Région du Tigray

  • Ethiopie : Le gouvernement éthiopien appelle la communauté internationale à ne pas intervenir dans le conflit du Tigray

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    L'Éthiopie a décrit les combats dans la région du Tigray comme une affaire interne visant les forces tigréennes, une position confirmée par le Premier ministre Abiy Ahmed dans un communiqué mercredi, dans lequel il a déclaré: "Nous rejetons toute ingérence dans nos affaires intérieures".

Dans la déclaration, Abiy Ahmed a déclaré que l'ingérence étrangère dans la guerre au Tigray est "indésirable et illégale".

Il a poursuivi: «Nous appelons respectueusement la communauté internationale à s'abstenir de toute ingérence indésirable et illégale», notant la nécessité pour cette communauté de rester préparée jusqu'à ce que le gouvernement éthiopien déclare son besoin d'assistance.

Mercredi soir s'achève le délai de 72 heures décidé par le gouvernement pour que les Tigréens se rendent.

    Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) a refusé cet ultimatum.

 Signe de l’imminence de la reprise des combats, on a appris que les chars de l'armée éthiopienne avaient encerclé la ville de Mekele.

    Rappelons que le gouvernement éthiopien a appelé le demi-million d'habitants de Mekele à rester à l'écart des dirigeants du Front de libération du peuple du Tigray, faute de quoi il n'y aurait pas de "pitié".

    Tentative de médiation de l'Union africaine
    Deux sources diplomatiques ont indiqué que trois envoyés de l'Union africaine devraient arriver mercredi à Addis-Abeba pour discuter de la question des combats dans la région du Tigray dans le nord du pays, à un moment où le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a rejeté ce qu'il a qualifié d '"intervention étrangère". Les trois envoyés de l'Union africaine sont l'ancien président mozambicain Joachim Chissano, l'ancien président libérien Ellen Johnson Sirleaf et l'ancien président sud-africain Kjalema Motlanthe. Les diplomates ont déclaré qu'une anxiété mondiale croissante, les pays européens ont évoqué le conflit lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies mardi.

    Les diplomates ont déclaré qu'au regard de l’anxiété mondiale croissante, les pays européens ont évoqué le conflit lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité des Nations Unies mardi.

    Les diplomates ont déclaré que les membres du conseil avaient exprimé leur inquiétude, mais l'Afrique du Sud, le Niger et la Tunisie ont demandé que plus de temps soit accordé aux efforts de médiation régionale avant que le conseil ne considère les mesures à prendre.
    


    Le conflit déstabilise la Corne de l'Afrique affirme l'Union Européenne
    Outre les critiques africaines, le responsable de la politique étrangère de l'Union européenne a déclaré que les combats en cours entre l'armée éthiopienne et les forces de la région du Tigray déstabilisaient sérieusement l'Afrique de l'Est et la corne de l'Afrique, soulignant la nécessité d'arrêter les hostilités.

    Des centaines de personnes ont été tuées depuis le début des combats. Le 4 novembre, plus de 41 000 réfugiés ont fui vers le Soudan, tandis que des informations faisaient état de groupes armés ciblant des civils.

    Tard mardi, Josep Borrell a déclaré après s'être entretenu avec le ministre éthiopien des Affaires étrangères: "J'ai exprimé ma grave préoccupation face à la violence croissante sur une base ethnique, le grand nombre de victimes et les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire".

    Le conflit en Éthiopie affecte une région déjà troublée. Les Tigréens ont tiré des roquettes sur l'Érythrée voisine, tandis que l'Éthiopie a retiré ses troupes des missions de maintien de la paix en Somalie et au Soudan du Sud.

    En Somalie, l'Éthiopie a désarmé plusieurs centaines de Tigréens dans le cadre de la mission de maintien de la paix de l'Union africaine combattant les jihadistes al-Shabab liés à Al-Qaida.

    Un diplomate et une source de sécurité ont déclaré à Reuters aujourd'hui, mercredi, que trois soldats du Tigray avaient été retirés de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Soudan du Sud.

    La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud a déclaré qu'elle était au courant du retrait des trois soldats, ajoutant que le département des droits de l'homme suivait l'affaire.

