Ras Tanoura (port pétrolier)

  • L'Arabie saoudite intercepte des missiles et drones tirés du Yémen

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    Les autorités saoudiennes ont annoncé, samedi 4 septembre 2021, avoir intercepté trois missiles balistiques tirés depuis le Yémen et visant la province orientale ainsi que les villes de Najrane et Jizane dans le sud.

    Des débris provenant de l'interception se sont éparpillés dans la ville orientale de Dammam, blessant deux enfants et endommageant 14 maisons, selon un porte-parole du ministère de la Défense, sans précisions sur la gravité des blessures.

    b2gTUNrk.jpeg"La défense aérienne saoudienne a intercepté et détruit trois missiles balistiques et trois) drones chargés de bombes lancés par la milice houthi soutenue par l'Iran", a déclaré un porte-parole, le général de brigade Turki Al-Malki (photo), dans un communiqué qualifiant ce comportement de "brutal et irresponsable". Selon la télévision publique El-Ekhbariya, qui a également fait état de cette interception, la coalition s'est engagée à prendre des "mesures strictes" pour protéger les civils.

    A la tête d'une coalition militaire depuis 2015, l'Arabie saoudite intervient au Yémen au côté des forces gouvernementales face aux rebelles chiites houthis. Elle est régulièrement la cible de tirs de missiles ou de drones lancés par les houthis, soutenus par l'Iran, rival du royaume saoudien. 

    Cette attaque intervient quatre jours après deux frappes de drones contre l'aéroport international d'Abha (sud), qui ont fait huit blessés et ont été attribuées aux rebelles houthis par les médias officiels saoudiens. Elle survient également quelques heures avant la prise de fonctions dimanche du nouvel envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg.

    Les Houthis revendiquent l'attaque, précisant avoir ciblé les installations d'Aramco avec des missiles balistiques et des drones
    Les Houthis ont confirmé, dimanche 5 septembre 2021, avoir visé les installations d'Aramco à l'intérieur du territoire saoudien, avec des missiles balistiques et des drones, dans les régions de Najrane, Jeddah et Jizane, ajoutant que leur opération avait réussi.

    Les Houthis ont annoncé avoir ciblé des installations dans le port pétrolier de Ras Tanoura dans la région de Dammam, dans l'est de l'Arabie saoudite, avec 8 drones « Sammad 3 », et un missile balistique « Zulfiqar ».

    Dans un communiqué, les Houthis ont confirmé le bombardement des installations d'Aramco dans les régions de Djeddah, Jizan et Najran avec cinq missiles balistiques « Badr » et deux drones « Samad 3 », notant que « l'opération a atteint ses objectifs ».

    yahya-saree-768x605.jpegLe porte-parole des Houthis, Yahya Saree (photo ci-contre), a déclaré sur son compte Twitter : « Les forces armées yéménites avertissent l'ennemi saoudien des conséquences de son agression continue contre notre pays et notre peuple... et affirment son droit légitime de mener des opérations militaires plus qualitatives pour la défense de notre pays."

    L'est de l'Arabie saoudite abrite d'importantes infrastructures pétrolières. Une précédente attaque en septembre 2019 avait réduit momentanément de moitié la production de pétrole du pays.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. Il s'agit selon l'ONU de la pire crise humanitaire au monde. Les houthis, qui contrôlent la majorité du nord du Yémen et la capitale Sanaa, réclament à Riyad la fin du blocus aérien et maritime imposé à leur pays comme condition préalable à un accord de cessez-le-feu.

  • Arabie saoudite : Nouveaux tirs de drones et de missiles contre des installations d'hydrocarbure saoudiens par les rebelles yéménites houthis

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    Les rebelles chiites yéménites houthis ont lancé dimanche 28 mars 2021 des drones et des missiles au cœur de l'industrie pétrolière saoudienne, y compris une installation de Saudi Aramco à Ras Tanura, vitale pour les exportations de pétrole.

    Le ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'il n'y avait pas eu de victimes ou de dégâts provoqués par ces attaques. Le ministère de la Défense a déclaré avoir intercepté un drone armé venant de la mer avant d'atteindre un site de stockage de pétrole à Ras Tanura, site d'une raffinerie et la plus grande installation de chargement de pétrole en mer au monde.

    Des éclats d'un missile balistique sont tombés près d'un complexe résidentiel à Dhahran utilisé par Saudi Aramco.

    Les attaques ont poussé les prix du Brent au-dessus de 70 dollars le baril à leur plus haut niveau depuis janvier 2020, tandis que les contrats à terme sur le brut américain ont touché leur plus haut depuis octobre 2018. 

