Raïssi Ebrahim (président)

  • Iran: Trois personnes "liées au Mossad" auraient été arrêtées

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    L'Iran a annoncé jeudi 21 avril 2022 avoir arrêté trois individus accusés d'avoir des liens avec le Mossad, les services de renseignement israéliens, et d'être impliqués dans la divulgation de "documents classifiés", selon la télévision d'État.

    "Trois personnes liées au Mossad ont été arrêtées dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est) pour avoir publié des informations et des documents classifiés", a rapporté la télévision, citant un communiqué du ministère des Renseignements iraniens. Elle a indiqué que les trois suspects avaient été arrêtés "avec l'autorisation du pouvoir judiciaire", sans les identifier ni expliquer comment ils avaient pu avoir accès à ces documents confidentiels.

    Selon l'agence de presse Fars,  les trois personnes envoyaient des documents secrets au service de renseignement israélien. L'agence n'a pas indiqué la nationalité des trois personnes, mais il s'agit très probablement de citoyens iraniens.

    Le Sistan-Balouchistan est situé à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan. Sa population est majoritairement sunnite. Les sentiments séparatistes sont très répandus dans cette région. Des escarmouches entre gardes-frontières iraniens et passeurs y ont régulièrement lieu.. L'Iran a déjà annoncé à plusieurs reprises l'arrestation d'agents travaillant pour les services de renseignements de pays étrangers, notamment son ennemi juré Israël.

    Le ministère avait affirmé en juillet avoir arrêté des "agents" membres d'un "réseau" travaillant pour Israël et saisi une cache d'armes destinées à être utilisées pour des "émeutes". La République islamique a déjà accusé l'État hébreu d'avoir saboté certains de ses sites nucléaires et d'avoir assassiné plusieurs scientifiques iraniens. Lundi, le président iranien, Ebrahim Raïssi, avait mis en garde Israël contre la "moindre action" visant l'Iran, lors d'un discours devant des militaires.

  • Iran : Assassinat d'un religieux chiite par un islamiste sunnite à Machhad

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    Un religieux chiite a été poignardé, mardi 5 avril 2022, par un extrémiste sunnite devant de nombreux pèlerins dans le sanctuaire de l'imam Reza à Machhad (nord-est), le lieu de culte le plus vénéré du pays.

    L'assassinat a suscité effroi et sidération parmi les pèlerins. Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a demandé l'ouverture immédiate d'une enquête pointant du doigt des éléments jihadistes.

    tueur.jpegAziani le mollah tué.png"L'assaillant (photo de gauche) a été arrêté par les services de sécurité (en fait, par les personnes présentes - vidéo) tout juste après l'attaque au couteau et un quart d'heure plus tard tout était revenu à la normale dans le sanctuaire. Il n'y pas eu de fermeture ni d'interruption", a déclaré mercredi l'AFP le chef des médias du mausolée, M. Rostamzadeh, qui n'a pas voulu communiquer son prénom. "Le mausolée était rempli de fidèles et de pèlerins au moment de l'attaque qui a eu lieu dans la plus grande cour du mausolée", a dit ce responsable.

    Il s'agit d'un "ressortissant étranger", a précisé mardi à l'agence de presse Fars le procureur général de Machhad, Mohamamd-Hossein Doroudi, sans donner sa nationalité et ajoutant que quatre autres personnes avaient été arrêtées, soupçonnées de complicité avec l'agresseur.

    Selon Irna, la victime, l'imam Aziani (photo de droite), ainsi que deux autres religieux blessés étaient impliqués dans des activités religieuses et caritatives à Machhad, la deuxième ville du pays avec plus de trois millions d'habitants. Dans son message publié sur le site de la présidence, M. Raïssi a déclaré que "cet incident douloureux perpétré par l'un des éléments déviants et influencé par de groupes takfiris américains, avait crée plus d'unité et de cohésion parmi ceux qui aiment l'islam et l'Iran".

