Relations République Centre Africaine - Russie

  • République Centrafricaine : la Minusca rejette les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat sur fond de rivalité entre Moscou et Paris

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    La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a rejeté catégoriquement « les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat » sont sont accusés les quatre militaires français, interpellés lundi 21 février par des gendarmes centrafricains à l’aéroport de Bangui.

    Les quatres militaires français (photos) sont Christian Bertolini, Laurent Flack, Laszlo Szabo et Daniel Goranov. Il s'agit de légionnaires commandos des opérations spéciales françaises intégrés à la Minusca. Ils ont été arrêtés à l’aéroport de Bangui dans un véhicule banalisé.
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    Le bureau des Nations unies en Centrafrique « regrette cet incident et condamne vivement son instrumentalisation sur les réseaux sociaux, dans une tentative de manipulation de l’opinion publique ».

    La Minusca a annoncé que ses responsables sont en contact avec les plus hautes autorités centrafricaines « pour trouver une issue dans les meilleurs délais ».

    Lundi soir, quatre militaires français escortant un Général de la force de l'ONU ont été arrêtés à l'aéroport de Bangui, juste avant l’atterrissage de l'avion du président Touadera, déclenchant immédiatement des accusations de « tentative d'assassinat » du président centrafricain sur les réseaux sociaux, qualifiées par Paris et l'ONU de grossière manipulation.

    « L'équipe de protection rapprochée du Général (Stéphane) Marchenoir, chef d'état-major de la Force de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), composée de quatre militaires français, a été arrêtée cet après-midi à l'aéroport de Bangui », alors qu'ils escortaient le général qui devait s'envoler pour Paris, a indiqué l'ambassade dans un communiqué sur les réseaux sociaux.

    « L'ambassade regrette vivement cet incident. Elle condamne son instrumentalisation immédiate sur certains réseaux malveillants et la désinformation grossière à laquelle elle donne lieu », a écrit la représentation diplomatique française, lundi soir.

    Cet incident survient au moment où les relations entre la France et la Centrafrique sont de plus en plus tendues, exacerbées par une féroce guerre d'influence entre Paris et Moscou.

  • République centrafricaine : l’Assemblée adresse ses "remerciements" aux paramilitaires russes du groupe Wagner

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    Le parlement centrafricain a adressé, vendredi 15 octobre 2021, une lettre de félicitation, d’encouragement et de remerciement aux paramilitaires russes pour leur bravoure dans leur « noble » mission en RCA.

    « L’Assemblée nationale vous adresse ses sincères félicitations pour votre bravoure ainsi que ses encouragements soutenus pour la poursuite de votre noble mission dont les résultats sont reconnus par le peuple que nous avons l’honneur de représenter à l’Assemblée Nationale », a déclaré le président du parlement, Simplice Mathieu Sarandji, en remettant un certificat de remerciement à Alexandre Ivanov, chef de la société de sécurité russe, Wagner.

    « Dans la lutte que mène depuis quelques années notre peuple, à travers nos forces armées Centrafricaines (FACA) et forces de Défense et de Sécurité (FDS), contre les terroristes véritables ennemis de la paix, les Interventions du Contingent Russe aux côtés de nos Forces ont été d’une grande efficacité dans la reconquête de la plupart des zones occupées par ces terroristes », a souligné le parlement centrafricain dans la lettre de félicitation remise aux paramilitaires russes.

    « Alexandre Ivanov remercie de tout cœur l'Assemblée Nationale, le gouvernement de la Centrafrique et le peuple centrafricain pour leur confiance. Le chef de la COSI (Communauté des officiers pour la sécurité internationale dont relève le groupe Wagner) a exprimé sa confiance que la coopération entre nos deux peuples ne fera que se renforcer », a souligné dans un tweet, la COSI.

    Alexandre Ivanov, chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale et représentant des instructeurs russes en République centrafricaine est à Bangui depuis une semaine pour une visite de travail.

    Arrivée en République centrafricaine en 2018, Wagner a fait le plus parler d'elle ces dernières années notamment depuis les remous qui ont jalonné la dernière présidentielle de décembre 2020 et la multiplications des offensives rebelles visant le régime Touadéra.

    Assurant des formations au profit de l'armée mais aussi la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra, les mercenaires russes sont omniprésents et sont devenus un acteur politique à part entière dans l'ancienne colonie française.

