Relations Azerbaidjan-Turquie

  • Azerbaïdjan : La Turquie et la Russie en désaccord sur la présence militaire turque en Azerbaïdjan

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    La Turquie et la Russie sont en désaccord sur le souhait d'Ankara de mettre en place un poste d'observation militaire indépendant sur le territoire azéri, a déclaré une source turque, après que les deux se soient mis d'accord ce mois-ci pour surveiller un cessez-le-feu dans la région du Haut-Karabakh.

    La Turquie et la Russie ont déjà convenu de mettre en place un centre commun dans la région pour surveiller le cessez-le-feu du 10 novembre, qui a mis fin à des semaines de combats entre les troupes azerbaïdjanaises et les forces ethniques arméniennes dans l'enclave.

    Le Haut-Karabakh est internationalement reconnu comme faisant partie de l'Azerbaïdjan mais il est peuplé d'Arméniens de souche.

    L'accord de cessez-le-feu, qui a verrouillé les gains territoriaux de l'Azerbaïdjan à la suite des combats, prévoit le déploiement de quelque 2 000 soldats russes au Haut-Karabakh.

    Les responsables russes et turcs doivent encore s'entendre sur les paramètres du mécanisme de surveillance, mais la Turquie, alliée de l'Azerbaïdjan, souhaite également que son propre poste d'observation indépendant renforce son influence dans une région qu'elle considère comme essentielle pour sa zone d'influence.

    "Le désaccord entre Moscou et Ankara concerne le poste d'observation que la Turquie veut établir sur les terres de l'Azerbaïdjan", a déclaré la source turque, sous couvert d'anonymat.

    "La Russie estime qu'il n'est pas nécessaire que la Turquie établisse un poste d'observation dans la région indépendamment du centre commun. Cependant, la Turquie juge cela nécessaire".

    La source a déclaré que les pourparlers se poursuivraient à Moscou et que la Turquie espérait finalement parvenir à un compromis avec la Russie.

    La Russie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan n'ont fait aucun commentaire immédiat sur la question.

    La Turquie a soutenu l'Azerbaïdjan, avec lequel elle a des liens ethniques et culturels étroits, depuis le début du conflit du Haut-Karabakh il y a près de 30 ans et a exigé le retrait des forces arméniennes de tout le territoire azéri.

    La France a déclaré la semaine dernière qu'elle souhaitait une supervision internationale pour la mise en œuvre du cessez-le-feu, craignant que la Russie et la Turquie ne concluent un accord visant à écarter les puissances occidentales des futurs pourparlers de paix.

  • Nagorny-Karabakh : L'Arménie exclut toute solution diplomatique

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    L'Arménie a exclu mercredi 21 octobre toute "solution diplomatique" au conflit du Nagorny Karabakh avec l'Azerbaïdjan.

    Le Premier ministre Nikol Pachinian s'est adressé sur Facebook aux Arméniens, alors que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais étaient à Moscou pour des pourparlers séparés avec la puissance régionale russe. Les deux ministres sont également attendus à Washington cette semaine. "Nous devons admettre que la question du Karabakh, en ce moment et pour encore longtemps, ne peut avoir de solution diplomatique", a-t-il dit, après presque quatre semaines de combats qui ont fait près de mille morts selon des bilans partiels.

    "Tout ce avec quoi nous serions d'accord est inacceptable pour l'Azerbaïdjan. Cela montre que cela n'a aucun sens, au moins actuellement, de parler de solution diplomatique", a-t-il renchéri. Il a demandé en conséquence à tous "les dirigeants des villes, des districts, des villages, des partis politiques, des organisations civiles, des cercles des affaires, d'organiser des unités de volontaires" pour combattre au côté des Arméniens du Nagorny Karabakh.

    Les autorités azerbaïdjanaises ne se sont pas montrées plus enclines au dialogue depuis le début des hostilités le 27 septembre, le président Ilham Aliev, galvanisé par des victoires sur le terrain, qualifiant ses adversaires de "chiens" ou de "bêtes sauvages", et jugeant que toute négociation devait être précédée d'un retrait des indépendantistes.

    "La victoire ou la défaite"
    Les forces azerbaïdjanaises ont conquis ces dernières semaines des territoires échappant au contrôle de Bakou depuis les années 1990 et une guerre, dans la foulée de la chute de l'URSS, qui avait fait 30.000 morts et abouti à la sécession de cette région aujourd'hui peuplée quasi-exclusivement d'Arméniens.