    Les sites sont situés sur la côte du Golfe en face de l'Iran et près de l'Irak et de Bahreïn, qui abrite la cinquième flotte de la marine américaine. Le Yémen se trouve à des milliers de km au sud-ouest du golfe d'Aden.

    Annonçant les attaques, les Houthis, qui combattent une coalition dirigée par l'Arabie depuis six ans, ont également déclaré avoir attaqué des cibles militaires dans les villes saoudiennes de Dammam, Asir et Jizane.

    «De tels actes de sabotage ne visent pas seulement le Royaume d'Arabie saoudite, mais aussi la sécurité et la stabilité des approvisionnements énergétiques dans le monde, et par conséquent, l'économie mondiale», a déclaré un porte-parole du ministère dans un communiqué aux médias d'État.

    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a précisé que 12 drones armés  visant des «cibles civiles» avaient été interceptés. Elle n'a pas précisé les cibles visés. Elle a ajouté  avoir également détruit des missiles tirés par les Houthis vers Jizane.

    La province de l'Est saoudien abrite la plupart des installations de production et d'exportation d'Aramco. En 2019, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a été visée par une importante attaque de missiles et de drones contre des installations pétrolières à quelques kilomètres des installations touchées dimanche 28 mars 2021.  Riyad avait imputé l'attaque à l'Iran, une accusation démentie par Téhéran.

    Cette dernière attaque,  revendiquée par les Houthis, n'était pas lancée du Yémen, elon Riyad. Elle  a forcé l'Arabie saoudite à fermer temporairement plus de la moitié de sa production de brut, provoquant une énorme flambée des prix.

    ESCALADE
    Le porte-parole militaire houthi Yahya Sari a déclaré dimanche 28 mars que le groupe avait tiré 14 drones et huit missiles balistiques dans le cadre d'une «vaste opération visant le cœur de l'Arabie saoudite».

    Les Houthis ont récemment intensifié leurs attaques trans-frontalières contre l'Arabie saoudite à un moment où les États-Unis et les Nations Unies font pression pour un cessez-le-feu pour relancer les négociations politiques bloquées visant à mettre fin à la guerre.

  • Arabie saoudite : Dix drones lancés par les rebelles yéménites interceptés

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    Les forces armées en Arabie saoudite ont intercepté dimanche 7 mars 10 drones lancés contre le royaume par les rebelles au Yémen voisin, ont indiqué les médias d'Etat, une escalade des attaques des insurgés. L'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition militaire qui combat au côté du pouvoir yéménite, en guerre depuis 2014 contre les rebelles houthis.

    Un missile balistique aurait également été lancé par les rebelles yéménites houthis. Des fragments d'un missile balistique abattu par la la défense aérienne du Royaume sont tombés près du quartier résidentiel de Saudi Aramco dans la ville d'al-Khobar (Dhahran). 
    Vidéo

    Par ailleurs, on a appris que l'un des parcs des réservoirs pétroliers du port de Ras Tanoura dans la région orientale a été attaqué dimanhe matin par un drone venant de la mer.

    Les nouvelles attaques n'ont pas été revendiquées mais l'agence officielle saoudienne SPA a accusé les houthis qui ont multiplié les tirs contre le royaume saoudien ces dernières semaines et menacé ce pays de nouvelles attaques. Selon SPA, qui cite la coalition militaire, les drones étaient dirigés contre des cibles "civiles". Elle n'a pas précisé les lieux contre lesquels ils ont été tirés.

    L'escalade des violences intervient alors que l'administration américaine de Joe Biden a exhorté les houthis à la désescalade après les avoir retirés de la liste des "organisations terroristes" pour ne pas entraver selon elle l'acheminement de l'aide humanitaire au Yémen.
    "Le retrait des houthis de la liste des groupes terroristes a été interprété de manière hostile par la milice" des houthis, selon SPA.

    Parallèlement, les rebelles ont repris leur offensive contre la ville de Ma'rib, dernier bastion du nord du Yémen encore aux mains des loyalistes. Les "victoires" des forces progouvernementales face aux houthis à Ma'rib, ont poussé les rebelles à intensifier leurs attaques contre le royaume, a affirmé l'agence saoudienne, alors que la situation est assez floue sur le terrain. Des sources militaires gouvernementales ont fait état samedi d'au moins 90 combattants tués au cours des dernières 24 heures à Ma'rib, où les loyalistes sont soutenus par l'aviation saoudienne.

    Les rebelles sont soutenus par l'Iran, grand rival région de l'Arabie saoudite. Mais Téhéran dément fournir des armes aux houthis.

    La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales.