Ramadi

  • Irak : Les forces de sécurité déjouent un attentat suicide à la dernière minute à Ramadi

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    Dimanche 3 octobre 2021, les forces de sécurité irakiennes ont déjoué à la toute dernière minute un attentat-suicide qui devait viser  le siège de la police de la ville de Ramadi, à quelque 110 kilomètres à l'ouest de la capitale Bagdad. Il s'agit du premier attentat de l'Etat islamique au coeur de la ville de Ramadi depuis cinq ans.

    Dans un communiqué, la cellule médiatique de sécurité irakienne a déclaré que les forces de sécurité avaient encerclé l'attaquant qui se dirigeait vers sa cible dans une voiture piégée. Finalement, il a été contraint de se faire exploser dans une zone isolée sans causer de pertes humaines ou matérielles.

    Des sources irakiennes ont partagé une vidéo montrant le moment où l'attaquant a fait exploser sa voiture piégée après avoir été la cible de tirs des forces de sécurité.

    L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de l'attentat raté dans un communiqué publié par son agence de presse, Amaq. Le groupe islamique a identifié le kamikaze comme étant « Abu Jalad al-Iraqi » et a faussement affirmé que huit policiers avaient été tués ou blessés dans l'attaque.

    Le vaste désert d'Al-Anbar, qui s'étend à l'ouest de Ramadi, est un bastion tristement célèbre de l'Etat islamique. Cependant, on ne sait toujours pas comment le kamikaze a pu s'infiltrer dans la ville.

    L'échec de l'attentat suicide de Ramadi a porté un coup dur à l'Etat islamique dont les cellules investissent beaucoup de ressources et de temps dans la préparation de tels attentats terroristes. 

    Au cours des combats qui ont suivi la montée de l'Etat islamique en Irak et en Syrie en 2014, l'armée et les forces de sécurité irakiennes ont acquis une grande expérience dans la gestion des menaces graves à la sécurité, notamment les attentats-suicides. Récemment, une tentative de contrebande d' une demi-tonne d'explosifs en provenance de Syrie a été déjouée par l'armée.

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  • Irak : Nouvelle attaque à la roquette contre la base Aïn al-Assad abritant des Américains

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    ceb26382-05f7-49f7-b407-65a4ada678fb_16x9_1200x676.jpgTrois roquettes ont visé lundi 5 juillet 2021 à environ 14H45 une base aérienne irakienne de l'ouest désertique abritant des soldats américains, a indiqué la coalition internationale anti-jihadiste, un type d'attaque attribué par Washington aux milices pro-iraniennes.

    L'attaque a visé la base d'Aïn al-Assad, située à Anbar, province sunnite de l'ouest de l'Irak, selon un porte-parole de la coalition, le colonel Wayne Marotto, qui n'a pas fait état de victime. "Les roquettes ont atterri dans le périmètre de la base. Il n'y a pas de blessés et les dégâts sont en cours d'évaluation", a-t-il ajouté.

    Une source sécuritaire irakienne a déclaré que « les missiles ont été lancés depuis deux plates-formes, la première depuis le sud de la ville de Hit (70 km à l'ouest de Ramadi) et la seconde depuis le quartier d'Al-Bakr, au nord de la même ville, vers la base d'Aïn Al-Assad."

    Cette nouvelle attaque, qui n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, intervient une semaine après des frappes américaines contre des positions du Hashd al-Chaabi, la puissante coalition de milices pro-iraniennes, qui ont tué une dizaine de combattants. Cette coalition paramilitaire pro-Iranienne est opposée à la présence américaine en Irak et ses dirigeants ont salué à plusieurs reprises les attaques à la roquette et aux drones piégés ayant ciblé des bases militaires irakiennes abritant des Américains, sans les revendiquer officiellement.

    Avant cette dernière attaque, la Coordination de la résistance irakienne (Hashd al-Chaabuà avait publié une déclaration annonçant l'escalade de ses attaques contre les forces américaines en Irak.

    Déjà 45 attaques contre les intérêts américains depuis le début de 2021
    Au total, 45 attaques des miliciens pro-iraniens ont visé des intérêts américains en Irak depuis le début de l'année, en particulier l'ambassade américaine à Bagdad, des bases militaires irakiennes abritant des Américains, les aéroports de Bagdad et d'Erbil, ainsi que des convois logistiques de la coalition. 