    Un conseiller du président Aliev, Hikmet Hajiyev, a réagi aux propos de M. Pachinian en dénonçant un discours "qui provoque une fois encore une escalade". Concernant les efforts diplomatiques en cours, "nous n'attendons aucune percée, en particulier dans le contexte de l'appel du Premier ministre arménien", a-t-il dit lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

    Selon M. Pachinian, la situation sur le front est "assez grave" pour les séparatistes, confrontés en particulier à l'avancée des troupes adverses dans le sud, en direction de l'Arménie et le long de la frontière avec l'Iran. "Il y a la victoire ou la défaite, rien d'autre. Pour gagner, nous devons tous former des unités de volontaires", a-t-il proclamé.

    Il a néanmoins estimé que son adversaire était en train de jeter ses "dernières ressources" dans la bataille, affirmant même que Bakou avait perdu 10.000 hommes, une affirmation invérifiable d'autant que l'Azerbaïdjan ne communique pas ses pertes militaires.

    L'appel de M. Pachinian intervient après l'échec consécutif de deux trêves humanitaires en octobre.

    Morts civils
    Russie, Etats-Unis et France sont les médiateurs historiques dans le conflit au Nagorny Karabakh et sont à la manoeuvre aussi cette fois-ci. Mais depuis le milieu des années 1990, tous les efforts diplomatiques ont échoué.

    Pour l'Azerbaïdjan, la solution passe par la réintégration du Karabakh, aujourd'hui de facto indépendant, à son territoire avec un haut degré d'autonomie. M. Pachinian revendique lui l'indépendance pour cette province, et a menacé de la reconnaître de manière unilatérale.

    La communauté internationale a appelé à maintes reprises à la cessation des hostilités depuis le 27 septembre, dénonçant aussi les bombardements des populations civiles des deux côtés du front, à l'instar de celui samedi de Ganja, en Azerbaïdjan, qui a fait 13 morts.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, Ankara soutenant Bakou. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, fait elle partie d'une alliance militaire avec la Russie.

    L'Azerbaïdjan, fort de ses revenus pétroliers, s'est armé sans compter ces dernières années, notamment auprès de la Russie, de la Turquie et d'Israël. Ankara est par ailleurs accusé d'avoir déployé des combattants pro-turcs de Syrie dans le conflit en cours.

  • Nagorny-Karabakh : Arménie et Azerbaïdjan s'accusent d'avoir violé une nouvelle trêve

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    Samedi soir 17 octobre, les ministères arménien et azerbaïdjanais des Affaires étrangères ont annoncé, dans deux déclarations identiques, un accord pour "une trêve humanitaire à partir du 18 octobre à 00H00 heure locale" (20H00 GMT).

    Cette nouvelle trêve est intervenu après que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se soit entretenu au téléphone dans la soirée avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais et insisté avec force sur "la nécessité d'un respect strict" du cessez-le-feu conclu samedi dernier à Moscou, selon la diplomatie russe.

    A Stepanakert, la capitale séparatiste, la nuit a été très calme, selon un correspondant de l'AFP sur place. Dans la matinée, tout y était silencieux, alors que la plupart des habitants ont fui les bombardements depuis la reprise des combats le 27 septembre. "Notre pays veut respecter la trêve mais les autres (Azerbaïdjanais) ne la respecteront pas. Nous ne pouvons pas les croire, même s'il y a un accord, ils peuvent facilement ne pas le respecter", soutient Sveta Petrosian, 65 ans, interrogée dans les rues désertes. Ses deux fils sont au front.

    Et de fait, la trêve n'aura pas duré plus de quatre minutes. L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont accusés dimanche d'avoir violé la nouvelle "trêve humanitaire" entrée en vigueur à minuit heure locale dans le Nagorny Karabakh, une semaine après un premier cessez-le-feu conclu mais jamais respecté.

    Dans un communiqué, le ministère de la Défense azerbaïdjanais a affirmé que les forces arméniennes avaient rompu de "manière flagrante le nouvel accord", dénonçant des tirs d'artillerie ennemis et des attaques matinales le long du front.

    Plus tôt dans la nuit, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, avait elle rapporté des tirs d'artillerie et de roquettes azerbaïdjanais, au nord et au sud du front, durant les trois heures suivant le début de la trêve.

    Dans un communiqué, l'armée du Karabakh a également fait été d'une attaque ennemie le matin dans le sud, faisant part "de pertes et blessés des deux côtés". "Mais les infrastructures civiles et les habitations n'ont pas été visées par des tirs", ont précisé les services de secours du Karabakh.

