Relations Pakistan-France

  • France : Interdire aux Pakistanais l'entrée sur le territoire français

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    "Les manifestations anti-françaises au Pakistan et les déclarations de haine anti-française de son 1er Ministre Imam Khan exigent notre vigilance absolue. Aucun “réfugié”pakistanais ou prétendu tel ne doit arriver en France car le risque d’attentat avec ces fanatiques est réel. Le gouvernement doit expulser les cas douteux", déclare l'homme politique français Jacques Myard.

  • Pakistan : Des manifestants anti-français prennent en otage sept membres des services de sécurité

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    Les partisans d'un parti islamique extrémiste au Pakistan ont pris sept membres du personnel de sécurité en otage, dimanche 18 avril 2021, ont déclaré des responsables, après de violentes manifestations anti-françaises qui se poursuivent depuis des jours.

    Les émeutes secouent le pays depuis lundi 12 avril, lorsque le leader du mouvement «Tehreek-e-Labaik Pakistan», désormais interdit, a été arrêté à Lahore, suite à son appel à l'expulsion de l'ambassadeur de France.

    Les manifestations ont paralysé plusieurs villes et ont conduit au meurtre de six policiers, tandis que l'ambassade de France a été amenée à envoyer un avis à ses citoyens pour les inviter à quitter temporairement le pays.
    باكستان_0.jpeg"Des membres du mouvement pakistanais LapPeek détiennent cinq policiers et deux membres de la force (spéciale) des Rangers", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, Rana Arif.

    À son tour, la porte-parole du gouvernement provincial du Pendjab, Firdaws Ashq Awan, a déclaré que 12 policiers avaient été enlevés et emmenés dans une mosquée dirigée par le mouvement Tehreek-e-Labaik Pakistan à Lahore, où des centaines de leurs partisans se sont rassemblés.

    «Des groupes violents armés de bombes incendiaires et de bouteilles d'acide caustique ont pris d'assaut le poste de police de Nawankot ce matin (dimanche)», a-t-elle écrit dans un tweet, ajoutant que six policiers ont été tués jusqu'à présent au cours des affrontements d'une semaine.

    Selon les dirigeants du mouvement Tehreek-e-Labaik Pakistan, un certain nombre de partisans du parti ont été tués lors des affrontements de dimanche.

    "Nous ne les enterrerons pas tant que l'ambassadeur de France ne sera pas expulsé", a déclaré le leader du mouvement Tehreek-e-Labaik Pakistan à Médine, Allama Muhammad Shafiq Amini, dans un communiqué vidéo.

    La police a refusé de commenter la question du meurtre d’un certain nombre de partisans du mouvement.

    Aref et Awan ont déclaré que les manifestants avaient saisi un camion de carburant et lancé des bombes incendiaires sur le personnel de sécurité.

    Un correspondant de l'AFP sur les lieux a rapporté que la police avait utilisé des gaz lacrymogènes pour affronter les manifestants qui leur jetaient des pierres.

    Tehreek-e-Labaik Pakistan mène une campagne contre la France depuis que le président Emmanuel Macron a défendu le droit du magazine Charlie Hebdo de republier des caricatures montrant le prophète Mahomet que de nombreux musulmans jugent blasphématoires.

    Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Sheikh Rashid Ahmed, a déclaré que les partisans du mouvement avaient fermé 191 sites au cours de la semaine écoulée et que la mosquée de Lahore était désormais devenue un point de rassemblement.

    Le gouvernement d'Imran Khan a travaillé dur pour prendre le contrôle de Tehreek-e-Labaik Pakistan pendant des années, mais cette semaine, il a annoncé une interdiction totale du groupe, le classant comme un groupe terroriste.

    Malgré cela, Khan a noté que le gouvernement n'a pas interdit Tehreek-e-Labaik Pakistan parce qu'il n'était pas d'accord avec ses motifs, mais plutôt parce qu'il rejetait son mode d'expression.

    "Pour être clair avec les gens d'ici et à l'étranger: notre gouvernement n'a pas agi contre Tehreek-e-Labaik Pakistan en vertu de la loi antiterroriste tant qu'il n'a pas défié les lois de l'État, a eu recours à la violence dans les rues et a attaqué le public et les forces de l'ordre", a-t-il déclaré.

    Il a ajouté qu'insulter le prophète nuit aux musulmans du monde entier. «En tant que musulmans, nous aimons et honorons notre prophète», a-t-il écrit sur Twitter, ajoutant: «Nous ne pouvons pas tolérer ce genre d'abus et de manque de respect».

    Le Premier ministre pakistanais a souligné que les gouvernements occidentaux devraient traiter les personnes qui insultent le prophète Mahomet de la même manière que celles qui nient l'Holocauste.

    "J'exhorte les gouvernements occidentaux qui ont des lois interdisant tout commentaire négatif sur l'Holocauste en utilisant les mêmes normes pour punir ceux qui diffusent des messages de haine contre les musulmans en insultant notre prophète."

    Nier l'Holocauste est contraire à la loi dans de nombreux pays européens, dont l'Allemagne et la France, où les personnes reconnues coupables de cette accusation risquent une peine de prison.

