Ras al-Aïn

  • Syrie : Nouvelle offensive turque contre les Kurdes

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    L'armée turque a repris son offensive contre les positions des unités d'autodéfense kurdes (YPG) dans la province de Hasakeh au nord de la Syrie. Le ministère turc de la Défense rapporte 14 militants kurdes "neutralisés".

    L'agence de presse syrienne SANA rapporte que l'armée turque et ses "mercenaires terroristes" se sont emparés de terres agricoles dans la zone de la ville de Ras al-Ain dans la province de Hasakeh. La ville, habitée principalement par des Kurdes, est également connue sous le nom kurde de Serekaniye et est située à proximité de la frontière turque.

    Le 13 novembre, deux soldats turcs avaient été tués près de la ville d'al-Tamr dans la province de Hasakeh. Selon des informations en provenance de Syrie, ils ont été tués par l'explosion d'une mine placée sous la route.

    A noter que l'intensification des hostilités initiée par les Turcs en Syrie coïncide dans le temps avec la réalisation d'un armistice au Haut-Karabakh. La Turquie a activement soutenu l'Azerbaïdjan dans son offensive contre l'Arménie.

  • Syrie : Un mort et des blessés lors de l'explosion d'un vélo piégé à Tal Abyad contrôlée par les Turcs

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    Une personne a été tuée et d'autres blessées, mardi, lorsqu'un vélo piégé a explosé dans la ville de Tal Abyad dans le gouvernorat de Raqqa, dans le nord-est de la Syrie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, le véhicule a explosé dans le village d'Ali Bajlia dans la ville de Tal Abyad, tuant une personne âgée et blessant 3 personnes, dont un enfant.

    Lundi, l'observatoire a déclaré qu'un homme était mort de ses blessures, et 5 autres avaient été blessés par l'explosion d'une bombe sur le marché aux légumes de Ras Al-Ain.

    Il est à noter que Ras al-Ain et Tal Abyad font partie des zones sous le contrôle des factions de l'Armée Nationale Syrienne alliées à la Turquie.

    Ces factions accusent le régime syrien et les milices kurdes d'essayer constamment de menacer la sécurité du nord de la Syrie

  • Syrie : 20 personnes tuées et blessées dans un nouvel attentat à la voiture piégée dans la localité de Ras al-Ain

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    Samedi 26 septembre, une forte explosion a secoué la périphérie de la ville de Ras al-Ain, occupée par les Turcs, dans le nord de la province de Hasake, en Syrie.

    Une voiture piégée aurait explosé près d'un dépôt de ferraille dans la zone industrielle située au sud du centre de Ras al-Ain. L'explosion a provoqué de graves dégâts matériels et fait de nombreuses victimes.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) sept personnes ont été tuées et plus de douze autres blessées.

    Les forces de sécurité locales, qui sont soutenues par la Turquie, affirment que les unités de protection du peuple kurde, YPG, et le Parti des travailleurs du Kurdistan, PKK, sont derrière l'attentat à la voiture piégée. Comme d'habitude mais aucune preuve n'a été présentée.

    Les forces turques ont occupé Ras al-Ain et des dizaines d'autres villes et villages dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019. Depuis lors, des dizaines d'attentats à la bombe ont visé la région. Des dizaines de civils, de militants soutenus par les Turcs et même de militaires turcs ont été tués.

  • SYRIE : Dix personnes tuées et blessées dans une nouvelle explosion à Ras al-Aïn, une ville occupée par les Turcs

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    Jeudi 27 août au matin, une moto piégée a explosé dans la ville frontalière de Ras al-Ain, au nord-est de la Syrie, qui est occupée par les forces turques.

    La moto piégée était apparemment garée près d'un magasin au rond-point Al-Bared (la poste en arabe), dans le centre de Ras al-Ain.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'explosion a tué deux personnes. Au moins huit autres personnes ont été blessées, dont certaines seraient dans un état critique.

    Au cours des deux dernières semaines, Ras al-Ain a été témoin d'une série de manifestations et d'affrontements. La décision turque de nommer un militant turkmène de la division al-Hamza comme directeur du poste frontière avec la Turquie, a provoqué la colère des habitants.

    Le 7 juillet, une explosion a eu lieu sur la place Al-Forn, près du bâtiment de la sécurité criminelle (siège des factions pro-turques), tuant 6 personnes et en blessant 15 autres.
    Le 22 juillet, l'explosion d'une voiture piégée a secoué la ville de "Suluk", qui est également sous le contrôle des factions pro-turques, dans le secteur nord du gouvernorat de Raqqa.
    Le 23 juillet, 4 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lorsqu'une voiture piégée a explosé près du rond-point Al-Jouza et du bâtiment du Conseil civil à Ras al-Ain.

    Les forces kurdes sont généralement accusées d'être responsables de ces attentats dans les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie. Néanmoins, la récente crise à Ras al-Ain suggère que la division al-Hamza pourrait être responsable de ces explosions.