    Le président azerbaïdjanais a appelé à la vengeance après le bombardement de Ganja, deuxième ville du pays
    La reprise des combats il y a trois semaines a fait des centaines de morts. Après une première tentative ratée de cessez-le-feu sous l'égide de Moscou, le conflit a connu une nouvelle escalade samedi.

    L'Azerbaïdjan a juré de "venger" la mort de treize civils, dont des enfants, ayant péri la nuit précédente dans le bombardement nocturne de Ganja, deuxième ville du pays. De nombreuses maisons ont été détruites par un pilonnage qui a aussi fait plus de 45 blessés, selon le procureur général.

    Samedi, à Ganja, des dizaines de secouristes ont cherché des survivants à mains nues et rassemblé des restes humains déchiquetés dans des housses mortuaires noires, rendant leur identification très difficile.

    Dans un discours, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a promis une vengeance "sur le champ de bataille", qualifiant son ennemi séparatiste et l'Arménie, tour à tour, de "chiens" et de "fascistes". La Turquie a de son côté accusé Erevan de "crimes de guerre".

    Ganja, ville d'environ 300.000 habitants, a été frappée à plusieurs reprises depuis le début du conflit. Les Arméniens ont affirmé samedi que Ganja abritait "des cibles légitimes", évoquant une base aérienne et des sites militaires. Quelques heures avant les frappes sur Ganja, des tirs avaient visé les villes de Stepanakert et Choucha dans le Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a obtenu des gains territoriaux ces trois dernières semaines sans pour autant remporter de bataille décisive. Bakou n'a pas jusqu'ici révélé le coût du conflit, ne publiant aucun bilan militaire, matériel ou humain.

    Les Arméniens affirment avoir tué des milliers d'hommes. Ils reconnaissent avoir dû reculer mais assurent "contrôler la situation". Officiellement, ils ont perdu environ 700 hommes, et la moitié des 140.000 habitants ont fui.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la communauté internationale craint une internationalisation du conflit, la Turquie soutenant l'Azerbaïdjan. L'Arménie, qui soutient financièrement et militairement les séparatistes, est elle dans une alliance militaire avec la Russie.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

    Les forces azerbaïdjanaises progressent au Nagorny Karabakh
    Dimanche 18 octobre, le ministère de la défense de l'Azerbaïdjan a publié une vidéo montrant une importante base qui a récemment été prise aux forces arméniennes. La base, qui se trouve dans le district de Fizuli, a été abandonnée à la hâte.

    Les troupes arméniennes ont laissé derrière elles des quantités d'armes et d'équipements, notamment des chars de combat, des véhicules blindés, des obusiers et des dizaines de missiles guidés antichars.

    Le ministère de la défense azerbaïdjanais a également diffusé une vidéo montrant les forces arméniennes fuyant leurs postes de combat dans une partie non spécifiée du Haut-Karabakh. Les postes ont été occupés par les troupes azerbaïdjanaises.


     

  • Nagorny-Karabakh : Intenses combats - la Turquie appelle à des "pourparlers à quatre"

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    D'intenses combats ont opposé, mardi 13 octobre, forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise, ignorant toujours une trêve humanitaire, tandis que la Turquie, grand soutien de Bakou, proposait des "pourparlers à quatre" avec la Russie.

    La Turquie, qui a pris fait et cause pour l'Azerbaïdjan depuis le début des derniers affrontements le 27 septembre, et la Russie, qui est engagée dans une alliance militaire avec l'Arménie, sont de facto les arbitres du conflit. Ankara a ainsi estimé qu'"il était temps de trouver un nouveau mécanisme" pour résoudre la question du Nagorny Karabakh, une région disputée depuis des décennies.

    De tels pourparlers mettraient en évidence l'impuissance du Groupe de Minsk, médiateur historique du conflit co-présidé par la Russie, la France et les Etats-Unis, qui a parallèlement exhorté l'Arménie et l'Azerbaïdjan à respecter la trêve pour "éviter des conséquences catastrophiques" pour la région. Le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a lui aussi appelé les belligérants à "respecter leur engagement d'un cessez-le-feu" et à "cesser de cibler des zones peuplées de civils".

