Ras Tanoura (port pétrolier)

  • Série d'attaques des rebelles yéménites contre l'Arabie saoudite

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    Les rebelles yéménites houthis ont revendiqué vendredi 25 mars 2022 dans un communiqué une série de 16 attaques en Arabie saoudite. L'une des attaques a provoqué un gigantesque incendie sur une installation pétrolière d'Aramco  à Jeddah. 

    Le Commandement des forces conjointes a publié des clips vidéo documentant l'interception et la destruction d'un certain nombre de drones piégés lancés par les Houthis « vers le Royaume aujourd'hui pour cibler des sites civils et des installations économiques ».

    La coalition a déclaré dans un communiqué que des dommages matériels avaient été causés à certains véhicules civils et à des maisons d'habitation à la suite des attaques, et que les réservoirs de la Compagnie nationale des eaux à Dhahran Al-Janoub avaient été pris pour cible.

    Il a ajouté qu'un incendie limité s'était déclaré dans la centrale de distribution d'électricité e Samtah, après qu'un "projectile hostile" soit tombé. Il n'y a pas eu de victimes.

    La coalition a annoncé que "les défenses saoudiennes avaient détruit un missile balistique tiré vers la ville de Jizane. La station "Al-Mukhtara" située à Jizane a été la cible d'attaque vendredi soir par deux missiles. La coalition a également "détruit un drone piégé lancé vers la ville de Najran".

    L'agence a également signalé que les réservoirs de la Compagnie nationale des eaux dans la région de Dhahran Al-Janoub ont été ciblés par des projectiles de la milice yéménite Houthi, ce qui a entraîné des dégâts et des fuites d'eau.

    Selon la coalition, les projectiles ont là aussi causé des dégâts matériels à certains véhicules civils et à des habitations.

    Plus tôt vendredi, la coalition a annoncé que les défenses aériennes saoudiennes avaient intercepté et détruit 9 drones piégés lancés par la milice Houthi.

    La coalition a déclaré qu'elle avait contrecarré "toutes les tentatives hostiles visant à cibler les régions du sud, du centre et de l'est".

    Les équipes de pompiers saoudiens peinent à maîtriser l'incendie de l'usine Aramco à Djeddah
    Les équipes de pompiers poursuivent leurs efforts pour maîtriser l'incendie qui s'est déclaré dans l'usine d'Aramco à Djeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, à la suite d'une attaque par un projectile houthi.

    Des images provenant directement de la station montraient de grandes flammes et une épaisse fumée. Des témoins ont confirmé qu'un énorme nuage de fumée était vu s'élevant à Djeddah, où le géant Aramco possède plusieurs installations pétrolières.

    La chaîne Al-Arabiya a déclaré que 15 divisions de pompiers combattaient l'incendie de la station de distribution de carburant d'Aramco et que l'incendie devrait être maîtrisé en quelques heures.

    La coalition a déclaré, dans un communiqué rapporté par l'agence de presse saoudienne, que "les tentatives hostiles visaient délibérément des sites civils et des installations énergétiques".

    La coalition a souligné que "les tentatives hostiles des Houthis sont une escalade dangereuse visant la sécurité énergétique et l'épine dorsale de l'économie mondiale".

    La déclaration de la coalition a noté que « la poursuite des hostilités houthies menace la sécurité régionale et internationale ».

    Elle a affirmé son soutien à "la position du Golfe et internationale pour le succès des consultations yéménites", notant que "les Houthis cherchent à les contrecarrer".

    Les Houthis ont récemment intensifié leurs attaques avec des drones piégés et des roquettes contre l'Arabie saoudite.

    La coalition avait précédemment annoncé la destruction de deux bateaux piégés et tiré l'alarme sur une attaque hostile imminente dans le sud de la mer Rouge, notant que "la tentative de lancement des deux bateaux piégés avait été préparée depuis le gouvernorat de Hodeidah".

    La coalition a confirmé que "l'attaque des deux bateaux était préparée pour attaquer des pétroliers géants qui traversent le détroit de Bab al-Mandab".