    Vendredi, le gouvernement pakistanais a bloqué les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie pendant quelques heures, après des jours de violentes manifestations anti-françaises.

    Le blasphème est considéré comme une question très sensible au Pakistan conservateur, où les lois autorisent l'application de la peine de mort à toute personne soupçonnée d'avoir offensé l'islam.

  • Pakistan : Un député du parti conservateur Pakistani Muslim League (Nawaz) attaque la France

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    Imran Shah.jpegImran Shah (photo), député du parti conservateur Pakistani Muslim League (Nawaz) (PMLN) exige l'expulsion de l'ambassadeur de France au Pakistan pour blasphème. Il ajoute "Nous vendrons nos propriétés pour rembourser le prêt de la France. Nous donnerons la plus haute distinction civile pakistanaise à Abdullah, le tchétchène qui a décapité le professeur français Samuel Paty en pleine rue. Il exige également la libération de Ghazi Faisal [qui a tué un blasphémateur devant le tribunal lors de l'audition de l'affaire].

    Pour le Premier ministre, insulter Mahomet doit être puni comme nier la Shoah
    Les pays occidentaux doivent punir ceux qui insultent le prophète Mahomet comme ceux qui nient la Shoah, a déclaré samedi 17 avril 2021 le Premier ministre pakistanais Imran Khan.

    Il s'exprimait après une semaine de violentes manifestations anti-françaises au Pakistan à l'instigation d'un parti islamiste radical, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), après l'arrestation lundi à Lahore (est) de son chef, Khadim Razavi, pour avoir appelé à une marche destinée à réclamer l'expulsion de l'ambassadeur français.

    Le TLP a été à l'origine de plusieurs rassemblements anti-français depuis l'automne dernier, après que le président Emmanuel Macron eut défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression, au cours de l'hommage rendu à un enseignant tué le 16 octobre après avoir montré des dessins satiriques à sa classe, dans la foulée de la republication de représentations du prophète Mahomet par l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

    Pour Imran Khan, insulter le prophète blesse les musulmans du monde entier. "Nous, Musulmans, avons le plus grand amour et respect pour notre Prophète", a-t-il tweeté. "Nous ne pouvons pas tolérer ce genre de manque de respect et d'abus". "J'appelle (...) les gouvernements occidentaux qui ont interdit tout commentaire négatif sur l'Holocauste à utiliser les mêmes règles pour punir ceux qui diffusent délibérément leurs messages haineux contre les musulmans en insultant notre Prophète", a poursuivi M. Khan. Nier la Shoah est illégal dans plusieurs pays d'Europe -dont l'Allemagne et la France- et peut être puni par une peine de prison.

    L'ambassade française à Islamabad a recommandé jeudi à ses ressortissants et aux entreprises françaises de quitter provisoirement le Pakistan, en raison des "menaces sérieuses" qui y pèsent sur les intérêts français, un appel qui semble être resté largement lettre morte. Après des jours de manifestations durant lesquelles quatre policiers ont été tués, le gouvernement d'Imran Khan a annoncé mercredi que le TLP serait désormais interdit, le qualifiant de groupe terroriste.

    M. Khan a suggéré que le gouvernement n'avait pas décidé d'interdire le TLP parce qu'il n'était pas en accord avec ses motivations, mais plutôt avec ses méthodes. "Laissez-moi être clair avec les gens ici et à l'étranger : notre gouvernement a pris de mesures contre le TLP en accord avec notre loi antiterroriste, car ils ont défié l'autorité de l'Etat, en utilisant la violence de rue et en attaquant les forces de l'ordre", a-t-il tweeté. "Personne ne peut être au-dessus de la loi et de la Constitution".

  • Pakistan : Arrestation d'un terroriste qui tentait attaquer l'ambassade de France

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    Ewwu-SQWgAEaCqF.jpegLes forces de sécurité ont arrêté un extrémiste islamiste qui avait planifié de mener une attaque djihadiste vraisemblablement contre l'ambassade de France à Islamabad. Il a expliqué qu'il "cherchait à se venger de la France pour blasphème".

    Le terroriste a été arrêté après avoir arraché l'arme d'un policier et tiré des coups de feu à la porte n° 1 de l'enclave diplomatique. 

    La tentative d'attaque terroriste a eu lieu quelques heures après que la France ait annoncé un prêt à des conditions avantageuses pour un projet de développement au Pakistan. Ce prêt était considéré comme faisant partie de l'effort français visant à apaiser les dirigeants pakistanais qui avaient précédemment accusé la France d'«islamophobie».

  • Pakistan : Manifestation anti-Française houleuse

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    Quelque 2.000 islamistes ont manifesté vendredi contre la France à Islamabad, où la marche s'est terminée dans la violence, des protestataires ayant lancé des pierres contre la police, qui a riposté par des jets de gaz lacrymogène, a constaté l'AFP.

    Des groupes religieux, étudiants et autres petits commerçants, se sont dirigés vers l'ambassade de France en hurlant "expulsez le chien français" ou encore "décapitez le blasphèmateur".

