Rawalpindi

  • Pakistan : attentat contre un prêtre chrétien

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    Deux assaillants non identifiés ont tué un prêtre chrétien, le père William Siraj, le 30 janvier 2022 à Peshawar, la capitale de la province de Khyber Pakhtunkhwa, située dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec l'Afghanistan. La police pakistanaise recherche les auteurs de l'attaque qui n'a pas encore été revendiquée.

    Le père William Siraj, 75 ans, a été tué alors qu'il rentrait chez lui après avoir célébré la messe dominicale à Peshawar. Voyageant avec lui se trouvaient le père Naeem Patrick, qui a été blessé, et un troisième prêtre, qui n'a pas été blessé lors de l'attaque. Les assaillants ont fui les lieux et aucun groupe n'a revendiqué le meurtre.

    Le chef de la police provinciale, Moazzam Jah Ansari, a ordonné aux enquêteurs d'utiliser les dernières technologies et toutes les ressources disponibles pour assurer l'arrestation des auteurs. Des policiers ont été déployés autour de l'église "All Saints" de Peshawar, où plus de 3 000 personnes ont assisté au service commémoratif du père Siraj le 31 janvier. Le service funèbre a eu lieu dans la même église qui avait été attaquée par des militants avec des bombes et des coups de feu en 2013. À cette occasion, plus de 70 fidèles avaient été tués et 100 autres blessés, l'une des pires attaques contre des chrétiens au Pakistan.

    Le 31 janvier 2022, la présidente de la Commission des droits de l'homme du Pakistan, Hina Jilani, a condamné l'attaque contre le prêtre, la qualifiant d'"agression flagrante non seulement contre la communauté chrétienne du Pakistan, mais contre toutes les minorités religieuses dont le droit à la vie et à la sécurité personnelle reste sous menace constante ". Elle a  appelé à plus de mesures pour protéger les minorités. L'évêque Azad Marshall, a également condamné l'attaque contre les prêtres sur Twitter et a appelé à la protection des chrétiens. Le conseiller spécial du Premier ministre, Imran Khan, pour les affaires religieuses et l'harmonie religieuse, Tahir Ashrafi, a rassuré sur Twitter, disant aux chrétiens pakistanais que les assaillants seraient arrêtés.

    Les chrétiens sont une petite minorité au Pakistan, un pays à majorité musulmane sunnite, où environ la moitié d'entre eux sont membres de l'Église du Pakistan, une église protestante. L'autre moitié est catholique. Les islamistes pakistanais ont pris pour cible des chrétiens à plusieurs reprises ces dernières années.

    Dans l'ensemble, les attaques de islamistes ont augmenté à travers le Pakistan depuis que les talibans pakistanais , également connus sous le nom de  Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) , ont mis fin au cessez-le-feu gouvernemental à Islamabad. Le 9 novembre 2021, le gouvernement pakistanais et les talibans pakistanais étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu pour mener à bien des pourparlers entre les parties. Cependant, le  9 décembre suivant , le TTP a annoncé la fin du cessez-le-feu accusant l'exécutif de ne pas respecter la trêve et de ne pas avoir libéré 102 de ses combattants. Suite à cette décision, entre le 17 et le 18 janvier, le TTP a  attaqué les autorités pakistanaises dans plusieurs régions, dont la capitale Islamabad.

    Parmi les dernières nouvelles liées au groupe, le 31 janvier, les talibans pakistanais ont revendiqué le meurtre du policier Moeen Asif, dont le corps avait été retrouvé la veille dans une zone déserte près de la ville de garnison de Rawalpindi.

    Les talibans pakistanais sont une émanation du groupe des talibans afghans qui a été formé à partir de groupes talibans présents et opérant au Pakistan, qui se sont unifiés en 2007 et sont fidèles à la direction des talibans afghans. L'objectif du TTP est d'introduire la charia au Pakistan et de renverser le gouvernement d'Islamabad en attaquant l'armée et les autorités. Comme les talibans afghans, le TTP promeut également une ligne conservatrice de l'islam et son idéologie est proche de celle d'Al-Qaïda. 