    Dans sa déclaration, elle a déclaré que, bien que l’Éthiopie soit en dernier ressort responsable du comportement et des mouvements d’environ deux mille de ses forces au Sud-Soudan, la discrimination fondée sur des motifs ethniques peut constituer une violation du droit international.

    "À la lumière de cela, la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud a demandé à communiquer avec tout soldat qui pourrait avoir besoin d'une protection en vertu du droit international", a ajouté le communiqué.

    Pelin Seyoum, porte-parole du bureau du Premier ministre éthiopien, a déclaré à Reuters que la situation dans le sud du Soudan serait «similaire» à ce qui s'est passé en Somalie, ce qui signifie que les soldats qui ont été retirés de la mission de paix font l'objet d'une enquête pour leurs liens avec le Front de libération du peuple du Tigray.

    Des images satellite, datées du 23 novembre, et obtenues par Reuters auprès de Maxar Technologies, ont révélé le déploiement des forces éthiopiennes dans la ville historique d'Aksoum et des tranchées creusées autour de la piste d'atterrissage de l'aéroport local.

  • Ethiopie : Nous avons complètement détruit la 21e division mécanisée de l'armée fédérale, déclarent les forces du Tigray

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    Les forces rebelles tigréennes combattant le gouvernement fédéral éthiopien ont déclaré avoir totalement anéanti la 21e division mécanisée de l'armée, un jour après avoir annoncé la destruction d'un hélicoptère et d'un char.

    Le porte-parole du gouvernement fédéral n'a pas fait de commentaires.

    Reuters n'a pas été en mesure de vérifier les allégations car les connexions téléphoniques et Internet ont été coupées dans la région du Tigray et l'entrée dans la région est soumise à des restrictions.

    De son côté, le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies a émis un avertissement confirmant l'arrivée de rapports confirmant que le gouvernement éthiopien acheminait de l'artillerie et des chars pour lancer une offensive à l'issue du dernier délai fixé par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Ce dernier a donné 72 heures aux rebelles pour déposer les armes, affirmant que c'était leur «dernière chance».

  • Ethiopie : La région du Tigray largement contrôlée par les forces fédérales, selon le gouvernement

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    La région du Tigray est très largement contrôlée par les forces fédérales, a déclaré lundi un porte-parole du gouvernement éthiopien qui conduit une offensive dans la zone depuis près de trois semaines.

    Selon ce porte-parole, les combattants du Tigray ont tiré lundi plusieurs roquettes sur Bahir Dar, chef-lieu de la région voisine d'Amhara, dont les autorités soutiennent l'opération gouvernementale.

    Le chef-lieu du Tigray encerclé par l'armée éthiopienne, selon Addis-Abeba
    L'armée éthiopienne a achevé l'encerclement de Mekelé, chef-lieu de la région dissidente du Tigray, a fait savoir lundi le gouvernement central, qui avait donné la veille 72 heures aux forces locales pour capituler. "Le début de la fin est imminent", a déclaré Redwan Hussein, porte-parole du gouvernement, près de trois semaines après le début de l'offensive ordonnée par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui menace de déstabiliser la Corne de l'Afrique.

    Le chef du gouvernement a sommé les forces du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF), dont les dirigeants gouvernent cette région montagneuse peuplée de cinq millions d'habitants, de déposer les armes d'ici mercredi sous peine d'un assaut de Mekelé. La ville compte un demi-million d'habitants. Debretsion Gebremichael, président du Tigray, a démenti l'encerclement de Mekelé et a déclaré à Reuters que cet ultimatum était un prétexte pour permettre aux forces gouvernementales de se regrouper après les défaites qu'elles ont selon lui subies sur trois fronts. "Nous avons des principes et sommes prêts à mourir pour défendre notre droit d'administrer notre région", a-t-il ajouté.

    Le conflit, qui a éclaté le 4 novembre, a déjà fait des centaines, voire des milliers de morts et a poussé près de 40.000 Ethiopiens à se réfugier au Soudan voisin. Il s'est étendu au-delà du Tigray, les rebelles du TPLF (Front de libération du peuple du Tigray) ayant tiré des roquettes dans la région voisine d'Amhara et à la frontière avec l'Erythrée.

