Région d'Afar

  • Ethiopie : Les rebelles tigréens menacent de marcher sur la capitale - Washington envoie un émissaire

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    L'émissaire américain pour la Corne de l'Afrique va se rendre jeudi 4 et vendredi 5 novembre 2021 en Ethiopie pour appeler à une solution pacifique dans le pays, où des groupes rebelles menacent de marcher sur la capitale Addis Abeba.

    Les rebelles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF), qui affrontent l'armée depuis an dans le nord du pays, ont affirmé ce week-end avoir pris les villes de Dessie et Kombolcha, situées à un carrefour routier stratégique à 400 kilomètres au nord d'Addis Abeba. Dans le même temps, l'Armée de libération oromo (OLA), groupe rebelle allié au TPLF, a annoncé s'être emparé de localités plus au sud, le long de l'autoroute menant à Addis Abeba. "Si les choses continuent dans la dynamique actuelle, alors (la prise d'Addis Abeba) est une question de mois, si ce n'est de semaines", a déclaré mercredi à l'AFP le porte-parole de l'OLA, Odaa Tarbii, assurant que la chute du Premier ministre Abiy Ahmed est "courue d'avance". Cette déclaration fait écho à celles d'un porte-parole du TPLF, Getachew Reda, qui avait affirmé en juillet à l'AFP: "S'il faut marcher sur Addis pour protéger le Tigray, nous le ferons".

    Le gouvernement dément toute progression rebelle mais a décrété mardi l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire, tandis que les autorités d'Addis Abeba demandaient aux habitants de s'organiser pour défendre la ville. Les communications sont coupées dans une grande partie du nord de l'Ethiopie et l'accès des journalistes est restreint, rendant difficile toute vérification indépendante des positions sur le terrain. 

    "Les Etats-Unis sont de plus en plus préoccupés par l'ampleur croissante des opérations de combat et des violences intercommunautaires", a déclaré mercredi 3 novembre un porte-parole de la diplomatie américaine en annonçant la visite jeudi et vendredi dans le pays de son émissaire pour la Corne de l'Afrique, Jeffrey Feltman.

    Détentions 
    Mercredi, Abiy Ahmed a accusé l'alliance rebelle de "détruire le pays" et de transformer l'Éthiopie en Libye ou en Syrie. A Addis Abeba, des habitants inquiets affirmaient mercredi leur soutien au gouvernement. 

    Dans le cadre de l'état d'urgence, les autorités pourront enrôler "tout citoyen en âge de combattre et possédant une arme", ou suspendre des médias soupçonnés d'"apporter un soutien moral direct ou indirect" au TPLF, selon le média d'Etat Fana Broadcasting Corporate. Getachew Reda a qualifié ces mesures de "carte blanche pour emprisonner ou tuer des Tigréens". Deux avocats traquant les détentions arbitraires de Tigréens ont affirmé mercredi à l'AFP avoir reçu des informations faisant état de dizaines de personnes arrêtées par la police à Addis Abeba depuis l'annonce de l'état d'urgence.

    Débuté en novembre 2020, le conflit au Tigray connaît un spectaculaire revirement ces derniers mois. Abiy Ahmed avait proclamé la victoire le 28 novembre 2020, après avoir envoyé l'armée dans la région pour destituer les autorités dissidentes issues du TPLF qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires fédérales. Mais en juin 2021, les combattants pro-TPLF ont repris l'essentiel de la région. Le gouvernement avait alors retiré ses troupes et déclaré un cessez-le-feu unilatéral le 28 juin, mais les rebelles ont poursuivi leur offensive dans les régions voisines de l'Afar et de l'Amhara.

     "Crimes contre l'humanité" 
    La période du 3 novembre 2020 au 28 juin 2021 a été marquée par de nombreuses exactions dont "certaines peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité", estiment le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme et la Commission éthiopienne des droits de l'homme dans une enquête conjointe rendue publique mercredi 3 novembre 2021. Ce rapport évoque notamment exécutions extra-judiciaires, torture, enlèvements, violences sexuelles -dont des viols collectifs sur des femmes et des hommes et pillages.

