Relations Iran-Etats-Unis

  • L'Iran voit la main des Etats-Unis et d'Israël dans la cyberattaque contre son sytème de carburant

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    Un haut responsable iranien a évoqué l'implication probable des Etats-Unis et d'Israël dans la cyberattaque sans précédent, qui perturbe depuis cinq jours le système de distribution de carburant en Iran.

    L'attaque menée mardi 26 octobre 2021 ressemble "techniquement" à deux incidents similaires dont les auteurs "étaient sans conteste nos ennemis, à savoir les Etats-Unis et le régime sioniste", a déclaré samedi soir à la télévision d'Etat le chef de la Défense civile, le général des Gardiens de la révolution, Gholamréza Jalali. "Nous avons analysé deux incidents, l'accident ferroviaire et celui du port Shahid Rajaei, et nous avons constaté qu'ils étaient similaires en termes de modèle d'attaque", a affirmé le général.

    En juillet, une "cyber-perturbation" avait rendu inaccessible le portail internet du système ferroviaire du pays, selon les autorités et créé un "chaos sans précédent" selon l'agence conservatrice de presse Fars.

    En mai 2020, le Washington Post avait fait état d'une cyberattaque israélienne contre le port iranien de Shahid Rajaei, situé sur le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique où transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.

    L'incident de mardi a fait réagir les plus hautes autorités iraniennes et entraîné des embouteillages dans des principales artères de la capitale de Téhéran, où le trafic était perturbé en raison de longues files devant les stations-service. Après l'attaque, les techniciens du ministère iranien du Pétrole ont été déployés pour déconnecter le système informatique des stations-service, afin de distribuer le carburant manuellement, selon les autorités. Le président Ebrahim Raïssi a accusé mercredi les auteurs de chercher à monter la population contre les dirigeants iraniens.

    Environ 3.200 stations-service du pays (sur les 4.300) sont de nouveau connectées au système central de distribution de carburant, selon le communiqué de la Société nationale de distribution des produits pétroliers, cité dimanche par l'agence officielle Irna.

    Des autres stations fournissent de l'essence, mais au tarif non subventionné, dit "tarif libre", soit deux fois plus cher que l'essence subventionnée, dont le litre coûte environ 0,05 euro, ajoute la même source. Dans un pays où l'essence coule à flot à un prix défiant toute concurrence, tous les automobilistes qui veulent acheter du carburant doivent se procurer une carte numérique délivrée par les autorités. Elle permet de bénéficier d'un montant mensuel d'essence à un tarif subventionné et, une fois le quota utilisé, d'acheter de l'essence au "tarif libre", plus cher.

    Depuis 2010, lorsque le virus Stuxnet avait frappé le programme nucléaire iranien, l'Iran d'un côté, Israël et les Etats-Unis de l'autre, s'accusent régulièrement de cyberattaques.

  • L'Iran appelle l'Irak à identifier les auteurs des attaques anti-américaines

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    zarif Mohammad Javad.jpgL'Iran a appelé samedi l'Irak à "identifier les auteurs" des récentes attaques contre l'ambassade des Etats-Unis et des intérêts occidentaux sur son territoire, estimant qu'elles avaient pour but de perturber les relations irano-irakiennes.

    Des roquettes avaient été tirées lundi 22 février en direction de l'ambassade américaine dans la capitale irakienne mais étaient tombées à proximité. Il s'agissait de la troisième attaque contre des intérêts occidentaux en Irak en une semaine.

    "Nous soulignons la nécessité pour le gouvernement irakien d'identifier les auteurs de ces incidents", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarifs (photo), dans un communiqué publié sur le site du ministère. "Les dernières attaques sont suspectes et pourraient avoir été planifiées avec l'objectif de porter atteinte aux relations irano-irakiennes et à la stabilité de" l'Irak, a affirmé M. Zarif.

    Le chef de la diplomatie iranienne s'est entretenu samedi avec son homologue irakien Fouad Hussein, en visite à Téhéran, au lendemain de raids américains visant des miliciens pro-iraniens dans l'est de la Syrie, près de la frontière avec l'Irak.

    M. Zarif "a condamné l'attaque américaine contre les forces irakiennes dans les zones frontalières" irako-syriennes, des attaques jugées "illégales" et en "violation de la souveraineté" du pays. Les Etats-Unis ont fait savoir que l'Iran serait tenu "responsable des actions de ses affidés qui attaquent des Américains" en Irak.

    Les tirs de roquettes à Bagdad en début de semaine n'ont pas été revendiqués mais Washington les a attribués au Kataëb Hezbollah, une faction membre de la coalition de paramilitaires pro-Iraniens de la puissante coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi, intégrée à l'armée irakienne depuis des mois.

    Ennemis jurés, la République islamique d'Iran et les Etats-Unis sont deux puissances agissantes en Irak. Ces raids interviennent dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et la perspective de négociations pour relancer l'accord de 2015 censé l'encadrer.