Relations Ethiopie-Soudan

  • Soudan : l'Éthiopie bombarde une patrouille de l'armée soudanaise dans une région frontalière

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    D'après les médias soudanais les troupes de l'armée nationale soudanaise ont subi des bombardements éthiopiens sur la bande frontalière de l'État d'Al-Qadarif, à l'est du Soudan.

    Le site d'information Sudan Tribune a rapporté dimanche soir qu'une patrouille de l'armée soudanaise en provenance de Jabal Abou al-Touyour a été bombardée par des obus de mortier Hawn tirés par les forces éthiopiennes dans l'État frontalier de d'Al-Qadarif (est).

    La même source a ajouté que "les forces de l'armée soudanaise ont riposté au bombardement sans déplorer aucune perte dans ses rangs".

    Les médias soudanais n'ont pas précisé les motifs de l'attaque, et l'armée soudanaise n'a encore fait aucune déclaration à ce sujet.

    Abdullah Hamdok, le Premier ministre soudanais a assuré, dans la journée du jeudi, au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, que l'armée de son pays s'était positionnée au long de de ses frontières avec l'Éthiopie et que Khartoum ne voulait entrer en guerre avec personne.

    Le différend frontalier entre les deux pays est reparti de plus belle à la suite des escalades déclenchées par une attaque armée visant une force de l'armée soudanaise au "Jabal at Turiyah" (est) à la mi-décembre.

    Le Soudan accuse l'armée éthiopienne de soutenir ce qu'elle décrit comme des "milices éthiopiennes", ce qu'Addis-Abeba nie et qualifie de "bandes de hors-la-loi".

  • Ethiopie : Une nouvelle attaque dans l'ouest fait au moins 80 morts

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    La série meurtrière continue dans l'ouest de l'Ethiopie: théâtre de plusieurs massacres ces derniers mois, la région du Benishangul-Gumuz a subi une nouvelle attaque mardi qui a fait au moins 80 morts, de quoi accroître les tensions déjà vives dans ce pays d'Afrique de l'Est. Il n'existe aucun lien connu entre ces violences et le conflit actuellement en cours au Tigray, une région septentrionale de l'Ethiopie où les troupes gouvernementales ont été envoyées en novembre pour déloger les autorités locales dissidentes.
     
    Cette nouvelle tuerie devrait accentuer la pression sur le Premier ministre Abiy Ahmed, pour intervenir de manière plus importante au Benishangul-Gumuz, région située le long de la frontière avec le Soudan et le Soudan du Sud, et où doit être construit la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique sur le Nil Bleu.
     
    "Nous avons reçu des informations prouvant que plus de 80 civils ont été tués le 12 janvier près de Daletti" dans le Benishangul-Gumuz, a expliqué mercredi à l'AFP un porte-parole de la Commission éthiopienne des droits de l'Homme (EHRC), Aaron Maasho.
     
    Le village de Daletti est situé dans la zone de Metekel, où des centaines de personnes ont péri lors d'attaques armées ces derniers mois. En décembre, l'une d'elles avait fait 207 morts.
     
    Si certains dirigeants locaux parlent de violences ethniques, M. Abiy peine à expliquer les motivations derrière ces attaques. Le Premier ministre n'arrive pas à sécuriser la zone, malgré sa visite dans la région en décembre et l'installation sur place d'un poste de commandement fédéral. L'attaque de mardi a eu lieu entre cinq et sept heures du matin, selon M. Aaron. Les victimes étaient âgées de deux à 45 ans. La Commission "essaie d'obtenir de plus amples informations sur les assaillants" et sur la manière dont les victimes ont été tuées, a ajouté le porte-parole.
     
    Violences intercommunautaires
    Un survivant, Ahmed Yimam, a expliqué à l'AFP avoir recensé 82 cadavres et 22 personnes blessées. "L'attaque a été menée principalement avec des couteaux, des armes à feu ont aussi été utilisées", a-t-il raconté. "J'ai peur que ça recommence car les assaillants ne sont pas sanctionnés et les autorités locales et régionales ne fonctionnent pas".
     
