REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

  • Centrafrique : de nouvelles violences font un mort et plusieurs blessés à Bangui

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    Alors que la campagne électorale pour les élections législatives partielles est en cours, au moins une personne a été tuée et plusieurs autres blessées mardi 2 mars 2021 lors de violences dans la capitale de la Centrafrique, par des hommes armés, a-t-on appris mardi.

    « Six blessés » et « un décès » ont été reçus dans un hôpital construit par Médecins Sans Frontières (MSF) dans le quartier Sica de Bangui, a annoncé dans un tweet mardi MSF.

    Les médias locaux ont rapporté que le PK5, quartier populaire du troisième arrondissement de Bangui, a été secoué mardi par des détonations d’armes lourdes et légères.

    Selon le journal "Corbeau News", il y a « un affrontement entre deux groupes miliciens d’autodéfense au quartier Ramandji » de Bangui. « On ignore les raisons de cet affrontement violent » qui a fait un mort et des blessés.

    Cette nouvelle vague de violences meurtrières survient alors que la campagne électorale pour les élections législatives partielles prévues le 14 mars en République centrafricaine est en cours.

    118 sièges (sur 140) restent à pourvoir aux élections partielles et l'opposition s'est retirée du processus électoral en dénonçant des fraudes.

    En dépit de la contre-offensive engagée par l’armée centrafricaine qui a repris plusieurs villes des mains des rebelles, certains députés ont réclamé une session extraordinaire qui fasse le point sur le plan de sécurisation des élections.

    Il faut rappeler que lors de la présidentielle et des législatives du 27 décembre 2020, plusieurs députés ont perdu leur véhicule et leurs biens durant la campagne et certains ont échappé à des tentatives d'assassinat.

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  • République centrafricaine : L'armée capture la forteresse des rebelles

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    L'armée nationale centrafricaine, connue sous son acronyme français FACA, soutenue par des mercenaires russes et rwandais, a repris le village de Kambakota situé non loin de Benzambe aux forces de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    La reprise de Kambakota aux rebelles du CPC fait suite à la reprise de Bossangoa, Benzambe et Bozoum par des soldats des FACA assistés de mercenaires rwandais et russes.

    Kambakota est le fief du PCC, et c'est là que les six groupes armés qui composent la coalition s'étaient réunis le 15 décembre 2020 et ont conclu leur alliance.

    C'est là que la déclaration officielle de la formation de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a été faite.

    La formation de l'alliance du CPC a également été suivie d'une déclaration dénonçant l'accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, signé entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes rebelles armés.

    Dans les 48 heures qui ont suivi la reprise du village, la plupart des habitants ont fui dans la brousse et même les combattants du PCC sont introuvables.

    Depuis la reprise de Bossangoa et de Bozoum, la vie est revenue lentement à la normale et les activités commerciales reprennent.

    D'un autre côté, une grande partie de la population de Benzambe et de Kambakota est restée dans la brousse et n'a pas encore repris ses activités quotidiennes de peur d'être malmenée par les rebelles du PCC.

    Benzambe et Kambakota sont de petites localités de l'Ouham, situées au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations locales qui se sont réfugiées dans la brousse voient la présence des forces des FACA dans leurs localités comme symbolique et à court terme.

    «Ils craignent de retourner dans leurs villages pour le moment car ils savent que les soldats des FACA vont bientôt partir et que les combattants du CPC reviendraient pour se venger de toute personne qui collaborerait avec les combattants des FACA», a déclaré un habitant local qui s'est échappé de Kambakota. .

  • République centrafricaine : L'armée reprend le contrôle d'une ville stratégique frontalière avec le Cameroun

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    L’armée centrafricaine a repris jeudi 11 février la ville de Beloko, frontalière avec le Cameroun, des mains des rebelles de la CPC.

    L'armée nationale et ses alliés sont rentrés jeudi 11 février 2021 à midi dans la ville de Beloko à la frontière avec le Cameroun, là où plus de 1.500 véhicules sont bloqués à cause de la présence des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), indique le site Oubangui médias.

    Cette entrée triomphale sans combat intervient après la reprise des villes tout au long de ce corridor économique pour le pays, souligne le site, rappelant que les rebelles du CPC avaient bloqué il y’a plus d’un mois le corridor Bangui-Garoua-Mboulay entrainant l’asphyxie du pays et la rareté des produits alimentaires et de l’aide humanitaire.

