Relations Turquie-Azerbaïdjan

  • Nagorny-Karabakh : L'Arménie exclut toute solution diplomatique

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    L'Arménie a exclu mercredi 21 octobre toute "solution diplomatique" au conflit du Nagorny Karabakh avec l'Azerbaïdjan.

    Le Premier ministre Nikol Pachinian s'est adressé sur Facebook aux Arméniens, alors que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais étaient à Moscou pour des pourparlers séparés avec la puissance régionale russe. Les deux ministres sont également attendus à Washington cette semaine. "Nous devons admettre que la question du Karabakh, en ce moment et pour encore longtemps, ne peut avoir de solution diplomatique", a-t-il dit, après presque quatre semaines de combats qui ont fait près de mille morts selon des bilans partiels.

    "Tout ce avec quoi nous serions d'accord est inacceptable pour l'Azerbaïdjan. Cela montre que cela n'a aucun sens, au moins actuellement, de parler de solution diplomatique", a-t-il renchéri. Il a demandé en conséquence à tous "les dirigeants des villes, des districts, des villages, des partis politiques, des organisations civiles, des cercles des affaires, d'organiser des unités de volontaires" pour combattre au côté des Arméniens du Nagorny Karabakh.

    Les autorités azerbaïdjanaises ne se sont pas montrées plus enclines au dialogue depuis le début des hostilités le 27 septembre, le président Ilham Aliev, galvanisé par des victoires sur le terrain, qualifiant ses adversaires de "chiens" ou de "bêtes sauvages", et jugeant que toute négociation devait être précédée d'un retrait des indépendantistes.

    "La victoire ou la défaite"
    Les forces azerbaïdjanaises ont conquis ces dernières semaines des territoires échappant au contrôle de Bakou depuis les années 1990 et une guerre, dans la foulée de la chute de l'URSS, qui avait fait 30.000 morts et abouti à la sécession de cette région aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.

    Un conseiller du président Aliev, Hikmet Hajiyev, a réagi aux propos de M. Pachinian en dénonçant un discours "qui provoque une fois encore une escalade". Concernant les efforts diplomatiques en cours, "nous n'attendons aucune percée, en particulier dans le contexte de l'appel du Premier ministre arménien", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

    Selon M. Pachinian, la situation sur le front est "assez grave" pour les séparatistes, confrontés en particulier à l'avancée des troupes adverses dans le sud, en direction de l'Arménie et le long de la frontière avec l'Iran. "Il y a la victoire ou la défaite, rien d'autre. Pour gagner, nous devons tous former des unités de volontaires", a-t-il proclamé.

    Il a néanmoins estimé que son adversaire était en train de jeter ses "dernières ressources" dans la bataille, affirmant même que Bakou avait perdu 10.000 hommes, une affirmation invérifiable d'autant que l'Azerbaïdjan ne communique pas ses pertes militaires.

    L'appel de M. Pachinian intervient après l'échec consécutif de deux trêves humanitaires en octobre.

    Morts civils
    Russie, Etats-Unis et France sont les médiateurs historiques dans le conflit au Nagorny Karabakh et sont à la manoeuvre aussi cette fois-ci. Mais depuis le milieu des années 1990, tous les efforts diplomatiques ont échoué.

    Pour l'Azerbaïdjan, la solution passe par la réintégration du Karabakh, aujourd'hui de facto indépendant, à son territoire avec un haut degré d'autonomie. M. Pachinian revendique lui l'indépendance pour cette province, et a menacé de la reconnaître de manière unilatérale.

    La communauté internationale a appelé à maintes reprises à la cessation des hostilités depuis le 27 septembre, dénonçant aussi les bombardements des populations civiles des deux côtés du front, à l'instar de celui samedi de Ganja, en Azerbaïdjan, qui a fait 13 morts.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, Ankara soutenant Bakou. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, fait elle partie d'une alliance militaire avec la Russie.

    L'Azerbaïdjan, fort de ses revenus pétroliers, s'est armé sans compter ces dernières années, notamment auprès de la Russie, de la Turquie et d'Israël. Ankara est par ailleurs accusé d'avoir déployé des combattants pro-turcs de Syrie dans le conflit en cours.