    Bakou et Erevan se rejettent la responsabilité des hostilités qui ont fait plus de 600 morts, dont 73 civils, selon des bilans partiels, l'Azerbaïdjan ne communiquant pas les décès parmi ses troupes. Et pour le quatrième jour consécutif, le cessez-le-feu censé être en vigueur depuis samedi est resté lettre morte. "Après deux semaines de combats intenses, et s'intensifiant malheureusement (...) nous voyons que des centaines de milliers de personnes sont déjà affectées dans la région", a regretté le directeur Eurasie du Comité International de la Croix-Rouge, Martin Schuepp. Selon lui, des "discussions continues" sont néanmoins en cours pour des échanges de corps et de prisonniers, un objectif de la trêve négociée à Moscou.

    Situation mercredi matin 14 octobre
    L'attaché de presse du ministère arménien de la Défense, Shushan Stepanyan, a déclaré que les forces armées azerbaïdjanaises avaient repris les tirs de roquettes et d'artillerie sur la ligne de contact au Karabakh mercredi matin.

    "La nuit, la tension relativement stable est restée sur la ligne de contact Artsakh-Azerbaïdjan. Dans certaines régions, les duels d'artillerie se sont poursuivis avec une intensité variable. Le matin, l'ennemi, violant le cessez-le-feu humanitaire, a repris les tirs de roquettes et d'artillerie dans les directions sud, sud-est, nord et nord-est". - a écrit Stepanyan sur Facebook, faisant référence aux données de l'armée de défense du Karabakh.

    Selon elle, les directions sud-est, nord et nord-est sont attaquées de manière particulièrement intense. "Les unités de l'Armée de Défense dans toutes les directions de la ligne de contact prennent les mesures nécessaires pour réprimer l'activité agressive de l'ennemi, en poursuivant avec confiance la mission sacrée de protéger les frontières de la patrie", a déclaré Stepanyan.

    Impasse diplomatique et militaire
    Du côté du front, les séparatistes du Nagorny Karabakh accusent l'armée adverse d'avoir lancé une triple offensive au sud, au nord et au nord-est de la république autoproclamée. Bakou de son côté affirme "respecter le cessez-le-feu", mais que l'adversaire arménien tirait sur les districts azerbaïdjanais de Goranboy, Terter et Agdam.

    L'Azerbaïdjan semble avoir conquis quelques territoires, sans avoir gagné un avantage significatif sur les séparatistes qui tiennent les montagnes. "L'Azerbaïdjan a enregistré certains succès militaires, mais rien de spectaculaire. Bakou est loin d'être prêt à prendre le contrôle du Karabakh", relève Guela Vassadze, expert au Centre géorgien d'analyse stratégique, évoquant une "impasse diplomatique et militaire".

    Dans le district de Terter (front nord), une équipe de l'AFP a vu au loin les forces azerbaïdjanaises pilonner les montagnes où se trouvent les positions arméniennes tirant sur la zone. Dans une cave sombre, une vingtaine d'Azerbaïdjanais avaient trouvé refuge. "On est là depuis seize jours. Tous les jours ils nous bombardent, malgré le cessez-le-feu. Hier et aujourd'hui, c'est sans arrêt", raconte Akiif Aslamiv, 62 ans.

    Une scène similaire à celles dont les journalistes de l'AFP ont été témoins les deux semaines précédentes du côté arménien du front, où les civils se terrent aussi dans les abris. Depuis Stepanakert, la capitale de la région séparatiste, on pouvait aussi entendre les tirs d'artillerie provenant du front sud.

    Dernière nouvelle : Arrivée d'un avion militaire français à Erevan (Arménie)
    Un avion de l'Armée de l'air française transportant une délégation militaire de haut niveau a atterri à Erevan, la capitale d'Arménie.

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    Oeillets rouges et peluches
    Le Nagorny Karabakh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts dans les années 1990. Les hostilités en cours sont les plus graves depuis 1994. Après près de trente ans d'impasse diplomatique, le président azerbaïdjanais Ilham Alïev a juré de reprendre le contrôle de la région.

    Les belligérants s'accusent par ailleurs de viser délibérément des zones civiles peuplées, de crimes de guerre et d'user de bombes à sous-munitions, une arme interdite. A Ganja, deuxième ville d'Azerbaïdjan où un immeuble a été détruit faisant dix morts dimanche, des habitants déposaient des oeillets rouges et des peluches aux abords des ruines.

    Outre une potentielle crise humanitaire, la crainte de la communauté internationale est de voir ce conflit s'internationaliser, la Turquie étant en outre accusée d'avoir envoyé des combattants pro-turcs de Syrie se battre aux côtés des Azerbaïdjanais, ce que Bakou dément. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 119 d'entre eux ont déjà été tués depuis le début des combats.

