Relations Franco-iraniennes

  • Iran : Benjamin Brière, un touriste français détenu fait face à des accusations d'espionnage

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    Brière Benjamin.jpegBenjamin Brière (photo), un touriste français arrêté en Iran il y a dix mois, fait face à des accusations d'"espionnage et de propagande contre le système", a déclaré mardi à Reuters l'un de ses avocats. Nous avons déjà mentionné cette arrestation le 21 février 2021.

    "Le dimanche 15 mars, iBenjamin Brière a été inculpé de deux chefs d'accusation d'espionnage et de propagande contre la République islamique", a dit Saeid Dehghan, ajoutant que son client encourait une peine d'emprisonnement de longue durée. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des autorités judiciaires iraniennes.

    Selon Saeid Dehghan, Benjamin Brière, âgé de 35 ans, a été placé en détention après avoir piloté un drone dans le désert près de la frontière entre le Turkménistan et l'Iran. "Il est détenu à la prison de Vakilabad dans la ville de Mashhad. Il est en bonne santé, a accès à ses avocats, bénéficie d'une protection consulaire et les responsables de l'ambassade de France ont été en contact régulier avec lui", a ajouté son défenseur. Saeid Dehghan a précisé que son était accusé de "propagande contre le système" pour avoir publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il disait que "le hijab est obligatoire" en République islamique d'Iran, mais pas dans d'autres pays islamiques.

    Un rapport de force diplomatique avec les pays occidentaux
    L'annonce, le mois dernier, de l'arrestation de Benjamin Brière a coïncidé avec l'offensive diplomatique occidentale qui s'efforce de convaincre Téhéran de respecter à nouveau les termes de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

    Nazanin Zaghari-Ratcliffe.pngLe cas de la détenue britannique Nazanin Zaghari Ratcliffe , qui a déjà purgé sa peine en Iran et est toujours détenue, constitue une autre preuve de ce rapport de force entre Téhéran et les pays occidentaux, selon ce que le mari de la détenue a confirmé dans des déclarations précédentes, considérant que Téhéran la maintient en détention en  échange pour obtenir le paiement par le Royaume Uni de dettes datant de l'époque du Shah. Il s'agit d'une dette de 400 millions de livres (557 millions de dollars), y compris les intérêts, que Téhéran affirme être due par la Grande-Bretagne en raison de l'annulation d'un contrat d'armement dans les années 1970 conclu avec le régime du shah qui dirigeait le pays à l'époque.

    Dimanche 14 mars, Hujjah Karmani, l'avocate de  Nazanin Zaghari Ratcliffe a révélé que sa cliente avait été jugée pour une nouvelle accusation de "propagande contre le régime" devant le tribunal révolutionnaire d'Iran, une semaine après avoir achevé une première peine de cinq ans de prison.

    Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a considéré que le deuxième procès de Zaghari Ratcliffe était "inacceptable", et a appelé à sa libération. Il a ajouté que l'Iran lui avait fait subir "une épreuve cruelle et honteuse.

    De son côté,  le Premier ministre britannique Boris Johnson a souligné lors d'un appel avec le président iranien Hassan Rohani mercredi 10 mars la nécessité de permettre à Ratcliffe de retourner dans son pays natal pour être avec sa famille.

  • Iran : Conséquences des tensions avec l'UE, l'Iran arrête des citoyens européens, révèle Le Figaro

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    Une personne ayant la double nationalité française et iranienne et un ressortissant allemand ont été arrêtés en Iran il y a plus de deux semaines, a rapporté vendredi le quotidien français Le Figaro.

    Sans citer ses sources, le journal a déclaré que les deux personnes avaient été arrêtées et détenues avant le 4 février comme levier en prévision de la condamnation du diplomate iranien Assadolah Assadi en Belgique ce même jour.

    Le diplomate iranien a été condamné à 20 ans de prison pour avoir projeté de commettre un attentat lors d'un rassemblement de l'opposition iranienne en France en 2018.

    Le Figaro a déclaré que le Franco-iranien avait été arrêté dans le désert aux commandes d'un drone.

    Le ministère français des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Ni les responsables allemands ni iraniens n'étaient immédiatement joignables.