    La nouvelle explosion à Ras al-Ain entraînera probablement une réaction brutale de la population locale contre la Turquie et ses représentants, qui ne font rien pour sécuriser la ville.

  • Syrie : Manifestations contre les rebelles pro-turcs à Ras al-AÏn (frontière turque)

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    La ville de Ras al-Ain, occupée par les Turcs, et sa région au nord de Hasaké ont été le théâtre d'une série de manifestations, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 22 août.

    Des chefs tribaux et des personnalités de premier plan ont participé aux manifestations contre les rebelles soutenus par la Turquie, qui font des ravages dans la ville depuis son occupation en octobre 2019.

    Les habitants soutiennent le conseil local de Ras al-Ain, qui a suspendu ses travaux pour protester contre la nouvelle gestion de la frontière de la ville avec la Turquie.

    Les autorités turques avaient nommé Ahmad Bulat, frère de Saif Abu Baker, chef de la division Hamza, comme responsable du passage de la frontière il y a quelques jours. Cette nomination a été considérée comme une insulte aux habitants de la ville, puisque Bulat est un militant du nord d'Alep.

    De violents affrontements ont éclaté à Ras al-Ain le 20 août entre les combattants locaux soutenant le conseil local et les hommes de la tribu alliés à la division Hamza.

    La Turquie tente d'affirmer sa domination sur Ras al-Ain en installant des militants loyaux à des postes clés, tout en ignorant les habitants de la ville.

    La situation risque de s'aggraver encore si la Turquie refuse de satisfaire aux exigences du conseil local de Ras al-Ain qui veut qu'un civil local soit nommé responsable du passage de la frontière. Les manifestants demandent également le retrait de la division Hamza de leur ville.


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  • Syrie : Des rebelles soutenus par les Turcs se sont affrontés à Ras al-Aïn pour le contrôle d'un passage de la frontière

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    Jeudi 20 août, de violents affrontements ont éclaté entre des militants soutenus par la Turquie dans la ville de Ras al-Ain, occupée par la Turquie, dans le nord de la province d'Hassakeh.

    Les militants de la faction locale du bouclier d'Hassakeh ont attaqué des membres de la tribu al-Mualli, qui est alliée à la division Hamza. Un désaccord sur la gestion du passage frontalier de Ras al-Ain avec la Turquie est à l'origine du conflit.

    Au début de la semaine, les autorités turques ont nommé Ahmad Bulat, le frère de Saif Abu Baker, chef de la division Hamza, comme responsable du poste frontière de Ras al-Ain.

    Cette décision a provoqué une réaction brutale du conseil local de Ras al-Ain. Le conseil a suspendu ses travaux pour protester contre la nomination de Bulat, un rebelle du nord de la province d'Alep, à la place d'un civil local.

    "Trois personnes ont été tuées et cinq autres blessées, a déclaré l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    La situation à Ras al-Ain est maintenant calme. Cependant, une nouvelle confrontation militaire pourrait éclater à tout moment, car la question du passage n'est pas encore résolue.

    La Turquie s'efforce d'affirmer sa domination sur les zones occupées par ses forces dans le nord et le nord-est de la Syrie. Contrairement à ses déclarations publiques, Ankara semble prévoir une présence militaire permanente en Syrie.

  • Syrie : Neuf morts dans l'explosion d'une voiture piégée dans le nord-est

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    Neuf personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées jeudi dans une attaque à la voiture piégée contre un checkpoint sous contrôle turc dans le nord-est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'explosion, qui s'est produite dans le village de Tal Halaf, à l'ouest de la ville de Ras al-Aïn a également fait 15 blessés, selon l'ONG.
    Ras al-Aïn et ses environs sont contrôlés par les supplétifs syriens de la Turquie après une offensive lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019 pour en chasser la principale milice kurde des Unités de protection du Peuple (YPG). L'offensive d'Ankara lui a permis de prendre le contrôle à sa frontière d'une bande de territoire de 120 km de longueur et d'une trentaine de kilomètres de profondeur, allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn. De nombreux bombardements ont depuis visé la zone. Une moto chargée d'explosifs a tué mardi deux civils et un combattant à Ras al-Aïn. Deux jours plus tôt, une autre attaque dans un marché de la même ville avait fait huit morts, dont six civils, d'après l'OSDH.
    Les YPG ont joué un rôle déterminant dans la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. Mais Ankara considère les YPG comme un groupe "terroriste" et une extension du parti indépendantiste kurde PKK qui mène une insurrection dans le sud-est de la Turquie depuis 1984. Ankara a interrompu son opération militaire dans le nord-est de la Syrie après avoir conclu deux accords avec Washington et Moscou qui prévoient le retrait des YPG de la plupart de leurs positions frontalières. A terme, la Turquie souhaite établir une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie, avec l'objectif d'y installer une partie des quelque 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son territoire.