    Les protestataires ont poussé des conteneurs qui avaient été déposés par les autorités pour bloquer les rues menant à l'enclave diplomatique, mais ils ont été empêchés d'atteindre la représentation française par d'autre barricades.

    Certains ont jeté des pierres contre les forces de l'ordre, qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

    "Comment osent-ils manquer de respect à notre prophète ? En tant que musulman, je suis prêt à sacrifier ma tête pour l'honneur du prophète. Un musulman peut sacrifier sa tête et peut aussi couper la tête du blasphémateur", a lancé un commerçant de 34 ans.

    Un autre manifestant a appelé à "expulser l'impur ambassadeur français du pays des purs".

    Environ 10 000 personnes ont défilé à Karachi (Sud), la plus grande ville du Pakistan, après la prière du vendredi. La procession devait initialement marquer l'anniversaire du prophète, mais elle était chargée d'une forte colère anti-française.

    A Lahore (Est), environ 3 000 personnes ont participé à une manifestation organisée par le parti religieux Tehreek-e-Labbaik, qui a fait de la lutte contre le blasphème son principal cheval de bataille.

    Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Le Premier ministre Imran Khan a accusé Emmanuel Macron d'"attaquer l'Islam", après que le président français Emmanuel Macron a défendu la liberté de caricaturer lors de l'hommage à un enseignant tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet.

    De petites manifestations ont également eu lieu dans l'Afghanistan voisin. Le plus grand rassemblement s'est tenu à Herat, la capitale de l'Ouest, où des milliers de personnes ont crié "Mort à la France ! Mort à Macron !".

  • Pakistan : Imram Khan appelle les leaders musulmans à une action collective contre l'islamophobie

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    Le Premier ministre pakistanais Imran Khan (photo ci-dessus) a écrit mercredi 28 octobre aux leaders des pays musulmans pour leur demander d'agir ensemble contre l'islamophobie, alors que la colère grandit à propos de la défense par la France de la liberté de caricaturer les religions.

    "Les récentes déclarations de dirigeants et les incidents de profanation du Saint Coran sont le reflet de la montée de l'islamophobie qui se répand dans les pays européens", selon cette missive publiée sur le compte Twitter du chef du gouvernement pakistanais. "En tant que dirigeants de la politique musulmane, nous devons prendre l'initiative d'appeler à la fin de ce cycle de haine et de violence", poursuit ce message. "J'exhorte tous nos dirigeants musulmans (...) à lever la voix et à expliquer aux dirigeants des pays non musulmans, en particulier ceux des pays occidentaux, le profond respect et l'amour que tous les musulmans éprouvent pour leur livre saint, le Coran, et pour notre prophète", ajoute-t-il.

    Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi dans le monde, notamment au Bangladesh, après la défense par Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer lors de l'hommage à un enseignant tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet. Des appels au boycott des produits français ont été prononcés dans plusieurs pays. De petits rassemblements se sont jusqu'à présent tenus au Pakistan cette semaine. A Peshawar (Nord-Ouest), une photo du président français était collée au sol en guise de paillasson dans l'entrée d'un hôtel, a constaté l'AFP.

    Imran Khan, ex-champion de cricket et playboy ayant opéré un virage religieux, avait accusé dimanche le président français d'"attaquer l'Islam". "Ce qui s'est passé en France a rendu difficile la vie des musulmans difficile en Occident. La haine et l'islamophobie se sont diffusées contre eux. Les femmes portant le hijab sont insultées dans les rues", a-t-il lancé mercredi lors d'un rassemblement à Lahore, la capitale de l'Est pakistanais.

    Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

    Dimanche, le Premier ministre pakistanais avait également annoncé avoir écrit au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, pour lui demander de bloquer les contenus islamophobes, après que la plateforme a annoncé mi-octobre qu'elle interdirait les contenus niant l'Holocauste.

     

  • Pakistan : L'ambassadeur de France convoqué par les autorités pakistanaises

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    Les autorités pakistanaises ont convoqué lundi 26 octobre l'ambassadeur de France au Pakistan au lendemain des propos du Premier ministre pakistanais Imran Khan qui a accusé la France d'avoir conduit une "attaque contre l'Islam".

    Un porte-parole de la diplomatie pakistanaise a confirmé auprès de Reuters cette convocation et diffusé un communiqué selon lequel "le Pakistan condamne la campagne islamophobe systématique conduite sous le prétexte de la défense de la liberté d'expression".

    Le chef de l'Etat français a présenté vendredi 23 octobre aux Mureaux (Yvelines) un plan de lutte contre "l'islamisme radical", qui passera par la rédaction d'un projet de loi à l'intention de ceux qui veulent "nier les lois de la République" au nom de la religion.

    Ce plan de lutte a été interprété comme une attaque menée contre les musulmans par plusieurs pays dont certains ont lancé une campagne de boycot des produits français dénoncée par Paris.

    Il apparaît de plus en plus clairement que la campagne anti-française soit principalement le fait d'organisations affiliées ou proches des Frères Musulmans et pilotée principalement par la Turquie et le Qatar, les deux chefs de file de ce courant islamiste.