  • Ethiopie : Les Tigréens détruisent l'aéroport d'Aksoum

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    Les médias éthiopiens ont rapporté que le Front populaire pour la libération du Tigray (TPLF) a détruit un aéroport dans la ville d'Aksoum après que les forces fédérales aient donné aux Tigréens 72 heures pour se rendre.

    Le chef du Front de libération du Tigray, Debrecion Gebremaikle, a déclaré à "Reuters" que "la date limite était un rideau pour permettre aux forces gouvernementales de se regrouper après les défaites subies sur trois fronts".

    Reuters n'a pas été en mesure de vérifier les dernières informations, et il est difficile de vérifier les allégations de chacune des paries compte tenu de l''interruption des services Internet et téléphoniques.

  • Ethiopie : L'armée menace la capitale du Tigray d'un assaut "impitoyable"

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    L'armée éthiopienne a prévenu dimanche 22 novembre de l'imminence d'une virulente attaque contre Mekele, capitale régionale dissidente du Tigray et siège du gouvernement local que le pouvoir fédéral cherche à déloger, appelant les civils à fuir tant qu'il est encore temps.

    "La prochaine bataille décisive est d'encercler Mekele avec des chars", a déclaré à des médias gouvernementaux un porte-parole de l'armée, Dejene Tsegaye, menaçant d'assiéger la ville, fief du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) qui dirige la région. Ce porte-parole a ajouté à l'attention du demi-million d'habitants: "Sauvez-vous. Des directives vous ont été communiquées pour vous dissocier de la junte, après il n'y aura aucune pitié".

    Debretsion.jpegLe Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclenché cette opération le 4 novembre contre le TPLF, les accusant de chercher à déstabiliser le gouvernement fédéral et d'avoir attaqué deux bases militaires éthiopiennes dans la région, ce que nient les autorités tigréennes. Le chef du TPLF, Debretsion Gebremichael (photo), a promis de livrer des "combats acharnés" pour freiner l'avance de l'armée éthiopienne. "Ils continueront à payer pour chaque mouvement", a-t-il déclaré à l'AFP. Il a aussi prévenu qu'une attaque sur Mekele ne marquerait pas la fin du conflit: "Tant que la force d'occupation sera au Tigray, les combats ne cesseront pas". Samedi, le gouvernement avait affirmé que l'armée avançait vers Mekele et avait pris le contrôle de plusieurs villes, dont Aksoum et Adigrat, à quelque 117 km au nord de la capitale régionale.

    Région coupée du monde
    "Les forces militaires ont pris le contrôle de la ville Edaga Hamus, qui est sur la route allant d'Adigrat à Mekele" et située à 100 km de Mekele, a déclaré dimanche une agence gouvernementale, Ethiopia State of Emergency Fact Check. "Les forces sont actuellement en train d'avancer vers le dernier objectif de l'opération, la ville de Mekele", a-t-elle ajouté. Aucune des affirmations de l'un ou l'autre camp ne sont vérifiables de source indépendante, le Tigray étant quasiment coupé du monde.

    Le TPLF a assuré samedi que des civils avaient été tués lors d'un "intense bombardement" d'Adigrat par l'armée éthiopienne. Le gouvernement affirme que l'opération militaire ne cible pas les civils. Aucun bilan précis des combats, qui ont fait au moins des centaines de morts depuis le 4 novembre, n'est disponible de source indépendante. Mais plus de 36.000 Ethiopiens ont déjà gagné le Soudan, selon la Commission des réfugiés du Soudan.

    Jusqu'à présent, les deux camps n'ont pas répondu aux appels à la désescalade de la communauté internationale, inquiète des risques de déstabilisation de Corne de l'Afrique.

    L'Erythrée impliquée
    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a demandé "l'ouverture de corridors humanitaires" pour venir en aide à la population prise au piège des combats. L'opération militaire d'Addis Abeba a dépassé les frontières du pays, avec au nord des tirs de roquettes du TPLF qui ont visé la capitale de l'Erythrée Asmara.

    Le TPLF accuse les autorités érythréennes de laisser les forces d'Addis Abeba utiliser son territoire et l'armée érythréenne de leur prêter main-forte dans des combats au Tigray.

