Région du Tigray

  • Ethiopie : Une frappe de drone au Tigray tue 17 civils, selon des sources humanitaires

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    Dix-sept civils ont été tués, lundi 10 janvier 2022, dans une frappe aérienne menée par des drones sur la localité éthiopienne de Mai Tsebri, dans la région septentrionale du Tigray, ont indiqué mardi des sources humanitaires à l'AFP.

    Dans la nuit de vendredi à samedi, une frappe de drones avaient déjà touché un camp de déplacés de la ville de Dedebit, faisant des "dizaines de victimes civiles, dont des morts" selon l'ONU, et poussant les organisations humanitaires à suspendre leurs opérations dans la zone. Selon les sources humanitaires interrogées mardi par l'AFP, cette attaque sur le camp de Dedebit a tué 59 personnes, l'une de ces sources faisant état en outre de 138 blessés. Il était toutefois impossible de vérifier ces chiffres en raison de l'accès restreint à la région du Tigray.

    Dedebit et Mai Tsebri sont situées dans le nord-ouest du Tigray. La région est le théâtre depuis 14 mois d'un conflit armé entre gouvernement fédéral et anciennes autorités locales, issues du Front de libération du Peuple du Tigray (TPLF), parti qui dirigea de fait l'Ethiopie durant près de 30 ans, jusqu'à l'arrivée au pouvoir de l'actuel Premier ministre, Abiy Ahmed.

    "La frappe à Mai Tsebri s'est déroulée hier (lundi) dans l'après-midi et a tué 17 personnes travaillant dans une minoterie", a déclaré mardi une des sources humanitaires, citant des témoins. Selon cette source, des dizaines de personnes ont également été blessées. "Un témoin m'a dit que les drones sont arrivés et ont fait du vol stationnaire un petit moment avant de lâcher leurs bombes", a déclaré ce travailleur humanitaire.

    M. Abiy a envoyé en novembre 2019 l'armée fédérale au Tigray pour en destituer les autorités régionales qui contestaient son autorité depuis plusieurs mois et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires. Le Premier ministre a rapidement proclamé la victoire après la prise de Mekele, la capitale régionale, par les troupes éthiopiennes fin 2020. Mais les rebelles du TPLF ont repris la quasi-totalité du Tigray à la faveur d'une contre-offensive menée en juin 2021, avant de progresser dans les régions voisines de l'Amhara et de l'Afar et de se rapprocher d'Addis Abeba. En décembre 2021, les rebelles ont annoncé leur repli vers le Tigray, après une offensive des forces gouvernementales.

    Le conflit au Tigray a fait des milliers de morts et la région, soumise selon l'ONU à un "blocus de facto" de l'aide humanitaire, manque de nourriture et de médicaments.

    Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lui-même originaire du Tigray, s'est dit sur Twitter "profondément inquiet des informations concernant une autre frappe de drone au Tigray, ayant causé des blessures et la mort de trop de civils". "Je relaye l'appel du secrétaire général (de l'ONU)  Antonio Guterres à mettre fin au conflit en Ethiopie et en faveur d'une aide humanitaire urgente", a-t-il écrit.

  • Ethiopie : Une cinquantaine de morts dans l'attaque d'un camp de déplacés, selon les rebelles tigréens

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    Les rebelles du Tigray ont affirmé samedi 8 janvier 2022 qu'au moins 56 personnes avaient été tuées dans une attaque de drone contre un camp de déplacés dans le nord de l'Éthiopie, ravagé par la guerre.
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    Getachew Reda, porte-parole du Front de libération du Peuple du Tigray (TPLF), a déclaré sur Twitter que l'attaque du camp situé dans la petite ville de Dedebit, dans le nord-ouest du Tigray, "a coûté la vie jusqu'à présent à 56 civils innocents".

    Ces allégations n'ont pas pu être vérifiées de manière indépendante et les responsables du gouvernement éthiopien n'ont pas répondu immédiatement aux sollicitations de l'AFP. L'accès au Tigray est restreint et les communications restent coupées dans la région. Toutefois, un responsable de l'hôpital principal de Mekele, la capitale du Tigray, a déclaré à l'AFP que l'hôpital de la ville de Shire, où les victimes ont été évacuées, avait fait état de 55 morts et 126 blessés. M. Getachew n'a pas précisé quand l'attaque avait eu lieu. 

    Le TPLF affronte les forces loyales au Premier ministre Abiy Ahmed depuis novembre 2020, dans un conflit brutal qui a fait des milliers de morts et provoqué une grave crise humanitaire.

    Les combattants du TPLF se sont retirés dans leur bastion du Tigray fin décembre 2021, après une offensive militaire qui a vu les forces gouvernementales reprendre une série de villes stratégiques. Les combats ont connu une certaine accalmie depuis le retrait du TPLF, bien que les rebelles accusent le gouvernement de continuer à mener des attaques de drone meurtrières sur le Tigray, région la plus au nord de l'Éthiopie.

    Les Nations unies ont confirmé cette semaine que trois réfugiés érythréens, dont deux enfants, avaient été tués mercredi dans une frappe aérienne sur le camp de réfugiés de Mai Aini, au Tigray. Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré après l'attaque de Mai Aini que les réfugiés "ne devraient jamais être une cible". "Alors que le HCR continue de rassembler et de corroborer les détails sur ces événements, je réitère l'appel du HCR à toutes les parties au conflit à respecter les droits de tous les civils, y compris les réfugiés", a-t-il dit.

    La région est soumise à ce que l'ONU a qualifié de blocus de facto, qui empêche l'acheminement de biens de première nécessité à ses six millions d'habitants. Selon les Nations unies, 400.000 personnes souffrent de conditions proches de la famine au Tigray.

  • Ethiopie : Les Emirats Arabes Unis interviennent dans la guerre du Tigray en déployant des drones Wing Loong en Éthiopie.

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    (Oryx) :

    Le déploiement de véhicules aériens de combat sans pilote (UCAV) émiratis aux côtés du gouvernement éthiopien fait l'objet de spéculations depuis le début du conflit avec la région rebelle du Tigray qui a débuté en novembre 2020. 

    Néanmoins, l'affirmation maintes fois répétée selon laquelle plusieurs UCAV Wing Loong de fabrication chinoise opéraient depuis la base aérienne d'Assab en Érythrée pour entreprendre des missions de combat au-dessus du Tigray n'a jamais été confirmée. Jusqu'à ce que de nouvelles informations reçues de la part d'un mécanicien d'aéronefs travaillant sur une base aérienne ait parlé de la présence d'UCAV émiratis Wing Loong au-dessus de l'Éthiopie. 
     
    Plutôt que d'opérer depuis l'Érythrée voisine, les Émirats arabes unis semblent avoir déployé au moins six UCAV Wing Loong I sur la base aérienne de Harar Meda, située près de la capitale éthiopienne Addis-Abeba. 

    Le déploiement de drones armés émiratis en Éthiopie intervient dans un contexte de sécurité de plus en plus dégradé dans le pays, les forces gouvernementales étant tout à fait capables d'endiguer la menace des forces du Tigray. Après l'offensive de l'armée éthiopienne contre les forces du Tigray au début du mois d'octobre, ces dernières ont entamé une contre-offensive qui, à un moment donné, a même menacé la sécurité de la capitale. 
     
    Les informations selon lesquelles le gouvernement éthiopien pourrait bientôt succomber à la menace posée par les forces du Tigray ont certainement alerté les autorités d'Abu Dhabi, et pourraient être la raison même du déploiement immédiat en Ethiopie des Wing Loong pris sur les stocks de l'armée de l'air des Émirats arabes unis (UAEAF). 

    La source a fait état de l'arrivée récente d'au moins six Wing Loong I et de personnel émirati sur la base aérienne de Harar Meda. On ne sait pas encore si les Emiratis utiliseront les UCAV au-dessus de l'Ethiopie. Mais comme le personnel éthiopien devra d'abord suivre une formation approfondie pour opérer les Wing Loong I, l'utilisation initiale d'opérateurs émiratis ne semble pas invraisemblable.
     
    La source travaille pour Dejen Aviation Engineering Industry (DAVI) sur la base aérienne de Harar Meda et avait déjà correctement informé de l'arrivée de trois Wing Loong I achetés par l'Éthiopie à la Chine. L'histoire avait été révélée début octobre 2021. Les Émirats arabes unis ont déjà livré un grand UCAV de type VTOL armé de deux obus de mortier lourd à l'armée éthiopienne au cours de l'été 2021, mais le déploiement de six de ses propres Wing Loong I constitue néanmoins une augmentation considérable de son soutien. 

    Les Émirats arabes unis sont un utilisateur actif des UCAV Wing Loong I et Wing Loong II, qu'ils ont déployés lors de combats au Yémen et en Libye, où ils ont perdu au moins douze exemplaires à cause de crashs, de missiles sol-air (SAM) houthis et de systèmes de défense aérienne turcs. En janvier 2020, un Wing Loong I émirati avait effectué une frappe meurtrière qui avait tué 26 cadets  lors d'un rassemblement dans une académie militaire à Tripoli, en Libye.
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    Toujours en 2020, Amnesty International a exhorté les États-Unis à mettre fin aux ventes de drones aux Émirats Arabes Unis en raison de l'utilisation de drones armés par les Émirats arabes unis pour " cibler des maisons et des installations de santé civiles, y compris des hôpitaux de campagne et des ambulances ". 
     
    Le Wing Loong I est le modèle d'UCAV chinois qui a connu le plus grand succès commercial. Jusqu'à présent, il a été exporté vers sept clients dans le monde, dont l'Éthiopie. Le drone peut porter sous chaque aile deux missiles air-sol (AGM) ou des bombes guidées. Ce qui manque au Wing Loong I en termes de nombre de points d'ancrage, il le compense par la grande variété d'armements qu'il peut transporter. 
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    Au début du mois de novembre, on a appris que l'Éthiopie avait acheté des AGM TL-2 pour ses Wing Loong I, dont quatre au maximum peuvent être transportés sur des pylônes doubles par chaque Wing Loong I. Les Émirats arabes unis utilisent principalement des AGM AR-1 avec leurs UCAV Wing Loong.

    Le déploiement d'UCAV émiratis en Éthiopie est une augmentation substantielle de la qualité du soutien des Émirats Arabes Unis au régime en difficulté du Premier ministre Abiy Ahmed, et pourrait signaler que les EAU sont prêts à garantir la survie du gouvernement actuel, même à des coûts politiques et financiers exorbitants. Depuis août 2021, plus de 100 vols cargo entre les Émirats arabes unis et l'Éthiopie ont été repérés, la plupart transportant divers types d'armement à bord, dont ces drones. 

    Les forces du Tigray vont devoir tenir compte de l'intervention des Émirats arabes unis.

     

  • Ethiopie : Les rebelles tigréens menacent de marcher sur la capitale - Washington envoie un émissaire

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    L'émissaire américain pour la Corne de l'Afrique va se rendre jeudi 4 et vendredi 5 novembre 2021 en Ethiopie pour appeler à une solution pacifique dans le pays, où des groupes rebelles menacent de marcher sur la capitale Addis Abeba.

    Les rebelles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF), qui affrontent l'armée depuis an dans le nord du pays, ont affirmé ce week-end avoir pris les villes de Dessie et Kombolcha, situées à un carrefour routier stratégique à 400 kilomètres au nord d'Addis Abeba. Dans le même temps, l'Armée de libération oromo (OLA), groupe rebelle allié au TPLF, a annoncé s'être emparé de localités plus au sud, le long de l'autoroute menant à Addis Abeba. "Si les choses continuent dans la dynamique actuelle, alors (la prise d'Addis Abeba) est une question de mois, si ce n'est de semaines", a déclaré mercredi à l'AFP le porte-parole de l'OLA, Odaa Tarbii, assurant que la chute du Premier ministre Abiy Ahmed est "courue d'avance". Cette déclaration fait écho à celles d'un porte-parole du TPLF, Getachew Reda, qui avait affirmé en juillet à l'AFP: "S'il faut marcher sur Addis pour protéger le Tigray, nous le ferons".