    Selon Moscou, 450 mercenaires de Wagner seraient présents depuis 2018 sur le sol centrafricain.

    Récemment, les mercenaires russes du groupe Wagner ont été mis en cause par un rapport de CNN et du groupe d’investigation indépendant The Sentry affirmant que ceux-ci ont torturé, violé et assassiné une douzaine de civils à Bambari, dans le centre du pays.

    La semaine dernière, les députés centrafricains ont récusé ce rapport et le maire de la ville de Bambari avait fait de même.

    Alexandre Ivanov.jpegAlexandre Ivanov
    Alexandre Ivanov (photo cci-contre) se fait connaître en février 2021 à Bangui. Il rencontre des officiels centrafricains dont le ministre de la Sécurité intérieure. La presse favorable à la Russie, tels que Ndjoni Sango et Lengo Songo, s'en fait alors l'écho.

    Sur son profil et son parcours, rien ou presque sur Internet. Lunettes rectangulaires, barbe blanche, la soixantaine... Alexandre Ivanov n'a pas d'existence numérique, hormis les quelques articles dans lesquels il prend la parole. Parmi les rares images de lui, on peut le voir aux côtés de Maksim Chuagalei, un proche d’Evgueni Prigojine, présenté comme le principal financier de la société de paramilitaires Wagner.

    Alexandre Ivanov affirme être à la tête de l'organisation appelée « communauté des officiers russes » et revendique représenter les « instructeurs » russes présents en République centrafricaine. Sur son compte Twitter, actif depuis le mois de mars 2021 seulement, le COSI affirmait le 26 mars agir « ouvertement, en vertu d'un contrat officiel conclu dans le cadre de la coopération entre la Russie et la RCA ».

    Cependant, à Bangui, l'ambassade russe ne reconnaît pas cette personnalité comme étant le représentant des instructeurs officiellement envoyés par Moscou.

    Dans la presse malienne, Alexandre Ivanov assure que les « officiers » qu'il représente ont travaillé à la formation de l'armée centrafricaine, ont apporté une assistance tactique et à l'organisation logistique. « Je pense qu'un tel travail sera effectué au Mali », a-t-il assuré dans son interview à MaliActu.

  • République centrafricaine : L'armée reprend le contrôle d'une ville stratégique frontalière avec le Cameroun

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    L’armée centrafricaine a repris jeudi 11 février la ville de Beloko, frontalière avec le Cameroun, des mains des rebelles de la CPC.

    L'armée nationale et ses alliés sont rentrés jeudi 11 février 2021 à midi dans la ville de Beloko à la frontière avec le Cameroun, là où plus de 1.500 véhicules sont bloqués à cause de la présence des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), indique le site Oubangui médias.

    Cette entrée triomphale sans combat intervient après la reprise des villes tout au long de ce corridor économique pour le pays, souligne le site, rappelant que les rebelles du CPC avaient bloqué il y’a plus d’un mois le corridor Bangui-Garoua-Mboulay entrainant l’asphyxie du pays et la rareté des produits alimentaires et de l’aide humanitaire.

    Ces contre-offensives de l’armée et des alliés russes et rwandais, avec l’appui de la Minusca (mission onusienne en RCA) avaient permis l'acheminement, sous escorte des casques bleus onusiens, des produits humanitaires bloqués à Beloko. Le premier convoi humanitaire est arrivé à Bangui samedi dernier.

    Le premier ministre Firmin Ngrebada s'est félicité de la reprise de cette ville. « je félicite les éléments de nos Forces Armées et les alliés qui sont partis de Bouar, et qui viennent d’arriver ce jour à Beloko. Par cette posture nous assurerons, dorénavant en toute sécurité, le trafic des personnes et des marchandises sur l’axe Bangui-Beloko dans les deux sens », a-t-il annoncé.

  • Centrafrique : La Russie veut renforcer son soutien militaire

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    La Russie semble déterminée à accroître son engagement militaire aux côtés des troupes gouvernementales en Centrafrique, face à l’intensification des attaques des groupes rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont rapporté mercredi des médias africains.
     
    "Dans une correspondance en date du 11 janvier 2021, attribuée à l’ambassadeur de la Fédération de Russie en République Centrafricaine, qui a fuité sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, Moscou demande aux autorités compétentes du pays la délivrance d’une autorisation de survol du territoire centrafricain aux avions du ministère de la Défense russe, ainsi qu’une autorisation d’atterrissage/décollage à l’aéroport international Bangui-Mpoko" indique l'agence Ecofin ( spécialisée en information économique africaine).
     