    Le terme takfiri, qui signifie littéralement "ceux qui lancent des anathèmes contre les personnes ne partageant pas leur idéologie", désigne en Iran et dans plusieurs pays les groupes jihadistes ou islamistes radicaux sunnites.
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  • Iran : Chaîne de commandement du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI)

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  • Iran : L'ONU appelée à enquêter sur un massacre en 1988

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    Des centaines de signataires, dont des prix Nobel, ont exhorté jeudi 27 janvier 2022 dans une lettre ouverte le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies à lancer une enquête internationale sur le massacre de milliers de prisonniers politiques en Iran en 1988.

    "Nous croyons qu'il est plus que temps pour le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme d'enquêter sur le massacre de 1988", écrivent les signataires, dont des organisations, d'anciens responsables politiques et de l'ONU, d'anciens magistrats et juristes éminents, ainsi que des lauréats du prix Nobel comme l'ex-président du Timor oriental José Ramos-Horta.

    Raissi.jpegGholamhossein Mohseni Ejeï.jpegDésignant le président ultra-conservateur Ebrahim Raïssi (photo de gauche) et le chef de l'Autorité judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï (photo de droite), ils déplorent que "les responsables continuent de jouir de l'impunité", dans cette lettre coordonnée par l'association "Justice for the Victims of the 1988 Massacre in Iran" (JVMI), basée à Londres. Ils disent craindre que cela n'"encourage les autorités iraniennes à commettre d'autres atrocités contre des dissidents et des prisonniers politiques".

    Selon des militants des droits de l'Homme, des milliers de personnes, dont des sympathisants ou membres des Moudjahidine du peuple, des détenus marxistes ou de gauche, ont été tuées dans des prisons en Iran, sans procès, sur ordre du Guide suprême de l'époque, l'ayatollah Khomeiny. Le président Ebrahim Raïssi a été accusé par Amnesty International d'avoir été membre d'une "Commission de la mort" à l'origine des exécutions, à l'époque où il était procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran.

    "Des milliers de prisonniers politiques qui ont refusé d'abandonner leurs croyances ont été exécutés", est-il écrit dans la lettre ouverte. "Les victimes ont été enterrées dans des fosses communes éparpillées à travers le pays".

    En octobre dernier, un groupe d'opposants iraniens en exil, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), avait porté plainte auprès de la police écossaise pour génocide et violations des droits humains contre le président iranien Ebrahim Raïssi. Le CNRI, interdit en Iran, est la vitrine politique des Moudjahidine du peuple (MEK en persan), groupe d'opposition armé au pouvoir islamique et qualifié de "secte terroriste" par Téhéran.

    M. Raïssi, qui a nié avoir été impliqué dans ces exécutions, figure sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains".

    Dernière info : Les Moudjahidines du Peuple (MEK) lancent une cyber attaque contre l'Iran
    Les Moudjahidines du Peuple (MEK) ont piraté le réseau de télévision d'État iranien One (IRTV1) et les chaînes de radio Quran, Javan, Payam. Les Moudjahidines du Peuple ont diffusé sur IRTV1 le discours de Masoud Radjavi, chef du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et des photos des dirigeants du MEK. On pouvait également entendre la voix d'un homme scandant "Mort à Khamenei !"

    L'adjoint de l'IRIB, la Radio-télévision de la République islamique d'Iran, a qualifié le piratage d'"opérations compliquées" menées via "des portes dérobées qu'ils avaient intégrées dans les systèmes". Le piratage aurait duré environ 10 secondes selon la télévision iranienne. Vidéo.

  • L'Iran voit la main des Etats-Unis et d'Israël dans la cyberattaque contre son sytème de carburant

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    Un haut responsable iranien a évoqué l'implication probable des Etats-Unis et d'Israël dans la cyberattaque sans précédent, qui perturbe depuis cinq jours le système de distribution de carburant en Iran.

    L'attaque menée mardi 26 octobre 2021 ressemble "techniquement" à deux incidents similaires dont les auteurs "étaient sans conteste nos ennemis, à savoir les Etats-Unis et le régime sioniste", a déclaré samedi soir à la télévision d'Etat le chef de la Défense civile, le général des Gardiens de la révolution, Gholamréza Jalali. "Nous avons analysé deux incidents, l'accident ferroviaire et celui du port Shahid Rajaei, et nous avons constaté qu'ils étaient similaires en termes de modèle d'attaque", a affirmé le général.