  • Nagorny-Karabakh : Intenses combats - la Turquie appelle à des "pourparlers à quatre"

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    D'intenses combats ont opposé, mardi 13 octobre, forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise, ignorant toujours une trêve humanitaire, tandis que la Turquie, grand soutien de Bakou, proposait des "pourparlers à quatre" avec la Russie.

    La Turquie, qui a pris fait et cause pour l'Azerbaïdjan depuis le début des derniers affrontements le 27 septembre, et la Russie, qui est engagée dans une alliance militaire avec l'Arménie, sont de facto les arbitres du conflit. Ankara a ainsi estimé qu'"il était temps de trouver un nouveau mécanisme" pour résoudre la question du Nagorny Karabakh, une région disputée depuis des décennies.

    De tels pourparlers mettraient en évidence l'impuissance du Groupe de Minsk, médiateur historique du conflit co-présidé par la Russie, la France et les Etats-Unis, qui a parallèlement exhorté l'Arménie et l'Azerbaïdjan à respecter la trêve pour "éviter des conséquences catastrophiques" pour la région. Le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a lui aussi appelé les belligérants à "respecter leur engagement d'un cessez-le-feu" et à "cesser de cibler des zones peuplées de civils".

    Bakou et Erevan se rejettent la responsabilité des hostilités qui ont fait plus de 600 morts, dont 73 civils, selon des bilans partiels, l'Azerbaïdjan ne communiquant pas les décès parmi ses troupes. Et pour le quatrième jour consécutif, le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis samedi est resté lettre morte. "Après deux semaines de combats intenses, et s'intensifiant malheureusement (...) nous voyons que des centaines de milliers de personnes sont déjà affectées dans la région", a regretté le directeur Eurasie du Comité International de la Croix-Rouge, Martin Schuepp. Selon lui, des "discussions continues" sont néanmoins en cours pour des échanges de corps et de prisonniers, un objectif de la trêve négociée à Moscou.

    Situation mercredi matin 14 octobre
    L'attaché de presse du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, a déclaré que les forces armées azerbaïdjanaises avaient repris les tirs de roquettes et d'artillerie sur la ligne de contact au Karabakh mercredi matin.

    "La nuit, la tension relativement stable est restée sur la ligne de contact Artsakh-Azerbaïdjan. Dans certaines régions, les duels d'artillerie se sont poursuivis avec une intensité variable. Le matin, l'ennemi, violant le cessez-le-feu humanitaire, a repris les tirs de roquettes et d'artillerie dans les directions sud, sud-est, nord et nord-est". - a écrit Stepanyan sur Facebook, faisant référence aux données de l'armée de défense du Karabakh.

    Selon elle, les directions sud-est, nord et nord-est sont attaquées de manière particulièrement intense. "Les unités de l'Armée de Défense dans toutes les directions de la ligne de contact prennent les mesures nécessaires pour réprimer l'activité agressive de l'ennemi, en poursuivant avec confiance la mission sacrée de protéger les frontières de la patrie", a déclaré Stepanyan.

    Impasse diplomatique et militaire
    Du côté du front, les séparatistes du Nagorny Karabakh accusent l'armée adverse d'avoir lancé une triple offensive au sud, au nord et au nord-est de la république autoproclamée. Bakou de son côté affirme "respecter le cessez-le-feu", mais que l'adversaire arménien tirait sur les districts azerbaïdjanais de Goranboy, Terter et Agdam.

    L'Azerbaïdjan semble avoir conquis quelques territoires, sans avoir gagné un avantage significatif sur les séparatistes qui tiennent les montagnes. "L'Azerbaïdjan a enregistré certains succès militaires, mais rien de spectaculaire. Bakou est loin d'être prêt à prendre le contrôle du Karabakh", relève Guela Vassadze, expert au Centre géorgien d'analyse stratégique, évoquant une "impasse diplomatique et militaire".

    Dans le district de Terter (front nord), une équipe de l'AFP a vu au loin les forces azerbaïdjanaises pilonner les montagnes où se trouvent les positions arméniennes tirant sur la zone. Dans une cave sombre, une vingtaine d'Azerbaïdjanais avaient trouvé refuge. "On est là depuis seize jours. Tous les jours ils nous bombardent, malgré le cessez-le-feu. Hier et aujourd'hui, c'est sans arrêt", raconte Akiif Aslamiv, 62 ans.