    Le Haut-Commissariat a indiqué avoir également recensé des abus commis après la période couverte par l'enquête, notamment la mort en septembre de 47 civils dans le village amhara de Chenna, tenu par le TPLF. Abiy Ahmed a souligné que ce rapport n'établissait aucune preuve d'un génocide au Tigray, mais la Haut-commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet a répondu que l'enquête n'avait pas permis ni d'établir, ni d'écarter ces accusations qui nécessitent une enquête plus approfondie.

    Les douze mois de conflit ont également plongé le nord de l'Ethiopie dans une grave crise humanitaire, avec plusieurs centaines de milliers de personnes au bord de la famine.

    Dernières nouvelles (3 novembre 2021 - 15H (heure de Paris)
    Des avions de guerre de l'armée fédérale auraient effectué de nouvelles frappes aériennes dans le nord-ouest du Tigray, ciblant la ville d'Adi Hageray. On. ignore s'il y a des victimes.
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    L'ambassade américaine à Addis-Abeba autorise le départ volontaire de certains membres du personne et se dit « gravement préoccupée » par l'escalade de la violence et l'expansion des hostilités en Ethiopie, réitérant son appel à des pourparlers de cessez-le-feu.

     
  • Éthiopie : Les cadavres de plus de 120 personnes retrouvés dans la région d'Amhara

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    Des médecins et des responsables locaux ont déclaré que plus de 120 civils avaient été massacrés dans la région d'Amhara en Éthiopie au début du mois de septembre. Les forces du Tigray, engagées dans un conflit civil contre les troupes du gouvernement central depuis novembre dernier, ont nié les accusations de responsabilité portées contre elles.

    Les meurtres auraient eu lieu début septembre dans le village de Chenna. Sewnet Wubalem, l'administrateur local de la ville voisine de Dabat, et Chalachew Dagnew, porte-parole de la ville de Gondar, ont déclaré à l'agence de presse Reuters. « Jusqu'à présent, nous avons récupéré 120 corps. C'étaient tous des paysans innocents. Mais nous pensons que le nombre pourrait être plus élevé. Il y a des gens qui manquent », a précisé Sewnet. Mulugeta Melesa, chef de l'hôpital de Dabat, a confirmé un bilan similaire à l'agence de presse Agence France Presse : "Il y a eu 125 morts dans le village de Chenna, j'ai vu moi-même le charnier". Melesa a ajouté que les habitants recherchaient toujours des cadavres dans la région et que le décompte était toujours en cours ajoute, Dagnew, porte-parole de Gondar,

    Les tueries, selon des sources, auraient eu lieu lors de la "brève présence" des forces du Tigray dans la région, désormais de nouveau sous le contrôle de l'armée fédérale éthiopienne. Les rebelles Tigréens, pour leur part, ont publié une déclaration rejetant une "accusation fabriquée" par le gouvernement régional d'Amhara et niant toute implication dans le meurtre de civils. "Nous rejetons catégoriquement les allégations selon lesquelles nos forces auraient été impliquées dans le meurtre de civils", lit-on dans la déclaration publiée sur Twitter par le porte-parole du groupe, Getachew Reda. Ce dernier a également appelé à "une enquête indépendante sur toutes les atrocités" commises dans la région.

    Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) avait progressé au-delà des frontières de la région vers la fin juillet. Au cours des premières semaines d'août, les combats s'étaient étendus aux États régionaux voisins d'Amhara et d'Afar, déplaçant quelque 170 000 personnes. Des informations récentes ont rapporté que les forces du Tigray continuaient de se battre avec les forces des régions voisines, malgré les appels de la communauté internationale à ne pas étendre le conflit au reste du pays. Selon le gouvernement d'Addis-Abeba, le TPLF avait également tenté une expansion plus au nord, lançant une opération militaire dans le nord-ouest du pays, pour tenter d'accéder au Soudan. Dans les régions proches du Tigray, les rebelles du TPLF ont été accusés d'exécutions sommaires et de bombardements aveugles, crimes que le groupe nie avoir commis.