    Le gouvernement dément toute progression rebelle mais a décrété mardi l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire, tandis que les autorités d'Addis Abeba demandaient aux habitants de s'organiser pour défendre la ville. Les communications sont coupées dans une grande partie du nord de l'Ethiopie et l'accès des journalistes est restreint, rendant difficile toute vérification indépendante des positions sur le terrain. 

    "Les Etats-Unis sont de plus en plus préoccupés par l'ampleur croissante des opérations de combat et des violences intercommunautaires", a déclaré mercredi 3 novembre un porte-parole de la diplomatie américaine en annonçant la visite jeudi et vendredi dans le pays de son émissaire pour la Corne de l'Afrique, Jeffrey Feltman.

    Détentions 
    Mercredi, Abiy Ahmed a accusé l'alliance rebelle de "détruire le pays" et de transformer l'Éthiopie en Libye ou en Syrie. A Addis Abeba, des habitants inquiets affirmaient mercredi leur soutien au gouvernement. 

    Dans le cadre de l'état d'urgence, les autorités pourront enrôler "tout citoyen en âge de combattre et possédant une arme", ou suspendre des médias soupçonnés d'"apporter un soutien moral direct ou indirect" au TPLF, selon le média d'Etat Fana Broadcasting Corporate. Getachew Reda a qualifié ces mesures de "carte blanche pour emprisonner ou tuer des Tigréens". Deux avocats traquant les détentions arbitraires de Tigréens ont affirmé mercredi à l'AFP avoir reçu des informations faisant état de dizaines de personnes arrêtées par la police à Addis Abeba depuis l'annonce de l'état d'urgence.

    Débuté en novembre 2020, le conflit au Tigray connaît un spectaculaire revirement ces derniers mois. Abiy Ahmed avait proclamé la victoire le 28 novembre 2020, après avoir envoyé l'armée dans la région pour destituer les autorités dissidentes issues du TPLF qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires fédérales. Mais en juin 2021, les combattants pro-TPLF ont repris l'essentiel de la région. Le gouvernement avait alors retiré ses troupes et déclaré un cessez-le-feu unilatéral le 28 juin, mais les rebelles ont poursuivi leur offensive dans les régions voisines de l'Afar et de l'Amhara.

     "Crimes contre l'humanité" 
    La période du 3 novembre 2020 au 28 juin 2021 a été marquée par de nombreuses exactions dont "certaines peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité", estiment le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et la Commission éthiopienne des droits de l'homme dans une enquête conjointe rendue publique mercredi 3 novembre 2021. Ce rapport évoque notamment exécutions extra-judiciaires, torture, enlèvements, violences sexuelles -dont des viols collectifs sur des femmes et des hommes et pillages.

    Le Haut-Commissariat a indiqué avoir également recensé des abus commis après la période couverte par l'enquête, notamment la mort en septembre de 47 civils dans le village amhara de Chenna, tenu par le TPLF. Abiy Ahmed a souligné que ce rapport n'établissait aucune preuve d'un génocide au Tigray, mais la Haut-commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a répondu que l'enquête n'avait pas permis ni d'établir, ni d'écarter ces accusations qui nécessitent une enquête plus approfondie.

    Les douze mois de conflit ont également plongé le nord de l'Ethiopie dans une grave crise humanitaire, avec plusieurs centaines de milliers de personnes au bord de la famine.

    Dernières nouvelles (3 novembre 2021 - 15H (heure de Paris)
    Des avions de guerre de l'armée fédérale auraient effectué de nouvelles frappes aériennes dans le nord-ouest du Tigray, ciblant la ville d'Adi Hageray. On. ignore s'il y a des victimes.
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    L'ambassade américaine à Addis-Abeba autorise le départ volontaire de certains membres du personne et se dit « gravement préoccupée » par l'escalade de la violence et l'expansion des hostilités en Ethiopie, réitérant son appel à des pourparlers de cessez-le-feu.