    Les rebelles chiites yéménites houthis revendiquent les attaques
    Yahya Saie, porte-parole militaire du mouvement houthi aligné sur l'Iran, qui combat la coalition dirigée par l'Arabie saoudite depuis sept ans, a déclaré que le groupe avait tiré des missiles sur les installations d'Aramco à Djeddah et des drones sur les raffineries de Ras Tanura et de Rabigh. Il a ajouté qu'ils avaient également visé des "installations vitales" dans la capitale, Riyad.

    Les attaques interviennent à la veille du septième anniversaire du début de l'intervention militaire saoudienne au Yémen pour affronter les rebelles houthis proches de l'Iran.

    Elle est également intervenue à un moment où les prix du pétrole enregistrent une hausse significative dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine qui a débuté le 24 février, et où les approvisionnements mondiaux connaissent des perturbations en raison des sanctions occidentales imposées à la Russie.

    L'Arabie saoudite n'assumera pas la responsabilité de la pénurie de pétrole
    Au lendemain de l'attaque, l'agence officielle saoudienne a cité le ministère de l'Énergie qui a déclaré que le royaume n'assumera pas la responsabilité de la pénurie d'approvisionnement en pétrole sur les marchés mondiaux causée par les attaques des Houthis contre ses installations pétrolières.

    L'Arabie saoudite a souligné « l'importance pour la communauté internationale d'être consciente du danger de voir l'Iran continuer de fournir aux milices terroristes houthies des technologies de missiles balistiques et des avions sans pilote avancés, avec lesquels ils ciblent les sites de production de pétrole et de gaz et leurs dérivés dans le Royaume ».

    Elle a mis en garde contre les "graves effets des secteurs de production, de transformation et de raffinage, qui conduiront à un impact sur la capacité de production du Royaume et sa capacité à remplir ses obligations envers les marchés mondiaux, ce qui menace sans aucun doute la sécurité et la stabilité des approvisionnements énergétiques mondiaux."

    La source a souligné qu'"il était devenu clair que ces attentats terroristes de sabotage, et ceux qui sont derrière eux, ne visent pas uniquement le Royaume, mais visent également à déstabiliser la sécurité et la stabilité des approvisionnements énergétiques dans le monde, et affectent ainsi négativement l'économie mondiale et les marchés mondiaux de l'énergie en particulier dans ces circonstances extrêmement sensibles dont le monde est témoin." 

    Il a appelé "les pays dans le monde entier et ses organisations à s'opposer à ces attaques, et à affronter tous ceux qui les commettent ou les soutiennent".

    "Nous assistons à des troubles en Russie, en Ukraine, et maintenant nous les voyons à nouveau avec l'Arabie saoudite", a déclaré Dennis Kessler, vice-président senior du trading chez BOK Financial. 

    Hausse des prix du pétrole
    Les prix du pétrole ont augmenté vendredi, après les pertes subies après l'attaque au missile qui a frappé l'installation de stockage d'Aramco à Djeddah.

    Le brut Brent a augmenté de 1,20 $, ou 0,7 %, à 119,92 $ le baril, et le brut américain West Texas Intermediate a augmenté de 1,04 $, ou 0,9 %, à 113,34 $.

     

     

     

     

     

  • L'Arabie saoudite intercepte des missiles et drones tirés du Yémen

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    Les autorités saoudiennes ont annoncé, samedi 4 septembre 2021, avoir intercepté trois missiles balistiques tirés depuis le Yémen et visant la province orientale ainsi que les villes de Najrane et Jizane dans le sud.

    Des débris provenant de l'interception se sont éparpillés dans la ville orientale de Dammam, blessant deux enfants et endommageant 14 maisons, selon un porte-parole du ministère de la Défense, sans précisions sur la gravité des blessures.

    b2gTUNrk.jpeg"La défense aérienne saoudienne a intercepté et détruit trois missiles balistiques et trois) drones chargés de bombes lancés par la milice houthi soutenue par l'Iran", a déclaré un porte-parole, le général de brigade Turki Al-Malki (photo), dans un communiqué qualifiant ce comportement de "brutal et irresponsable". Selon la télévision publique El-Ekhbariya, qui a également fait état de cette interception, la coalition s'est engagée à prendre des "mesures strictes" pour protéger les civils.

