Quartier Cheikh Jarrah

  • Jérusalem : Nouveaux heurts à Jérusalem-Est entre policiers israéliens et Palestiniens

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    Des affrontements ont opposé, vendredi 18 février 2022, la police israélienne à des manifestants marquant leur soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

    Déployant des tapis dans la rue, des Palestiniens ont prié avant d'être rejoints par des manifestants opposés à l'éviction d'habitants de ce quartier, devenu le symbole de la lutte contre la "colonisation israélienne" à Jérusalem-Est.

    Plus de 300.000 Palestiniens et 210.000 israéliens vivent aujourd'hui à Jérusalem-Est.

    Sommés par les forces de l'ordre de libérer le passage, les manifestants ont refusé. La police montée a alors chargé la petite foule.

    Des manifestants palestiniens ont également affronté les forces israéliennes à Hébron et à Beita en Cisjordanie. Selon l'agence palestinienne WAFA, 23 Palestiniens ont été blessés. A Beita, dans le nord de la Cisjordanie, un photographe de l'AFP a été blessé par une balle en caoutchouc tirée par les forces israéliennes. 

    Dimanche 13 février 2022, des heurts à Cheikh Jarrah avaient opposé la police israélienne à des manifestants palestiniens, dont 31 avaient été blessés, à la suite de la visite d'un député d'extrême droite israélien venu soutenir les habitants juifs. 

    A Cheikh Jarrah, plusieurs familles palestiniennes sont menacées d'expulsion. En mai 2021, des manifestations en soutien à ces familles avaient dégénéré et des centaines de Palestiniens avaient été blessés. Le mouvement palestinien Hamas avait alors lancé depuis l'enclave de Gaza, sous leur contrôle, des roquettes vers Israël qui avait répliqué. Les violences avaient dégénéré et provoqué une guerre de 11 jours.

    Le Hamas a de nouveau averti jeudi 17 février que "la violation des lignes rouges à Cheikh Jarrah" pourrait "préparer l'atmosphère pour la prochaine explosion".

    Vendredi, des représentants du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), accompagnés de membres d'ONG palestiniennes, ont rendu visite à une famille menacée d'expulsion. "L'ONU a maintes fois appelé à observer une pause dans les expulsions et démolitions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré dans un communiqué l'Ocha.

    Les "attaques israéliennes" à Cheikh Jarrah "ne détourneront pas notre peuple de leur objectif, à savoir la création d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale", a déclaré le porte-parole de l'Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina, cité par WAFA.

  • Jérusalem-Est : heurts après la visite d'un député israélien, 31 blessés

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    Des heurts ont opposé dimanche 13 février 2022 des manifestants palestiniens à la police israélienne dans le quartier sensible de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, après la visite d'un député israélien qui a enflammé les tensions.

    Trente-et-un Palestiniens ont été blessés, dont plusieurs hospitalisés, , selon un dernier bilan du Croissant-Rouge palestinien, lors des affrontements au cours desquels la police israélienne a utilisé des canons à eau et des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants. La police israélienne a fait état de "heurts violents" dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est, et a annoncé l'arrestation de 12 "émeutiers".

    Plus de 300.000 Palestiniens et 210.000 israéliens vivent aujourd'hui à Jérusalem-Est, partie palestinienne annexée par Israël. Les Palestiniens ambitionnent de faire de Jérusalem-Est la capitale d'un futur Etat, alors qu'Israël considère toute la ville de Jérusalem comme sa capitale.

    Itamar Ben Gvir, député de la formation  "Sionisme religieux" et connu pour ses déclarations incendiaires sur les Palestiniens, s'était rendu dans la journée à Cheikh Jarrah pour ouvrir un "bureau" et soutenir les habitants juifs du quartier. Avant sa visite, il avait accusé samedi la police de n'avoir pas réagi à un incendie présumé criminel qui avait détruit la maison d'une famille juive dans le quartier. "Si les terroristes ont tenté de brûler vive une famille juive sans que la police ne réagisse, je viendrai sur place", avait-il dit, demandant que la police "s'occupe de la sécurité des résidents" juifs.

    Plusieurs partisans du député l'ont rejoint dans le quartier en scandant "Mort aux terroristes". Dans l'autre camp, un groupe d'Israéliens opposés au député a fait circuler en ligne une pétition appelant les gens à se rendre à Cheikh Jarrah pour soutenir les Palestiniens. Une bagarre a éclaté entre Arieh King, l'adjoint au maire de Jérusalem, et Ahmad Tibi, un député arabe israélien venu à Cheikh Jarrah pour exprimer sa solidarité avec les Palestiniens.

