Arabie saoudite : Arbres et décorations de Noël autorisés à la vente, signe d'assouplissement

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    Des arbres de Noël et des lumières décoratives de différentes couleurs sont proposés à la vente dans une boutique de souvenirs de la capitale saoudienne, Riyad, dans une scène difficile à imaginer il y a quelques années dans le royaume conservateur.

    Ces ventes ont commencé à apparaître progressivement dans le royaume ces dernières années, signe d'assouplissement des restrictions sociales après que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s'est engagé à diriger un royaume «modéré et libre» d'idées extrémistes.

    Le Royaume interdit la pratique de tout rite religieux sur son territoire autre que les rites islamiques.

    En plus des arbres de Noël, la boutique de cadeaux vend des pères Noël, des guirlandes de lumières et plus encore.

    "Je n'avais jamais imaginé voir ça" en Arabie saoudite, a déclaré à l'AFP un habitant de Riyad qui a refusé d'être nommé.

    Il était presque impossible de vendre ouvertement ces produits en Arabie saoudite il y a environ trois ans, mais le royaume a finalement vu la fin du rôle de la Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice, qui faisait office de police religieuse dans le pays.

    Pendant des décennies, les gens ont acheté des articles de Noël presque en secret, tandis que les chrétiens des Philippines, du Liban et d'autres pays ont célébré Noël à huis clos ou dans des régions où résidaient des étrangers.

    Dans le passé, Mary, une résidente libanaise de Riyad, dit qu'il était "très difficile de trouver des produits similaires" pour Noël dans le royaume.

    "Beaucoup de mes amis les achetaient au Liban ou en Syrie et les amenaient ensuite secrètement dans le pays", a-t-elle ajouté.

    Le prince héritier Mohammed ben Salmane a entrepris des réformes majeures en Arabie saoudite, dans le cadre desquelles il a autorisé des concerts, rouvert des cinémas et autorisé les femmes à conduire dans le cadre de son projet de modernisation du royaume.

    De son côté, le gérant du magasin qui vend des décorations de Noël à Riyad, qui s'est identifié uniquement comme Omar, confirme qu'il a également vendu des costumes de cosplay dans le passé à l'occasion d'Halloween.

  • Arabie saoudite : Ansar Ullah, le bras armé des rebelles chiites Houthis yéménites ont frappé l'aéroport international d'Abha

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    Jeudi 17 septembre, les forces aériennes yéménites, alliées des rebelles chiites yéménites Houthis, ont attaqué l'aéroport international d'Abha dans la province saoudienne de 'Asir à l'aide d'un drone suicide.

    Le général de brigade Yahya Sari, porte-parole de la branche pro-Houthi de l'armée yéménite, a déclaré qu'une "cible de grande valeur" avait été frappée par un drone Samad-3. Le drone Samad-3, qui a été révélé l'année dernière, a une portée de plus de 1 500 km.

    Dans un communiqué, le porte-parole a déclaré que l'attaque de l'aéroport international d'Abha était une réponse aux récentes frappes aériennes de la coalition dirigée par les Saoudiens sur son QG au Yémen.

    Les Houthis ont déclaré que l'attaque avait été un succès. Néanmoins, la coalition saoudienne affirme que le drone suicide a été intercepté avant d'atteindre sa cible.

    "Les forces conjointes de la coalition ont intercepté et détruit ce soir (jeudi) un drone chargé de bombes lancé délibérément par la milice terroriste Houthi pour cibler les civils et les biens civils à Khamis Mushait", a déclaré le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Malaki, dans un communiqué officiel.

    Au début de ce mois, les Houthis ont lancé un missile balistique et trois drones suicide sur la capitale saoudienne, Riyad. La coalition a répondu par deux séries de frappes aériennes sur Sanaa, la capitale du Yémen.

    La coalition dirigée par les Saoudiens réagira probablement de la même manière à la nouvelle attaque des Houthis contre l'aéroport international d'Abha dans les prochains jours.