    En octobre, le Premier ministre avait attribué les violences dans la zone à des combattants venus de l'Etat voisin soudanais du Nil-Bleu, où ils sont "armés et entraînés". M. Abiy avait alors appelé Khartoum à régler le problème. A contrario, plusieurs leaders locaux de l'opposition assurent depuis des semaines que ces attaques sont menées par des membres de l'ethnie éthiopienne gumuz et motivées par des facteurs ethniques. Selon eux, les milices gumuz ciblent notamment les membres de la communauté Amhara, seconde ethnie du pays.
     
    Membre du Mouvement national amhara, un parti d'opposition, Dessalegn Chanie a expliqué à l'AFP soupçonner certains membres des autorités locales de la zone de coopérer avec les assaillants. "Le problème est très compliqué, car de nombreux responsables gumuz soutiennent ces milices. Ils leur fournissent des informations et une aide logistique", a-t-il assuré, sans fournir d'éléments pour étayer ses accusations.
     
    Plusieurs dirigeants du Benishangul-Gumuz ont été arrêtés en décembre. Ils sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans les violences commises dans la région le mois dernier. D'après M. Dessalegn, le bilan de l'attaque de mardi pourrait s'alourdir. Plusieurs sources, dont des travailleurs hospitaliers, lui ont rapporté qu'au moins 131 personnes auraient été tuées, a-t-il expliqué. 
     
    Lundi, la radio-télévision Fana BC, affiliée au pouvoir, assurait qu'une "paix relative a été restaurée à Metekel" grâce aux mesures prises par le gouvernement fédéral. Mais la Commission éthiopienne des droits de l'homme a appelé les autorités mercredi à intervenir davantage. Ces violences montrent que l'ouverture prônée par le Premier ministre Abiy Ahmed a libéré des ambitions territoriales locales et d'anciens différends intercommunautaires, qui ont débouché sur des violences meurtrières dans de nombreuses régions du pays.

  • Ethiopie/Soudan : Escalade dangereuse : un avion militaire éthiopien pénètre l'espace aérien soudanais

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    Le Soudan a annoncé mercredi 13 janvier 2021qu'un avion militaire éthiopien avait violé son espace aérien, décrivant l'incident comme une "escalade dangereuse".
     
    C'est ce qui est ressorti d'un communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères, au moment où des tensions armées sont présentes dans les zones frontalières entre les deux pays.
     
    Le communiqué a souligné : "Dans une escalade dangereuse et injustifiée, un avion militaire éthiopien a pénétré l'espace aérien soudanais... Cela pourrait avoir de graves conséquences et provoquer plus de tension dans la région frontalière".
     
    Et de poursuivre : "Nous exigeons que ces actes hostiles ne se reproduisent pas à l'avenir, compte tenu de leurs répercussions dangereuses sur l'avenir des relations bilatérales entre les deux pays, et sur la sécurité et la stabilité dans la Corne de l'Afrique".
     
    Le communiqué du ministère soudanais des Affaires étrangères n'a pas précisé le moment ou le lieu de la violation perpétrée par l'hélicoptère éthiopien, et les autorités éthiopiennes n'ont encore émis aucune déclaration à ce sujet.
     
    Les frontières soudano-éthiopiennes ont été récemment le théâtre de nombreux incidents, déclenchés par une attaque armée visant une force de l'armée soudanaise au mont Touriya (est) à la mi-décembre 2020.
     
    Le conflit dans cette région est ancien, mais il persiste entre les agriculteurs éthiopiens et soudanais, car des bandes armées éthiopiennes attaquent des agriculteurs soudanais dans le but de piller et de voler, et font de nombreux morts et blessées, selon Khartoum.
     
    Le Soudan accuse l'armée éthiopienne de soutenir ce qu'elle décrit comme des « milices éthiopiennes », des propos qu'Addis-Abeba réfute en qualifiant ces groupes de "bandes de hors-la-loi".