    Ces contre-offensives de l’armée et des alliés russes et rwandais, avec l’appui de la Minusca (mission onusienne en RCA) avaient permis l'acheminement, sous escorte des casques bleus onusiens, des produits humanitaires bloqués à Beloko. Le premier convoi humanitaire est arrivé à Bangui samedi dernier.

    Le premier ministre Firmin Ngrebada s'est félicité de la reprise de cette ville. « je félicite les éléments de nos Forces Armées et les alliés qui sont partis de Bouar, et qui viennent d’arriver ce jour à Beloko. Par cette posture nous assurerons, dorénavant en toute sécurité, le trafic des personnes et des marchandises sur l’axe Bangui-Beloko dans les deux sens », a-t-il annoncé.

  • République centrafricaine : Les rebelles acceptent l'accord de cessez-le-feu des chefs d'État des Grands Lacs

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    La Coalition des patriotes pour le changement (PCC), un groupe rebelle de la République centrafricaine (RCA), a accepté unilatéralement d'interrompre les combats suite à un appel des chefs d'État de la région des Grands Lacs et du Tchad.

    Abakar Sabome, le porte-parole de la PCC, a annoncé mardi l'accord de cessez-le-feu.
    « Les chefs d'État et de gouvernement ont appelé les forces rebelles à déclarer un cessez-le-feu unilatéral immédiat, à libérer la périphérie de Bangui et à revenir à leurs positions initiales », affirme le communiqué final à l'issue de la réunion tenue vendredi à Luanda entre les chefs d’Etat des Grands Lacs.

    La PCC par l'intermédiaire de Sabome peu de temps après la publication du communiqué, a salué l'initiative angolaise, ajoutant que le groupe était satisfait de la forme mais en désaccord avec le fond.

    « Oui à un cessez-le-feu unilatéral compte tenu du respect que nous avons envers vous, chefs d’État de l’Afrique, en qui nous avons tant de respect et de confiance. Nous nous soumettons totalement à ce cessez-le-feu unilatéral compte tenu du respect que nous avons pour vous. »

    « Mais ce cessez-le-feu, il faut qu'on nous dise de quoi il s'agit. Combien de temps durera-t-il ? Et qu'est-ce qui va suivre ? a demandé le porte-parole de la PCC.

    Sabome a en outre laissé entendre que le groupe réagirait de manière très sévère si le gouvernement centrafricain ne respectait pas les termes de l'accord.

    « Le cessez-le-feu sera respecté pendant deux, trois, quatre jours, etc. mais nous resterions sur nos gardes et si le gouvernement ne le respecte pas et tente d'attaquer nos positions, nous réagirons de manière très sévère », a-t-il déclaré.

    Concernant l'encerclement de Bangui, la capitale nationale de la RCA, il a noté qu '« il faut plutôt souligner que Bangui ne doit pas être attaqué car nos hommes sont déjà à Bangu i ».
    Le gouvernement du président Faustin Archange Touadera n'a pas encore répondu à l'appel des chefs d'Etat, mais des proches du gouvernement ont manifesté dans les rues pour demander au gouvernement de ne pas accepter le cessez-le-feu.

    « Tout cessez-le-feu maintenant à un moment où les rebelles de la PCC sont dos au mur ne ferait que leur donner amplement l'occasion de se réarmer et de revoir leur stratégie», a déclaré un manifestant.
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    « La promptitude avec laquelle ils ont accueilli l'appel au cessez-le-feu est une indication du fait qu'ils étaient vraiment complètement mis en déroute», a déclaré le manifestant.

     

  • République centrafricaine : 44% du territoire occupés par les groupes armés (ONU)

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    "Aujourd’hui, les groupes armés occupent 44% du territoire centrafricain et non pas les 2/3 comme affirment certains acteurs. Mais pour nous même 1% c’est déjà trop et nous continuerons à soutenir l’extension de l’autorité de l’Etat partout , a déclaré mercredi à Bangui, le Directeur de cabinet par intérim de la Mission onusienne en RCA (Minusca), Souleymane Thioune.

    Invité à la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca, le Directeur de cabinet a également salué la contribution des onze bureaux de terrain localisés dans les préfectures de la République centrafricaine à la mise en œuvre du mandat de la Mission.

    Il a, également, rappelé la contribution de ces bureaux de terrain à la restauration de l’autorité de l’Etat, notamment l’appui logistique aux préfets, sous-préfets et aux forces de défense et de sécurité centrafricaines, ainsi qu’à la mise en œuvre de l’Accord de paix et à l’organisation des élections du 27 décembre 2020.