    Après avoir dominé durant 15 ans la lutte armée en Ethiopie contre le régime militaro-marxiste du Derg, renversé en 1991, le TPLF a contrôlé d'une main de fer durant près de trois décennies l'appareil politique et sécuritaire du pays, avant d'être progressivement écarté par M. Abiy depuis qu'il est devenu Premier ministre en 2018. Les responsables du TPLF se sont retranchés dans leur fief du Tigray, d'où ils ont défié ces derniers mois l'autorité du gouvernement fédéral.

    Plusieurs mois de tensions ont culminé avec l'organisation au Tigray d'un scrutin qualifié "d'illégitime" par le gouvernement fédéral et le refus du TPLF de laisser un général de l'armée fédérale prendre ses fonctions au Tigray. En envoyant l'armée au Tigray, M. Abiy affirme avoir répondu aux attaques de deux bases militaires de la région par les forces du TPLF.

  • Ethiopie : L'armée fédérale fait état d'avancées militaires au Tigray, rejette toute discussion

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    Le gouvernement éthiopien a fait état samedi d'avancées militaires dans la région dissidente du Tigray, restant sourd à la pression internationale pour faire cesser le conflit qui a causé la fuite de dizaines de milliers de personnes et fait craindre un désastre humanitaire.

    "Nos forces sont en train d'avancer vers Mekele", la capitale de la région dissidente, a déclaré samedi un média gouvernemental, Ethiopia State of Emergency Fact Check. Mekele est le fief du Front de libération des peuples du Tigray (TPLF), qui dirige la région.

    Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclenché cette opération le 4 novembre contre le TPLF, les accusant de chercher à déstabiliser le gouvernement fédéral et d'avoir attaqué deux bases militaires éthiopiennes dans la région, ce que nient les autorités tigréennes. Selon l'agence gouvernementale, l'armée a par ailleurs pris le contrôle d'une série de villes au Tigray, dont Aksoum et Adigrat, à quelque 117 km au nord de Mekele.

    Le TPLF n'a pour l'heure fait aucune déclaration.

    Aucune des affirmations de l'un ou l'autre camp ne sont vérifiables de source indépendante, le Tigray étant quasiment coupé du monde.

    Dans un communiqué samedi, le Premier ministre éthiopien a salué l'avancée de l'armée. "Nos forces ont désormais pleinement libéré la ville d'Adigrat de la milice du TPLF", a-t-il dit. "Ensemble, avec le reste de l'Ethiopie, nous allons faire en sorte de répondre à tous les besoins humanitaires", a-t-il ajouté. Jusqu'à présent, le Premier ministre n'a pas répondu aux appels internationaux à la paix.

    L'Union africaine a désigné trois anciens présidents comme envoyés spéciaux en Ethiopie pour tenter une médiation, a annoncé vendredi soir le chef de l'Etat sud-africain Cyril Ramaphosa, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UA. L'UA n'a toutefois pas précisé à quelle date les trois émissaires seront en mesure de se rendre sur place. L'agence Ethiopia State of Emergency Fact Check a indiqué que le Premier ministre rencontrerait ces émissaires. Elle a néanmoins contredit M. Ramaphosa en indiquant : "Les informations selon lesquelles les envoyés spéciaux se rendront en Ethiopie pour une médiation entre le gouvernement fédéral et les forces criminelles du TPLF sont fausses".

    Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déploré que "jusqu'à présent, il n'y a aucun accord des autorités éthiopiennes pour une médiation externe". Avec ce conflit, quelque 36.000 Ethiopiens ont déjà gagné le Soudan, selon la Commission des réfugiés du Soudan. Antonio Guterres a demandé "l'ouverture de corridors humanitaires" pour venir en aide à la population prise au piège des combats.

  • Ethiopie : Le Tigray tire des roquettes sur l'Amhara voisine

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    Trois roquettes ont été tirées dans la nuit par les forces de la région éthiopienne dissidente du Tigray sur la capitale de celle voisine d'Amhara, Bahir Dar, sans faire de victimes ni dégâts, ont indiqué vendredi les autorités locales.

    Vers 01H40 locales (22H40 GMT), un journaliste de l'AFP a entendu deux fortes explosions dans la ville, suivies de tirs d'armes automatiques de plusieurs minutes.

    Un responsable de la communication de la région Amhara, Gizachew Muluneh, a indiqué à l'AFP vendredi matin que trois roquettes avaient été tirées en direction de Bahir Dar depuis le Tigré, mais qu'elles avaient raté leurs cibles.