    Les arrestations, si elles sont confirmées, interviennent à un moment sensible. Les États-Unis ont indiqué jeudi qu'ils étaient prêts à discuter avec l'Iran de la manière dont les deux pays pourraient revenir à l'accord de 2015 visant à empêcher Téhéran d'acquérir des armes nucléaires.

    Dans une déclaration commune, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne ont également appelé l'Iran à libérer tous leurs ressortissants détenus arbitrairement.

    Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI)  a arrêté des dizaines de binationaux ces dernières années, principalement pour espionnage.

    Des militants des droits de l'homme ont accusé l'Iran d'avoir arrêté des binationaux pour tenter de gagner des concessions d'autres pays. Téhéran nie détenir des personnes pour des raisons politiques et a accusé de nombreux étrangers détenus dans ses prisons d'espionnage.

  • Iran: Le soutien de Macron aux caricatures du prophète est un "acte stupide", dit Khamenei

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    Le guide suprême de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, a qualifié mercredi d'"acte stupide" le soutien du président français Emmanuel Macron aux caricatures du prophète de l'islam Mahomet.

    "Posez cette question à votre président: pourquoi il soutient l'offense au Prophète de Dieu, tout en la considérant comme la liberté d'expression? (...) Cet acte stupide n'est-il pas une offense à la conscience d'une nation qui l'a élu comme son président?!" a-t-il dit dans un message sur son site internet adressé aux "Jeunes de France".

    Lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat commis par un islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète, M. Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins.

    Ses déclarations ont déclenché des manifestations dans plusieurs pays à majorité musulmane ainsi que des appels au boycott des produits français. "La question suivante est: pourquoi alors douter au sujet de l'holocauste est considéré comme un crime?", a ajouté l'ayatollah Khamenei. "Et pourquoi celui qui écrit sur ce sujet doit être condamné à la prison, tandis que l'offense au Prophète est un acte permis?!" Avant M. Khamenei, le président iranien Hassan Rohani avait averti qu'insulter le prophète encourageait "violence et effusion de sang".

    L'Iran a convoqué mardi le numéro deux de l'ambassade de France à Téhéran pour protester contre "le comportement inacceptable des autorités françaises".

  • Iran : Le président Rohani prévient qu'insulter Mahomet peut inciter à la "violence"

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    Le président iranien Hassan Rohani a prévenu mercredi qu'insulter Mahomet pourrait susciter la "violence", une mise en garde qui intervient après la défense par son homologue français Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer le Prophète.

    "Insulter le Prophète ne relève pas de l'exploit. C'est immoral. Cela encourage la violence", a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement iranien. "C'est une surprise que cela vienne de ceux qui se targuent de culture et de démocratie, que d'une certaine façon ils, même si ce n'était pas intentionnel, encouragent violence et effusion de sang", a-t-il poursuivi.

    Lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du Prophète, M. Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins.

    "Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et ils savent qu'avec des héros tranquilles tels que lui ils ne l'auront jamais", avait insisté M. Macron. Des déclarations qui ont déclenché des manifestations dans de nombreux pays à majorité musulmane ainsi que des appels au boycott des produits français.

    "L'Occident devrait comprendre que (...) insulter le Prophète revient à insulter tous les musulmans, tous les prophètes, toutes les valeurs humaines et piétiner l'éthique", a relevé M. Rohani. Selon lui, "chaque Européen a une dette envers le Prophète, car il était le professeur de l'humanité". Le président iranien a également demandé à l'Occident d'"arrêter de s'immiscer dans les affaires internes des musulmans" s'il "souhaite réellement parvenir à la paix, à l'égalité, au calme et à la sécurité dans nos sociétés actuelles".

    Téhéran a convoqué le numéro deux de l'ambassade de France en Iran pour protester contre l'"insistance" de Paris à soutenir les caricatures du prophète Mahomet, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

  • Iran : Téhéran convoque un diplomate français

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    Téhéran a convoqué le numéro deux de l'ambassade de France en Iran pour protester contre l'"insistance" de Paris à soutenir les caricatures du prophète Mahomet, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué mardi.