    Coronavirus
    Enfin, l'évolution dans la région de l'épidémie de nouveau coronavirus inquiète l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a constaté des cas en forte augmentation.

    Vidéo - Côté arménien
    Sur le front nord du Nagorny-Karabakh

    Sur le front nord (suite):
    Sur le front de Hadrut :

    Vidéo - Côté azéri
    Sur le front avec l'armée d'Azerbaïdjan - l'intérieur de positions arméniennes

  • Nagorny-Karabakh : Pas de trêve en vue

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    Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivaient mardi des combats acharnés pour la région séparatiste du Nagorny Karabakh, chaque camp revendiquant des victoires et affichant sa détermination malgré les appels à la trêve et le nombre de victimes civiles. Les deux côtés se sont accusés ces deux derniers jours d'avoir multiplié à dessein les bombardements sur les zones urbaines habitées, notamment la capitale des indépendantistes, Stepanakert, et la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Gandja. Les journalistes de l'AFP ont vu nombre d'habitations détruites par les tirs de roquettes de part et d'autre, et recueilli des témoignages en ce sens.

    Dans un communiqué matinal, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir infligé de "lourdes pertes humaines et de matériel militaire" à l'adversaire, affirmant que "les troupes arméniennes étaient forcées à la retraite".

    Le président de la république auto-proclamée du Karabakh Arayik Haroutiounian a lui affirmé que son armée "remplissait avec succès ses tâches" et que "tout est sous contrôle".

    Au dixième jour de combats, aucun camp ne semble avoir pris un avantage déterminant sur l'autre. Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre ayant fait 30.000 morts. Le front est quasiment gelé depuis un cessez-le-feu en 1994, malgré des heurts réguliers. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays riche en pétrole a dépensé sans compter en armements modernes ces dernières années, a juré de reprendre le Karabakh, excluant une trêve sans promesse de retrait militaire arménien de la région et sans "excuses" du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

    Signe de l'animosité existante, il a qualifié ses adversaires de "chiens".

    Erevan et Bakou ont jusqu'ici fait fi des appels à un cessez-le-feu de l'essentiel de la communauté internationale, notamment celui de la Russie, la puissance régionale qui depuis près de 30 ans dirige aussi avec la France et les Etats-Unis les efforts de médiation sur le Nagorny Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien sans équivoque de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui appelle à la reconquête militaire du territoire séparatiste.

    'Menace inacceptable'
    Le bilan de 265 morts en dix jours de conflit reste très partiel, l'Azerbaïdjan n'annonçant aucune perte parmi ses soldats et 46 morts parmi les civils. Le Karabakh a fait état de 219 militaires et 19 civils tués. Les deux camps disent cependant avoir tué de 2.000 à 3.500 soldats ennemis chacun et se rejettent la responsabilité des hostilités.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, au vu des puissances en concurrence dans le Caucase: la Russie, la Turquie, l'Iran et les Occidentaux.

    Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont soupçonnés d'avoir déployé des mercenaires syriens au Karabakh dont plusieurs dizaines auraient été tués.

    Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu est attendu mardi en Azerbaïdjan pour "échanger sur la situation dans la région sous occupation arménienne" selon Ankara, premier déplacement de ce type depuis le début des hostilités.

    La France, la Russie et les Etats-Unis ont qualifié dans un communiqué commun le conflit de "menace inacceptable pour la stabilité de la région", dénonçant le caractère "disproportionné" des attaques des deux camps visant "des installations civiles".

    Les trois ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Mike Pompeo et Sergueï Lavrov y ont dénoncé "l'escalade de violence inédite et dangereuse" .

    Si la Russie entretient de bonnes relations avec les deux pays, elle reste plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé lundi soir à l'arrêt "immédiat" des combats, lors d'une conversation avec le dirigeant arménien.

    Le Kremlin dénonce une situation qui se "dégrade"
    La situation au Nagorny Karabakh "se dégrade", a dénoncé mardi le Kremlin au dixième jour de combats dans cette région séparatiste où s'affrontent Arméniens et Azerbaïdjanais, jugeant la mort de civils "inacceptable".

    "La situation se dégrade toujours, des gens continuent de mourir, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, répétant que "les parties ont l'obligation de cesser le feu et s'asseoir à la table des négociations".

    Colonel Arthur Galtsian.jpeg21 soldats arméniens du Haut Karabakh tué mardi 6 octobre
    Des responsables arméniens de l'enclave du Haut-Karabakh ont déclaré mardi 10 juin que 21 autres soldats avaient été tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan, portant à 244 le nombre total de soldats arméniens tués depuis le déclenchement de la guerre le 27 septembre.
    Parmi les soldats décédés, on compte le colonel Arthur Galtsian (photo ci-contre), de l'armée arménienne. Il a été tué ce mardi matin par les forces azéries.