  • Pakistan : un chrétien déjà condamné à perpétuité pour « blasphème » présumé est maintenant condamné à mort

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    Un Pakistanais chrétien a été condamné à mort au Pakistan dix ans après avoir été accusé de blasphème.

    Zafar Bhatti, 58 ans, est accusé d'avoir envoyé des SMS blasphématoires depuis son téléphone.

    Il a toujours nié les accusations, affirmant que « quelqu'un a utilisé son mobile pour envoyer un SMS contre le Prophète." Il a néanmois été inculpé de blasphème en 2012 et condamné à la prison à vie en 2017

    En octobre 2021, l'affaire a été renvoyée devant un tribunal de première instance par le juge Abdul Aziz qui a déclaré que Bhatti aurait dû être condamné à mort au lieu de la réclusion à perpétuité.

    Bhatti a maintenant été condamné à mort par le tribunal d'instance pakistanais de Rawalpindi et est détenu sous haute sécurité en raison de menaces de mort de la part d'extrémistes.

    L'ONG chrétienne CLAAS-PK (Centre d'aide juridique et d'installation) a soutenu Bhatti tout au long de son épreuve.

    CLAAS-PK a demandé que Bhatti, un diabétique, soit libéré sous caution pour raisons médicales après avoir subi une crise cardiaque en prison en octobre 2021. La demande a été refusée.

    L'ONG affirme que sa santé continue de se dégrader derrière les barreaux.

    Nasir Saeed, directeur de CLAAS-PK, a déclaré que Bhatti était victime des lois pakistanaises sur le blasphème.

    « Depuis la promulgation de la loi sur le blasphème au Pakistan, la loi est oppressive et fréquemment mal utilisée », a-t-il déclaré.

  • Pakistan : Fin des manifestations contre la France

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    Le parti islamiste pakistanais Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) a mis fin mardi à 48 heures de manifestations contre la France qui avaient mené au blocage partiel d'Islamabad, après avoir obtenu la libération de militants arrêtés dans des affrontements avec la police. Quelque 5.000 manifestants s'étaient rassemblés dimanche à Rawalpindi, ville-garnison accolée à la capitale. Les autorités avaient mis en place un barrage routier pour les empêcher d'accéder à Islamabad, et interrompu les services de téléphonie mobile pour empêcher la coordination entre les organisateurs.

    Lundi et dans la nuit de mardi, quelques centaines de manifestants étaient restés aux abords du barrage. Mais le parti islamiste Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP), qui avait appelé à la manifestation, a annoncé qu'il y mettait fin après des discussions dans la nuit avec le gouvernement. "Il a été demandé aux travailleurs de quitter l'endroit et de se disperser dans le calme", a déclaré Pir Ijaz Ashrafi, un porte-parole du TLP.

    Ce parti, déjà à l'origine de violentes manifestations en novembre 2018 contre l'acquittement de la chrétienne Asia Bibi, a affirmé que les autorités avaient accepté sa demande d'expulser l'ambassadeur de France et d'imposer un boycott officiel des produits français.

    Mais un haut responsable gouvernemental, sous couvert d'anonymat, a indiqué à l'AFP que le Pakistan n'avait "aucune intention de rompre ses relations diplomatiques avec quelque pays que ce soit". Il a ajouté que la situation avait été gérée "comme il se devait" pour obtenir le départ des manifestants. Le gouvernement a annoncé, dans un communiqué, la libération de tous les manifestants arrêtés ces trois derniers jours.

    Le Pakistan a connu ces dernières semaines plusieurs petites manifestations contre la France après des déclarations du président français, Emmanuel Macron, défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression, dans la foulée d'un attentat islamiste le 16 octobre en France contre l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré en cours d'éducation civique des caricatures du prophète Mahomet.

