Relations Afghanistan-Pakistan

  • Afghanistan : les chefs des services de renseignement régionaux se rassemblent au Pakistan pour discuter de la question afghane

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    Hamid (chef).jpegLe Lieutenant général Faiz Hamid, directeur général de l'Inter Services Intelligence (ISI), les services de renseignement pakistanais, a accueilli samedi 11 septembre 2021  à Islamabad les chefs des services de renseignement des pays de la région pour discuter de la situation afghane.

    Selon des sources, les chefs des services de renseignement de la Russie, de l'Iran, de la Chine, du Kazakhstan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan ont participé à la réunion.

    Les participants ont échangé leurs points de vue sur la situation sécuritaire en Afghanistan. Il y a une semaine, le chef de l'ISI s'était rendu en Afghanistan et avait rencontré le chef du Hizb-e-Islami, Gulbaddin Hekmatyar.

    Les chefs des services de renseignement des États-Unis et du Royaume-Uni ont également rencontré le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Qamar Javed Bajwa, principalement pour discuter de la situation en Afghanistan.

    La réunion de samedi est considérée comme une reconnaissance de facto du rôle du Pakistan dans la question afghane.

  • Afghanistan : Derniers développements (mis à jour au fur et à mesure des évènements)

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    Echange de tirs à l'aéroport de Kaboul : 1 mort
    Un garde afghan a été tué lors d'un échange de tirs tôt lundi matin 23 août 2021 à l'aéroport de Kaboul, entraînant l'intervention des forces allemandes et américaines, a annoncé l'armée allemande.
    "Ce matin à 04H13, il y a eu un échange de coups de feu entre des gardes afghans et des assaillants non identifiés à la porte Nord de l'aéroport de Kaboul. Un garde afghan a été tué et trois autres blessés", a indiqué l'armée allemande sur son compte Twitter.
    Des soldats allemands et américains ont pris part à "des échanges de tirs ultérieurs", a ajouté l'armée allemande en précisant qu'aucun soldat allemand n'avait été blessé.

    Toujours le chaos autour de l'aéroport de Kaboul
    Depuis leur entrée dans Kaboul le 15 août, les islamistes tentent de convaincre la population qu'ils ont changé, affirmant que leur politique sera moins brutale que lorsqu'ils étaient à la tête du pays de 1996 à 2001. Mais cela n'endigue pas le flot de ceux qui ne croient pas en leurs promesses et veulent partir. "L'Amérique, avec toute sa puissance et ses équipements (...), a échoué à ramener l'ordre à l'aéroport. Il y a la paix et le calme dans tout le pays, mais il n'y a que le chaos à l'aéroport de Kaboul (...) Cela doit cesser le plus tôt possible", a déclaré dimanche un haut responsable taliban, Amir Khan Mutaqi.

    Sept Afghans sont morts dans cette gigantesque cohue à l'aéroport, a annoncé dimanche le ministère britannique de la Défense, sans dire s'il parlait d'un seul incident ou de plusieurs, ni quand cela avait eu lieu.

    Un journaliste, faisant partie d'un groupe d'employés de presse et d'universitaires qui a eu la chance d'accéder à l'aéroport dimanche, a décrit des scènes d'Afghans totalement désespérés s'accrochant à leur bus au moment où ils y pénétraient. "Ils nous montraient leurs passeports et criaient: +Emmenez-nous avec vous, s'il vous plaît emmenez-nous avec vous", a raconté ce journaliste à l'AFP.

    Espérant toujours un miracle, des familles demeurent massées entre les barbelés qui entourent le périmètre séparant les talibans des troupes américaines, et l'accès à l'aéroport reste très difficile.

    Face à cette situation, les dirigeants du G7 vont tenir une réunion virtuelle mardi, a annoncé le Premier ministre britannique Boris Johnson, dont le pays assure actuellement la présidence du groupe. "Il est vital que la communauté internationale travaille ensemble pour assurer des évacuations sûres, prévenir une crise humanitaire et aider le peuple afghan à protéger les progrès (réalisés) les vingt dernières années", a-t-il ajouté.