    Les habitants de Chenna ont rapporté que les forces du TPLF étaient arrivées pour contrôler tout le village fin août, avant que des combats contre les troupes pro-gouvernementales n'éclatent dans la région début septembre. Les forces Tigréennes, selon les administrateurs locaux, ont tiré aveuglément sur des civils avant de battre en retraite. Certains des blessés ont été transportés à l'hôpital universitaire de la ville de Gondar. "Il y a plusieurs civils blessés ici", a déclaré Ashenafi Tazebew, vice-président de l'hôpital de Gondar. « Nous avons reçu environ 35 à 36 patients, mais je ne sais pas s'ils viennent tous du massacre de Chenna. La plupart d'entre eux ont des blessures par balle », a-t-il ajouté.

    Les Nations Unies, les États-Unis et d'autres acteurs internationaux font pression pour un cessez-le-feu immédiat et pour l'ouverture de pourparlers pour mettre fin à la guerre. Le conflit, qui dure depuis près de 10 mois maintenant, a fait des milliers de morts et une aggravation de la situation humanitaire. Environ 400 000 personnes vivent dans des conditions de famine et le conflit a créé un afflux de plus de 53 000 réfugiés depuis la fin de 2020. 

    L'opération de l'armée fédérale éthiopienne dans la région du Tigray a débuté le 4 novembre 2020, après que le TPLF a été reconnu responsable de l'attaque d'une base militaire des forces gouvernementales à Dansha, dans le but de voler du matériel militaire. Abiy avait accusé le TPLF de trahison et de terrorisme et avait lancé une campagne militaire pour rétablir l'ordre dans la région. L'offensive avait été déclarée terminée le  29 novembre  2020, avec la conquête de la capitale régionale, Mekele. Cependant, les combats se sont poursuivis dans le centre et le sud du Tigray. L'Érythrée avait également participé aux combats et envoyé des troupes pour soutenir les forces d'Abiy. 

    Les combattants du Tigray n'ont pas cessé le combat et, quelques mois plus tard, ils ont repris le  contrôle d'une grande partie du territoire  de la région nord du Tigray, après avoir repris le contrôle de la capitale régionale, Mekele. L'opération militaire du gouvernement fédéral a subi un coup sévère en raison de la contre-offensive de Tigray et, dans la soirée du 28 juin, l'exécutif d'Addis-Abeba a été contraint d'annoncer un  cessez-le-feu unilatéral et immédiat . Cette décision a marqué une accalmie dans le conflit civil, qui durait depuis près de huit mois. Le TPLF a cependant qualifié la trêve de « blague » et les combats n'ont pas encore cessé.

  • Ethiopie : Les rebelles tigréens prennent le contrôle de Lalibela, classé à l'Unesco

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    Les rebelles de la région éthiopienne du Tigray, en proie à un conflit armé, se sont emparés jeudi de Lalibela, site classé au patrimoine mondial de l'Unesco et célèbre pour ses églises taillées dans le roc, dans la région voisine d'Amhara, selon des habitants.
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    "Ils sont arrivés dans l'après-midi, et il n'y a pas eu de combats. Il n'y avait pas de forces de sécurité dans les environs. Les forces du TPLF sont dans la ville maintenant", a déclaré un habitant à l'AFP, en référence au Front de libération du peuple du Tigray. 

    Des combats font rage au Tigray depuis novembre 2020, lorsque le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé des troupes pour renverser le TPLF, le parti régional qui a longtemps dominé la politique nationale avant l'arrivée au pouvoir d'Abiy en 2018.

    Le Premier ministre a justifié cette intervention comme étant une riposte aux attaques répétées du TPLF contre les camps de l'armée. Mais malgré la promesse d'une victoire rapide, la guerre s'est prolongée, prenant un nouveau tournant en juin lorsque les forces pro-TPLF ont repris la capitale du Tigray, Mekele, et obligé l'armée éthiopienne à battre en retraite. Depuis, le TPLF mène des offensives armées dans les régions voisines, à l'est dans l'Afar et au sud dans l'Amhara, où se trouve Lalibela. 

