Relations Soudan-Ethiopie

  • Soudan : L'armée affirme avoir repoussé une incursion de l'armée éthiopienne

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    L'armée soudanaise a déclaré avoir repoussé une tentative d'incursion des forces éthiopiennes dans la zone frontalière entre les deux pays. Les troupes d'Addis-Abeba, suite à la contre-offensive soudanaise, ont été contraintes de se retirer de la zone d'Umm Barakit. Le chef des forces armées de Khartoum, le général Abdel Fattah al-Burhan, a précisé que les affrontements avaient eu lieu samedi 25 septembre. Le commandant a souligné que l'armée protégeait le pays après la tentative de coup d'État organisée dans la capitale le 21 septembre. Le colonel Getnet Adane, porte-parole militaire de l'Éthiopie, n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

    Agitation de la tribu Beja
    Pendant ce temps, au Soudan, des manifestants des tribus Beja, dans la région orientale du pays, ont occupé un oléoduc qui transporte du pétrole brut importé vers Khartoum. Les résidents se sont déplacés pour protester contre les conditions politiques et économiques dégradantes de leurs communautés. Le correspondant d'Al Jazeera, Hiba Morgan, a déclaré que le mécontentement de la tribu Beja, l'une des principales tribus de l'est du Soudan, a commencé en octobre 2020, lorsque certains groupes armés et d'opposition ont signé un accord de paix avec le gouvernement soudanais. La tribu estime que l'accord n'est pas "représentatif" et ne traite pas "les causes profondes de la marginalisation et du sous-développement dans la région orientale", a déclaré Morgan. "Ils disent qu'ils veulent que le gouvernement comprenne ce que signifie vivre une crise économique, être sous-développé et faire entendre votre voix », a-t-il ajouté. Selon le journaliste, l'objectif des manifestants est de tenir une conférence avec diverses tribus et ethnies de la région pour trouver une alternative à l'accord de paix. Le gouvernement, pour sa part, a appelé les manifestants à mettre fin à l'occupation de l'oléoduc d'ici une semaine afin d'éviter que le pays ne subisse d'énormes pertes financières. Gadian Ali Obaid, ministre soudanais du pétrole et de l'énergie, a déclaré dans une interview : « Les autorités tentent de résoudre le problème de la fermeture des ports ». Samedi 25 septembre, Obaid a précisé qu'il restait encore suffisamment de réserves pour répondre aux besoins du pays pendant encore 10 jours. Selon le ministère, la raffinerie de pétrole de Khartoum, qui produit du carburant pour la consommation interne, fonctionne toujours normalement. Un autre oléoduc utilisé pour exporter du pétrole brut du Soudan du Sud voisin, tout en fonctionnant toujours, est également vulnérable car des manifestants ont bloqué un cargo. L'arrêt des exportations de pétrole "conduira à de lourdes pertes économiques", a déclaré Yaser Arman, conseiller du Premier ministre Abdalla Hamdok, dans un communiqué, estimant les dommages potentiels d'une panne prolongée à plus d'un milliard de dollars.

    Répercussions de la guerre du Tigray en Ethiopie
    Les tensions entre le Soudan et l'Éthiopie se sont accrues depuis que le conflit dans la région nord de l'Éthiopie du Tigray s'est intensifié et que le différend sur la construction du Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD) n'a pas encore été résolu. 

    La guerre au Tigray a commencé par une opération de l'armée fédérale éthiopienne dans la région après que le TPLF a été tenu pour responsable d'une attaque contre une base militaire des forces gouvernementales à Dansha, dans le but d'y voler du matériel militaire. Abiy, le 1er ministre éthiopien, avait accusé le TPLF (Front de Libération du Peuple Tigray) de trahison et de terrorisme et avait lancé une campagne militaire pour rétablir l'ordre dans la région. L'offensive a été déclarée terminée le  29 novembre  2020, avec la conquête de la capitale régionale, Mekele. Cependant, les combats se sont poursuivis dans le centre et le sud du Tigray. L'Érythrée voisine a également envoyé ses hommes pour soutenir les forces d'Abiy. Les combattants du Tigray n'ont pas cessé le combat et, quelques mois plus tard, ils ont repris contrôle d'une grande partie du territoire  de la région nord du Tigray, après avoir reconquis la capitale régionale, Mekele. L'opération militaire du gouvernement fédéral a subi un revers sévère face à la contre-offensive des forces tigréennes et, dans la soirée du 28 juin, l'exécutif d'Addis-Abeba a été contraint d'annoncer un  cessez-le-feu unilatéral et immédiat. Cette décision a marqué une accalmie dans le conflit civil, qui durait depuis près de huit mois. Le TPLF a cependant qualifié la trêve de « blague » et les combats n'ont pas encore cessé.