    Deux ont atterri près de l'aéroport et une dans un champ de maïs, a-t-il ajouté, précisant qu'elles n'avaient fait ni victime ni dégâts.

    "Je suppose qu'ils visaient l'Agence (de presse officielle) Amhara Mass Media, l'aéroport et la tour de télécommunications à côté", a déclaré M. Gizachew à propos des autorités du Front de libération du Peuple du Tigray (TPLF), dont les troupes affrontent l'armée fédérale éthiopienne depuis le 4 novembre. L'agence Amhara Mass Media a également attribué les tirs à "la junte illégale du TPLF", qui dirige la région dissidente du Tigray, dans le nord de l'Ethiopie.

    A Bahir Dar, située à environ 200 km à vol d'oiseau au sud de la frontière du Tigray, les journalistes ont été empêchés d'accéder aux sites où les roquettes sont tombées. Les autorités du Tigray - région largement soumise à un black out depuis le début de l'offensive militaire éthiopienne - n'étaient pas joignables dans l'immédiat.

    Le 13 novembre, des roquettes avaient déjà visé l'aéroport de Bahir Dar et celui de Gondar, autre localité d'Amhara située à une centaine de km plus au nord. Le TPLF avait revendiqué ces tirs, affirmant avoir infligé de "lourds dégâts" aux installations militaires des deux aéroports, utilisés selon lui par les appareils de l'aviation éthiopienne bombardant le Tigray.

    Les autorités du Tigray avaient également revendiqué le lendemain le tir de roquettes sur Asmara, capitale de l'Erythrée voisine, pays qui borde toute la frontière nord du Tigray, accusant les autorités érythréennes de laisser les forces d'Addis Abeba utiliser son territoire et l'armée érythréenne de prêter main-forte à l'armée éthiopienne dans des combats au sol au Tigray.

    Le TPLF poursuivra le combat, même si la capitale, Mekelle, tombe entre les mains des forces fédérales
    Le chef du TPLF a déclaré à Reuters que bien que les forces du Tigray aient perdu du terrain dans le sud et que les soldats fédéraux aient pris la ville de Shire à l'ouest, elles tenaient toujours la ville d'Aksoum, à environ 215 km (134 miles) au nord-ouest de Mekelle. Cela signifie, a-t-il ajouté, que même si la capitale tombait, les combats continueraient.

    Le bureau d'information du TPLF a déclaré que ses forces avaient éliminé deux divisions de l'armée et une force mécanisée autour de la ville d'Alamata, sans fournir de preuves.

    Dans des SMS, le chef des forces rebelles du Tigray, Debretsion Gebremichael, a déclaré à Reuters que Mekelle avait été bombardée le 19 novembre, mais aucune preuve n'a été fournie.

    Le gouvernement central nie avoir bombardé des cibles civiles.

    Le TPLF accuse le gouvernement fédéral de mener une action inconstitutionnelle contre les droits régionaux. Les deux parties accusent l'autre de commettre des atrocités et de bloquer l'aide humanitaire.

    Jusqu'à présent, le conflit dans le nord de l'Ethiopie a fait des centaines de morts ces deux dernières semaines et a envoyé 33 000 réfugiés au Soudan.

    Le chef de l'Organisation Mondiale de la Santé accusé d'aider le Tigray
    L'armée éthiopienne, sous le gouvernement central, a accusé le chef de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'essayer d'obtenir des armes et un soutien diplomatique pour le TPLF.

    Le chef de l'armée éthiopienne Birhanu Jula a qualifié de "criminel" Tedros, qui a été ministre dans un gouvernement de coalition éthiopien dirigé par le TPLF pendant plus d'une décennie avant de prendre la tête de l'organisme mondial de santé.

    Dans un message sur Twitter, Tedros a nié l'accusation et a appelé toutes les parties en Ethiopie à travailler pour la paix, la sécurité des civils et l'accès à la santé et à l'aide humanitaire pour ceux qui en ont besoin.

    "Il y a eu des rapports qui suggèrent que je prends parti dans cette situation. Ce n'est pas vrai et je tiens à dire que je ne suis que d'un seul côté et que c'est le côté de la paix". a déclaré Tedros.