  • Le Soudan reprend les territoires disputés avec l'Éthiopie

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    Le Soudan a pris le contrôle de la plupart des territoires frontaliers en litige avec l'Éthiopie après deux jours d'affrontements, selon le ministre soudanais de l'Information, Faisal Salih, dans la soirée du 26 décembre.
     
    En particulier, le ministre a révélé à Reuters que, tout en croyant au dialogue pour résoudre les problèmes, l'armée soudanaise continuera sa tâche de reprendre le contrôle de tous les territoires de son pays. Selon ce qui a été annoncé par Salih, l'armée soudanaise aurait reconquis entre 60 et 70% du territoire du Soudan, après deux jours d'affrontements, au cours desquels les forces de Khartoum auraient agi défensivement, ce qui implique qu'elles auraient été attaquées. Le ministre a ensuite précisé que, selon les rapports des services de renseignement, l'organisation, l'entraînement et l'armement des forces armées qui ont attaqué les Soudanais auraient appartenu aux forces régulières et non aux milices.
     
    La frontière entre l'Éthiopie et le Soudan a été le théâtre de tensions récentes depuis que, le 4 novembre, un conflit interne a éclaté dans la région éthiopienne du Tigray, située au nord du pays, entre les forces du gouvernement d'Addis-Abeba et celles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) qui a poussé quelque 50 000 réfugiés à trouver refuge au Soudan. Face au déclenchement des hostilités près de la frontière, les autorités de Khartoum avaient décidé de renforcer leur présence militaire près de la frontière orientale avec l'Éthiopie. Il y a eu alors quelques épisodes de tension avec les forces de l'ethnie Amhara, qui soutiennent le gouvernement du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, à propos des territoires disputés entre le Soudan et l'Ethiopie.
     
    Ce différend territorial découle du fait que les agriculteurs de la région éthiopienne d'Amhara revendiquent leurs droits sur les terres de la plaine d'al-Fashqa, que le Soudan considère comme relevant de sa juridiction, provoquant des affrontements, surtout pendant les saisons des semis et récoltes. Cette zone borde la région du Tigray.
     
    Face au regain de tension le long de la frontière éthiopienne-soudanaise, les gouvernements des deux pays avaient entamé, le 22 décembre dernier à Khartoum,  des négociations pour résoudre la question de la démarcation de la frontière commune. À cette occasion, il y a eu une rencontre entre les délégations conduites par le Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de l'Éthiopie, Demeke Mekonnen, et le ministre soudanais en charge du cabinet, Omar Manis. Le Premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, et son homologue éthiopien Abiy Ahmed s'étaient déjà entendus dimanche 20 décembre pour entamer des discussions lors d'un sommet du bloc régional de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui s'est tenu à Djibouti.
     
    Avant le début des négociations le 22 décembre, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Ato Demeke Mekonnen, a déclaré que l'armée soudanaise menait des attaques le long de la frontière depuis le 9 novembre. Selon ses déclarations, des civils auraient été tués ou blessés, les produits agricoles des Ethiopiens détruits et leurs propriétés vandalisées. De son côté, le Soudan avait rapporté la mort de 4 soldats tandis que 20 autres personnes étaient blessées  dans une embuscade des forces éthiopiennes et leurs milices "à l'intérieur des frontières soudanaises".
     
    Les deux pays partagent une frontière d'environ 1 600 kilomètres. En 1902, le Royaume-Uni, alors puissance coloniale au Soudan, et l'Éthiopie avaient signé un accord pour tracer la frontière, mais le document était dépourvu d'identification de lignes de démarcation claires. Les derniers pourparlers  frontaliers entre les deux pays ont eu lieu le 29 mai 2020 à Addis-Abeba. Auparavant, entre 2002 et 2006, des réunions régulières avaient lieu entre les deux pays pour aborder la question de la démarcation des frontières.