  • Risque de guerre entre l'Ethiopie et le Soudan

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    L'expert soudanais en droit international, Ahmed Al-Mufti, a mis en garde contre un risque de guerre entre l'Éthiopie et le Soudan à cause du terrain sur lequel le barrage de la Renaissance éthiopienne a été construit.

    L'expert soudanais en droit international a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU et les États-Unis d'Amérique à intervenir pour restaurer la région de "Benishangul" sur laquelle le barrage de la Renaissance éthiopienne a été construit à la souveraineté soudanaise afin d'éviter le déclenchement d'une guerre entre Soudan et Éthiopie, justifiant qu'Addis-Abeba a violé la Convention de 1902.

    Al-Mufti a déclaré dans un communiqué de presse, mercredi 26 mai, que le Soudan avait précédemment abandonné la région de «Qambela» à l'Éthiopie en 1957 sans guerre, et il demande à l'Amérique et au Conseil de sécurité, d'exhorter l'Éthiopie à rendre la région de «Benishangul» au Soudan, afin pour éviter le déclenchement d'une guerre, en application de l'article 4 de la Convention de 1902.

    Selon lui, l'Éthiopie avait demandé au Soudan, en 1955, de rendre la région "Qambela" à sa souveraineté. Selon l'accord, la région devait revenir à l'Éthiopie après l'indépendance du Soudan, et de fait, en 1957, le retour pacifique de cette région à la souveraineté éthiopienne a été achevée.

    Mais il y avait une clause à cet accord. L'article 3 stipulait que la région soudanaise de "Benishangul" était concédée à l'Éthiopie, à la condition qu'aucune installation d'eau ne soit établie sur le Nil Bleu, le lac Tana ou la rivière Sobat, sauf avec l'approbation du gouvernement soudanais.

    L'Éthiopie aurait donc violé l'article 3 de l'accord en ne requérant pas l'approbation du Gouvernement soudanais avant de commencer la construction du barrage de la Renaissance. Le Soudan avait alors entamé des négociations avec l'Éthiopie pour que cette dernière tienne compte de ses demandes, mais l'Éthiopie a continué de violer ses obligations et a effectué le premier remplissage du barrage sans tenir compte des demandes du gouvernement du Soudan, de l'Égypte, de l'Union africaine et du Conseil de sécurité des Nations Unies.

    Addis-Abeba ne pouvait pourtant ignorer cet accord, pour quelque raison que ce soit, d'autant plus que elle s'était précédemment appuyée sur l'article 4 de ce même accord, pour exiger la récupération du territoire de "Cambella".

    Al-Mufti a ajouté que le Soudan et l'Égypte ont épuisé tous les moyens pacifiques pour persuader l'Éthiopie d'arrêter le deuxième remplissage jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, mais l'Ethiopie est passé outre, et le Conseil de sécurité n'a pas exercé son autorité pour obtenir un changement du comportement éthiopien. Les risques de guerre sont d'autant plus probables que le second remplissage du barrage menacerait la vie de plus de 20 millions de Soudanais.

     

  • Soudan : Les forces éthiopiennes pénètrent sur le territoire soudanais

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    Les médias soudanais ont déclaré que les forces armées éthiopiennes étaient entrées, dimanche 2 mai, à l'intérieur du pays sur une distance de 10 kilomètres, dans la zone frontalière d'Al-Fashqa.

    Le site Internet Sudan Tribune (non gouvernemental), citant des sources fiables (qu'il n'a pas citées), a déclaré lundi q '«une milice armée éthiopienne a pénétré sur une profondeur de 10 kilomètres en territoire soudanais, hier (dimanche) dans les zones de Kubra, Kambo Yamani, Al-Fashqa, Al-Kubra (Est). ».

    La source a ajouté que "les milices ont coupé la route aux bergers, aux ouvriers et aux marchands de charbon de bois".

    Selon le site, les agriculteurs de la bande frontalière ont signalé à nouveau l'arrivée de milices éthiopiennes, en particulier dans les zones où les travaux agricoles doivent avoir lieu après les fortes pluies des derniers jours.