    Des manifestants ont également protesté contre ces propos dans d'autres pays majoritairement musulmans comme le Bangladesh. Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a accusé Emmanuel Macron d'"attaquer l'islam". L'ambassadeur de France au Pakistan a été convoqué, le gouvernement pakistanais dénonçant la "campagne islamophobe systématique sous couvert de la liberté d'expression" du président français.

    L'islam dans son interprétation stricte interdit toute représentation de Mahomet. Le blasphème est une question incendiaire au Pakistan, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages.

  • Frontlive-Chrono du vendredi 17 janvier 2020 - Site web spécialisé sur le Moyen Orient, l'Afrique du nord et le Sahel

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    Liban: les manifestants bloquent les rues de Beyrouth à l’expiration de l’ultimatum pour la formation d’un gouvernement

    Vendredi 17 janvier, les manifestants ont bloqué un certain nombre de rues dans la capitale, Beyrouth, après l’expiration du délai de 48 heures accordé à l’autorité pour former un gouvernement. Depuis quatre semaines, le Premier ministre désigné Hassan Diab poursuit des consultations pour former un gouvernement qui risque désormais d’être rejeté par les manifestants. Jeudi…

    Algérie : 48e défilé hebdomadaire d’un « Hirak » en quête de nouveau souffle (vidéo)

    Une foule de plusieurs milliers de manifestants est descendue dans les rues d’Alger pour réclamer un « changement de régime », pour le 48e vendredi d’affilée, au moment où le mouvement (« Hirak ») de protestation populaire cherche un nouveau souffle. « Algérie libre et démocratique! », ont repris en chœur les protestataires, encadrés par un important dispositif policier, a constaté…

    Pakistan : 80 islamistes condamnés à de lourdes peines pour les manifestations contre la chrétienne Asia Bibi

    Un tribunal pakistanais a condamné plus de 80 islamistes à une peine de 55 ans de prison chacun, pour leur participation à des violentes manifestations contre l’acquittement de la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème contre l’islam, a-t-on appris vendredi auprès d’un responsable de la mouvance islamiste. Le jugement, inhabituellement sévère pour ce genre d’affaires…

    Mali : 15 civils tués dans un village peul

    Quinze civils peuls ont été tués par des hommes armés à Sinda, village situé à 12 km de Douentza », a déclaré une source sécuritaire malienne, sans identifier les assaillants. « Certains ont été égorgés dans leur sommeil, d’autres après avoir été arrêtés par de présumés chasseurs traditionnels communément appelés ‘dozos’, ou en tout cas ils étaient…

    Lien permanent Catégories : Abdelaziz Bouteflika, ALGÉRIE, Ali Khamenei, Aoun Michel, Asia Bibi, Ayatollah Ali Khameneï, Bambara (ethnie), Beyrouth, Bouteflika (président), Chrétiens du Pakistan, Condamnations pour blasphème, Contingent militaire britannique, Contingent militaire danois, Contingent militaire estonien, Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, Corps expéditionnaire français, Dioura (localité), Diyab Hassan, Dogon (ethnie), Douentza, Dozos (chasseurs), Etat Islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Force al-Qods, FRONTLIVE-CHRONO, G-5 SAHEL, Gangafani (village dogon), Gourma (région proche du Burkina), Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans, Hariri Saad, Hirak (mouvement de contestation), IRAN, Islamistes radicalisés, Junaid Hafeez (professeur condamné à mort pour bla, Khadim Hussain Rizvi (chef du TLP), Koufa Amadou (prédicateur jihadiste peul), LIBAN, Liptako (région), MALI, Manifestations contre la classe politique, Minusma, Ogossagou (village peul), Opération Barkhane, PAKISTAN, Peuls (ethnie), Qasem Souleimani, Rawalpindi, Sinda (village peul), Sobane-Kou (village dogon), Tebboune Abdelmadjid (élu président le 12/12/2019), Tehreek-e-Labaik Pakistan, Yoro (village dogon) 0 commentaire