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  • Ethiopie: 207 morts dans l'attaque de Metakal, dans l'ouest du pays

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    L'attaque menée mercredi 23 décembre (voir notre blog du 23 décembre) dans l'ouest de l'Ethiopie par des hommes armés est monté à 207 morts, selon un communiqué consulté samedi par l'AFP de la Commission éthiopienne des droits de l'Homme (EHRC), qui faisait auparavant état de 100 victimes. Cet organisme indépendant, rattaché au gouvernement, avait annoncé que des résidents de Metakal, une zone de la région du Benishangul-Gumuz, avaient été attaqués mercredi avant l'aube, dans leur sommeil.
    Cette attaque est la dernière en date d'une série meurtrière ces derniers mois dans cette zone où vivent notamment des habitants des ethnies oromo, amhara - les deux plus nombreuses du pays - et shinasha. Selon des dirigeants locaux, ces attaques sont menées par des membres de l'ethnie gumuz et motivées par des facteurs ethniques.
     
    "(La Commission) continue de suivre avec les autorités compétentes la situation au Benishangul-Gumuz et confirme que le bilan de l'attaque qui a eu lieu (...) aux premières heures du 23 décembre 2020 est monté à 207 (morts)", indique ce texte publié vendredi soir.
     
    Ce bilan avait été évoqué vendredi par des autorités locales qui organisaient des funérailles.
     
    "L'effort continue pour identifier les victimes avec l'aide des survivants et des cartes d'identité", ajoute la Commission, précisant que les victimes, en majorité des hommes (133 tués), comptent aussi des femmes, des enfants et des personnes âgées.
     
    L'EHRC réitère son appel à l'envoi "en urgence d'aide humanitaire" et s'inquiète du nombre de déplacés, soulignant que plus de 10.000 résidents de la localité de Bekuji Kebele marchent vers la ville de Bulen, l'une des principales de la zone, qui accueille déjà "des milliers" de déplacés. "Un témoin raconte que "la ville de Bulen est submergée. Les routes menant à la ville sont pleines de personnes déplacées et de leur bétail, qui marchent vers la ville"", écrit la Commission.
     
    Jeudi, les autorités régionales ont annoncé que l'armée éthiopienne avait tué 42 hommes armés accusés d'avoir participé au massacre, sans préciser qui ils étaient.
     
    Le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a qualifié cette attaque de "tragédie", avait attribué en octobre les violences dans la zone à des combattants venus de l'Etat voisin soudanais du Nil-Bleu, où ils sont "armés et entraînés" et appelé Khartoum à régler le problème. Il a affirmé jeudi que cette dernière attaque avait pour objectif "d'éparpiller l'importante force" mobilisée dans le cadre de l'opération militaire en cours au Tigray (nord), un conflit a priori sans rapport avec les violences dans le Benishangul-Gumuz.

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  • Éthiopie : Une bombe à retardement de conflits ethniques

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    Après la guerre dans le Tigray, les tensions refont surface dans une autre région.
     
    Benishangul-Gumuz_in_Ethiopia.svg.pngDes attaques dans la région de Metakal semble indiquer qu'une insurrection des Gumuz contre les Amhara est en cours et que cela  pourrait dégénérer en un conflit ouvert entre les deux Etats de la région. Les Gumuz, qui affirment leur droit à administrer les terres indigènes et les Amhara.
     
    90 personnes ont été tuées lors des attaques des Gumuz pendant la nuit, le lendemain de la visite du Premier ministre Abiy dans la région et de ses menaces voilées contre la "politisation des terres" de Gumuz, qui borde l'État soudanais du Nil.

    Tous les signes semblent indiquer une augmentation des effusions de sang, surtout si l'on considère la situation actuelle dans le contexte de la montée des hostilités transfrontalières entre le Soudan et l'Éthiopie.
     

  • Soudan : Violents combats à la frontière avec l'Ethiopie

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    De violents combats entre l'armée soudanaise et l'Ethiopie ont eu lieu dimanche après-midi dans le secteur appelé Météma, à la frontière entre le Soudan et l'Ethiopie. Selon certaines sources, l'armée soudanaise a attaqué une base militaire éthiopienne à la périphérie de Météma.