    Une scène similaire à celles dont les journalistes de l'AFP ont été témoins les deux semaines précédentes du côté arménien du front, où les civils se terrent aussi dans les abris. Depuis Stepanakert, la capitale de la région séparatiste, on pouvait aussi entendre les tirs d'artillerie provenant du front sud.

    Dernière nouvelle : Arrivée d'un avion militaire français à Erevan (Arménie)
    Un avion de l'Armée de l'air française transportant une délégation militaire de haut niveau a atterri à Erevan, la capitale d'Arménie.

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    Oeillets rouges et peluches
    Le Nagorny Karabakh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990. Les hostilités en cours sont les plus graves depuis 1994. Après près de trente ans d'impasse diplomatique, le président azerbaïdjanais Ilham Alïev a juré de reprendre le contrôle de la région.

    Les belligérants s'accusent par ailleurs de viser délibérément des zones civiles peuplées, de crimes de guerre et d'user de bombes à sous-munitions, une arme interdite. A Ganja, deuxième ville d'Azerbaïdjan où un immeuble a été détruit faisant dix morts dimanche, des habitants déposaient des oeillets rouges et des peluches aux abords des ruines.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la crainte de la communauté internationale est de voir ce conflit s'internationaliser, la Turquie étant en outre accusée d'avoir envoyé des combattants pro-turcs de Syrie se battre aux côtés des Azerbaïdjanais, ce que Bakou dément. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 119 d'entre eux ont déjà été tués depuis le début des combats.

    Coronavirus
    Enfin, l'évolution dans la région de l'épidémie de nouveau coronavirus inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a constaté des cas en forte augmentation.

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    Sur le front nord du Nagorny-Karabakh

    Sur le front nord (suite):
    Sur le front de Hadrut :

    Vidéo - Côté azéri
    Sur le front avec l'armée d'Azerbaïdjan - l'intérieur de positions arméniennes

  • Arménie et Azerbaïdjan s'accordent sur un cessez-le-feu mais se bombardent intensivement avant son entrée en vigueur

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    L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont accordés samedi sur un cessez-le-feu à partir de midi dans la région séparatiste du Nagorny Karabakh, a annoncé la diplomatie russe après des négociations marathon à Moscou entre les chefs des diplomaties arménienne et azerbaïdjanaise.

    "Un cessez-le-feu est annoncé à partir de 12 heures 00 minutes le 10 octobre 2020 dans des buts humanitaires", a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lisant un communiqué à l'issue des pourparlers. On ignorait dans l'immédiat s'il s'agissait de midi à Moscou (09H00 GMT) ou à Stepanakert (08H00 GMT). M. Lavrov a affirmé que le cessez-le-feu permettrait "d'échanger des prisonniers de guerre, d'autres personnes et les corps des tués avec la médiation et en accord avec les critères du Comité de la Croix Rouge".

    L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont également engagés "à des négociations substantielles pour parvenir rapidement à un règlement pacifique" du conflit avec la médiation des co-présidents du groupe de Minsk de l'OSCE, a précisé M. Lavrov. Co-présidé par la Russie, les Etats-Unis et la France, le groupe de Minsk de l'OSCE est depuis le milieu des années 1990 le principal médiateur international dans ce conflit. Les "paramètres spécifiques" de la mise en oeuvre du cessez-le-feu seront convenus ultérieurement, a ajouté Sergueï Lavrov.

    Ces négociations entre les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais, à Moscou, ont duré plus de 10 heures et sont terminées très tard dans la nuit de vendredi à samedi. Il s'agissait du premier espoir sérieux pour mettre fin aux affrontements meurtriers qui opposent depuis le 27 septembre des séparatistes arméniens de la république autoproclamée du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, et les forces azerbaïdjanaises. Jusqu'à présent, les deux parties étaient restées sourdes aux appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu.

    "Maestro"
    Dans un message sur son compte Facebook, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a évoqué des "négociations marathon" et a qualifié le ministre russe des Affaires étrangères de "maestro".