    A travers cette note, la Russie montre sa volonté de renforcer son engagement militaire en République centrafricaine, en faisant désormais intervenir son aviation, notamment contre les groupes rebelles réunis au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), souligne le même média..
     
    Depuis le 18 décembre 2020, cette coalition, composée essentiellement du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), du Retour Réclamation Réhabilitation (3R) et des milices anti-Balaka, qui contrôle déjà près des deux tiers du territoire, a lancé une offensive en direction de la capitale Bangui, rappelle la même source.
     
    Une progression qui a été jusque-là contenue par les Forces armées centrafricaines (FACA) appuyées par les troupes de la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), des forces spéciales rwandaises, et plus de 300 instructeurs russes, précise l'agence Ecofin notant que la Russie a récemment acheminé du matériel militaire au profit des FACA.
     
    Le déclenchement de ce nouveau conflit armé intervenait à quelques jours des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020. Un scrutin qui a toutefois pu se tenir sur une partie du territoire et dont les résultats provisoires ont donné vainqueur le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, souligne le même média.

    Tentative de prise de Bangui repoussée
    Une tentative de prise de la capitale centrafricaine, Bangui, a été repoussée, mercredi matin, a affirmé le Premier ministre, Firmin Ngrebada, sur les réseaux sociaux.
     
    ''Nous avons connu aux premières heures de la matinée une tentative des assaillants de rentrer dans Bangui sur plusieurs fronts notamment à la sortie Nord vers PK 12 et Pk 9'', a affirmé le Premier ministre, Firmin Ngrebada ce matin sur sa page officielle Facebook.
     
    ''Les assaillants venus en effectif élevé pour prendre Bangui ont été vigoureusement repoussés'', a-t-il indiqué.
     
    Selon un habitant du Pk12, joint au téléphone, "les détonations ont commencé vers 5 heures du matin et ça a duré 3 heures, des familles ont fui leurs maison, à l’instant le calme est revenu".
     
    Selon le chef du gouvernement, un ratissage des secteurs par lesquels les rebelles ont tenté de rentrer dans la ville était en cours, mercredi matin.
     
    ''La population doit rester calme et vaquer à ses occupations. Tout est fait pour assurer sa sécurité et celle du pays'', a lancé Ngrebada.
     
    Au moins 30 rebelles et un casque bleu ont été tués, selon des sources officielles.

     

  • République centrafricaine : Plusieurs personnes tuées, dont un employé de MSF, lors d’une fusillade près de Bambari

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    Plusieurs civils, dont un employé de Médecins Sans Frontières (MSF), ont étés tués lundi 28 décembre lorsqu’un véhicule de transport public a été visé par des tirs en provenance d'hommes armés à Grimari.
     
    MSF a dénoncé, dans un tweet sur sa page officielle mercredi soir, « le meurtre de plusieurs civils, dont un de ses employés, lors d’une fusillade près de Bambari », une ville située au centre de la République centrafricaine, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka.
     
    « L'attaque a été perpétrée ce 28 décembre à l’encontre d’un camion de transport public à Grimari, dans la préfecture de Ouaka » a précisé MSF.
     
    Médecins sans frontières, se dit « choquée et profondément attristée » par le décès de son employé, dans ce conflit meurtrier où « la population civile est prise au piège » entre les protagonistes.
     
    « Cette attaque et le meurtre de notre collègue illustrent une nouvelle fois les conséquences des violences en RCA », déclare Marcella Kraay, cheffe de mission adjointe de MSF.
     
    Depuis le début des violences en Centrafrique il y a deux semaines, les organisations non gouvernementales sont visées par des attaques armées.
     
    Mardi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé dans un communiqué qu’il est triste de devoir réduire sévèrement ses activités humanitaires à Bouar (Nana-Mambéré), après le pillage par des bandits de son bureau.
     
    Le CICR a aussi indiqué que l’hôpital qu’il soutient à Kaga-Bandoro a également fait l’objet d’une attaque, presqu’au même moment. Un individu armé a pénétré dans l’hôpital et, avec une arme, a forcé les membres du personnel de garde de lui donner leurs biens personnels.
     