    L'agriculteur Muawiya Osman a appelé l'armée soudanaise à se déployer pour protéger les agriculteurs soudanais dans les zones libérées, qui sont estimées à 750.000 feddans (feddans = 4 200 mètres carrés).

    Il n'y a encore eu aucun commentaire du gouvernement soudanais ou de son homologue éthiopien.

    Les terres d'Al-Fashqa à Gedaref sont caractérisées par leur fertilité et sont divisées en 3 régions: Al-Fashqa Al-Kubra, Al-Fashqa Al-Saghir et la région du Sud.

    Depuis des mois, la frontière soudano-éthiopienne connaît des tensions sécuritaires, après que Khartoum ait annoncé fin 2020 qu'il allait reprendre le contrôle des terres dans la zone frontalière avec Addis-Abeba.

    De son côté, l'Ethiopie accuse l'armée soudanaise de s'être emparé de territoires à éthiopiens, ce que Khartoum nie.

  • Soudan : l'Éthiopie bombarde une patrouille de l'armée soudanaise dans une région frontalière

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    D'après les médias soudanais les troupes de l'armée nationale soudanaise ont subi des bombardements éthiopiens sur la bande frontalière de l'État d'Al-Qadarif, à l'est du Soudan.

    Le site d'information Sudan Tribune a rapporté dimanche soir qu'une patrouille de l'armée soudanaise en provenance de Jabal Abou al-Touyour a été bombardée par des obus de mortier Hawn tirés par les forces éthiopiennes dans l'État frontalier de d'Al-Qadarif (est).

    La même source a ajouté que "les forces de l'armée soudanaise ont riposté au bombardement sans déplorer aucune perte dans ses rangs".

    Les médias soudanais n'ont pas précisé les motifs de l'attaque, et l'armée soudanaise n'a encore fait aucune déclaration à ce sujet.

    Abdullah Hamdok, le Premier ministre soudanais a assuré, dans la journée du jeudi, au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que l'armée de son pays s'était positionnée au long de de ses frontières avec l'Éthiopie et que Khartoum ne voulait entrer en guerre avec personne.

    Le différend frontalier entre les deux pays est reparti de plus belle à la suite des escalades déclenchées par une attaque armée visant une force de l'armée soudanaise au "Jabal at Turiyah" (est) à la mi-décembre.

    Le Soudan accuse l'armée éthiopienne de soutenir ce qu'elle décrit comme des "milices éthiopiennes", ce qu'Addis-Abeba nie et qualifie de "bandes de hors-la-loi".

  • Ethiopie/Soudan : Escalade dangereuse : un avion militaire éthiopien pénètre l'espace aérien soudanais

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    Le Soudan a annoncé mercredi 13 janvier 2021qu'un avion militaire éthiopien avait violé son espace aérien, décrivant l'incident comme une "escalade dangereuse".
     
    C'est ce qui est ressorti d'un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères, au moment où des tensions armées sont présentes dans les zones frontalières entre les deux pays.
     
    Le communiqué a souligné : "Dans une escalade dangereuse et injustifiée, un avion militaire éthiopien a pénétré l'espace aérien soudanais... Cela pourrait avoir de graves conséquences et provoquer plus de tension dans la région frontalière".
     
    Et de poursuivre : "Nous exigeons que ces actes hostiles ne se reproduisent pas à l'avenir, compte tenu de leurs répercussions dangereuses sur l'avenir des relations bilatérales entre les deux pays, et sur la sécurité et la stabilité dans la Corne de l'Afrique".
     
    Le communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères n'a pas précisé le moment ou le lieu de la violation perpétrée par l'hélicoptère éthiopien, et les autorités éthiopiennes n'ont encore émis aucune déclaration à ce sujet.
     
    Les frontières soudano-éthiopiennes ont été récemment le théâtre de nombreux incidents, déclenchés par une attaque armée visant une force de l'armée soudanaise au mont Touriya (est) à la mi-décembre 2020.
     
    Le conflit dans cette région est ancien, mais il persiste entre les agriculteurs éthiopiens et soudanais, car des bandes armées éthiopiennes attaquent des agriculteurs soudanais dans le but de piller et de voler, et font de nombreux morts et blessées, selon Khartoum.
     