  • République centrafricaine : 44 assaillants tués au nord-ouest du pays

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    Les forces armées centrafricaines (FACA) et les forces alliées ont lancé, lundi, une offensive à Boyali au nord-ouest de la Centrafrique faisant « 44 morts, dont plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais et peuls, des FACA et gendarmes renégats », a annoncé le gouvernement centrafricain sur son site.

    D’après les autorités centrafricaines, trois assaillants ont été également fait prisonniers et ces derniers ont été acheminés dans la capitale centrafricaine.

    Le 22 décembre 2020, cette ville touristique au nord-ouest de la Centrafrique, était tombée entre les mains de rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’un des principaux groupes rebelles qui avaient renversé le président François Bozizé en mars 2013.

    Bien que Boyali (Boali) soit défendue par les forces des Nations Unies et l’armée centrafricaine, l’UPC avait pris la ville le 22 décembre.

    Les rebelles avaient pillé le commissariat, la gendarmerie et des maisons de particuliers à leur arrivée.

    L’Unité pour la paix en Centrafrique est un groupe principalement composé de Peuls, dirigé par le Général Ali Darrassa, lui-même Peul né au Tchad.

    Le gouvernement du Tchad a condamné, jeudi dernier, dans un communiqué, l’enrôlement des ressortissants tchadiens dans les conflits centrafricains.

    Dans son communiqué, Ndjamena a annoncé que des sources dignes de foi font état des ressortissants d’origine tchadienne recrutés pour combattre comme mercenaires au sein des milices en Centrafrique.

    « Le Tchad ne peut admettre que des ressortissants d’origine tchadienne soient impunément recrutés et utilisés dans le conflit et ensuite exposés devant la presse comme moyens de preuve dans le seul but de faire porter la responsabilité de leur utilisation à leur pays d’origine », a souligné le porte-parole du gouvernement du Tchad, l’ambassadeur Chérif Mahamat Zène.

    Depuis le 19 décembre 2020, des rebelles regroupés au sein de la Coalition pour le changement (CPC) combattent contre les forces centrafricaines et les forces des Nations Unies.

    Le nombre de Centrafricains fuyant leur pays à cause de cette guerre ne cesse d’augmenter, a alerté, lundi 25 janvier, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

    D’après l’agence, des dizaines de milliers de personnes « ont fui les violences et l’insécurité en République centrafricaine (RCA) pour se réfugier dans les pays voisins ».

  • Centrafrique: deux Casques bleus tués par les rebelles

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    Deux casques bleus ont été tués par des rebelles lundi en Centrafrique, portant à 7 le nombre de morts parmi le contingent de la mission de l'ONU (Minusca) depuis le début de l'offensive des rebelles contre le régime du président Faustin Archange Touadéra, réélu officiellement dans la journée, a annoncé l'ONU.
     
    "Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 km de Bangassou (préfecture du Mbomou), dans le sud de la RCA, suite à l'embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés", a annoncé la Minusca dans un communiqué.

    Serge Singha Bengba, député de Bangassou 1, a expliqué que « des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ont fait face durant des heures aux forces de l’ONU, qui tentaient de bloquer leur progression vers la ville de Bangassou », où ils avaient été repoussés dans la nuit de vendredi à samedi.
     
    « Il y a des rebelles et des Casques bleus tués dans les combats. Nous aurons les détails exacts mardi », a précisé le député.
     
    Dans un communiqué publié lundi soir, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Mankeur Ndiaye,  a souligné que « la Minusca a payé un lourd tribut avec sept Casques bleus tombés au service de la paix, depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les anti-Balaka, le 3R, le MPC et l’UPC, alliés à l’ancien président François Bozizé ». 
     
    Il a néanmoins précisé que la force de l’ONU en RCA « reste engagée à poursuivre son mandat pour protéger les populations civiles et sécuriser les élections ».
     
    Samedi, les casques bleus ont repris le contrôle de la ville de Bangassou, occupée par des groupes rebelles depuis le 4 janvier 2021. La Minusca a annoncé dans un communiqué samedi, le contrôle total de la ville « suite à l’ultimatum lancé par la Force de la Mission aux groupes armés ».
     
    Le 17 décembre, les six plus puissants des groupes rebelles qui occupaient le nord de la Centrafrique se sont coalisés, puis ont annoncé le 19, une offensive dans le but d'empêcher le processus électoral qui était en cours.
     
    Le 27 décembre dernier, la Centrafrique a organisé des élections présidentielle et législatives. Faustin-Archange Touadéra a été proclamé Président, lundi, par la Cour constitutionnelle, pour un deuxième mandat de cinq ans, avec 53,16% des suffrages exprimés.