    Dernières attaques contre la base aérienne d'Ain Al Assad :
     • 3 mars, 10 roquettes
     • 4 mai, 2 roquettes
     • 8 mai, une attaque de drone
     • 24 mai, 1 roquette
     • 6 juin, une attaque de drone
     •20 juin, 1 roquette
     • 5 juillet, 3 roquettes

    Les Etats-Unis, qui maintiennent 2.500 soldats en Irak dans le cadre de la coalition internationale contre l'Etat islamique, ont récemment annoncé offrir jusqu'à trois millions de dollars pour des informations sur les attaques visant leurs intérêts en Irak.

     

  • Irak : Des miliciens pro-iraniens font sauter cinq convois de ravitaillement américains à travers le pays

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    Mercredi 7 avril 2021, cinq convois transportant des fournitures et du matériel logistiques pour la coalition dirigée par les États-Unis ont été attaqués dans l'ouest, le nord et le centre de l'Irak.

    Le premier convoi a été attaqué dans une partie non spécifiée de la province centrale de Babylone. Un groupe se faisant appeler Saryat Qasim al-Jabbarin a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le deuxième convoi a été pris pour cible près de la zone de Jableh à Babylone. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le troisième convoi a explosé dans une partie non spécifiée de Babylone. Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le quatrième convoi a été attaqué près de la ville de Ramadi dans la province sunnite d'al-Anbar. Un groupe se faisant appeler la Résistance internationale a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Le cinquième convoi a été pris pour cible près de la ville de Balad, dans la province septentrionale de Saladin. La Résistance internationale a revendiqué la responsabilité de l'attaque.
    Comme d'habitude, les cinq convois de ravitaillement ont été ciblés avec des engins explosifs improvisés, l'arme de choix des combattants pro-iraniens en Irak.

    Ces attaques, ainsi que les précédentes, sont une réponse à l'assassinat d'Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités du Hashd al-chaabi, une coalition de groupes armés chiites pro-iraniens, et du commandant de la force iranienne al-Qods Qassim Soleimani. Les attaques visent à pousser les forces américaines hors du pays.

    Malgré de lourdes pertes matérielles, les États-Unis sont toujours déterminés à garder des milliers de soldats en Irak. Pour cette raison, les attaques ne s'arrêteront probablement pas de sitôt.

  • Irak : Sept membres des forces irakiennes tués par l'explosion d'une voiture piégée

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    Au moins sept membres des forces irakiennes ont été tués par l'explosion d'une voiture piégée, à l'ouest de la ville de Haditha, dans la province sunnite d'Al-Anbar, à l'ouest du pays, selon un responsable local.

    Le maire de la ville, Mabrouk Hamid, a déclaré  qu'une voiture piégée a explosé au cours d'une opération de recherche lancée par une force conjointe de la mobilisation tribale Hashed Achayri) et de l'armée dans la région d'Al-Madham, située à 80 km à l'ouest de Haditha (160 km à l'ouest de Ramadi), chef-lieu de la province d'Al-Anbar.

    Hamid a ajouté que l'explosion avait tué 6 membres des forces de mobilisation tribales et un officier de l'armée, et fait 2 blessés dans les rangs de la mobilisation tribale et l'armée.

    Les membres de la mobilisation tribale appartiennent au clan sunnite al-Jaafiyah à al-Madham de la région d'al-Haditha. Comme le précise le journaliste Wassim Nasr, la ville d'al-Haditha a un vieux contentieux avec l’Etat islamique. C'est la seule localité de la province sunnite d'al-Anbar qui n’a pas été prise par Daech lors de son occupation des zones urbaines.

    Aucune partie n'a revendiqué la responsabilité de l'attentat à la voiture piégée, et aucune déclaration officielle n'a été publiée jusqu'à maintenant.

    Les forces irakiennes et la mobilisation tribale sont, sporadiquement, des cibles privilégiées de l'organisation terroriste "Daech", au moyen de voitures piégées ou d'attaques kamikazes. Dans ce genre d'attaques, des pertes humaines et matérielles sont toujours à déplorer.
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  • Irak : situation sécuritaire et activité de Daech

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    7 janvier - Province de Ninive
    Une source de sécurité a rapporté qu'une personne avait été tuée et deux autres blessées par une explosion qui a visé une équipe de démineurs affiliée à une organisation humanitaire dans le gouvernorat de Ninive.
     
    L'un engin explosif avait été placé par des membrs de l'Etat islamique et a explosé contre l'équipe de l'organisation britannique "MAG" qui s'occupe du déminage.
     
    Le dispositif a explosé alors que l'équipe travaillait à l'enlèvement des bombes et des mines près du village de Qabak dans le district d'al-Ayyadiyah, dans le district de Tal Afar, à l'ouest de Ninive.
     
    MAG est une organisation humanitaire basée au Royaume-Uni qui travaille à l'enlèvement des mines et autres restes de guerre dans les pays qui ont été théâtres de conflits armés comme l'Irak.
     