    Soldats et miliciens se sont mobilisés en masse dans certaines parties de l'Amhara pour repousser l'avancée des rebelles, mais selon plusieurs habitants de Lalibela contactés par l'AFP, la ville est tombée jeudi sans opposer de résistance. "Le TPLF est arrivé dans l'après-midi. Ils dansaient et s'amusaient sur la place de la ville", a déclaré un habitant. "La plupart des gens quittent la ville vers des zones reculées", a déclaré un troisième habitant, précisant qu'il se cachait dans sa maison avec sa famille.

    L'incursion du TPLF dans les régions voisines a soulevé de nombreuses critiques à l'étranger. Les Nations unies et les États-Unis ont réitéré cette semaine leurs appels à toutes les parties pour mettre fin aux hostilités.

    Selon Billene Seyoum, porte-parole du Premier ministre, lors d'une conférence de presse jeudi, plus de 300.000 personnes ont été déplacées par les récents combats en Amhara et en Afar.
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  • Éthiopie: le conflit s'aggrave, des affrontements aussi dans la région Issa (somalienne)

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    Le gouvernement local de la région somalienne d'Éthiopie (Issa), a déclaré que des milices de l'État régional voisin d'Afar ont attaqué et pillé la ville de Gedamaytu, exacerbant le conflit civil dans ce pays de la Corne de l'Afrique. Ali Bedel, porte-parole du gouvernement somalien, a déclaré que la milice "avait massacré des centaines de civils" à Gedamaytu, également connue sous le nom de Garba Issa, centre d'un long différend sur les frontières interrégionales dans le nord-est de l'Éthiopie. 

    Un rapport interne de l'ONU, consulté par l'agence de presse Reuters, a révélé qu'il y avait eu des combats à Gedamaytu avec un nombre inconnu de victimes des deux côtés. "Beaucoup ont été déplacés et la ville a été presque entièrement saccagée", a insisté Bedel. Deux hauts responsables du gouvernement régional de l'État somalien ont fourni des comptes similaires. Selon l'un d'eux, il y a des centaines de victimes.

    Le porte-parole du gouvernement somalien a ajouté qu'après les attaques, une foule de "jeunes en colère" a bloqué l'une des principales routes de la région d'Afar reliant Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie, au port maritime de Djibouti voisin. "Le gouvernement essaie de calmer la situation", a déclaré Bedel, sans donner plus de détails. 

    Mardi 27 juillet, des milliers de nouvelles recrues de l'armée fédérale éthiopienne ont défilé à Addis-Abeba avant de partir pour les camps d'entraînement. Le bureau du maire a indiqué que 3 000 jeunes rejoindraient les rangs des Forces de défense nationale éthiopiennes (ENDF) après avoir été enrôlés pour lutter contre les forces du Tigray. Ces derniers ont avancé au cours du week-end, atteignant l'Etat régional d'Amhara, dans le nord-ouest du pays. Dans le même temps, les combattants du Tigray ont intensifié leurs attaques dans la région voisine d' Afar, marquant l'expansion du conflit dans une zone auparavant vierge. Des responsables locaux afar ont assuré avoir reçu le soutien du gouvernement central pour repousser les forces de la région voisine. 

    Getachew Reda, porte-parole des forces du Tigray, a confirmé que les combats à Afar avaient commencé. "Nous ne sommes pas intéressés par des gains territoriaux dans la région Afar, nous sommes plus intéressés par la dégradation des capacités de combat de l'ennemi", a déclaré Reda, ajoutant qu'il avait pu repousser les milices de la région d'Oromia, envoyées en soutien aux forces d'Afar.

