Relations Soudan-Ethiopie

  • Soudan : l'Éthiopie bombarde une patrouille de l'armée soudanaise dans une région frontalière

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    D'après les médias soudanais les troupes de l'armée nationale soudanaise ont subi des bombardements éthiopiens sur la bande frontalière de l'État d'Al-Qadarif, à l'est du Soudan.

    Le site d'information Sudan Tribune a rapporté dimanche soir qu'une patrouille de l'armée soudanaise en provenance de Jabal Abou al-Touyour a été bombardée par des obus de mortier Hawn tirés par les forces éthiopiennes dans l'État frontalier de d'Al-Qadarif (est).

    La même source a ajouté que "les forces de l'armée soudanaise ont riposté au bombardement sans déplorer aucune perte dans ses rangs".

    Les médias soudanais n'ont pas précisé les motifs de l'attaque, et l'armée soudanaise n'a encore fait aucune déclaration à ce sujet.

    Abdullah Hamdok, le Premier ministre soudanais a assuré, dans la journée du jeudi, au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que l'armée de son pays s'était positionnée au long de de ses frontières avec l'Éthiopie et que Khartoum ne voulait entrer en guerre avec personne.

    Le différend frontalier entre les deux pays est reparti de plus belle à la suite des escalades déclenchées par une attaque armée visant une force de l'armée soudanaise au "Jabal at Turiyah" (est) à la mi-décembre.

    Le Soudan accuse l'armée éthiopienne de soutenir ce qu'elle décrit comme des "milices éthiopiennes", ce qu'Addis-Abeba nie et qualifie de "bandes de hors-la-loi".

  • Ethiopie/Soudan : Escalade dangereuse : un avion militaire éthiopien pénètre l'espace aérien soudanais

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    Le Soudan a annoncé mercredi 13 janvier 2021qu'un avion militaire éthiopien avait violé son espace aérien, décrivant l'incident comme une "escalade dangereuse".
     
    C'est ce qui est ressorti d'un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères, au moment où des tensions armées sont présentes dans les zones frontalières entre les deux pays.
     
    Le communiqué a souligné : "Dans une escalade dangereuse et injustifiée, un avion militaire éthiopien a pénétré l'espace aérien soudanais... Cela pourrait avoir de graves conséquences et provoquer plus de tension dans la région frontalière".
     
    Et de poursuivre : "Nous exigeons que ces actes hostiles ne se reproduisent pas à l'avenir, compte tenu de leurs répercussions dangereuses sur l'avenir des relations bilatérales entre les deux pays, et sur la sécurité et la stabilité dans la Corne de l'Afrique".
     
    Le communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères n'a pas précisé le moment ou le lieu de la violation perpétrée par l'hélicoptère éthiopien, et les autorités éthiopiennes n'ont encore émis aucune déclaration à ce sujet.
     
    Les frontières soudano-éthiopiennes ont été récemment le théâtre de nombreux incidents, déclenchés par une attaque armée visant une force de l'armée soudanaise au mont Touriya (est) à la mi-décembre 2020.
     
    Le conflit dans cette région est ancien, mais il persiste entre les agriculteurs éthiopiens et soudanais, car des bandes armées éthiopiennes attaquent des agriculteurs soudanais dans le but de piller et de voler, et font de nombreux morts et blessées, selon Khartoum.
     
    Le Soudan accuse l'armée éthiopienne de soutenir ce qu'elle décrit comme des « milices éthiopiennes », des propos qu'Addis-Abeba réfute en qualifiant ces groupes de "bandes de hors-la-loi".

  • Le Soudan reprend les territoires disputés avec l'Éthiopie

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    Le Soudan a pris le contrôle de la plupart des territoires frontaliers en litige avec l'Éthiopie après deux jours d'affrontements, selon le ministre soudanais de l'Information, Faisal Salih, dans la soirée du 26 décembre.
     
    En particulier, le ministre a révélé à Reuters que, tout en croyant au dialogue pour résoudre les problèmes, l'armée soudanaise continuera sa tâche de reprendre le contrôle de tous les territoires de son pays. Selon ce qui a été annoncé par Salih, l'armée soudanaise aurait reconquis entre 60 et 70% du territoire du Soudan, après deux jours d'affrontements, au cours desquels les forces de Khartoum auraient agi défensivement, ce qui implique qu'elles auraient été attaquées. Le ministre a ensuite précisé que, selon les rapports des services de renseignement, l'organisation, l'entraînement et l'armement des forces armées qui ont attaqué les Soudanais auraient appartenu aux forces régulières et non aux milices.
     