     
  • Ethiopie : des combattants tigréens du TPLF exécutent plus de 100 personnes, affirment les autorités fédérales

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    Lundi 1er novembre, les autorités éthiopiennes ont déclaré que des militants du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) avaient tué plus de 100 habitants de la ville de Kombolcha, dans le nord du pays. Selon les accusations, des jeunes habitants de la ville de Kombolcha ont été exécutés.

    Le nord de l'Éthiopie est à l'épicentre d'un violent conflit depuis novembre 2020. Les autorités du pays accusent le TPLF, qui a dominé la vie politique de l'Éthiopie pendant près de trois décennies, d'avoir attaqué une base militaire et lancé une opération au Tigray. 
    En juin de cette année, les rebelles du Tigray ont repris le contrôle du centre administratif de la région, la ville de Mekele, poussant le gouvernement éthiopien à annoncer un cessez-le-feu inconditionnel et unilatéral. Cependant, les rebelles ont repris leur offensive et établi un contrôle sur une grande partie du sud de Tygray.

  • Ethiopie : Quatrième jour de frappe aérienne sur la capitale du Tigray

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    L'armée éthiopienne a mené, vendredi 22 octobre 2021, de nouvelles frappes aériennes sur la capitale de la région en guerre du Tigray, lors d'une quatrième journée d'opérations aériennes cette semaine, a déclaré à l'AFP une porte-parole du gouvernement.

    Les frappes de vendredi visaient un centre d'entraînement utilisé par le groupe rebelle du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF), a déclaré Billene Seyoum, ajoutant qu'il "servait également de plaque-tournante dans les combats" menés par le TPLF.

  • Ethiopie.. Intenses bombardements sur les rebelles du Tigray dans l'Etat d'Amhara

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    Depuis jeudi, de vastes zones d'Amhara ont fait l'objet d'attaques, de frappes aériennes et terrestres de la part de l'armée éthiopienne, au milieu des spéculations sur une attaque majeure des forces gouvernementales contre les rebelles du Tigray.

    Le porte-parole du Front populaire de libération du Tigray (TPLF), Getachew Reda, a déclaré qu'il y avait eu une "attaque majeure" contre les rebelles affiliés au TPLF, qui est enfermé dans un conflit sanglant avec les forces pro-gouvernementales dans le nord de l'Éthiopie depuis près de 11 mois.

    Getachew a confirmé l'occurrence de "bombardements, principalement aériens, de drones et d'artillerie" visant les rebelles du Front populaire de libération du Tigray, en plus d'importants renforts militaires. Il a ajouté que "des dizaines de milliers de personnels ont été mobilisés" dans le nord de l'Amhara, notamment les régions du Nord Gondar et du Nord Wolu.
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    Cette offensive survient quelques jours après que le Premier ministre Abiy Ahmed a prêté serment lundi 4 octobre pour un nouveau mandat, s'engageant à défendre "l'honneur de l'Éthiopie" malgré les critiques internationales croissantes et les inquiétudes concernant la crise humanitaire qu'il a provoquée.

    La guerre a éclaté en novembre lorsqu'Abiy Ahmed a envoyé des soldats au Tigray pour renverser le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), l'ancien dirigeant de la région. La décision d'Abiy était une réponse aux attaques des Tigréens  contre les camps de l'armée fédérale.

    Bien que les forces gouvernementales aient rapidement pris le contrôle des villes et villages du Tigray, les Tigréens ont repris le contrôle de la majeure partie du territoire, y compris la capitale, Mekelle, fin juin.

    Les combats se sont depuis étendus aux régions voisines d'Amhara et d'Afar, provoquant ce que les Nations Unies ont qualifié de "crise humanitaire massive", avec des centaines de milliers de personnes confrontées à des conditions proches de la famine.

    On s'attendait à la possibilité d'une reprise des combats avec l'approche de la fin de la saison des pluies, et avec la mobilisation massive dans tout le pays, notamment à Amhara.