     


    Vidéos - Côté Arménien
    Destructions dans la ville arménienne de Stepanakert

    Vidéos - Côté azéri
    Vidéos montrant le matériel militaire arménien capturé par l'armée azerbaïdjanise :

  • Nagorny-Karabakh : Pas de répit dans les combats - Victimes civiles

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    Forces arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise poursuivaient sans relâche lundi 5 octobre leurs affrontements, au lendemain d'une journée marquée par les bombardements de zones urbaines ayant fait des victimes civiles.

    Le ministère des Affaires étrangères du Karabakh a indiqué que dans la matinée leur capitale, Stepanakert, peuplée de 50.000 habitants, était visée par "des tirs de roquettes intensifs". La veille, des deux côtés du front, des tirs d'artillerie avaient déjà visé des villes, en particulier Stepanakert et sa voisine Chouchi, et en Azerbaïdjan: Ganja, deuxième ville du pays à 60 km de la ligne de contact, ou encore Beylagan.

    Et selon Bakou, les frappes sur les zones urbaines azerbaïdjanaises ont aussi repris lundi. "Les forces armées arméniennes attaquent les zones densément peuplées à Ganja, Barda, Beylagan et d'autres villes d'Azerbaïdjan avec des missiles et des roquettes. Barbarie et vandalisme", a dénoncé le conseiller présidentiel azerbaïdjanais Hikmet Hajiyev sur Twitter.

    Au Karabakh comme en Azerbaïdjan, les journalistes de l'AFP ont vu des maisons ou immeubles d'habitants touchés par les tirs. Selon des bilans officiels, les bombardements dimanche ont fait quatre morts parmi les habitants de la république auto-proclamée, et cinq en Azerbaïdjan. Ainsi que de nombreux blessés.

    Comme à leur habitude depuis la reprise du conflit le 27 septembre, les belligérants s'accusent de délibérément viser des civils, diffusant des images d'habitations détruites ou de missiles non explosés plantés dans des façades.

    Dimanche soir, face à la violence des bombardements touchant les zones habitées, la Russie s'est inquiétée de ce tournant. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé sa préoccupation, auprès de son homologue arménien, face à "la hausse du nombre de victimes au sein de la population civile". Il a réitéré l'appel de la Russie, principale puissance régionale, à "un cessez-le-feu au plus vite".

    Le Comité international de la Croix-Rouge a lui aussi condamné "les bombardements aveugles". Des centaines de maisons et d'infrastructures clés comme des hôpitaux et des écoles ont été détruites ou endommagées, selon le CICR.

    Les séparatistes, soutenus politiquement et militairement par l'Arménie, et les Azerbaïdjanais n'ont donné, au neuvième jour de combats, aucun signe de vouloir entendre les appels à la trêve de l'essentiel de la communauté internationale.

    Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre qui a fait 30.000 morts. Le front y est quasiment gelé depuis malgré des heurts réguliers. Les deux camps s'accusent de la reprise des hostilités, une crise parmi les plus graves, sinon la plus grave, depuis le cessez-le-feu de 1994, faisant craindre une guerre ouverte entre les deux pays ex-soviétiques.

    "Un retrait et des excuses!"
    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dans un discours télévisé à la nation a proclamé dimanche que l'offensive continuerait jusqu'à ce que son adversaire quitte "nos territoires", que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian "présente ses excuses" et proclame que "le Karabakh, ce n'est pas l'Arménie". Bakou revendique nombre de succès militaire sur le terrain, notamment la prise de plusieurs villes et villages.

    "Victoires imaginaires"
    Mais du côté arménien, on rejette ces affirmations et on affiche aussi sa détermination. "Ayant échoué à gagner sur le champ de bataille, la partie azerbaïdjanaise proclame des victoires imaginaires et répand des +fake news+ sur des bombardements arméniens de zones habitées azerbaïdjanaises", a dénoncé le ministère arménien des Affaires étrangères.

    Le bilan des morts - toujours très partiel, Bakou ne communiquant pas ses pertes militaires - s'établit à 245, le Karabakh ayant revu à la baisse à 202 le nombre de ses combattants tués. S'y ajoutent 18 civils du territoire séparatiste et 25 Azerbaïdjanais. Mais chaque partie affirme avoir tué de 2.000 à 3.000 soldats ennemis.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, plusieurs puissances étant en concurrence dans le Caucase: la Russie, le traditionnel arbitre régional, la Turquie, alliée à l'Azerbaïdjan, ou encore l'Iran. Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont accusés d'avoir déployé des mercenaires syriens pro-turcs au Karabakh.