    Alors que la violence dans le pays s'intensifie, la crise humanitaire actuelle s'aggrave également. L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'est déclarée mardi 27 juillet préoccupée par les 24.000 réfugiés érythréens résidant dans deux camps de réfugiés de la région du Tigray, notant qu'ils seraient coupés de l'aide et pourraient rester sans nourriture ni eau potable. . Les États-Unis ont également exprimé leur profonde préoccupation pour les attaques qui ont été signalées contre les réfugiés érythréens dans la région éthiopienne du Tigray. Une porte-parole du département d'Etat américain, Jalina Porter, a fait une déclaration mardi 26 juillet, exigeant que les intimidations et les offensives cessent. Les affrontements entre groupes armés se sont intensifiés dans et autour des camps de Mai Aini et Adi Harush et deux réfugiés ont été tués ce mois-ci, a indiqué le HCR.
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    En outre, quelque 3 000 Éthiopiens de la région d'Amhara sont entrés au Soudan voisin le lundi 26 juillet, selon l'agence de presse d'État soudanaise SUNA. Il s'agit du plus grand nombre de réfugiés depuis le début des combats en novembre 2020 entre les forces du Tigray et celles du gouvernement éthiopien. Selon SUNA, la plupart d'entre eux appartiennent aux Kimant, un groupe minoritaire de la région d'Amhara. Kefale Mamo, un représentant du Comité Kimant, a déclaré à l'agence de presse Reuters qu'il avait également reçu des informations faisant état de combats entre les forces éthiopiennes et les agriculteurs du groupe ethnique Kimant. De nombreuses maisons ont été détruites et plusieurs voitures volées, a ajouté Mamo. 

    Les dirigeants du Tigray ont déclaré qu'ils continueraient à se battre jusqu'à ce qu'ils reprennent le contrôle du territoire contesté dans le sud et l'ouest de la région, saisi lors de combats avec des alliés du gouvernement dans la région d'Amhara. 

    Dimanche 25 juillet, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré que l'armée était prête à vaincre les forces tigréennes. Rappelons que les milices Amhara ont soutenu l'armée du gouvernement central depuis le début du conflit. Récemment, d'autres régions ont déclaré qu'elles enverraient des forces en soutien aux troupes gouvernementales. Parmi celles-ci, la région somalienne, celle de Benishangul-Gumuz, Gambella et Harari.

    La guerre entre les rebelles du Tigray et le gouvernement central d'Addis-Abeba a  commencé en novembre 2020, provoquant la mort de milliers de personnes. Environ 2 millions d'habitants ont été contraints de fuir leur foyer et plus de 5 millions dépendent de l'aide alimentaire d'urgence. Fin juin, les rebelles ont repris la capitale régionale, Mekele, et la majeure partie du Tigray, après que le gouvernement eut retiré les soldats et déclaré un cessez-le-feu unilatéral. Les retombées de la guerre dans une autre partie du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique pourraient accroître la pression sur le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

    Pour comprendre comment le conflit civil en Éthiopie est né, il faut se rappeler que, le 4 novembre 2020, l'armée éthiopienne a lancé une offensive en réponse aux attaques présumées des forces régionales du Tigray contre des bases du gouvernement fédéral.  Le Front populaire de libération du Tigray (TPLF) a été blâmé pour les attaques. Le TPLF a été pendant longtemps, au moins depuis 1991, la force dominante de la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), une alliance multi-ethnique composée de quatre partis, qui a dirigé le pays pendant près de 30 ans avant l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed le 2 avril 2018. L'année dernière, le TPLF s'est séparé de l'EPRDF après avoir refusé de fusionner avec les trois autres partis de la coalition dans le nouveau Parti de la prospérité (PP), sous le commandement d'Abiy. 

  • Ethiopie : affrontements dans la région Afar, civils tués et déplacés

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    Au moins 20 civils ont été tués et plus de 54 000 personnes contraintes de quitter leurs maisons dans la région d'Afar en Éthiopie à la suite d'affrontements entre les rebelles du Tigray et les forces pro-gouvernementales. Les dernières attaques indiquent que le conflit, qui a commencé il y a 8 mois, s'étend au-delà du territoire tigréen. Plus précisément, les combattants du Tigray ont pris le contrôle de trois districts Afar cette semaine, selon le porte-parole de la région attaquée, Ahmed Koloyta.

