Ras al-Aïn

  • Syrie : Neuf morts dans l'explosion d'une voiture piégée dans le nord-est

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    Neuf personnes, pour la plupart des combattants, ont été tuées jeudi dans une attaque à la voiture piégée contre un checkpoint sous contrôle turc dans le nord-est de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'explosion, qui s'est produite dans le village de Tal Halaf, à l'ouest de la ville de Ras al-Aïn a également fait 15 blessés, selon l'ONG.
    Ras al-Aïn et ses environs sont contrôlés par les supplétifs syriens de la Turquie après une offensive lancée par Ankara dans le nord-est de la Syrie en octobre 2019 pour en chasser la principale milice kurde des Unités de protection du Peuple (YPG). L'offensive d'Ankara lui a permis de prendre le contrôle à sa frontière d'une bande de territoire de 120 km de longueur et d'une trentaine de kilomètres de profondeur, allant des villes de Tal Abyad à Ras al-Aïn. De nombreux bombardements ont depuis visé la zone. Une moto chargée d'explosifs a tué mardi deux civils et un combattant à Ras al-Aïn. Deux jours plus tôt, une autre attaque dans un marché de la même ville avait fait huit morts, dont six civils, d'après l'OSDH.
    Les YPG ont joué un rôle déterminant dans la coalition menée par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie. Mais Ankara considère les YPG comme un groupe "terroriste" et une extension du parti indépendantiste kurde PKK qui mène une insurrection dans le sud-est de la Turquie depuis 1984. Ankara a interrompu son opération militaire dans le nord-est de la Syrie après avoir conclu deux accords avec Washington et Moscou qui prévoient le retrait des YPG de la plupart de leurs positions frontalières. A terme, la Turquie souhaite établir une "zone de sécurité" dans le nord de la Syrie, avec l'objectif d'y installer une partie des quelque 3,6 millions de réfugiés syriens présents sur son territoire.

  • Syrie: huit morts dans une explosion dans le nord-est

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    Au moins huit personnes parmi lesquelles six civils ont péri dimanche 26 juillet dans l'explosion d'une moto piégée dans la ville de Ras al-Ain, dans le nord-est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    L'explosion, imputée par Ankara aux forces kurdes, a eu lieu sur un marché de légumes, selon l'OSDH qui a également fait état de 19 blessés, dont certains dans un état grave.
    L'OSDH n'a pas été en mesure de préciser dans l'immédiat l'identité des deux morts non-civils ni la partie responsable de l'attentat.
    Ras al-Aïn
    La ville située à la frontière syro-turque, dans la province de Hassaké, est contrôlée par la Turquie et ses supplétifs syriens à la faveur d'une offensive menée en octobre par l'armée turque dans le nord-est de la Syrie pour en chasser les forces kurdes.
    "Il s'agit de la troisième explosion en quatre jours à Ras al-Ain", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
    Jeudi, quatre personnes parmi lesquelles une femme avaient été tuées et dix autres blessées dans un attentat à la voiture piégée "près du bâtiment du comité civil" de la ville, a-t-il précisé.
    Ankara a imputé l'attentat de dimanche aux Unités de protection du peuple (YPG), principale milice kurde en Syrie qu'elle qualifie de "terroriste" pour ses liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984.
    "L'organisation terroriste PKK/YPG a une fois de plus ciblé des civils innocents", a déploré dimanche le ministère turc de la Défense dans un communiqué sur Twitter.
    L'offensive lancée en octobre par Ankara a permis à la Turquie de prendre le contrôle à sa frontière d'une bande de territoire syrien de 120 km de longueur et d'une trentaine de kilomètres de profondeur, allant de Tal Abyad à Ras al-Aïn.

  • Syrie : 14 personnes tuées et blessées dans un nouvel attentat à la voiture piégée à Ras al-Ain, sous contrôle turc

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    Le 23 juillet au matin, une voiture piégée a explosé dans la ville de Ras al-Ain, occupée par les Turcs, dans la campagne nord de la région syrienne d'Hassake.
    La voiture piégée aurait explosé dans le centre de la ville, près du centre culturel et du conseil local. Ras al-Ain, qui est contrôlée par les forces turques et leurs alliés syriens depuis octobre de l'année dernière, est située juste à la frontière avec la Turquie.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), quatre personnes, dont une femme, ont été tuées par l'explosion. Au moins dix autres personnes ont été blessées.
    Une série d'attentats similaires a visé Ras al-Ain et d'autres villes et villages occupés par les Turcs dans les régions du nord et du nord-est de la Syrie au cours des derniers mois. Des dizaines de personnes, dont des membres des services turcs, ont été tuées ou blessées.
    Les forces kurdes, en particulier les unités de protection du peuple (YPG), sont souvent tenues pour responsables de ces bombardements, malgré l'absence de toute preuve solide de leur culpabilité.
    L'armée turque ne fait rien pour résoudre les problèmes de sécurité dans le nord-est de la Syrie. Pendant ce temps, de nombreux militants de l'opposition affirment que certains militants soutenus par la Turquie facilitent en fait de tels attentats dans la région.