    La frontière entre l'Éthiopie et le Soudan a été le théâtre de tensions récentes depuis que, le 4 novembre, un conflit interne a éclaté dans la région éthiopienne du Tigray, située au nord du pays, entre les forces du gouvernement d'Addis-Abeba et celles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) qui a poussé quelque 50 000 réfugiés à trouver refuge au Soudan. Face au déclenchement des hostilités près de la frontière, les autorités de Khartoum avaient décidé de renforcer leur présence militaire près de la frontière orientale avec l'Éthiopie. Il y a eu alors quelques épisodes de tension avec les forces de l'ethnie Amhara, qui soutiennent le gouvernement du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à propos des territoires disputés entre le Soudan et l'Ethiopie.
     
    Ce différend territorial découle du fait que les agriculteurs de la région éthiopienne d'Amhara revendiquent leurs droits sur les terres de la plaine d'al-Fashqa, que le Soudan considère comme relevant de sa juridiction, provoquant des affrontements, surtout pendant les saisons des semis et récoltes. Cette zone borde la région du Tigray.
     
    Face au regain de tension le long de la frontière éthiopienne-soudanaise, les gouvernements des deux pays avaient entamé, le 22 décembre dernier à Khartoum,  des négociations pour résoudre la question de la démarcation de la frontière commune. À cette occasion, il y a eu une rencontre entre les délégations conduites par le Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de l'Éthiopie, Demeke Mekonnen, et le ministre soudanais en charge du cabinet, Omar Manis. Le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, et son homologue éthiopien Abiy Ahmed s'étaient déjà entendus dimanche 20 décembre pour entamer des discussions lors d'un sommet du bloc régional de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui s'est tenu à Djibouti.
     
    Avant le début des négociations le 22 décembre, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Ato Demeke Mekonnen, a déclaré que l'armée soudanaise menait des attaques le long de la frontière depuis le 9 novembre. Selon ses déclarations, des civils auraient été tués ou blessés, les produits agricoles des Ethiopiens détruits et leurs propriétés vandalisées. De son côté, le Soudan avait rapporté la mort de 4 soldats tandis que 20 autres personnes étaient blessées  dans une embuscade des forces éthiopiennes et leurs milices "à l'intérieur des frontières soudanaises".
     
    Les deux pays partagent une frontière d'environ 1 600 kilomètres. En 1902, le Royaume-Uni, alors puissance coloniale au Soudan, et l'Éthiopie avaient signé un accord pour tracer la frontière, mais le document était dépourvu d'identification de lignes de démarcation claires. Les derniers pourparlers  frontaliers entre les deux pays ont eu lieu le 29 mai 2020 à Addis-Abeba. Auparavant, entre 2002 et 2006, des réunions régulières avaient lieu entre les deux pays pour aborder la question de la démarcation des frontières.

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  • Soudan : Violents combats à la frontière avec l'Ethiopie

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    De violents combats entre l'armée soudanaise et l'Ethiopie ont eu lieu dimanche après-midi dans le secteur appelé Météma, à la frontière entre le Soudan et l'Ethiopie. Selon certaines sources, l'armée soudanaise a attaqué une base militaire éthiopienne à la périphérie de Météma.

  • Soudan : 4 soldats soudanais tués dans une embuscade tendue par une milice éthiopienne

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    Selon une source de l'État de Gedaref, dans l'est du Soudan, des éléments d'une milice éthiopienne ont tendu une embuscade à une unité de l'armée soudanaise dans  la bande frontalière, tuant un officier ayant le grade de général de brigade.

    La même source a déclaré que l'armée soudanaise a lancé une opération de ratissage pour éliminer les responsables. Trois soldats soudanais ont encore été tués au cours de violents combats dans la région d'Al-Asra sur la bande frontalière.

    La source a souligné que l'armée soudanaise avait repris ces derniers jours des zones du territoire soudanais occupées par des agriculteurs éthiopiens, ce que l'armée éthiopienne avait considéré comme une provocation.