    « Les combats acharnés se poursuivent. Au total, quelque 54 000 personnes ont été directement touchées et se retrouvent déplacées. Plus de 20 civils sont morts », a déclaré Mohammed Hussen, un responsable de l'agence nationale éthiopienne de réponse aux catastrophes, basée à Afar, jeudi 22 juillet. La région est d'une importance stratégique car elle est traversée par la route et la voie ferrée qui relient la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, au port maritime de Djibouti. Ce dernier représente le principal point d'accès à la mer pour l'Éthiopie, sans débouchés.

    Les rebelles tigréens ont franchi la frontière avec l'Afar samedi 17 juillet, mais les affrontements se poursuivent. Getachew Reda, porte-parole des forces du Tigray, a confirmé que d'intenses combats avaient eu lieu ce week-end dans la région. "Nous ne sommes pas intéressés par des gains territoriaux en Afar, nous sommes plus intéressés par la dégradation des capacités de combat de l'ennemi", a déclaré Reda, précisant que les forces Tigréennes ont déjà repoussé les milices de la région d'Oromia, envoyées combattre aux côtés des forces fédérales. 

    Hussen a précisé jeudi 22 juillet que les opérations des combattants du Tigray auraient une portée beaucoup plus large que ne le suggérait Reda et a souligné que les civils sont pris entre deux feux. "La junte (tigréenne) a traversé la frontière vers Afar et a attaqué la communauté pastorale innocente", a déclaré le responsable de l'agence nationale éthiopienne. « Ils essaient de subjuguer le peuple Afar. Alors maintenant, les forces fédérales unissent leurs forces avec les forces spéciales, les communautés locales et les milices de la région. Ces derniers jours, les habitants se battent et tentent de se protéger », a-t-il ajouté.

    La guerre entre les rebelles du Tigray et le gouvernement central d'Addis-Abebail a commencé en novembre 2020. Des milliers de personnes sont mortes dans le conflit. Environ 2 millions d'habitants ont été contraints de fuir leurs foyers et plus de 5 millions dépendent de l'aide alimentaire d'urgence. 

    L'Éthiopie a un système fédéral qui comprend 10 régions et, depuis la semaine dernière, le conflit au Tigray a attiré des forces régionales de tout le pays en soutien à l'armée nationale. Les dirigeants tigréens ont déclaré qu'ils continueraient à se battre jusqu'à ce qu'ils reprennent le contrôle total du territoire contesté dans le sud et l'ouest de la région, exproprié par les forces du gouvernement Amhara, allié à Addis-Abeba. Debretsion Gebremichael, chef du Front populaire de libération du Tigray (TPLF), a déclaré par téléphone jeudi 22 juillet à l'agence de presse Reuters, que les forces du Tigray sont à Afar et prévoient de cibler les forces d'Amhara dans les prochains jours. 

    Fin juin, les rebelles ont repris la capitale régionale, Mekele, et la majeure partie du Tigray, après que le gouvernement ait retiré les soldats et déclaré un cessez-le-feu unilatéral. Les retombées de la guerre dans une autre partie du deuxième pays le plus peuplé d'Afrique pourraient accroître la pression sur le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

    Pour comprendre comment le conflit civil en Éthiopie est né, il faut se rappeler que, le 4 novembre 2020, l'armée éthiopienne avait lancé une offensive en réponse aux attaques présumées des forces régionales tigréennes contre les bases du gouvernement fédéral.  Le Front populaire de libération du Tigray, responsable ce ces attaques, a été pendant longtemps, au moins depuis 1991, la force dominante de la coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), une alliance multi-ethnique composée de quatre partis, qui a a dirigé le pays pendant près de 30 ans avant l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Abiy Ahmed le 2 avril 2018. L'année dernière, le TPLF s'est séparé de l'EPRDF après avoir refusé de fusionner avec les trois autres partis de la coalition dans le nouveau Parti de la prospérité (PP), sous le commandement d'Abiy. 