    A la tête d'une coalition militaire depuis 2015, l'Arabie saoudite intervient au Yémen au côté des forces gouvernementales face aux rebelles chiites houthis. Elle est régulièrement la cible de tirs de missiles ou de drones lancés par les houthis, soutenus par l'Iran, rival du royaume saoudien. 

    Cette attaque intervient quatre jours après deux frappes de drones contre l'aéroport international d'Abha (sud), qui ont fait huit blessés et ont été attribuées aux rebelles houthis par les médias officiels saoudiens. Elle survient également quelques heures avant la prise de fonctions dimanche du nouvel envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg.

    Les Houthis revendiquent l'attaque, précisant avoir ciblé les installations d'Aramco avec des missiles balistiques et des drones
    Les Houthis ont confirmé, dimanche 5 septembre 2021, avoir visé les installations d'Aramco à l'intérieur du territoire saoudien, avec des missiles balistiques et des drones, dans les régions de Najrane, Jeddah et Jizane, ajoutant que leur opération avait réussi.

    Les Houthis ont annoncé avoir ciblé des installations dans le port pétrolier de Ras Tanoura dans la région de Dammam, dans l'est de l'Arabie saoudite, avec 8 drones « Sammad 3 », et un missile balistique « Zulfiqar ».

    Dans un communiqué, les Houthis ont confirmé le bombardement des installations d'Aramco dans les régions de Djeddah, Jizan et Najran avec cinq missiles balistiques « Badr » et deux drones « Samad 3 », notant que « l'opération a atteint ses objectifs ».

    yahya-saree-768x605.jpegLe porte-parole des Houthis, Yahya Saree (photo ci-contre), a déclaré sur son compte Twitter : « Les forces armées yéménites avertissent l'ennemi saoudien des conséquences de son agression continue contre notre pays et notre peuple... et affirment son droit légitime de mener des opérations militaires plus qualitatives pour la défense de notre pays."

    L'est de l'Arabie saoudite abrite d'importantes infrastructures pétrolières. Une précédente attaque en septembre 2019 avait réduit momentanément de moitié la production de pétrole du pays.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes. Il s'agit selon l'ONU de la pire crise humanitaire au monde. Les houthis, qui contrôlent la majorité du nord du Yémen et la capitale Sanaa, réclament à Riyad la fin du blocus aérien et maritime imposé à leur pays comme condition préalable à un accord de cessez-le-feu.

  • Arabie saoudite : Nouveaux tirs de drones et de missiles contre des installations d'hydrocarbure saoudiens par les rebelles yéménites houthis

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    Les rebelles chiites yéménites houthis ont lancé dimanche 28 mars 2021 des drones et des missiles au cœur de l'industrie pétrolière saoudienne, y compris une installation de Saudi Aramco à Ras Tanura, vitale pour les exportations de pétrole.

    Le ministère saoudien de l'énergie a déclaré qu'il n'y avait pas eu de victimes ou de dégâts provoqués par ces attaques. Le ministère de la Défense a déclaré avoir intercepté un drone armé venant de la mer avant d'atteindre un site de stockage de pétrole à Ras Tanura, site d'une raffinerie et la plus grande installation de chargement de pétrole en mer au monde.

    Des éclats d'un missile balistique sont tombés près d'un complexe résidentiel à Dhahran utilisé par Saudi Aramco.

    Les attaques ont poussé les prix du Brent au-dessus de 70 dollars le baril à leur plus haut niveau depuis janvier 2020, tandis que les contrats à terme sur le brut américain ont touché leur plus haut depuis octobre 2018. 

    Les sites sont situés sur la côte du Golfe en face de l'Iran et près de l'Irak et de Bahreïn, qui abrite la cinquième flotte de la marine américaine. Le Yémen se trouve à des milliers de km au sud-ouest du golfe d'Aden.

    Annonçant les attaques, les Houthis, qui combattent une coalition dirigée par l'Arabie depuis six ans, ont également déclaré avoir attaqué des cibles militaires dans les villes saoudiennes de Dammam, Asir et Jizane.

