Rasoull Yahya (général)

  • Irak : Les forces de sécurité déjouent un complot de l'Etat islamique visant à mener des opérations suicides

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    Les services de sécurité irakiens ont déjoué un complot de l'Etat islamique visant à commettre un attentat-suicide pendant le mois de Ramadan. Deux kamikazes ont été capturés à Kirkouk.

    général Yahya Rasool.jpegLe général de division Yahya Rasoul (photo), porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, a déclaré dans un communiqué de presse : "Selon les directives du commandant en chef des forces armées, d'intensifier le travail de sécurité et grâce à des renseignements de qualité, le Service de lutte contre le terrorisme, en coordination avec le dispositif Asayish (sécurité kurde), a déjoué les tentatives des gangs terroristes de l'Etat islamique de se préparer à commettre un attentat suicide au cours du mois de Ramadan .

    Il a ajouté : "Deux kamikazes ont été arrêtés, en plus du transporteur, à l'intérieur de la province de Kirkouk".

    Rasoul a indiqué que "l'arrestation a été effectuée grâce à des opérations de surveillance et de suivi depuis les frontières et jusqu'au site de livraison à Kirkouk".

     

  • Syrie : Détails de l'opération qui a conduit à l'élimination du chef de l'Etat islamique

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    Le Pentagone a révélé, jeudi soir 3 février 2022, de nouveaux détails sur la liquidation du chef de l'Etat islamique Abdullah Qardash, surnommé Abu Ibrahim Al-Qurashi. De son côté, l'Irak a déclaré que ses services de renseignement avaient fourni à la coalition des informations précises qui ont conduit à sa localisation.

    Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a confirmé lors d'une conférence de presse que Qurashi s'était fait sauter, provoquant la mort de 4 civils, dont sa femme et ses deux enfants. Il a ajouté qu'un autre enfant avait été tué. au deuxième étage sans mentionner la cause de sa mort. Kirby a souligné que les forces américaines avaient réussi à évacuer 10 personnes des premier et deuxième étages, dont 8 enfants. L'opération a été menée par 24 membres des forces spéciales "Delta". Les Américains se sont adressés en arabe via un mégaphone aux personnes présentes dans la maison, les invitant à se rendre. Des coups de feu ont retenti pour toute réponse.

    Kirby a déclaré que l'opération avait entraîné la liquidation de 5 combattants, à savoir Al-Qurashi lui-même, l'un de ses assistants et la femme de l'assistant, ainsi que deux hommes armés qui se trouvaient à l'extérieur de la maison et se livraient à un échange de tirs avec les forces américaines.

    Il a ajouté que l'assistant et sa femme avaient été tués au deuxième étage par les balles des soldats américains en réponse à leur ouverture de feu sur eux.

    Le porte-parole du Pentagone a expliqué que l'opération avait duré deux heures conformément au plan, notant que le corps d'Al-Qurashi a été identifié sur le site de l'opération sur la base de son empreinte digitale et d'une analyse ADN ultérieure.

    De son côté, le président Biden a déclaré dans une allocution télévisée : "Alors que nos soldats avançaient pour l'arrêter, le terroriste, dans un dernier acte désespéré de lâcheté, et sans aucun égard pour la vie de sa famille ou d'autres personnes dans l'immeuble, a choisi de se faire exploser... au lieu de faire face à la justice pour les crimes qu'il a commis".

    Au cours de l'opération, l'armée américaine a perdu un de ses hélicoptères, qui a été détruit au sol lorsqu'il a été contraint d'atterrir en raison d'un problème mécanique. Le Pentagone a confirmé la perte de l'hélicoptère pendant l'opération. Il affirme qu'il n'a pas été abattu et ne s'est pas écrasé lors de l'atterrissage. Rappelons qu'une situation similaire s'était produite en 2011 lors de l'opération d'élimination d'Oussama ben Laden au Pakistan, lorsque les Américains ont été contraints de faire sauter un hélicoptère endommagé lors de l'atterrissage.

    Le département américain de la Défense affirme qu'il n'y a eu aucune victime parmi le personnel militaire américain.

    Renseignements irakiens et coordination avec la Russie
    Le porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, le général de division Yahya Rasoul al-Khamis, a déclaré que les services de renseignement irakiens avaient fourni à la coalition des informations précises qui ont conduit à la localisation d'al-Qurashi.

    Un responsable du département américain de la Défense a ajouté que le Pentagone avait précédemment informé les forces russes de l'intention de lancer une opération spéciale dans le nord-ouest de la Syrie pour éliminer al-Qurashi.