    On estime que des milliers de personnes, combattants et autres, ont été tuées depuis le début du conflit. Ceci malgré le fait que la communauté internationale ait demandé à plusieurs reprises la fin immédiate des affrontements  et l'accès humanitaire.

  • Ethiopie : situation dramatique à Garba Isse, région fédérale somalienne de l'Ethiopie

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    Nous avons l'honneur d'accueillir un nouveau correspondant pour cette région du monde. Il s'agit de F.Moussa, travaillant dans l'humanitaire à Djibouti.

    la situation qui prévaut actuellement à Garba isse, dans la région fédérale somalienne de l'Éthiopie, est dans une situation encore plus grave lors du dernier article paru le 28 décembre 2020 :
    https://jrbelliard.blog.tdg.ch/garbe-isse/

    Les tigréens ont scellés un accord avec les afars. Plus exactement une faction des afars soutient les tigréens qui ont reconquis leurs territoires de la région du Tigray, repoussant l'armée fédérale éthiopienne (ENDF).

    Suite à ce renouveau des forces tigréennes enregistrent victoire sur victoire lors de chaque accrochage avec l'ENDF. Les tigréens encouragés par leurs succès militaires, et grâce à leur alliance avec les afars veulent maintenant prendre par la force le corridor routier qui mène au port de Djibouti pour s'assurer l'acheminement des convois humanitaires transportant denrées alimentaires, médicaments et soins de première nécessité qui ont si cruellement manqué aux civils tigréens depuis le début de ce conflit ethnique.

    Malgré les appels incessants des nations-unies, des états unies, de l'union européenne d'instaurer un cesser le feu pour permettre à l'aide humanitaire de parvenir aux civils tigréens, le gouvernement éthiopien est resté hermétique, mettant en péril plus de 400.000 soumis à la famine et au manque de soins d'urgence. »

    Point sur la situation le 25 juillet 2021
    Le conflit, qui a commencé il y a 8 mois, s'étend au-delà du territoire tigéen. Plus précisément, les combattants du Tigré ont pris le contrôle de trois districts Afar cette semaine, selon le porte-parole de la région attaquée, Ahmed Koloyta.

    La localité de Garba Isse a été prise par la force Afars, appuyée par le Front de libération du peuple tigray (TPLF). Notre correspondant à Djibouti, F. Moussa, rapporte qu'un massacre aurait été commis à cette occasion. Au moins vingt civils ont été tués et 54.000 autres ont fui vers les localités voisines. 

    Toujours d'après F. Moussa, ce massacre se serait déroulé sous les yeux des forces militaires fédérales éthiopiennes qui étaient présentes dans la région depuis plusieurs mois sur demande des habitants somaliens de la localité de Garba Isse. 

    L'armée fédérale éthiopienne avait été envoyée par le gouvernement du premier ministre éthiopien, Abiy Ahmad, pour faire tampon entre les communautés Afar, le temps qu'une commission gouvernementale parvienne à apaiser la situation. Malheureusement, sans attendre les conclusions de la commission, les milices afar, appuyées par les forces tigréennes, ont attaqué la communauté somalienne, se livrant à un véritable massacre.   

     

     

  • Éthiopie : 20 morts et 70 000 personnes déplacées, après de violents combats dans la région d'Afar, près du Tigray

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    De violents combats qui ont éclaté dans une zone adjacente à la province éthiopienne du Tigray, ont fait 20 morts et déplacé des dizaines de milliers de personnes.

    Les affrontements ont éclaté entre les rebelles et les forces pro-gouvernementales dans la région éthiopienne d'Afar, à la frontière du Tigray, a déclaré Mohamed Hussein, un responsable de l'Agence nationale éthiopienne d'intervention en cas de catastrophe, notant que "de violents combats se poursuivent, qui ont déplacé 70 000 personnes et tué 20 civils.