    En juillet, une "cyber-perturbation" avait rendu inaccessible le portail internet du système ferroviaire du pays, selon les autorités et créé un "chaos sans précédent" selon l'agence conservatrice de presse Fars.

    En mai 2020, le Washington Post avait fait état d'une cyberattaque israélienne contre le port iranien de Shahid Rajaei, situé sur le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique où transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.

    L'incident de mardi a fait réagir les plus hautes autorités iraniennes et entraîné des embouteillages dans des principales artères de la capitale de Téhéran, où le trafic était perturbé en raison de longues files devant les stations-service. Après l'attaque, les techniciens du ministère iranien du Pétrole ont été déployés pour déconnecter le système informatique des stations-service, afin de distribuer le carburant manuellement, selon les autorités. Le président Ebrahim Raïssi a accusé mercredi les auteurs de chercher à monter la population contre les dirigeants iraniens.

    Environ 3.200 stations-service du pays (sur les 4.300) sont de nouveau connectées au système central de distribution de carburant, selon le communiqué de la Société nationale de distribution des produits pétroliers, cité dimanche par l'agence officielle Irna.

    Des autres stations fournissent de l'essence, mais au tarif non subventionné, dit "tarif libre", soit deux fois plus cher que l'essence subventionnée, dont le litre coûte environ 0,05 euro, ajoute la même source. Dans un pays où l'essence coule à flot à un prix défiant toute concurrence, tous les automobilistes qui veulent acheter du carburant doivent se procurer une carte numérique délivrée par les autorités. Elle permet de bénéficier d'un montant mensuel d'essence à un tarif subventionné et, une fois le quota utilisé, d'acheter de l'essence au "tarif libre", plus cher.

    Depuis 2010, lorsque le virus Stuxnet avait frappé le programme nucléaire iranien, l'Iran d'un côté, Israël et les Etats-Unis de l'autre, s'accusent régulièrement de cyberattaques.

  • Iran : Un centre de recherche du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique en feu

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    Dans la soirée du 26 septembre, un incendie s'est déclaré dans l'un des centres de recherche du Corps desGardiens de la Révolution Islamique (CGRI) près de la capitale iranienne, Téhéran.

    À la suite de l'incident, trois membres du CGRI ont été blessés. Deux des blessés sont décédés des suites des blessures subies lors de l'incident.

    Les victimes ont été identifiées comme étant Seyed Mortaza Karimi et Hossein Abadi.

    Compte tenu du niveau élevé de sécurité dans les installations du CGRI, aucune information spécifique sur l'emplacement du centre ou ses tâches n'a été révélée. Les CGRI gèrent de nombreuses installations à la périphérie de la capitale. Il a été dit que l'incendie avait éclaté dans un entrepôt du centre de recherche qui visait l'autosuffisance du CGRI.

    Le centre touché par l'incendie pourrait faire partie de l'Organisation du Jihad pour la recherche et l'autosuffisance du CGRI, impliquée dans le développement des armes iraniennes. L'organisation a été sanctionnée par le Trésor américain en 2017 pour "recherche et développement de missiles balistiques".

    Cependant, il n'est toujours pas clair si l'installation était impliquée dans les activités de l'Organisation de recherche et d'autosuffisance du Jihad. 

    Comme il n'y a eu aucun détail sur la raison de l'incident, cela a naturellement provoqué diverses spéculations sur la possibilité d'une opération de sabotage israélienne.

    Juste après l'incident, le 27 septembre, l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis et à l'ONU, Gilad Erdan, a affirmé que les États-Unis et d'autres puissances mondiales envisageaient de plus en plus un « plan B » pour arrêter le programme nucléaire iranien.

    « La communauté internationale et les Américains commencent à nous parler davantage d'un plan B sur l'Iran », a affirmé Erdan. « Dans le passé, on estimait qu'il y avait 80 % de chances que [l'Iran] revienne à l'accord [nucléaire de 2015], aujourd'hui, ce chiffre est tombé à environ 30 %.