    CNN a cité un responsable du Pentagone disant que les États-Unis s'étaient coordonnés avec la partie russe, selon le mécanisme de désengagement, pour prévenir les incidents entre les deux parties dans l'espace aérien au-dessus de la zone de l'opération.

    Selon le responsable du Pentagone, les États-Unis ont informé la Russie qu'ils seraient actifs dans une vaste zone du nord-ouest de la Syrie pendant une certaine période et ont déclaré que les forces russes devraient rester à l'écart de la zone.

    Les États-Unis et la Russie ont précédemment confirmé à plusieurs reprises qu'ils continueraient à faire fonctionner le "mécanisme de désengagement" tout en menant des opérations sur le territoire syrien.

    Mohamad Zidan, alias Abu Sateef Soran.pngUn commandant de Hayat Tahrir ash-sham tué par les Américains
    Un chef de la sécurité de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), affilié à Al-Qaïda, le dirigeant de facto de la région  du Grand Edleb, dans le nord ouest syrien, a été tué lors du raid américain du 3 février qui s'est terminé par la mort du chef de l'Etat islamique. 

    Le commandant, Abu Sateef Soran (photo ci-contre), a été abattu par les forces spéciales américaines après s'être approché du site du raid près de la ville d'Atmeh, située à la frontière avec la Turquie, avec son supérieur Abu Imad al-Halabi qui n'a été que blessé.

    Abu Sateed, qui est responsable des renseignements sécuritaires dans les camps de réfugiés près d'Atmeh, n'avait pas engagé les forces spéciales américaines. Il s'était seulement approché du site du raid pour comprendre ce qui se passait.

    Le groupe jihadiste aurait pu engager les forces américaines car il possède des canons anti-aériens lourds et des MANPAD [systèmes de défense aérienne portables]. Mais il n'a pas tenté de tirer sur les hélicoptères militaires américains qui étaient en appui du raid.

    La manque de réaction du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash Sham (HTS) au raid meurtrier a provoqué une vive réaction de la part des islamistes dans le Grand Edleb. Certains ont même mis en doute la loyauté des dirigeants du HTS et les ont accusés d'avoir aidé et facilité le raid et d'autres opérations militaires américaines dans le Grand Edleb.

    Abu Sateef est le premier membre du HTS à être tué par les forces américaines en plus de trois ans. En fait, toutes les opérations américaines récentes dans le Grand Edleb visaient les ennemis de HTS. Les États-Unis ont interrompu leurs opérations contre HTS à peu près au même moment où les médias grand public ont lancé une campagne pour blanchir le groupe terroriste et son chef Abu Mohamad al-Julani.

    Rappelons que HTS a été créé en 2012 en tant que branche principale de l'Etat islamique Irak et en Syrie (ISIS). À l'époque, il était connu sous le nom de Front al-Nusra.

     

     

  • Irak : neutralisation de trois éléments de Daech dans le nord du pays

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    L'armée irakienne a annoncé, jeudi 3 février 2022, avoir neutralisé trois éléments de Daech et blessé un autre lors d'une opération de ratissage dans le gouvernorat de Salahuddin, dans le nord du pays.

    L'information a été donnée par le porte-parole du commandant en chef des forces armées, le général de division Yahya Rassoul.

    Selon lui, deux tireurs d'élite affiliés au groupe islamiste ont été tués dans un raid aérien mené par les avions de combat irakien, alors qu'ils tentaient d'attaquer les forces de sécurité.

    Dans un deuxième communiqué, Rassoul a déclaré : "un membre de Daech a tenté d'ouvrir le feu sur des hélicoptères militaires, lors d'une opération d'inspection à Salahuddin".

    "Le terroriste a été immédiatement neutralisé et un autre blessé", a-t-il précisé.

    La même source a indiqué que les forces armées poursuivent l'opération pour traquer les éléments restants de l'organisation terroriste.

    Rappelons que des frappes aériennes avient fait, mercredi 2 février, sept morts parmi les éléments de Daech dans la zone "Mutaybija" du gouvernorat de Salahuddin aux confins du gouvernorat de Diyala (est).

    L’organisation jihadiste a récemment intensifié ses attaques contre des cibles militaires et civiles dans le nord et dans l'est de l'Irak.

    De leur côté, les forces irakiennes mènent de fréquentes opérations de ratissage à la poursuite des éléments de l'organisation islamiste dans tout le pays.

