Relations Turquie-Tunisie

  • Tunisie : Fin des exercices militaires conjoints avec la Turquie

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    La Tunisie a annoncé, mercredi 27 janvier, la fin des exercices militaires conjoints de ses forces spéciales en Turquie.

    C’est ce qui ressort d’un bref communiqué du ministère tunisien de la Défense :

    « Dans le cadre de la coopération tuniso-turque, des exercices militaires conjoints ont été menés en Turquie entre le 17 et le 25 janvier courant, auxquels un détachement militaire du corps des forces spéciales des deux pays, a participé », indique le département tunisien de la Défense dans son communiqué, sans plus de détails.

    Et d’ajouter, « cette activité représente une opportunité d'échanger les expertises et de renforcer les capacités militaires opérationnelles des deux pays ».

    En décembre dernier, le ministre tunisien de la Défense, Brahim Bartagi, avait salué lors d'une rencontre avec l'ambassadeur de Turquie en Tunisie, Ali Onaner, « le soutien permanent de la Turquie à la Tunisie dans le domaine militaire ».

    Selon ce qui a été rapporté par la radio officielle à l'époque, Bartagi avait fait part de « son espoir de développer davantage la coopération militaire dans les domaines de la formation et des industries militaires, du transfert de technologie et de la santé militaire, et d'explorer de nouvelles voies pour cette coopération à même de répondre aux besoins des institutions militaires tunisienne et truque ».

    A noter que M. Mechichi, nommé en août par le président Saied, s'est progressivement éloigné de M. Saied, pour se rapprocher du parti Ennahdha, proche des Frères Musulmans, qui mène un bras de fer avec le président.

  • Turquie : Ankara pénètre en Afrique du Nord ... nouvel accord sur les armes avec la Tunisie

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    La Turquie poursuit sa recherche incessante de pénétration militaire en Afrique du Nord et d’expansion de son influence dans plus d’un pays arabe, grâce à des accords militaires et des accords conclus par les fabricants d’armes turcs avec ces pays.

    Les médias turcs ont révélé que le ministère tunisien de la Défense avait signé un contrat de 80 millions de dollars avec le fabricant turc de drones, pour l'achat de 3 drones "Phoenix".

    Dimanche 13 décembre,  le journal "Haber Turk" a rapporté que l'accord comprend la livraison de 3 drones ANKA-S de fabrication turque, 3 postes de contrôle au sol et la formation de 52 membres de l'armée de l'air tunisienne.

    Le journal a déclaré que les deux parties étaient parvenues à un accord sur toutes les questions à la fin de la semaine dernière, après deux ans de discussions sur le drone turc, "le Phoenix".

    Le drone Bayraktar TB2 est l'épine dorsale de l'industrie turque de la défense aérienne et l'un de ses produits les plus vendus. Les drones Bayraktar produits par une société appartenant à Selcuk Bayraktar, gendre du président Recep Tayyip Erdogan, sont du type fourni au Qatar, à l'Ukraine, ainsi qu'à l'armée turque elle-même, et sont également déployés à Chypre et en Libye. 

    Les États-Unis et l'Europe restent des partenaires actifs de la Tunisie dans le domaine de la coopération militaire, et de l'avis des experts, Ankara tente d'exploiter la situation économique difficile que traverse la Tunisie, pour l'attirer dans sa sphère d'influence axée sur l'idéologie des frères musulmans dont Erdogan se veut le champion . 

    Les politiciens et les militants des droits de l'homme ont déjà mis en garde contre l'implication de la Tunisie dans des alliances internationales dans le contexte du conflit libyen. Ils attirent l'attention sur les dangers d'entraîner le pays dans la politique des axes et des alliances en ouvrant la voie aux ambitions turques dans le pays.

    Il est de notoriété publique que le pouvoir turc cherche à renforcer son influence militaire dans cette région de l’Afrique du Nord traditionnellement proche de la France..