Relations Tunisie-France

  • Tunisie : Découverte d'un tunnel menant à la résidence de l'ambassadeur de France

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    Les services de sécurité tunisiens ont découvert par hasard, dans le quartier de La Marsa, aux portes de la capitale, un tunnel menant à la résidence de l'ambassadeur de France.

    Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, ce mercredi 3 novembre 2021, avoir chargé les unités de la Garde nationale spécialisées dans la lutte contre le terrorisme d'ouvrir une enquête, après avoir découvert un tunnel à proximité de la résidence de l'ambassadeur de France dans la banlieue de la capitale.

    Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'il avait chargé les autorités compétentes de mener les recherches et les inspections nécessaires en coordination avec le ministère public.

    Elle a confirmé que, sur la base d'informations reçues par les services de sécurité concernant la présence d'activités suspectes dans une maison de la banlieue de La Marsa, à proximité de la résidence de l'ambassadeur de France en Tunisie, et après enquête, il est devenu clair que parmi les les personnes qui fréquentaient la maison susmentionnée étaient une personne connue pour son islamisme radical.

    La radio tunisienne "Music", citant des sources sécuritaires, a rapporté que la découverte du tunnel a eu lieu après l'évacuation du port de plaisance par les autorités et par décision judiciaire des familles qui vivaient dans une grande maison à proximité du lieu de l'incident.

    Selon les mêmes sources, après l'expulsion de ces familles, un trou d'un large diamètre a été découvert, si bien que les recherches dans la première étape ont pensé qu'il était lié à des fouilles à la recherche de trésors français en Tunisie.

    Le Parquet du Tribunal de Première Instance de Tunis a autorisé l'ouverture d'une enquête menée par la Garde Nationale pour révéler la vérité et les circonstances de ce tunnel et le but exact de son creusement.

     

     

  • France : Durcissement des conditions d'octroi des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et la Tunisie

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    Paris a décidé de durcir les conditions d'obtention des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie qui "refusent" de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement.

    "C'est une décision drastique, c'est une décision inédite, mais c'est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n'acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France", a-t-il justifié sur Europe 1, confirmant une information de la radio.

    L'attitude de ces pays "freine l'efficacité des reconduites effectives" à la frontière une fois les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées, a-t-il déploré. "Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces; aujourd'hui on met cette menace à exécution", a-t-il expliqué.

    Soulignant les visites sur ce sujet dans ces trois pays du Premier ministre français et de membres du gouvernement, dont le ministre de l'Intérieur, ainsi que les réunions avec les ambassadeurs des pays concernés, il a estimé qu'"à un moment quand les choses ne bougent pas, nous faisons appliquer les règles".

    Interrogé sur la durée d'application de cette mesure, temporaire ou pérenne, le porte-parole du gouvernement français a indiqué qu'elle avait été "décidée il y a quelques semaines" et "va être mise à exécution" pour "pousser les pays concernés à changer de politique et accepter de délivrer ces laisser-passer consulaires".

    "On souhaiterait que la réaction soit davantage de coopération avec la France pour qu'on puisse faire appliquer nos règles migratoires", a insisté le porte-parole du gouvernement français.

    Le Maroc regrette la "décision injustifiée" de la France
    Le Maroc a regretté mardi la décision de la France de durcir les conditions d'obtention des visas à l'égard du royaume, la qualifiant d'"injustifiée". Paris a annoncé la réduction du nombre de visas accordés au Maroc, à l'Algérie et à la Tunisie en raison du "refus" de ces trois pays du Maghreb de délivrer les laisser-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France.

    "Nous avons pris acte de cette décision, nous la considérons comme injustifiée", a déclaré le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, lors d'une conférence de presse avec son homologue mauritanien, Ismaël Ould Cheikh Ahmed. "Le Maroc a toujours géré la question migratoire et le flux des personnes, avec une logique de responsabilité et d'équilibre entre la facilitation des déplacements des personnes (...) et la lutte contre la migration clandestine", a affirmé M. Bourita. "La décision (de la France) est souveraine. Le Maroc va l'étudier, mais les raisons qui la justifient nécessitent de la précision, un dialogue, car elles ne reflètent pas la réalité", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

    L'Algérie convoque l'ambassadeur de France
    Le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué mercredi l'ambassadeur de France en Algérie pour protester contre la décision de Paris de réduire le nombre de visas accordés aux ressortissants algériens, selon un communiqué officiel.

    L'ambassadeur, François Gouyette, s'est vu notifier "une protestation formelle du gouvernement algérien suite à une décision unilatérale du gouvernement français affectant la qualité et la fluidité de la circulation des ressortissants algériens à destination de la France", a précisé le ministère dans un communiqué.