  • Irak : nouvelle opération antiterroriste à Kirkouk

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    L'armée irakienne a indiqué avoir éliminé un "détachement entier" de militants de l'Etat islamique dans la province de Kirkouk, au nord-ouest de l'Irak, à la suite d'une tentative d'embuscade contre une patrouille du service antiterroriste. 

    Le général de division Yahya Rasool, porte-parole du commandant en chef des forces armées irakiennes, a déclaré que des tireurs embusqués de l'unité antiterroriste avaient tué certains des militants le 7 septembre. L'armée irakienne a indiqué qu'« un certain nombre » de militants de l'État islamique avaient été tués dans l'opération, mais n'a pas précisé combien. L'opération fait suite à une attaque mortelle du groupe contre un avant-poste de la police fédérale au sud de Kirkouk, qui a entraîné la mort de 13 membres des forces de sécurité. 

    Cette attaque montre à quel point les cellules de l'organisation islamique radicale sont toujours actives en Irak, planifiant des opérations au bon moment et au bon endroit. 

    Dans les jours qui ont suivi, les forces de sécurité irakiennes ont lancé des opérations de grande envergure dans le nord du pays visant à empêcher l'Etat islamique de mener de nouvelles attaques. En une semaine seulement, une trentaine de civils et de membres des forces de sécurité auraient été tués ou blessés à la suite d'attaques de l'Etat islamique. Face à cette situation dramatique,  les autorités irakiennes ont lancé, le 6 septembre, une opération conjointe entre l'armée, la police fédérale et les Forces de mobilisation populaire (FMP), visant à poursuivre les combattants de l'État islamique dans les provinces de Diyala et Salah al-Din. 

    Kirkouk est l'une des régions incluses dans ce qu'on appelle désormais "Triangle de la mort", qui comprend également les provinces de Diyala et Salah al-Din, où les cellules de l'État islamique sont très actives. 

    Bien que le gouvernement irakien ait annoncé sa victoire sur l'État islamique le 9 décembre 2017, le pays n'est toujours pas débarrassé  de la menace terroriste. Comme l'a déclaré le Premier ministre irakien al-Kazimi le 26 janvier, le terrorisme est revenu menacer le pays, probablement dans le but de saper le chemin de la démocratie, en vue des élections prévues le 10 octobre.

    L'un des épisodes les plus violents de 2021 a eu lieu le  19 juillet, lorsque l'État islamique a mené une attaque contre un marché à Bagdad, dans la banlieue à majorité chiite de Sadr City, faisant environ 30 morts et 60 blessés, dont des femmes et des enfants.  Un responsable du commandement des opérations conjointes avait rapporté que des informations des services de renseignement avaient révélé que l'État islamique avait l'intention d'intensifier ses opérations lors de la célébration musulmane de l'Aïd al-Adha à Bagdad  comme dans d'autres régions. Selon la source, l'attaque de Sadr City n'aurait représenté que la première d'une série d'attaques "isolées" visant à déstabiliser la sécurité du pays. 

  • Irak : Deux dirigeants de l'Etat islamique tués lors d'une opération sécuritaire dans l'est du pays

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    L'armée irakienne a annoncé mercredi 25 août 2021 que deux dirigeants de l'Etat islamique avaient été tués lors d'une frappe aérienne dans la province orientale de Diyala.

     Le porte-parole du commandant en chef des forces armées, le général de division Yahya Rasoul, a déclaré dans un communiqué que des avions de l'armée de l'air irakienne avaient lancé une frappe aérienne dans le gouvernorat de Diyala (est) qui a entraîné la mort de deux dirigeants de l'Etat islamique, sans mentionner leurs noms. et leurs positions dans l'organisation.

    Le communiqué ajoute que les forces du Service du contre-terrorisme (l'élite de l'armée) ont arrêté 4 membres de "l'Etat islamique" à Tarmiyah, Abu Ghraib, le quartier d'Al-Furat et le district d'Al-Radwaniyah, dans la capitale, Bagdad.

    Il a également signalé que les forces de sécurité avaient arrêté 3 autres membres de l'organisation dans les gouvernorats d'Anbar (ouest), Ninive et Kirkouk (nord).

    Le 23 août, le Premier ministre Mustafa Al-Kazimi avait annoncé le lancement d'une opération de sécurité , en coopération avec la population du district de Tarmiyah (au nord de Bagdad), pour éliminer les cellules dormantes de l'Etat islamique dans la région.

