Relations Israël-Liban

  • Israël s'attend à une attaque du Hezbollah d'ici deux semaines

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    L'armée israélienne estime que le Hezbollah a l'intention de mener une attaque, en réponse au meurtre d'un de ses membres lors d'un raid israélien sur Damas. L'attaque pourrait avoir lieu avant les prochaines fêtes juives, qui commencent avec le Nouvel An juif le 18 septembre.

    Le journal "Israel Hayom" a déclaré aujourd'hui, vendredi, que ces estimations s'étaient renforcées à la suite du discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dimanche dernier.

    Nasrallah a déclaré dans son discours que "l'équation que les Israéliens doivent bien comprendre, (est) quand vous tuez un frère, nous vous tuerons un soldat, et la résistance est sérieuse dans l'accomplissement de cette mission."

    Le journal a ajouté que l'armée israélienne ne connaissait pas la nature de l'attaque à laquelle il fallait s'attendre, mais il n'exclut pas la possibilité de lancements de roquettes sur les fermes de Shebaa, une tentative des combattants du Hezbollah d'infiltrer Israël, de tirer des missiles anti-chars, ou autres.

    En tout état de cause, les forces israéliennes sont en état d'alerte le long de la frontière avec le Liban.

    L'armée israélienne a attribué au Hezbollah deux tentatives d'attaques ces dernières semaines. La première a eu lieu lorsque des gens du Liban ont infiltré les fermes de Chebaa, qui sont occupées par Israël, et ils ont été pris pour cible par des tirs israéliens, ce qui les a contraints à se retirer au Liban, et la deuxième fois lorsque des tireurs d'élite retranchés en territoire libanais ont tiré sur un site militaire. Aucune de ces deux attaques n'a fait de victimes.

    Le journal a ajouté que les estimations en Israël sont que le Hezbollah ne veut pas d'une confrontation militaire globale avec Israël, et qu'il essaiera donc de mener une attaque spécifique contre une cible militaire. Israël a prévenu qu'il répondrait fermement à toute attaque et pourrait cibler les infrastructures civiles au Liban.

    Hier, la radio de l'armée israélienne a cité un ministre qui a participé à la réunion du cabinet israélien, affirmant que Nasrallah n'est pas actuellement intéressé par une confrontation avec Israël, mais que des dirigeants du Hezbollah le poussent dans cette direction.

     

  • Arabie saoudite: Riyad autorise aux Emirats le survol de son espace aérien vers "tous les pays", y compris Israël

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    L'Arabie saoudite autorise le survol de son espace aérien "en direction et en provenance de tous les pays à la demande des Emirats arabes unis", a annoncé mercredi l'Autorité générale de l'aviation civile, deux jours après le premier vol commercial direct entre Israël et les Emirats.
    La décision annoncée mercredi va "permettre le passage dans l'espace aérien du royaume des vols à destination et en provenance des Emirats arabes unis de et vers tous les pays", a précisé l'organisme public cité par l'agence officielle Saudi Press Agency (SPA).

    Lundi, une délégation américano-israélienne s'est rendue à Abou Dhabi à bord d'un avion effectuant un vol direct entre l'Etat hébreu et les Emirats, quelques semaines après l'annonce de la normalisation des relations entre les deux pays.

    L'avion de la compagnie israélienne El Al avait alors survolé le territoire saoudien bien que Ryad n'ait pas de relations avec l'Etat hébreu.

    Les autorités saoudiennes ont à plusieurs reprise insisté sur la nécessité d'un règlement du conflit israélo-palestinien avant toute normalisation avec l'Etat hébreu. "Les positions fermes et permanentes du royaume à l'égard de la cause palestinienne ne changeront pas par l'autorisation du survol de son espace aérien", a tweeté mercredi le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal Ben Farhane.

    L'accord de normalisation entre les Emirats et Israël, négocié par les Etats-Unis, a été vivement dénoncé par les Palestiniens qui l'a qualifié de trahison à leur cause. Lors de la visite de la délégation américano-israélienne à Abou Dhabi lundi et mardi, les responsables des trois pays ont convenu de développer la coopération dans divers domaines.

    Mercredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé des informations de presse sur des vols directs entre Israël et les Emirats. "Les avions israéliens et ceux de tous les pays pourront voler directement d'Israël à Abou Dhabi et Dubaï, et revenir", a-t-il déclaré dans une courte vidéo.

  • Israël/Liban : Le président libanais s'est déclaré prêt à des pourparlers de paix avec Israël

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    Le président libanais Michel Aoun a clairement indiqué dans une interview à la chaîne de télévision française BFM qu'il envisageait la possibilité de signer un traité de paix avec Israël. Il est devenu le premier représentant des dirigeants libanais actuels à faire une telle déclaration.

    L'intervieweur demandait si le Liban suivrait l'exemple des Émirats arabes unis, qui ont conclu un accord de normalisation avec Israël. A cela, le président a répondu: "Cela dépend de beaucoup. Nous avons des problèmes avec Israël, nous devons d'abord les résoudre." Quel genre de problèmes sont discutés, Aoun n'a pas précisé.

    Lorsqu'on lui a demandé ce qu'il pensait du traité de paix, le président a répondu que les Émirats arabes unis étaient un État indépendant.

    La déclaration du président Aoun a provoqué un choc dans le monde arabe. L'actuel président libanais est un allié fidèle du groupe chiite Hezbollah, le satellite iranien. Il a fait à plusieurs reprises des déclarations anti-israéliennes très dures, déclarant, entre autres, que le Liban deviendrait le dernier pays arabe à signer la paix avec Israël.