    Le premier conseiller Florent Aydalot a été convoqué lundi "pour protester contre l'insistance des autorités françaises à soutenir la publication des caricatures insultant le Prophète", selon le communiqué.

    Le ministère a dénoncé "le comportement inacceptable des autorités françaises qui ont heurté les sentiments de millions de musulmans en Europe et dans le monde", soulignant que "que toute insulte et tout manque de respect envers le Prophète de l'islam et les valeurs de l'islam (étaient) fermement condamnés".

    Ce communiqué fait suite aux déclarations du président français Emmanuel Macron après l'assassinat le 16 octobre près de Paris du professeur Samuel Paty par un extrémiste russe d'origine tchétchène. M. Macron a déclaré que la France "n'abandonnera(it) pas les caricatures", publiées pour la première fois par le magazine satirique Charlie Hebdo, et que le professeur avait été "tué parce qu'il incarnait la République".

    Plusieurs journaux iraniens ont critiqué M. Macron en première page mardi. Le quotidien ultraconservateur Kayhan a demandé que l'ambassadeur de France soit "expulsé" d'Iran, estimant que ce serait "la moindre des choses à faire en réponse à l'insolence de Macron". Le quotidien Javan a titré en une "Le Mal" sur une photo de M. Macron, souriant.

    Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait indiqué lundi que les remarques de M. Macron ne faisaient qu'alimenter "l'extrémisme" et qu'insulter tous les musulmans "pour les crimes odieux de ces extrémistes" était un "abus opportuniste de la liberté d'expression".

  • Frontlive-Chrono – Mercredi 8 mai 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le mercredi 8 mai 2019

    • Afghanistan: Forte explosion dans le centre de Kaboul – Abonnés
    • Iran : Téhéran décide de suspendre certains de ses engagements de l’accord nucléaire – Lire l’article
    • Pakistan : Un attentat-suicide fait douze morts dans un sanctuaire religieux soufi- Abonnés
    • Sri Lanka : Arrestation de sept kamikazes – Abonnés
    • Syrie: Les forces gouvernementales avancent au nord de Kafr Nabudah – Abonnés
    • Syrie: En réponse à une nouvelle attaque à la roquette contre la base aérienne de Hmeimim, l’armée de l’air russe frappe des positions rebelles dans le nord de la Lattaquié – Abonnés

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  • Iran: Les diplomates français ont l’interdiction de se rendre en Iran en dehors des cas d’urgence

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    Les autorités françaises recommandent avec insistance aux diplomates et fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères de reporter indéfiniment les voyages prévus en Iran. La raison de cette interdiction est la détérioration notable des relations entre Téhéran et Paris, ainsi que la découverte récente d’un complot terroriste.
    Ceci a été révélé le mardi 28 août 2018 par l’agence de presse Reuters faisant référence à une circulaire du ministère français des Affaires étrangères.
    Rappelons qu’au début du mois de juillet, la police belge avait arrêté deux personnes soupçonnées de préparer une attaque à l’aide d’engins explosifs lors d’une réunion en France d’une organisation de l’opposition politique iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran. Le complot terroriste avait été révélé grâce à l’intervention du Mossad, le Service de renseignement israélien.
    Rappelons que la France a été l’un des partisans les plus actifs de l' »accord nucléaire », que les États-Unis ont aboli en mai dernier.
    Les pays européens, y compris la France, ont tenté d’atténuer les conséquences de la décision des États-Unis sur l’économie iranienne, mais ils n’ont pas réussi à persuader les hommes d’affaires de passer outre aux injonctions de Washington.
    À ce jour, la compagnie pétrolière et gazière française Total et les constructeurs automobiles PSA et Renault ont pris la décision de se retirer d’Iran.
    Air France a annoncé la semaine dernière que, dès le mois de septembre, il arrêterait les liaisons aériennes avec la République islamique – en raison des sanctions américaines qui ont rendu non rentable l’exploitation de cette ligne aérienne.
    Air France avait confié la ligne aérienne entre Paris et Téhéran à la compagnie low-cost Joon, une filiale d’Air France, Celle-ci assurait seulemennt trois vols Paris-Téhéran par semaine.

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