    Ces derniers mois, la fréquence des attaques des militants de l'Etat islamique a augmenté, notamment dans la zone entre Kirkouk et Salaheddine (nord) et Diyala (est), connue sous le nom de "triangle de la mort".

  • Irak : Deux dirigeants de l'Etat islamique arrêtés dans le gouvernorat de Souleimani 

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    Deux chefs de l'État islamique ont été arrêtés dans le gouvernorat de Soulaimani lors d'une opération conjointe impliquant les forces de sécurité irakiennes et les Sulaimani Asayish (police kurde), mercredi 28 juillet.

    Yehia Rasool, porte-parole du commandant en chef de l'armée irakienne, a identifié les suspects sous les noms d'Abu Ali et Abu Khansa.

    Malgré sa défaite territoriale, l'Etat islamique continue de représenter une menace pour les cibles civiles, militaires et infrastructurelles.

    Le 19 juillet, le groupe militant a tué plus de 30 personnes dans un attentat suicide sur un marché de Bagdad avant l'Aïd al-Adha.

    Dans un tweet publié mercredi, Rasool a également signalé que quatorze autres militants avaient été arrêtés par le service irakien de lutte contre le terrorisme dans différents gouvernorats du pays.

  • Irak : L'armée irakienne arrête 5 membres de l'Etat islamique et empêche une tentative d'infiltration depuis la Syrie

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    L'armée irakienne a arrêté cinq membres de l'Etat islamique à Bagdad et dans la province sunnite d'Anbar.

    Le porte-parole militaire, le général de division Yahya Rasool, a déclaré que l'unité antiterroriste avait mené des opérations de sécurité et arrêté deux terroristes à Abu Ghraib - Karma, et trois autres dans le district de Hit dans la province d'al-Anbar.

    Pendant ce temps, le Commandement des opérations conjointes a annoncé que l'une de ses unités avait contrecarré une tentative d'infiltration de jihadistes de l'Etat islamique à partir de Syrie  dans la zone frontalière d'al-Dukji, à l'ouest du mont Sinjar dans le nord de la  région de Ninive.

    Les forces de sécurité se sont également engagées dans des affrontements avec un autre groupe jihadiste au mont Sinjar, en territoire irakien. Un membre des gardes-frontières a été tué, tandis que le groupe terroriste s'est enfui en Syrie.

    Le contrôle de la frontière avec la Syrie est l'un des plus grands défis auxquels sont confrontées les forces irakiennes étant donné la longue frontière qui sépare le deux pays. La commission parlementaire de sécurité et de défense a annoncé un projet majeur visant à installer des caméras de sécurité le long de la frontière.

    Le membre du Comité, Gatah Al-Rekabi, a déclaré que les forces de sécurité avaient pour objectif d'installer un large réseau de caméras avancées à la frontière avec la Syrie, ce qui pourrait aider à réduire le nombre d'unités nécessaires pour contrôler les frontières et les infiltrations.

    Il a souligné que la protection de la frontière irakienne est une priorité de sécurité, étant donné que les groupes terroristes opèrent dans ces zones.

    Le camp d'Al-Hol, près de la frontière irakienne, est un défi sécuritaire majeur pour Bagdad, car il abrite un grand nombre de terroristes, selon Rekabi.

    Par ailleurs, le parlement irakien se prépare à débriefer les responsables de la sécurité sur les violations de la sécurité dans la province de Salaheddine à la suite de l'attaque terroriste dans le village d'Al-bu Dor où huit civils ont été tués par l'Etat islamique.

    Le membre de la commission parlementaire de sécurité et de défense Saaran Al-Ajibi a annoncé que les chefs des agences de sécurité, telles que le renseignement, la sécurité nationale et le renseignement du ministère de la Défense, seront convoqués pour discuter de la situation générale de la sécurité et prévenir de futures violations.

    Il est temps de tenir une réunion au plus haut niveau afin de mettre à jour les plans sécuritaires et de redéployer les forces militaires, a déclaré un autre comité membre, Saad Maye.

    Il a décrit l'incident d'Al-bu Dor comme un «crime odieux» qui rappelait les attentats terroristes commis contre des innocents.

    Le législateur a averti que la récurrence de diverses failles de sécurité révèle qu'il existe une faiblesse grave qui doit être corrigée immédiatement.

    Il a appelé à la tenue d'une réunion au siège du comité. Elle devrait être suivie par le commandant des forces armées et les responsables de la sécurité et viser à identifier avec précision les lacunes et à mettre à jour les plans de sécurité.