  • Syrie : Derniers développements

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    L'armée syrienne repousse une attaque "à grande échelle" dans le nord de la province de Lattaquié
    L'armée arabe syrienne (AAS) a annoncé le 10 juillet qu'elle avait repoussé une "attaque à grande échelle" sur ses positions dans le nord de la province de Lattaquié.
    Selon une source militaire, des rebelles soutenus par la Turquie ont lancé une attaque tôt dans la matinée. L'attaque surprise visait des positions militaires dans la ville de Rabia. Selon la source, les militants ont utilisé différents types d'armes au cours de leur attaque. L'armée syrienne a cependant réussi à la repousser.
    "Nos forces dans la région ont repoussé l'attaque et ont infligé de lourdes pertes humaines et matérielles aux terroristes", a déclaré la source, ajoutant "il n'y a pas eu de pertes dans les rangs de nos forces".
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'intenses tirs de roquettes de la part de l'Armée Arabe Syrienne sur des zones tenues par les rebelles dans le nord de Lattaquié.
    Les factions rebelles de la province d'Edleb, y compris les jihadistes de Hayat Tahrir al-Sham, n'ont pas fait de commentaires sur cette attaque. Ces factions sont connues pour occulter leurs pertes, surtout pendant un cessez-le-feu.
    L'attaque manquée est une violation de l'accord de cessez-le-feu, qui a été négocié par la Russie et la Turquie le 5 mars. Ankara est responsable de l'attaque car elle aurait été menée par des groupes qui lui sont alliés. De telles provocations pourraient conduire à une reprise des affrontements dans la région.

    La Turquie établit une nouvelle base militaire à Ras al-Aïn, en Syrie
    La Turquie renforce sa présence militaire dans la ville de Ras al-Ain, au nord de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 10 juillet.
    Selon l'OSDH, l'armée turque a établi une nouvelle base dans le village de Tell Halaf, près de Ras al-Ain.
    De plus, les forces turques ont été vues patrouillant dans le centre ville de Ras al-Ain. L'OSDH affirme que ces nouvelles mesures sont destinées à garantir la sécurité de la ville, qui est située à la frontière avec la Turquie.
    "[Les forces turques veulent] pacifier la ville, la placer sous leur contrôle et punir toute personne qui porte des armes à l'intérieur de celle-ci, à l'exception de la police et des factions pro-turques", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.
    Au début de juillet, une bataille féroce entre militants pro-turcs a eu lieu à Ras al-Ain. Au moins quatre militants et une jeune fille ont été tués au cours de ces affrontements.
    La ville a également été frappée par une série d'attentats au cours des derniers mois. Huit personnes ont été tuées et blessées lors de la dernière explosion, qui a eu lieu le 4 décembre.
    Le travail de sécurisation de Ras al-Ain est probablement lié aux efforts de la Turquie pour sécuriser sa propre frontière avec la Syrie. Mais les forces turques continuent d'ignorer la détérioration de la situation sécuritaire dans les zones qui sont situées assez loin de leur frontière, comme Afrin au nord d'Alep.

    Trois agents de renseignement syriens tués et blessés dans un nouvel attentat à Deraa.
    Membre des Services de renseignement de l'air tué.jpegTôt le matin du 10 juillet, des sources locales à Deraa ont rapporté deux fortes explosions dans la ville de Dael, au nord de la province de Deraa.
    La première explosion a été causée par un engin explosif improvisé (IED) placé dans le district sud de Dael. L'explosion n'a causé aucune perte. Cependant, un deuxième IED a explosé lorsqu'une unité des services de renseignement syriens est arrivée pour inspecter la zone.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un officier de la Direction des renseignements de l'armée de l'air (AFID) a été tué dans l'explosion secondaire. Deux autres officiers ont été blessés.
    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité des attaques aux engins explosifs improvisés. Néanmoins, on sait que des cellules de Daech sont actives dans le nord de la province de Deraa.
    Au cours des derniers mois, plusieurs officiers de l'AFID et d'autres agences de renseignement syriennes ont été tués dans les régions nord et est du gouvernorat de Deraa. L'Etat islamique (Daech) a revendiqué la responsabilité de plusieurs de ces attaques.
    Les récentes attaques contre les forces gouvernementales et les combattants locaux à Deraa et Quneitra ont pour but de perturber la sécurité dans la région sud de la Syrie. Des mesures décisives doivent encore être prises pour faire face à cette menace croissante.