Relations Arabie-Israël

  • Jordanie : Suite du complot découvert dans le royaume

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    Le ministre jordanien de l'Information, Sakhr Dudin, a déclaré qu'une déclaration officielle serait publiée dans les prochaines heures en relation avec les arrestations du 3 avril 2021. Les arrestations visaient à assurer la sécurité et la stabilité du royaume, a-t-il déclaré.

    À ce stade, il ne s'agit pas officiellement d'un coup d'État. Cependant, les médias pro-gouvernementaux ont commencé à préparer l'opinion publique à cela même. Pour l'instant, les gros titres parlent d'une  "tentative de saper la stabilité du pays" et ajoutent : "Personne ne peut être au-dessus des lois".

    La nouvelle des arrestations a provoqué un choc en Jordanie. La situation dans le royaume est instable depuis longtemps, mais pour la première fois sous l'accusation de déstabilisation, ce n'est pas l'opposition qui est accusée, mais ceux qui font partie intégrante de l'establishment politique, y compris Bassem Audalla, qui était anciennement membre du cercle intime du roi Hussein.

    Le journal panarabe "Al-Quds al-Arabi" note que, incroyablement rapidement, des publications sont apparues dans les médias jordaniens, liant l'ancien chef de la chancellerie royale à la vente à des Juifs de terrains à Jérusalem. Ceci est présenté comme une fuite d'informations sur l'enquête.

    L'agence palestinienne Maan, citant les médias israéliens, parle d'une possible implication dans le complot contre Abdallah II de l'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Elle note que Audallah était un canal de communication entre le roi de Jordanie et la famille royale saoudienne.

    Les autorités jordaniennes commentent la tentative de coup d'État et les arrestations pour la première fois
    Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Ayman al-Safadi, a officiellement commenté dimanche 4 avril les arrestations de hauts fonctionnaires et de la mise en résidence surveillée de  l'ancien prince héritier Hamza ben Hussein effectuées la veille. Selon lui, 16 personnes au total ont été arrêtées.

    Ayman al-Safadi a déclaré que lors de l'observation des princes Hamza bin Hussein, Sharif Hassan bin Zayed, l'ancien chef de l'administration royale Bassem Audallah, les services de sécurité ont établi que les suspects étaient en contact avec des autorités étrangères intéressées à déstabiliser la situation dans le pays. .

    Les actions de hauts fonctionnaires et de certains membres de la famille royale ont été considérées comme une menace pour la sécurité de la Jordanie. Il a été conseillé au roi Abdallah II de porter l'affaire de haute trahison devant les tribunaux.

    Selon Aayman al-Safadi, les services de sécurité ont recommandé au roi Abdallah II de déférer toutes les personnes mises en cause devant la Cour de sûreté de l'Etat, mais le roi Abdallah II a décidé de ne pas arrêter le prince Hamza, mais de lui parler personnellement et de lui demander d'arrêter ses activités subversives.

    Lors de la conférence de presse, il a également été annoncé que les services de renseignement étrangers avaient contacté l'épouse du prince Hamza ben Hussein, lui offrant leur aide pour organiser une évasion de Jordanie.

    La reine Noor, mère du prince Hamza "assigné à résidence", dénonce une "calomnie"
    La reine Noor, mère du prince Hamza, a dénoncé dimanche une "calomnie", et affirmé "prier pour que la vérité et la justice l'emportent pour toutes les victimes innocentes". La reine Noor, quatrième et dernière épouse de l'ancien roi Hussein, décédé en 1999, s'est exprimée sur Twitter au lendemain d'une vague d'arrestations pour "raisons de sécurité" à Amman et de l'affirmation par son fils, le prince Hamza, qu'il avait été placé en "résidence surveillée" par le pouvoir.

  • Arabie saoudite: Riyad autorise aux Emirats le survol de son espace aérien vers "tous les pays", y compris Israël

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    L'Arabie saoudite autorise le survol de son espace aérien "en direction et en provenance de tous les pays à la demande des Emirats arabes unis", a annoncé mercredi l'Autorité générale de l'aviation civile, deux jours après le premier vol commercial direct entre Israël et les Emirats.
    La décision annoncée mercredi va "permettre le passage dans l'espace aérien du royaume des vols à destination et en provenance des Emirats arabes unis de et vers tous les pays", a précisé l'organisme public cité par l'agence officielle Saudi Press Agency (SPA).

    Lundi, une délégation américano-israélienne s'est rendue à Abou Dhabi à bord d'un avion effectuant un vol direct entre l'Etat hébreu et les Emirats, quelques semaines après l'annonce de la normalisation des relations entre les deux pays.

    L'avion de la compagnie israélienne El Al avait alors survolé le territoire saoudien bien que Ryad n'ait pas de relations avec l'Etat hébreu.

    Les autorités saoudiennes ont à plusieurs reprise insisté sur la nécessité d'un règlement du conflit israélo-palestinien avant toute normalisation avec l'Etat hébreu. "Les positions fermes et permanentes du royaume à l'égard de la cause palestinienne ne changeront pas par l'autorisation du survol de son espace aérien", a tweeté mercredi le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal Ben Farhane.

    L'accord de normalisation entre les Emirats et Israël, négocié par les Etats-Unis, a été vivement dénoncé par les Palestiniens qui l'a qualifié de trahison à leur cause. Lors de la visite de la délégation américano-israélienne à Abou Dhabi lundi et mardi, les responsables des trois pays ont convenu de développer la coopération dans divers domaines.

    Mercredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé des informations de presse sur des vols directs entre Israël et les Emirats. "Les avions israéliens et ceux de tous les pays pourront voler directement d'Israël à Abou Dhabi et Dubaï, et revenir", a-t-il déclaré dans une courte vidéo.