    Le président américain Joe Biden a déclaré dimanche toujours espérer que les opérations d'évacuations puissent être terminées avant le 31 août, la date fixée par son gouvernement pour le retrait complet des troupes américaines en Afghanistan. "Nous espérons que nous ne devrons pas prolonger", a déclaré le président américain, tout en laissant la porte ouverte à une extension. "Il y aura des discussions, je pense."

    Washington a réquisitionné les avions de plusieurs compagnies aériennes privées afin d'aider à l'évacuation. Ces avions ne décolleront pas de l'aéroport de Kaboul mais aideront à transporter les personnes ayant été évacuées vers des pays tiers, comme le Qatar ou les Emirats arabes unis.

    Washington prévoit d'évacuer entre 10.000 et 15.000 de ses ressortissants, et de 50.000 à 60.000 Afghans et leurs familles, selon l'administration Biden. Mais un nombre considérable d'autres personnes tentent de fuir. "Il veulent évacuer 60.000 personnes d'ici la fin du mois. C'est mathématiquement impossible", a déclaré à l'AFP le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.

    Vladimir Poutine tire la sonnette d'alarme sur la présence de combattants déguisés en réfugiés
    Depuis le 14 août, environ 25.100 personnes ont été évacuées d'Afghanistan à bord d'avions militaires américains et de pays alliés, selon la Maison Blanche.

    Dimanche 22 août, le président russe Vladimir Poutine a appelé à empêcher un afflux de réfugiés en provenance d'Afghanistan parmi lesquels pourraient se cacher des "combattants déguisés".

    "Nos partenaires occidentaux demandent avec insistance d'accueillir les réfugiés dans les pays d'Asie centrale jusqu'à ce qu'ils aient un visa pour les Etats-Unis ou pour d'autres pays", a déclaré M. Poutine. "Mais qui peut être (caché) parmi ces réfugiés, comment peut-on le savoir?", a-t-il souligné, en estimant que "des centaines, voire des centaines de milliers ou peut-être des millions" de personnes pourraient vouloir fuir le pays.

    Les talibans annoncent une offensive contre la vallée du Panjshir
    Une poche de résistance s'est formée dans la vallée du Panjshir, au nord-est de Kaboul, longtemps connue comme un bastion anti-talibans. Ce Front national de résistance (FNR) est notamment emmené par Ahmad Massoud, fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par Al-Qaïda.

    Après l'échec de négociations, les talibans ont annoncé dimanche 22 août 2021 le lancement d'une offensive d'envergure contre la vallée du Panjshir.
    "Des centaines de moudjahidines de l'Emirat islamique se dirigent vers l'Etat du Panjshir pour le contrôler, après que des responsables locaux aient refusé de le remettre de façon pacifique", ont indiqué les talibans sur leur compte Twitter en arabe. 
    L'offensive des talibans contre la vallée du Panjshir est dirigée par Qari Fasihud Din HafizuAllah. Lundi 23 août, ils ont annoncé avoirencerclé les combattants du Front National de Résistance dans le Panjshir, tout en ajoutant vouloir négocier plutôt que de combattre.E9coAxCXMAAXhvn.jpeg

    L'entrée principale de la vallée du Panjshir est une gorge étroite qui rend son invasion extrêmement difficile par des forces extérieures, à la merci des tirs de combattants positionnés sur les hauteurs alentours.

    Des rapports émanant de plusieurs sources, non confirmés, mais rapportés par la BBC , prétendent qu'une colonne de talibans serait tombée dans une embuscade tendue par les combattants anti-talibans du Jabal al-Siraj, avant d'entrer dans la région du Panjshir. Selon ces rapports,  plus de 300 talibans auraient été tués. En outre, les combattants du Front National de Résistance (anti-talibans) auraient fait sauter le pont Doshakh à Salang nord, coupant la route d'approvisionnement des talibans et piégeant plusieurs centaines de talibans.
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    Les talibans affirment avoir nettoyé les districts de Banu, Pol-e-Hesar et Deh Salah de la province de Baghlan. Parallèlement, des sources locales ont indiqué que de violents combats avaient lieu entre les talibans et les combattants du groupe dans les districts de Deh Salah et Banu. Au cours des combats, le chef taliban du district de Banu a été tué avec 3 autres combattants.
    Les affrontements se poursuivent dans différentes parties d'Andarab.
    Une information en date du 23 août fait état d'une embuscade dans la région de Fajr au cours de laquelle une cinquantaine de talibans ont été tués et 20 autres faits prisonniers. Le Front National de Résistance (FNR) a eu un mort 1 et six blessés.

    Un porte-parole du FNR, Ali Maisam Nazary, a déclaré à l'AFP que le Front se préparait à "un conflit de longue durée" avec les talibans. Selon lui, des milliers d'Afghans ont rejoint la vallée du Panjshir pour combattre le nouveau régime.
    Des photos prises par l'AFP lors d'exercices d'entraînement montrent des véhicules blindés rouler à travers la vallée. "Les talibans ne dureront pas s'ils continuent ainsi. Nous sommes prêts à défendre l'Afghanistan et nous mettons en garde contre un bain de sang", a déclaré dimanche M. Massoud à la chaîne Al-Arabiya. Vidéo de combattants du FNR dans la région du Panjshir.

    Le "Lion du Panjshir"
    En 1997 Ahmed Shah Massoud, légendaire chef de guerre surnommé "Le lion du Panjshir", avait fait sauter le tunnel de Salang, construit lors de l'invasion soviétique de l'Afghanistan (1979-1989), fermant ainsi la porte d'entrée de la vallée par le sud. Malgré de nombreuses tentatives, les talibans n'étaient jamais parvenus à s'emparer du Panjshir.

    Les talibans envisagent de remplacer Kaboul par Kandahar comme capitale d'Afghanistan
    Dans une interview exclusive avec Al-Jazeera, Abdul Qahar Balkhi, membre de la commission culturelle des talibans, a déclaré que "des consultations sont en cours pour former un gouvernement et ce sera certainement un système global". Il a déclaré que le changement de la capitale de Kaboul à Kandahar est également un sujet de discussion.
    L'une des raisons pour lesquelles les talibans envisagent de changer de capitale est que la plupart des Kaboulis parlent une langue appartenant au groupe iranien de la famille des langues indo-européennes. Les Pachtounes sont minoritaires à Kaboul  et ceux de Kaboul sont de langue persane. Alors que Kandahar est une ville pachtoune. 
    La question du transfert de la capitale pourrait également révéler des dissensions entre les pachtounes Kandahari à l'égard des talibans pachtounes de Haqqani qui ont pris le pouvoir à Kaboul. les Haqqanis jouent un rôle dominant à la fois militairement et politiquement à Kaboul. Or, les relations étroites idéologiques, opérationnelles et même familiales des Haqqani avec al-Qaïda sont bien connues.
    Ajoutons que l'ONU a identifié la présence de hauts dirigeants d'al-Qaïda et de centaines de djihadistes armés, notamment dans la région d'Af-Pak.

    L"ambassade du Pakistan à Kaboul investie par les talibans
    Des sources locales confirment que l'ambassade du Pakistan à Kaboul a été investie par les talibans, lundi 23 août 2021. Les talibans ont averti le personnel de ne pas délivrer de visas pour les Afghans essayant de fuir le pays. (Source Suhaib Zuberi)

  • Afghanistan : Dernières nouvelles (mardi soir 21H)

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    Le Pakistan ne reconnaîtra pas le gouvernement taliban
    Le Pakistan a décidé de ne pas reconnaître le gouvernement taliban afghan, affirmant que le pays ne prendra pas de décision unilatérale sur la question, et quelle que soit la décision prise, elle devra être en consultation avec les puissances régionales et internationales.

    Amis et ennemis des talibans
    Les Frères musulmans de Jordanie félicitent « le peuple afghan » pour « avoir vaincu l'occupation américaine grâce aux moudjahidin talibans et à tous les Afghans ».
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    Les talibans dynamitent la statue d'un leader chiite hazara
    Une statue du leader Hazara Abdul Ali Mazari à été dynamité par les talibans à Bamiyan ce mardi soir 17 août 2021 (photo de titre). L'information a été rapportée par des sources locales. L'information contredit les assurances données par les leaders talibans à la communauté chiite hazara qu'elle n'avait rien à craindre d'un gouvernement taliban.
    Abdul Ali Mazari a été tué par les talibans en 1995 alors qu'il les rencontrait pour des pourparlers de paix. Les talibans l'ont capturé et jeté d'un hélicoptère.

    Saleh.jpegLe vice président afghan Amrullah Saleh (photo ci-contre) se déclare ce mardi soir président d'Afghanistan et ne reconnait pas le régime taliban
    Il justifie ses prétentions en affirmant que selon la Constitution de la République islamique d'Afghanistan, en cas d'absence, d'évasion ou de décès du Président, le Premier Vice-Président sera le Président par intérim. "Je suis à l'intérieur du pays (réfugié au panjshir)  et je suis légalement et légitimement en charge de ce poste présidentiel. Je consulte tous les dirigeants du pays pour renforcer cette position.

     

  • Afghanistan : Dernières nouvelles

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    Interdiction de regarder la télévision et d'écouter de la musique
    Les talibans des provinces de Samangan et Nuristan ont cassé des antennes et ont ordonné aux gens de ne pas regarder la télévision ni écouter de la musique.
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    Province de Helmand
    Le ministère de la défense afghan affirme que 35 talibans ont été tués et 13 autres blessés au cours de plusieurs opérations conjointes distinctes menées par l'armée afghane avec le soutien de l'armée de l'air afghane dans les districts de Nahri Saraj, Nad Ali, Nawa et ainsi que dans la ville de Lashkar Gah. Plusieurs bastions talibans ont également été éliminés.
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    Province de Laghman
    Les forces de sécurité  ont lancé une opération de ratissage dans le district d'Alishang, occasionnant des pertes aux talibans. Vingt talibans ont été tués et cinq autres ont été blessés au cours de l'opération. En outre, des munitions, des armes et plusieurs caches ont été détruites lors de l'opération.
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    Province de Nuristan
    Sept talibans ont été tués et neuf autres blessés lors d'une opération de ratissage conjointe de l'armée afghane dans le district de Bargmatal, vendredi 23 juillet. Plusieurs villages de Bargmatal ont été repris aux talibans.
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    Le Pakistan remplace les forces paramilitaires à la frontière afghane par l'armée
    Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Cheikh Rashid Ahmed, a déclaré que les soldats de l'armée pakistanaise avaient remplacé les paramilitaires de la police des frontières, les Levies et d'autres forces sur les positions de la ligne de front le long de la frontière avec l'Afghanistan alors que les insurgés talibans prennent le contrôle de plus en plus de territoire le long des frontières du pays voisin.
    "Maintenant, des troupes de l'armée régulière gardent la frontière après avoir remplacé les forces paramilitaires", a déclaré Ahmed dans une interview télévisée vendredi soir. «Des troupes paramilitaires, y compris la police des frontières, les gardes forestiers sont déployés aux frontières pour faire face aux problèmes courants, notamment le franchissement illégal des frontières, la contrebande, etc. Cependant, la situation volatile actuelle [en Afghanistan] exige que des troupes militaires régulières soient déployées le long de la frontière. »
    Le porte-parole militaire, le général de division Babar Iftikhar, avait également récemment déclaré à une chaîne de télévision que des troupes de l'armée pakistanaise occupaient désormais la frontière afghane et que cette décision aiderait à empêcher l'escalade de la violence du sol ou de l'espace aérien afghan vers le côté pakistanais.
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  • Afghanistan/Pakistan : 22 morts dans un affrontement à la frontière entre les deux pays