    «De tels actes de sabotage ne visent pas seulement le Royaume d'Arabie saoudite, mais aussi la sécurité et la stabilité des approvisionnements énergétiques dans le monde, et par conséquent, l'économie mondiale», a déclaré un porte-parole du ministère dans un communiqué aux médias d'État.

    La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a précisé que 12 drones armés  visant des «cibles civiles» avaient été interceptés. Elle n'a pas précisé les cibles visés. Elle a ajouté  avoir également détruit des missiles tirés par les Houthis vers Jizane.

    La province de l'Est saoudien abrite la plupart des installations de production et d'exportation d'Aramco. En 2019, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a été visée par une importante attaque de missiles et de drones contre des installations pétrolières à quelques kilomètres des installations touchées dimanche 28 mars 2021.  Riyad avait imputé l'attaque à l'Iran, une accusation démentie par Téhéran.

    Cette dernière attaque,  revendiquée par les Houthis, n'était pas lancée du Yémen, elon Riyad. Elle  a forcé l'Arabie saoudite à fermer temporairement plus de la moitié de sa production de brut, provoquant une énorme flambée des prix.

    ESCALADE
    Le porte-parole militaire houthi Yahya Sari a déclaré dimanche 28 mars que le groupe avait tiré 14 drones et huit missiles balistiques dans le cadre d'une «vaste opération visant le cœur de l'Arabie saoudite».

    Les Houthis ont récemment intensifié leurs attaques trans-frontalières contre l'Arabie saoudite à un moment où les États-Unis et les Nations Unies font pression pour un cessez-le-feu pour relancer les négociations politiques bloquées visant à mettre fin à la guerre.

  • Arabie saoudite : Dix drones lancés par les rebelles yéménites interceptés

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    Les forces armées en Arabie saoudite ont intercepté dimanche 7 mars 10 drones lancés contre le royaume par les rebelles au Yémen voisin, ont indiqué les médias d'Etat, une escalade des attaques des insurgés. L'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition militaire qui combat au côté du pouvoir yéménite, en guerre depuis 2014 contre les rebelles houthis.

    Un missile balistique aurait également été lancé par les rebelles yéménites houthis. Des fragments d'un missile balistique abattu par la la défense aérienne du Royaume sont tombés près du quartier résidentiel de Saudi Aramco dans la ville d'al-Khobar (Dhahran). 
    Vidéo

    Par ailleurs, on a appris que l'un des parcs des réservoirs pétroliers du port de Ras Tanoura dans la région orientale a été attaqué dimanhe matin par un drone venant de la mer.

    Les nouvelles attaques n'ont pas été revendiquées mais l'agence officielle saoudienne SPA a accusé les houthis qui ont multiplié les tirs contre le royaume saoudien ces dernières semaines et menacé ce pays de nouvelles attaques. Selon SPA, qui cite la coalition militaire, les drones étaient dirigés contre des cibles "civiles". Elle n'a pas précisé les lieux contre lesquels ils ont été tirés.

    L'escalade des violences intervient alors que l'administration américaine de Joe Biden a exhorté les houthis à la désescalade après les avoir retirés de la liste des "organisations terroristes" pour ne pas entraver selon elle l'acheminement de l'aide humanitaire au Yémen.
    "Le retrait des houthis de la liste des groupes terroristes a été interprété de manière hostile par la milice" des houthis, selon SPA.

    Parallèlement, les rebelles ont repris leur offensive contre la ville de Ma'rib, dernier bastion du nord du Yémen encore aux mains des loyalistes. Les "victoires" des forces progouvernementales face aux houthis à Ma'rib, ont poussé les rebelles à intensifier leurs attaques contre le royaume, a affirmé l'agence saoudienne, alors que la situation est assez floue sur le terrain. Des sources militaires gouvernementales ont fait état samedi d'au moins 90 combattants tués au cours des dernières 24 heures à Ma'rib, où les loyalistes sont soutenus par l'aviation saoudienne.

    Les rebelles sont soutenus par l'Iran, grand rival région de l'Arabie saoudite. Mais Téhéran dément fournir des armes aux houthis.

    La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, d'après des ONG internationales.