    Avant le début des pourparlers, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev avait affirmé donner une "dernière chance" à Erevan pour régler pacifiquement le conflit dans cette région montagneuse, revendiquée par les deux pays. "Nous retournerons de toutes façons sur nos terres", avait-il affirmé, lors d'un discours télévisé. Le Premier Ministre arménien Nikol Pachinian s'était dit lui prêt "pour la reprise du processus de paix".

    Les deux camps se bombardent intensivement
    Des missiles azerbaïdjanais se sont abattus sur la capitale du Nagorny Karabakh, Stepanakert, samedi matin, a indiqué un responsable de cette enclave séparatiste, peu de temps avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le feu.
    "Il y a quelques minutes, l'Azerbaïdjan a de nouveau frappé des zones civiles de Stepanakert avec des missiles", a déclaré sur Twitter Artak Belgarian, le médiateur de cette république auto-proclamée, précisant qu'il n'y avait pas encore d'informations sur les victimes.

    De son côté, les forces arméniennes du Haut Karabakh ont bombardé intensivement" des zones habitées, selon les autorités d'Azerbaïdjan.

    Kalin Ibrahim.jpgLa Turquie affirme que le cessez-le-feu au Nagorny Karabakh échouera sans le retrait des Arméniens
    Les efforts déployés par la Russie, la France et les États-Unis pour mettre fin à la bataille en cours dans le Haut-Karabakh échoueront si l'Arménie ne se retire pas de la région contestée, a déclaré le 9 octobre le porte-parole présidentiel turc Ibrahim Kalin (photo).

    "S'ils ne font qu'appeler à un cessez-le-feu, s'ils ne travaillent qu'à un cessez-le-feu, ce ne sera rien de plus qu'une répétition de ce qui s'est passé au cours des 30 dernières années", a déclaré M. Kalin, cité par Reuters dans une interview sur Al-Jazira, "Il est presque certain que l'opération échouera si elle ne s'accompagne pas d'un plan détaillé pour mettre fin à l'occupation".

    Kalin a fait ces remarques alors que les ministres des affaires étrangères russe, azerbaïdjanais et arménien, Sergeï Lavrov, Jeyhun Bayramov et Zohrab Mnatsakanyan, se réunissaient à Moscou pour discuter de la situation au Haut-Karabakh.

    La Turquie semble confiante que les discussions à Moscou seront un échec. Dans une déclaration, le ministre de la défense, Hulusi Akar, a déclaré que l'attaque de l'Azerbaïdjan au Haut-Karabakh ne cessera pas tant que l'Arménie ne retirera pas ses forces de la région.

    "Tant que l'occupation ne sera pas terminée, tant que les terroristes et les mercenaires ne seront pas sortis de là, personne ne doit s'attendre à ce que nos frères azéris s'arrêtent", a déclaré M. Akar dans la déclaration.

    La Turquie soutient activement les opérations azerbaïdjanaises dans le Haut-Karabakh. Ankara a déployé plus de 1 000 mercenaires syriens sur les lignes de front de la région. En outre, au moins deux avions de chasse F-16 turcs ont été déployés en Azerbaïdjan.

    Les déclarations de Kalin et Akar indiquent que l'Azerbaïdjan n'est toujours pas prêt à faire des compromis. La bataille du Haut-Karabakh ne devrait pas se terminer de sitôt.

  • Nagorny-Karabakh : Pas de trêve en vue

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    Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivaient mardi des combats acharnés pour la région séparatiste du Nagorny Karabakh, chaque camp revendiquant des victoires et affichant sa détermination malgré les appels à la trêve et le nombre de victimes civiles. Les deux côtés se sont accusés ces deux derniers jours d'avoir multiplié à dessein les bombardements sur les zones urbaines habitées, notamment la capitale des indépendantistes, Stepanakert, et la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Gandja. Les journalistes de l'AFP ont vu nombre d'habitations détruites par les tirs de roquettes de part et d'autre, et recueilli des témoignages en ce sens.

    Dans un communiqué matinal, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir infligé de "lourdes pertes humaines et de matériel militaire" à l'adversaire, affirmant que "les troupes arméniennes étaient forcées à la retraite".

    Le président de la république auto-proclamée du Karabakh Arayik Haroutiounian a lui affirmé que son armée "remplissait avec succès ses tâches" et que "tout est sous contrôle".

    Au dixième jour de combats, aucun camp ne semble avoir pris un avantage déterminant sur l'autre. Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre ayant fait 30.000 morts. Le front est quasiment gelé depuis un cessez-le-feu en 1994, malgré des heurts réguliers. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays riche en pétrole a dépensé sans compter en armements modernes ces dernières années, a juré de reprendre le Karabakh, excluant une trêve sans promesse de retrait militaire arménien de la région et sans "excuses" du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

    Signe de l'animosité existante, il a qualifié ses adversaires de "chiens".

    Erevan et Bakou ont jusqu'ici fait fi des appels à un cessez-le-feu de l'essentiel de la communauté internationale, notamment celui de la Russie, la puissance régionale qui depuis près de 30 ans dirige aussi avec la France et les Etats-Unis les efforts de médiation sur le Nagorny Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien sans équivoque de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui appelle à la reconquête militaire du territoire séparatiste.

    'Menace inacceptable'
    Le bilan de 265 morts en dix jours de conflit reste très partiel, l'Azerbaïdjan n'annonçant aucune perte parmi ses soldats et 46 morts parmi les civils. Le Karabakh a fait état de 219 militaires et 19 civils tués. Les deux camps disent cependant avoir tué de 2.000 à 3.500 soldats ennemis chacun et se rejettent la responsabilité des hostilités.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, au vu des puissances en concurrence dans le Caucase: la Russie, la Turquie, l'Iran et les Occidentaux.

    Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont soupçonnés d'avoir déployé des mercenaires syriens au Karabakh dont plusieurs dizaines auraient été tués.

    Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu est attendu mardi en Azerbaïdjan pour "échanger sur la situation dans la région sous occupation arménienne" selon Ankara, premier déplacement de ce type depuis le début des hostilités.

    La France, la Russie et les Etats-Unis ont qualifié dans un communiqué commun le conflit de "menace inacceptable pour la stabilité de la région", dénonçant le caractère "disproportionné" des attaques des deux camps visant "des installations civiles".

    Les trois ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Mike Pompeo et Sergueï Lavrov y ont dénoncé "l'escalade de violence inédite et dangereuse" .

    Si la Russie entretient de bonnes relations avec les deux pays, elle reste plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé lundi soir à l'arrêt "immédiat" des combats, lors d'une conversation avec le dirigeant arménien.

    Le Kremlin dénonce une situation qui se "dégrade"
    La situation au Nagorny Karabakh "se dégrade", a dénoncé mardi le Kremlin au dixième jour de combats dans cette région séparatiste où s'affrontent Arméniens et Azerbaïdjanais, jugeant la mort de civils "inacceptable".

    "La situation se dégrade toujours, des gens continuent de mourir, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, répétant que "les parties ont l'obligation de cesser le feu et s'asseoir à la table des négociations".

    Colonel Arthur Galtsian.jpeg21 soldats arméniens du Haut Karabakh tué mardi 6 octobre
    Des responsables arméniens de l'enclave du Haut-Karabakh ont déclaré mardi 10 juin que 21 autres soldats avaient été tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan, portant à 244 le nombre total de soldats arméniens tués depuis le déclenchement de la guerre le 27 septembre.
    Parmi les soldats décédés, on compte le colonel Arthur Galtsian (photo ci-contre), de l'armée arménienne. Il a été tué ce mardi matin par les forces azéries.

     


    Vidéos - Côté Arménien
    Destructions dans la ville arménienne de Stepanakert

    Vidéos - Côté azéri
    Vidéos montrant le matériel militaire arménien capturé par l'armée azerbaïdjanise :

  • Arménie-Israël : L'Arménie rappelle son ambassadeur en Israël

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    Jeudi 1er octobre, l'Arménie a annoncé le rappel de son ambassadeur à Tel-Aviv en raison de ventes d'armes israéliennes à l'Azerbaïdjan.

    L'Arménie, qui entretient des relations avec Israël depuis l'éclatement de l'URSS au début des années 90, avait ouvert mi-septembre sa première ambassade en sol israélien, à Tel-Aviv.

    Mais, dans le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, l'Etat hébreu se trouve, par ses ventes d'armes, du côté de l'Azerbaïdjan.

    Selon la base de données de l'Institut international de recherche de la paix de Stockholm (Sipri), Israël a été le premier fournisseur étranger connu d'armes à l'Azerbaïdjan de 2017 à 2019 avec des ventes dépassant les 375 millions de dollars.

    D'après la presse israélienne, la société spécialisée Elbit systems a notamment vendu l'an dernier les premiers appareils de sa nouvelle gamme de drones militaires à l'Azerbaïdjan, pays avec lequel Israël entretient des relations diplomatiques depuis la chute de l'URSS au début des années 90.

    Dans le conflit qui vient d'éclater dans la région du Nagorny Karabakh, un territoire juridiquement azéri dont la population est dans son écrasante majorité arménienne, Israël se retrouve avec la Turquie à soutenir le camp azéri.

    Or la Turquie, en froid avec Israël sur nombre de dossiers - la Libye, le partage des ressources gazières en Méditerranée orientale, le conflit israélo-palestinien - est également une concurrente sur le plan des ventes d'armes et notamment ses drones.

    "Israël regrette la décision de l'Arménie de rappeler l'ambassadeur arménien en Israël pour des consultations. Israël attache de l'importance à sa relation avec l'Arménie et considère l'ambassade arménienne en Israël comme un outil important pour promouvoir des relations aux bénéfices de nos deux peuples", a réagi, dans un message nocturne à la presse, le ministère israélien des Affaires étrangères.

    A noter qu'Israël n'a toujours pas reconnu le génocide perpétré par les Turcs contre la population arménienne dans les années 1915-1923 et qui a coûté la vie aux deux tiers de la population arménienne présente sur le territoire turc.

     

  • Nagorno-Karabakh : 90 militants syriens tués, blessés ou disparus dans les combats

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    Des dizaines de miliciens syriens recrutés par la Turquie ont été tués, blessés ou portés disparus lors des combats aux côtés des forces armées azerbaïdjanaises dans la zone contestée du Haut-Karabakh, a rapporté le 1er octobre l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH)

    "Les dernières 48 heures ont vu une participation à grande échelle des miliciens syriens enrôlés par Ankara dans les combats des collines du Haut-Karabakh", a déclaré l'OSDH dans son rapport.

    Selon l'OSDH, le nombre de miliciens syriens qui ont été tués par les forces arméniennes est passé à 28. Au moins 62 autres ont été blessés ou portés disparus.

    Au total, 850 militants syriens auraient été déployés en Azerbaïdjan à ce jour. Des compagnies de sécurité turques sont à l'origine de ces recrutements.

    La Turquie semble soutenir l'opération azérie dans le Haut-Karabakh, qui a débuté le 27 septembre. Outre le déploiement de miliciens syriens, Ankara est également accusée de prendre une part active aux opérations aériennes des forces azéries au-dessus de la zone contestée.

    L'intervention indirecte de la Turquie est susceptible d'aggraver encore le conflit du Haut-Karabakh, comme nous l'avons déjà vu en Libye et en Syrie.

    Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

  • Arménie-Azerbaïdjan : Le Nagorny Karabakh affirme avoir repris les positions perdues au début de l'offensive azérie

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    L'attaché de presse du président du Haut-Karabakh Arayik Harutyunyan Vahram Poghosyan a déclaré que le Karabakh avait repris les positions perdues au début de l'offensive de l' Azerbaïdjan

    «En une nuit, nous avons repris la plupart des positions perdues, en plus, nous les avons améliorées et nous avançons. Et c'est à ce moment-là que les soldats turcs sont apparus pour combattre dans les rangs de l'armée azerbaïdjanaise, tout le monde le sait», explique Poghosyan.

    Il a ajouté que si l'Azerbaïdjan continue d'attaquer, il est tout à fait possible que «nous ne défendrons pas seulement nos positions, mais aussi avancerons et en prendrons de nouvelles».

    "Poghosyan a indiqué que l'économie du Karabakh n'a pas souffert à cause de la guerre, les infrastructures fonctionnent comme avant, et si elles sont bombardées, des mesures sont rapidement prises pour les réparer et les restaurer".

    Macron critique la déclaration de la Turquie sur le Haut Karabakh
    Le président français Emmanuel Macron a qualifié la déclaration de la Turquie sur le Haut-Karabakh d'irritante et de dangereuse.
    Ankara s'était déclarée prête à fournir à l' Azerbaïdjan tout soutien qu'elle demandait dans le contexte du conflit armé au Haut-Karabakh .
    "J'ai attiré l'attention sur les déclarations politiques de la Turquie , qui me semblent téméraires et dangereuses", a déclaré Macron lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre letton Krisjanis Karins à Riga.

    Il a ajouté que mercredi soir, il s'entretiendrait avec le président russe Vladimir Poutine , et jeudi matin avec le dirigeant américain Donald Trump afin d'échanger des vues et de proposer des solutions pour sortir de la crise.

    La veille, les autorités turques avaient publiquement déclaré qu'Ankara était prêt, le cas échéant, de fournir à Bakou non seulement une assistance politico-diplomatique, mais aussi d' autres types de soutien dans le conflit, mais elles ont nié toutes les déclarations faites par la partie arménienne au sujet de la participation présumée de la Force aérienne turque dans la zone de confrontation entre Bakou et Erevan au Karabakh.

    Ankara reproche à Paris d'approuver l'occupation arménienne du Haut-Karabakh
    En soutenant l'Arménie dans le conflit du Haut-Karabakh, la France approuve l'occupation arménienne de cette région séparatiste d'Azerbaïdjan, a estimé mercredi le ministre turc des affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dans un entretien accordé à l'agence de presse Anatolie. Un peu plus tôt, le président français Emmanuel Macron avait jugé les déclarations turques sur le conflit "inconsidérées" et "dangereuses".

    L'ambassadeur d'Azerbaïdjan à Moscou menace les Arméniens d'une "guerre jusqu'au bout"
    Si l'Arménie reconnaît le Haut-Karabakh non reconnu comme son territoire, alors "il y aura une guerre jusqu'à la fin victorieuse", a déclaré mercredi 30 septembre l'ambassadeur d'Azerbaïdjan en Russie, Polad Bulbul-oglu, qui a accordé une interview à la chaîne de télévision Dozhd . "L'Arménie a tout fait pour perturber le processus de négociation. S'ils essaient de discuter de la reconnaissance du Haut-Karabakh, s'ils la reconnaissent, il y aura une guerre jusqu'à la fin victorieuse. Ce sera le dernier pont qu'ils brûleront", a déclaré l'ambassadeur sur le site Internet de la chaîne de télévision. ...

    Selon lui, le conflit à la frontière des deux pays a repris du fait que l'Arménie «ne veut pas reconnaître» le Haut-Karabakh comme «territoire azerbaïdjanais» et «déclare une république autoproclamée».

    «Personne ne s'est fixé pour objectif de les chasser (la population arménienne) du Haut-Karabakh, l'Azerbaïdjan n'a pas un tel objectif», explique Bulbul-oglu. L'ambassadeur a souligné que l'objectif principal de son pays est "de renvoyer les Azerbaïdjanais sur leurs terres, où ils vivaient depuis des siècles".

    Rappelons que le Haut-Karabakh est une république non reconnue qui faisait partie de la RSS d'Azerbaïdjan, dont une partie importante de la population est aujourd'hui arménienne.

    L'Arménie affirme que l'armée de l'air turque a pris en charge les opérations militaires contre le Haut Karabakh
    L'Azerbaïdjan a cédé à l'armée de l'air turque le contrôle aérien de l'opération militaire menée au Haut Karabakh. L'information a été donnée par le représentant du ministère arménien de la Défense Artsrun Hovhannisyan sur Facebook .
    Selon lui, les vols de l'aviation turque et azerbaïdjanaise sont désormais sous le commandement et le contrôle à distance de la station C2 aéroportée E7-T, un poste de commandement aérien basé dans la région d'Erzurum- Kars. Le commandement et la direction des forces aériennes turques sont très probablement à bord, a ajouté Hovhannisyan.

    La station C2 est située à quelque distance de la frontière avec la région de Hadrut, elle contrôle directement le feu des avions d'attaque azerbaïdjanais. 

    Deux F-16 de l'armée turque. Des SU-25, des rone Bayraktars ont mené des attaques à haute altitude en direction des localités des régions de Hadrut et Martuni dans le Haut Karabakh.