    « Cette attaque est totalement inacceptable, nous ne pouvons pas travailler dans ces conditions » a déclaré Bruce Biber, le chef du bureau du CICR en Centrafrique.
    Regroupés dans une « Coalition des patriotes pour le changement » (CPC), les groupes rebelles ont lancé ces derniers jours plusieurs attaques, menaçant la capitale Bangui.

    Situation précaire dans le pays où la Russie remplace la France comme puissance protectrice
    Depuis que  la Russie a pris en charge la formation des forces de sécurité centrafricaines (FACA), on a noté une augmentation des fournitures d'armes malgré l'embargo des Nations unies. Parallèlement,  les relations entre la France et la République centrafricaine se sont détériorées, tout comme la situation sécuritaire.  7 des 14 groupes rebelles ont repris le chemin du bush avec armes et bagages. 

  • République Centrafricaine : Les rebelles s'emparent de la 4ème plus grande ville du pays

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    Mardi 22 Décembre, les rebelles ont saisi Bambari, quatrième plus grande ville du pays.  Des affrontements ont eu lieu sur une route clé dans l'ouest du pays cinq jours avant les élections dans tout le pays.
     
    Bambari est situé à 380 kilomètres (240 miles) au nord-est de la capitale Bangui.
     
    L'attaque contre la ville a déclenché une fusillade de deux heures avec les troupes centrafricaines et la force de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSCA, ont indiqué des sources au sein d'ONG et de l'ONU.
     
    «Il n'y a pas eu de violence envers les populations locales, mais ils ont saccagé le poste de police, la gendarmerie et les maisons des gens», a déclaré Matchipata.
     
    «La ville est sous le contrôle de groupes armés», a déclaré le maire de Bambari, Abel Matchipata, tandis qu'un haut fonctionnaire du gouvernement a confirmé «qu'ils sont dans la ville, nous attendons des renforts, qui sont en route».
     
    Les sources anonymes ont déclaré que les rebelles étaient dirigés par un groupe armé appelé l'Unité pour la paix en Afrique centrale (UPC), l'une des milices contestant le gouvernement à l'approche des élections du 27 décembre.
     
    Un convoi de camions commerciaux voyageant sous escorte de la MINUSCA a été bloqué sur la route par les forces armées centrafricaines, a constaté un journaliste de l'AFP.
     
    Les affrontements ont débuté après que le gouvernement ait accusé l'ancien président François Bozize de chercher à organiser un coup d'État avec des groupes armés avant les prochaines élections.
     
    À la demande de la République Centrafricaine, la Russie et le Rwanda ont envoyé du personnel militaire pour assurer un semblant d'ordre.
     
    Le 22 Décembre e , la Russie a dit qu'il avait envoyé 300 instructeurs militaires à la RCA à la demande de Bangui « pour former le personnel militaire de l'armée nationale » en vertu d' un accord de coopération existant.
     
    Il avait précédemment déployé 175 instructeurs militaires en RCA, selon les chiffres officiels.
     
    Le Rwanda a également envoyé «plusieurs centaines d'hommes» dans le cadre d'un accord bilatéral, a indiqué le gouvernement centrafricain.
     
    Le déploiement a été confirmé par le président rwandais Paul Kagame, bien qu'il n'ait pas donné de détails sur les chiffres.
     
    Le procureur en chef de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a appelé au «calme et à la retenue» avant les élections.
     
    «Quiconque commet, ordonne, incite, encourage ou contribue, de toute autre manière, à la commission de crimes» serait passible de poursuites soit par les tribunaux de Bangui, soit par la CPI, a averti Bensouda.
     
    Des agents de sécurité privés employés par des entreprises russes assurent déjà la protection du président Faustin-Archange Touadéra et participent à la formation des forces armées locales.
     
    L'opposition a demandé que le vote du 27 décembre soit annulé jusqu'à ce que «la paix et la sécurité» soient rétablies.

     

  • République Centrafricaine : La Russie envoie 300 instructeurs militaires supplémentaires

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    La Russie a envoyé 300 instructeurs supplémentaires pour aider la République Centrafricaine à renforcer ses capacités de défense afin de former des militaires de l'armée nationale, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
    "La Russie, dans le cadre de l'aide apportée à Bangui pour renforcer la capacité de défense de la République centrafricaine, a rapidement répondu à la demande de ses dirigeants et a envoyé 300 instructeurs supplémentaires pour former le personnel militaire de l'armée nationale. La notification correspondante a été envoyée par la partie russe au Comité 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les sanctions contre la RCA", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.