    21 civils tués au Karabakh depuis le début du conflit, selon les autorités arméniennes
    Le Centre d'information unifié arménien, sous l'autorité du gouvernement arménien, a déclaré lundi que depuis le début des hostilités dans la zone de conflit du Karabakh, 21 civils avaient été tués par les bombardements azerbaïdjanais et 82 autres blessés.
    "Dès les premiers jours de l'agression, les forces armées azerbaïdjanaises ont tiré sur des localités pacifiques et les infrastructures civiles en Arménie et en Artsakh (le nom du Karabakh - ndlr). En conséquence, 21 civils sont morts, 82 ont été blessés, 2104 unités de biens, bâtiments et structures ont été endommagés", indique le message. publié sur la page Facebook du centre.

    Lundi 5 octobre - 18H30 : Les forces arméniennes annoncent s'être repliées pour "éviter des victimes"
    L'armée de défense du Karabakh a retiré ses troupes de certaines régions, a déclaré l'attaché de presse du président du Haut Karabakh, Vahram Poghosyan, sur Facebook.
    Il a ajouté que le retrait avait été ordonné pour "éviter des pertes inutiles et causer plus de dégâts à l'ennemi".
    Selon lui, les forces du Karabakh ont atteint leur objectif et continuent de se battre.

    Pertes en matériel par les deux belligérants

    Arménie / République d'Artsakh

    Tanks (43, dont 39 détruits ou abandonnés)
    - 10 T-72A: 10 détruits ; 2 endommagés ; 2 capturés
    - 2 T-72AV: (1, détruit et 1 capturé)
    - 7 T-72B: (4 détruits et 3 capturés)
    - 20 T-72 non précisés: (18 détruits et 2 endommagés)

    Véhicules blindés de combat (5 détruits ou abandonnés)
    1 MT-LB avec tri-tube anti-aérienne Zavasta M55 AA: (détruite)
    3 MT-LB avec canon anti-aérien de 23mm (détruits)
    1 Armored Fighting Vehicle non précisé: (détruit)

    Véhicules de combat d'infanterie (11détruits ou abandonnés)
    5 BMP-1: (détruits)
    5 BMP-2: (1 détruit et 4 abondonnés)
    1 BMP non précisé: (détruit)

    Artillerie remorquée (8 détruites ou abandonnées)
    7 Obusier de 122 mm (D-30) 2A18: (5 détruits et deux capturés)
    1 canon-obusier de 152 mm (D-20) M-1955: (détruit)

    Artillerie automotrice (4 détruites)
    1 122mm 2S1 Gvozdika: (détruit)
    3 152 mm 2S3 Akatsiya: (détruits)

    Lance-roquettes multiples (13 détruits)
    13 122mm BM-21: (détruits)

    Mortiers (6 détruits ou abandonnés)
    - 5 120 mm M75: (capturés)
    - 1 mortier non précisé: (détruit)

    Systèmes de missiles sol-air (12 détruits)
    - 3 9K35 Strela-10: (détruits)
    - 9 9K33 Osa: (détruits)

    Brouilleurs et systèmes de réception (1 détruit)
    - 1 brouilleurs: (détruit)

    Aéronefs (1 détruit)
    - 1 Su-25K (détruit)

    Camions, véhicules et jeeps (68 détruits ou abandonnés)
    - 2 GAZ-452: (2 endommagés et abandonnés)
    - 3 GAZ-3308: (1 détruit ; 1 endommagé et capturé et 1 capturé)
    - 1 transloader 9T217 (pour 9K33 Osa): (détruit)
    - 2 ZiL-131: (1 détruit et 1 capturé)
    - 1 Ural-375D: (capturé)
    - 32 Ural-4320: (13 détruits ; 2 abandonnés et 17 capturés)
    - 15 Ural-43206: (1 détruit ; 4 endommagés et capturés et 10 capturés intacts)
    - 2 UAZ-469: (endommagés et capturés)
    - 3 KamAZ: (2 détruits et 1 capturé intact)
    - 5 Camions non précisés: (4 détruits et un capturé intact)
    - 1 fourgon / jeep non précisé: (capturé)
    - 1 Bus (transportant des renforts): (détruit)