    « Si l'Iran ne revient pas [à l'accord], cela change toute la situation pour le monde », a-t-il ajouté.

    Plus tôt ce mois-ci, de hauts responsables israéliens et la Maison Blanche ont repris des négociations sur un éventuel « Plan B » et le partage de renseignements axés sur l'Iran. Il n'y a toujours pas de revendications officielles sur ce que le plan alternatif impliquerait.

    Washington et Tel Aviv prévoient des actions « alternatives » contre l'Iran au cas où les pourparlers nucléaires à Vienne échoueraient, sans attendre la reprise des négociations. Le ministère iranien des Affaires étrangères a assuré que les négociations reprendraient à l'automne, car le gouvernement du nouveau président Ibrahim Raisi, qui a remporté les élections en juin, devrait enfin être formé en Iran.

    De son côté, Tel-Aviv menace régulièrement Téhéran. Le mois dernier, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a évoqué dans ses discours la possibilité d'une intensification des opérations de sabotage.

    « Les États-Unis et Israël partagent des informations de renseignement, et la coopération avec les États-Unis dans ce domaine ne fait que se renforcer. Nous travaillons avec eux afin d'établir un "Plan B" et de démontrer que s'il n'y a pas d'accord, d'autres activités commenceront…»

    Il faut dire que l'Iran ne fait rien pour calmer la situation. L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré que ses inspecteurs s'étaient vu refuser l'accès à un site de fabrication de centrifugeuses à Karaj, près de la capitale Téhéran.

  • Iran : Qui est Mohammad Eslami, le nouveau responsable de l'énergie atomique iranienne ?

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    Eslami Mohammad.jpegUne décision surprenante et étrange du président iranien, Ebrahim Raisi, de nommer l'ancien ministre des Routes et du Développement urbain, Mohammad Eslami (photo ci-contre), comme son adjoint et chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, à la place d'Ali Akbar Salehi, le plus éminent scientifique nucléaire dans le pays, et l'un des architectes de l'accord nucléaire de 2015.

    Le nouveau chef de l'organisation iranienne de l'énergie atomique n'a aucune expérience nucléaire
    La décision majeure de nommer un islamiste de 65 ans pour gérer les installations nucléaires est intervenue quelques jours après l'obtention de la confiance parlementaire du gouvernement. Ali Akbar Saleh a été ministre des Affaires étrangères à la fin du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad, avant d'être nommé par l'ancien président Hassan Rohani à la tête de l'Organisation de l'énergie atomique en 2013.

    Qui est Muhammad Islami ?
    Quant à Islami, originaire de la ville d'Ispahan, il a occupé de nombreux postes, dont le ministère de la Défense et des Industries de défense et l'Organisation de l'aviation iranienne depuis 1987, et il a été agent des industries aérospatiales pendant une période d'un an, à la fin de la présidence de Mohammad Khatami. Pendant un certain temps, il a été gouverneur de la province septentrionale de Mazandaran et il est membre de la cellule de crise iranienne depuis des années.
    Contrairement à Ali Akbar Salehi, physicien nucléaire, le nouveau responsable n'a aucune formation en matière nucléaire.

    Aucune position stricte n'est connue sur Muhammad Islami, proche des réformistes et du courant "modéré" auquel appartenait l'ancien président Hassan Rohani, bien qu'il ait un passé dans les Gardiens de la Révolution.

    La nomination de Muhammad Eslami à ce poste est porteur de certains messages . A l'heure où le dossier nucléaire iranien reste l'un des grands sujet des tensions entre Téhéran et les capitales occidentales, notamment Washington, la nomination d'Eslami vise certainement à forcer la partie américaine à annuler les sanctions.

    Depuis avril dernier, l'Iran et les Etats-Unis se sont engagés dans six rounds des pourparlers de Vienne, indirectement, via les parties à l'accord (Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne). Les négociations se sont arrêtées en juin 2021 à la demande de Téhéran, sous prétexte de la période de transition du pouvoir exécutif iranien. Aucune date n'a été fixée pour un septième tour.

    Les négociations visent à relancer l'accord nucléaire en renvoyant Washington et Téhéran à leurs engagements.