  • Rohani à Macron: Non ! L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient

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    Iran 
    Rohani
    Rohani à Macron: Non! l'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient    
    L'Iran "ne cherche pas à dominer" le Moyen-Orient, a déclaré mardi 21 novembre le président iranien Hassan Rohani à son homologue français lors d'un entretien téléphonique, selon un communiqué de la présidence iranienne.
    "Notre présence en Irak et en Syrie est à l'invitation des gouvernements de ces pays pour lutter contre le terrorisme (...). L'Iran ne cherche pas à dominer (...) la région", a déclaré M. Rohani à son homologue français, quelques jours après que la France s'est inquiétée des "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
    "Notre objectif est d'œuvrer pour la paix et la sécurité et d'éviter le démembrement des pays de la région", a assuré le président iranien au cours de cet entretien. "Après Daech, il faut aussi lutter contre les autres groupes terroristes", a-t-il ajouté.
    Le président français avait affirmé vendredi 17 novembre que la France souhaitait que "l'Iran ait une stratégie régionale moins agressive" et que soit clarifiée "sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée". Le 16 novembre, son ministre des Affaires étrangères, en visite à Riyad, avait critiqué ce qu'il avait qualifié de "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.
    Le président français, qui a annoncé son intention de se rendre en Iran dans le courant de l'année 2018, a dit vendredi sa volonté de "dialoguer" avec Téhéran.
    Rohani à Macron : Le Hezbollah fait partie du peuple libanais
    Le président iranien, Hassan Rohani, a insisté sur l'importance du Hezbollah, le mouvement chiite libanais politique et armé, que soutient Téhéran.
    "Le Hezbollah fait partie du peuple libanais, il est très populaire dans ce pays et son armement est défensif et sert à contrer d'éventuelles attaques contre le Liban", a insisté M. Rohani. Et de poursuivre : "Nous devons maintenant faire en sorte que les mouvements libanais forment un gouvernement en toute sécurité pour le bien de leur pays".
     
    Myard 
    Point de vue de Jacques Myard  sur la politique "iranienne" du gouvernement français
    Le Proche et Moyen-Orient, un chaudron explosif ! 
    Tous les observateurs saluent l'initiative du Président Macron de recevoir à Paris Saad Hariri exfiltré d'Arabie-Saoudite, une opération qui tire une épine du pied de Riyad, mais qui peut provoquer des retours de bâton contre les intérêts français.
    La situation au Proche et Moyen-Orient dépasse très largement la personne de Saad Hariri qui apparaît comme l'otage de multiples forces géostratégiques antagonistes.
    Tout d'abord, il y a l'Arabie Saoudite qui accuse l'Iran de pousser ses pions partout dans la région, au Yemen, en Irak comme en Syrie.
    Cette présence iranienne forte n'est pas inexacte - sauf au Yémen - mais elle est aussi le résultat des erreurs de Riyad et de Washington depuis plus d'une décennie, surtout en Irak et en Syrie.
    Ensuite, face à cette situation, l'Arabie Saoudite semble même envisager une alliance avec Israël contre l'Iran avec le soutien de Trump. Le grand mufti d'Arabie Saoudite Abdelaziz al-Cheïkh a d'ailleurs lancé une fatwa appelant "les musulmans à s'allier avec les Juifs pour combattre le Hamas et le Hezbollah", il est évident que c'est l'Iran qui est visé.
    Dans ces conditions, lorsque Riyad "démissionne" S.Hariri, c'est avant tout le Hezbollah qui est visé, lequel, de plus, est la bête noire des Israéliens. Le risque est majeur pour la stabilité du Liban. Le mouvement chiite libanais dispose d'au moins 60.000 miliciens armés et aguerris, toute attaque contre lui peut provoquer la reprise de la guerre civile au Liban.
    Dès lors, les déclarations du ministre Le Drian à Riyad selon lesquelles la France est « inquiète » de la « tentation hégémonique » de l'Iran au Moyen-Orient est de nature à entraîner Paris dans un conflit où il n'y a que des coups à prendre ; l'Iran est incontournable pour la stabilité de la région et c'est aussi pour nos entreprises un grand marché.
    A ce titre la France devrait aussi s'interroger sur les conséquences pour nos entreprises de la volonté du Prince héritier de lutter contre la corruption, une noble cause...
    Pierre Conesa, très bon connaisseur de l'Arabie Saoudite, souligne à raison les risques de la purge engagée par Ben Salmane Saoud pour les entreprises européennes dont les affaires ont largement prospéré grâce à quelques princes compréhensifs, aujourd'hui en disgrâce...
    Pour toutes ces raisons Paris devrait plus que jamais garder en mémoire la règle d'or en diplomatie de Talleyrand : "Pas de zèle, Messieurs !"
    Jacques MYARD - Maire de Maisons-Laffitte - Membre Honoraire du Parlement
    Président du Cercle Nation et République.