    Leurres (2 détruits ou abandonnés)
    - 2 Leurre 9K33 Osa: (détruits)

    Zones stratégiques touchées (7)
    - base militaire: (1)
    - poste de commandement: (2)
    - stock de munitions: (2)
    - dépôt de stockage: (1)
    - Aéroport de Stepanakert

    Missiles guidés antichars (9 capturés, dont 2 lanceurs ou optiques)
    - 4 9M111 Fagot: (4 capturés)
    - 3 9M133M-2 Kornet-EM: (3 capturés)
    - 1 lanceur 9P163-1 pour le 9M133M-2 Kornet-EM: (capturé)
    - 1 Optique thermique 1PN65 'Trakt-1' pour lanceur 9P135M Konkurs ATGM: ( capturé)

    Azerbaïdjan

    Tanks (21 détruits ou abandonnés)
    - 3 T-72A: (1 détruit et 2, endommagés)
    - 6 T-72AV / T-72 `` Aslan '': (3 détruits et 3 endommagés)
    - 9 T-72 non spécifiés (détruits)
    - 2 T-90S: (2 endommagés et capturés)

    Véhicules de combat d'infanterie (14, dont 13 détruits ou abandonnés)
    - 2 BMP-1: (2 détruits)
    - 8 BMP-2: (4 détruits ; 1 endommagé et abandonné ; 1 endommagé et capturé et 2 capturés)
    - 2 BTR-82A: (1, endommagé et 1 endommagé et capturé)
    - 1 BMP non spécifié: (détruit)

    Matériel d'ingénierie (10)
    - 1 IMR-2: (endommagé)

    Aéronefs (5)
    - 5 An-2 (utilisé comme appât sans pilote pour permettre à l'Arménie de révéler des systèmes de défense aérienne): (détruits)

    Véhicules aériens sans pilote (11)
    - 2 IAI Harop: (2 détruits)
    - 1 Orbiter 1K: (endommagé et capturé)
    - 8 UAV inconnu: (détruits)

    Camions, véhicules et jeeps (4)
    - 2 Ural-4320: (détruits)
    - 2 Camions non précisé: (détruits)

    Vidéos - côté arménien


    Vidéos - Côté azéri
    la ville de Talish prise par les forces azéries - Les habitants arméniens ont fui la ville.

  • Arménie-Israël : L'Arménie rappelle son ambassadeur en Israël

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    Jeudi 1er octobre, l'Arménie a annoncé le rappel de son ambassadeur à Tel-Aviv en raison de ventes d'armes israéliennes à l'Azerbaïdjan.

    L'Arménie, qui entretient des relations avec Israël depuis l'éclatement de l'URSS au début des années 90, avait ouvert mi-septembre sa première ambassade en sol israélien, à Tel-Aviv.

    Mais, dans le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, l'Etat hébreu se trouve, par ses ventes d'armes, du côté de l'Azerbaïdjan.

    Selon la base de données de l'Institut international de recherche de la paix de Stockholm (Sipri), Israël a été le premier fournisseur étranger connu d'armes à l'Azerbaïdjan de 2017 à 2019 avec des ventes dépassant les 375 millions de dollars.

    D'après la presse israélienne, la société spécialisée Elbit systems a notamment vendu l'an dernier les premiers appareils de sa nouvelle gamme de drones militaires à l'Azerbaïdjan, pays avec lequel Israël entretient des relations diplomatiques depuis la chute de l'URSS au début des années 90.

    Dans le conflit qui vient d'éclater dans la région du Nagorny Karabakh, un territoire juridiquement azéri dont la population est dans son écrasante majorité arménienne, Israël se retrouve avec la Turquie à soutenir le camp azéri.

    Or la Turquie, en froid avec Israël sur nombre de dossiers - la Libye, le partage des ressources gazières en Méditerranée orientale, le conflit israélo-palestinien - est également une concurrente sur le plan des ventes d'armes et notamment ses drones.

    "Israël regrette la décision de l'Arménie de rappeler l'ambassadeur arménien en Israël pour des consultations. Israël attache de l'importance à sa relation avec l'Arménie et considère l'ambassade arménienne en Israël comme un outil important pour promouvoir des relations aux bénéfices de nos deux peuples", a réagi, dans un message nocturne à la presse, le ministère israélien des Affaires étrangères.

    A noter qu'Israël n'a toujours pas reconnu le génocide perpétré par les Turcs contre la population arménienne dans les années 1915-1923 et qui a coûté la vie aux deux tiers de la population arménienne présente sur le territoire turc.