    8 janvier - Province d'al-Anbar
    Le renseignement militaire irakien a arrêté cinq militants de l'Etat islamique et a saisi des engins explosifs.
     
    Un des terroristes, arrêté dans la région d'Albu Farraj, au nord du district de Ramadi, était recherché par les services de renseignement.
     
    Une autre déclaration a confirmé que les services de renseignement coopèrent avec le commandement des opérations d'Al-Jazira et que les commandos ont saisi du matériel et des engins explosifs dans une cachette de Daech dans la région d'Al-Zawiya, dans le désert d'Al-Shamiya, à l'ouest d'Anbar".
     
    Les services de renseignement ont également détruit un entrepôt qui fournissait de la nourriture et du matériel aux militants de l'Etat islamique, dans la région d'Al-Hussainat, au nord-est du district d'Ar-Rutba, dans l'ouest du gouvernorat d'Anbar.

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    8 janvier - Mont Makhoul, province de Salahuddine (Saldin)
    Selon un fonctionnaire du gouvernement à Saladin  le plus grand bastion terroriste au nord du gouvernorat est maintenant dégagé.
     
    Le directeur du district d'Al-Zawiya, Muhammad Zaidan, a déclaré à l'agence de presse Shafaq que le douzième régiment de la police d'urgence de Saladin et le troisième régiment de la 43e brigade de la 14e division militaire, ont déployé leurs unités à proximité des montagnes de Makhoul pour sécuriser les zones du district, al-Mashaq et al-Naml contre toute attaque potentielle.
     
    Un point de sécurité renforcé par des caméras de surveillance a été mis en place pour surveiller les mouvements des jihadistes de Daech et les patrouilles fixes et mobiles dans les zones des montagnes de Makhoul, comme Zaidan.
     
    Il a souligné que certains terroristes de l'Etat islamique se cachent dans les montagnes de Makhoul mais qu'ils sont désormais incapables de s de lancer des attaques.
     
    Les montagnes de Makhoul, qui s'étendent entre les périphéries de Kirkouk et de Saladin, sont aujourd'hui parmi les plus grands bastions des anciennes organisations Al-Qaida et Etat islamique et un point de départ pour des attaques contre les forces de sécurité et des cibles civiles.
     
    Le mois dernier, les formations de sécurité ont confirmé que la plupart des zones des montagnes de Makhoul avaient été débarrassées des terroristes de l'Etat islamique grâce aux opérations terrestres et aux frappes aériennes menées par la coalition internationale.

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  • Malaisie: démantèlement d’un groupe lié à l’Etat islamique et saisie d’explosifs

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    La police de Malaisie a annoncé lundi l’arrestation de quatre hommes liés au groupe jihadiste Etat islamique (EI) et la saisie d’explosifs avec lesquels ils prévoyaient d’attaquer des lieux de culte non musulmans.
    Les suspects – deux Rohingyas de Birmanie, un Indonésien et un Malaisien qui dirigeait le groupe – ont été arrêtés la semaine dernière lors d’opérations menées aux alentours de Kuala Lumpur et dans l’Etat de Terengganu (nord-est).
    Selon le chef de la police nationale, Abdul Hamid Bador, ils constituaient « une cellule de l’Etat islamique » et préparaient « des assassinats de personnalités ainsi que l’attaque de lieux de culte hindous, chrétiens et bouddhistes en Malaisie ». Il n’a fourni aucun détail à propos des personnalités visées. La police a également saisi six engins explosifs artisanaux, un pistolet et 15 balles, a-t-il ajouté.
    Les attaques en préparation visaient selon la police à venger la mort d’un pompier musulman survenue durant des violences près de Kuala Lumpur l’année dernière.
    L’un des deux Rohingyas arrêtés a déclaré soutenir l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (ARSA) et comptait également s’en prendre, selon la police, à l’ambassade de Birmanie à Kuala Lumpur.
    Le deuxième Rohingya, âgé de 25 ans, a avoué avoir des liens avec l’EI, selon la police.
    Les Rohingyas de Birmanie sont une minorité musulmane apatride victime de longue date de persécutions dans ce pays majoritairement bouddhiste.
    La police recherche trois autres suspects membres du même groupe, qui auraient planifié des attaques contre des lieux de loisir.
    Les autorités en Malaisie, pays majoritairement musulman, annoncent régulièrement des arrestations d’extrémistes liés à l’EI mais rarement des saisies d’armes ou d’explosifs.
    Aucun attentat d’envergure n’a frappé le pays ces dernières années, mais les forces de sécurité craignent le retour de combattants après la perte de ses territoires par l’EI au Proche-Orient.

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