    Le Soudan accuse l'armée éthiopienne de soutenir ce qu'elle décrit comme des « milices éthiopiennes », des propos qu'Addis-Abeba réfute en qualifiant ces groupes de "bandes de hors-la-loi".

  • Le Soudan reprend les territoires disputés avec l'Éthiopie

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    Le Soudan a pris le contrôle de la plupart des territoires frontaliers en litige avec l'Éthiopie après deux jours d'affrontements, selon le ministre soudanais de l'Information, Faisal Salih, dans la soirée du 26 décembre.
     
    En particulier, le ministre a révélé à Reuters que, tout en croyant au dialogue pour résoudre les problèmes, l'armée soudanaise continuera sa tâche de reprendre le contrôle de tous les territoires de son pays. Selon ce qui a été annoncé par Salih, l'armée soudanaise aurait reconquis entre 60 et 70% du territoire du Soudan, après deux jours d'affrontements, au cours desquels les forces de Khartoum auraient agi défensivement, ce qui implique qu'elles auraient été attaquées. Le ministre a ensuite précisé que, selon les rapports des services de renseignement, l'organisation, l'entraînement et l'armement des forces armées qui ont attaqué les Soudanais auraient appartenu aux forces régulières et non aux milices.
     
    La frontière entre l'Éthiopie et le Soudan a été le théâtre de tensions récentes depuis que, le 4 novembre, un conflit interne a éclaté dans la région éthiopienne du Tigray, située au nord du pays, entre les forces du gouvernement d'Addis-Abeba et celles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) qui a poussé quelque 50 000 réfugiés à trouver refuge au Soudan. Face au déclenchement des hostilités près de la frontière, les autorités de Khartoum avaient décidé de renforcer leur présence militaire près de la frontière orientale avec l'Éthiopie. Il y a eu alors quelques épisodes de tension avec les forces de l'ethnie Amhara, qui soutiennent le gouvernement du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à propos des territoires disputés entre le Soudan et l'Ethiopie.
     
    Ce différend territorial découle du fait que les agriculteurs de la région éthiopienne d'Amhara revendiquent leurs droits sur les terres de la plaine d'al-Fashqa, que le Soudan considère comme relevant de sa juridiction, provoquant des affrontements, surtout pendant les saisons des semis et récoltes. Cette zone borde la région du Tigray.
     
    Face au regain de tension le long de la frontière éthiopienne-soudanaise, les gouvernements des deux pays avaient entamé, le 22 décembre dernier à Khartoum,  des négociations pour résoudre la question de la démarcation de la frontière commune. À cette occasion, il y a eu une rencontre entre les délégations conduites par le Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de l'Éthiopie, Demeke Mekonnen, et le ministre soudanais en charge du cabinet, Omar Manis. Le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, et son homologue éthiopien Abiy Ahmed s'étaient déjà entendus dimanche 20 décembre pour entamer des discussions lors d'un sommet du bloc régional de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui s'est tenu à Djibouti.
     
    Avant le début des négociations le 22 décembre, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Ato Demeke Mekonnen, a déclaré que l'armée soudanaise menait des attaques le long de la frontière depuis le 9 novembre. Selon ses déclarations, des civils auraient été tués ou blessés, les produits agricoles des Ethiopiens détruits et leurs propriétés vandalisées. De son côté, le Soudan avait rapporté la mort de 4 soldats tandis que 20 autres personnes étaient blessées  dans une embuscade des forces éthiopiennes et leurs milices "à l'intérieur des frontières soudanaises".
     
    Les deux pays partagent une frontière d'environ 1 600 kilomètres. En 1902, le Royaume-Uni, alors puissance coloniale au Soudan, et l'Éthiopie avaient signé un accord pour tracer la frontière, mais le document était dépourvu d'identification de lignes de démarcation claires. Les derniers pourparlers  frontaliers entre les deux pays ont eu lieu le 29 mai 2020 à Addis-Abeba. Auparavant, entre 2002 et 2006, des réunions régulières avaient lieu entre les deux pays pour aborder la question de la démarcation des frontières.

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  • Soudan : Violents combats à la frontière avec l'Ethiopie

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    De violents combats entre l'armée soudanaise et l'Ethiopie ont eu lieu dimanche après-midi dans le secteur appelé Météma, à la frontière entre le Soudan et l'Ethiopie. Selon certaines sources, l'armée soudanaise a attaqué une base militaire éthiopienne à la périphérie de Météma.