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    L'Afghanistan a accusé vendredi le Pakistan d'avoir tué 15 civils lors d'affrontements à un poste frontalier où des foules s'étaient massées pour tenter de traverser à l'occasion des célébrations de l'Aïd al-Adha.
    Du côté pakistanais, les responsables de l'hôpital ont déclaré avoir reçu sept personnes décédées à la suite des affrontements. Les deux pays sont des alliés des États-Unis, mais ils s'accusent mutuellement de soutenir des groupes armés.
    Hayatullah Hayat, le gouverneur de la province de Kandahar, dans le sud-est de l'Afghanistan, a déclaré que des obus avaient atterri dans les zones résidentielles de Spin Boldak et qu'il y avait 15 morts et 80 blessés, parmi lesquels des enfants et des femmes, lors d'affrontements entre les forces de sécurité des deux pays.
    Un haut responsable de la ville frontalière pakistanaise de Shaman a déclaré que la violence avait commencé lorsque des foules attendant de traverser l'Afghanistan étaient devenues incontrôlables et avaient attaqué les installations pakistanaises.
    "Si l'armée pakistanaise continue ses attaques de missiles sur le sol afghan, elle devra faire face à une réponse de l'armée afghane", a déclaré le ministère afghan de la Défense dans un communiqué.
    Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a déclaré que les forces afghanes avaient ouvert le feu sur la foule. "Les forces pakistanaises ont répondu pour protéger nos citoyens et n'ont agi qu'en légitime défense", a-t-il ajouté, notant que le pays a immédiatement activé les voies militaires et diplomatiques pour réduire l'escalade de la situation.
    Mais les manifestants ont déclaré à Reuters par téléphone que les forces de sécurité pakistanaises avaient d'abord ouvert le feu sur la foule.
    Le point de passage, qui était la plupart du temps fermé aux piétons pendant la pandémie de Covid-19, a été brièvement ouvert mercredi et devait être rouvert jeudi pour permettre aux citoyens des deux pays de traverser pour célébrer la fête qui tombe vendredi en Afghanistan et samedi au Pakistan.
    Un responsable pakistanais à la frontière a déclaré à Reuters que la foule a commencé à protester parce que le poste frontière n'était pas ouvert. Un centre de quarantaine et une installation gouvernementale pakistanaise ont été incendiés au cours des échauffourées.
    Le poste frontière de Shaman
    Le point de passage frontalier de Chaman est l'un des principaux points de passage entre le Pakistan et l'Afghanistan dans la province du Baloutchistan. Dans le passé, le gouvernement a autorisé la libre circulation des travailleurs locaux et des commerçants à travers la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan à travers le poste frontière de Shaman. Cependant, la frontière a été fermée en raison des problèmes de sécurité et de la pandémie de coronavirus, explique Zia Langove, ministre de l'intérieur du Baloutchistan.
    Ligne Durand
    La frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan suit la ligne dite "Durand", qui s'étend sur 2640 km. Cette délimitation tire son nom de Sir Mortimer Durand, ministre des affaires étrangères de la province du Raj à l'époque de l'Empire britannique, qui en 1893, avec l'émir afghan Abdur Rahman Khan, avait négocié les frontières dont le Pakistan héritera plus tard. La ligne Durand est parfois aussi appelée la ligne Zéro. La frontière a coupé en deux les zones tribales et a ignoré, en particulier, les revendications des Pachtounes, un groupe ethnolinguistique indo-européen qui habite historiquement la région. C'est également pour cette raison que la frontière est restée une source de tension entre l'Afghanistan et le Pakistan. Actuellement, les dirigeants pachtounes des deux États ne reconnaissent pas la légitimité de la frontière et demandent la création d'un État pour leur nation.
    Balouchistan
    L'Armée de libération du Baloutchistan est une organisation armée qui lutte depuis plus de dix ans contre le gouvernement d'Islamabad pour obtenir l'indépendance de la région du Baloutchistan. Cette zone, bien qu'elle soit la plus grande du Pakistan, est peu peuplée. Une série d'infrastructures, telles que de nouvelles routes et de nouveaux ports, sont prévues dans la région dans le cadre du développement du corridor économique et énergétique entre la Chine et le Pakistan (CPEC), pour un montant de 56 milliards de dollars. Ce projet relie le sud-est de la Chine à la mer d'Arabie via le Pakistan. Depuis le lancement du CPEC le 22 mai 2013, les séparatistes du Baloutchistan ont mené de nombreuses attaques contre le personnel chinois, car ils considèrent le projet comme une "tentative impérialiste" de se faufiler sur leur territoire.