    M. Ben Gvir a accusé dans la soirée les forces de l'ordre d'avoir violemment démantelé la tente qu'il avait installée en guise de "bureau" sur le terrain de la famille palestinienne Salem, promettant cependant de "rester dormir ici ce soir". Des heurts sporadiques ont continué en fin de soirée dans le quartier. "Ces provocations irresponsables et tout autre acte d'escalade dans ce secteur sensible vont attiser les tensions et doivent cesser", a écrit sur Twitter la représentation de l'Union européenne (UE) dans les Territoires palestiniens.
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    "Provocation" 
    L'Autorité palestinienne a condamné la visite de M. Ben Gvir, la qualifiant de "provocation menaçant d'embraser la situation qui pourra devenir difficile à contrôler". Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a lui mis en garde Israël contre "les conséquences des attaques répétées contre le quartier de Cheikh Jarrah".

    En mai, des manifestations de soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion à Cheikh Jarrah au profit de familles juives avaient dégénéré en heurts avec des habitants juifs et la police israélienne. Des centaines de Palestiniens avaient été blessés. Dans la foulée, le Hamas avait lancé des salves de roquettes vers Israël qui a répliqué. Ces violences avaient donné lieu à une guerre de 11 jours entre le mouvement palestinien et l'armée israéliennes.

  • Jérusalem : Attaque au couteau dans le quartier Sheikh Jarrah (Jérusalem-Est) : une blessée, une mineure arrêtée

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    Une Israélienne a été blessée par une mineure qui l'a attaqué à l'arme blanche dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem. L'assaillante a attaqué la femme dans le dos alors que celle-ci se promenait avec ses enfants, dont l'un d'eux se trouvait dans une poussette.

    Des sources à Jérusalem ont indiqué que les forces de sécurité israéliennes avaient fermé toutes les routes menant au quartier de Sheikh Jarrah.

    Nadav Matzner, porte-parole adjoint du Magen David Adom, a déclaré: "Il y avait une énorme agitation sur les lieux lorsque les équipes d'ambulances sont arrivées. Moriah Cohen, la femme blessée, âgée de 26 ans,  a été transférée à l'hôpital Hadassah de Mount Scopus." Ses blessures sont considérées comme légères. Elle est depuis sortie de l'hôpital.

    Le journal "Jerusalem Post" a indiqué que la police israélienne était à la poursuite de l'assaillante, qui avait réussi à  fuir les lieux, avant d'annoncer son arrestation un peu plus tard à l'école Ar-Raud, non loin du lieu de l'attaque.

    Des sources palestiniennes ont déclaré que l'assaillante était âgée de 14 ans. Elle est la petite-fille d'Araf Hamed, l'un des leaders de la communauté arabe de Sheikh Jarah.

    Quatre attaques contre des Israéliens le mois dernier par des Palestiniens âgés de 14 à 18 ans
    Il s'agit du quatrième attentat commis par un terroriste de 14 à 18 ans en un mois.

    Le 6 décembre, un attentat à la voiture piégée, au poste de contrôle de Teenim, a été commis par Muhammad Younis, 15 ans. Un garde a été blessé. L'assaillant a été abattu.

    Le 21 novembre, à Haifa, un jeune de 18 ans en situation irrégulière  a poignardé un homme. Le terroriste a été arrêté. L'attaque est survenue peu de temps après qu'un terroriste ait tiré sur un Israélien et en a blessé quatre autres dans la vieille ville de Jérusalem.

    Le 17 novembre, rue Agay dans la vieille ville de Jérusalem, Ibrahim Abu Assaua, 16 ans, du quartier arabe, a poignardé deux gardes frontière avec un couteau. L'agresseur a été abattu.

     

     

     

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  • Gaza/Israël : Le Hamas menace à nouveau de bombarder Israël

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    Un membre du bureau politique du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré dans un discours prononcé à la « Société civile et action civile pour soutenir la Résistance et la Conférence d'Al-Quds » à Gaza, que « l'ennemi essaie d'incarner de nouveaux faits en annonçant une marche des drapeaux et une escalade dans le quartier de Sheikh Jarrah. » 

    Al-Hayya a ajouté : « Nous disons clairement aux médiateurs qu'il est temps de freiner cette occupation, sinon les éclairs existeront toujours. » Il a poursuivi : « Nous mettons en garde l'occupation et les médiateurs et le monde entier contre la marche de Jérusalem et d'Al-Aqsa.

    Il a exprimé son espoir que "ce message sera clair pour que jeudi ne soit pas comme le 11 mai", évoquant le ciblage d'Israël par des missiles.

    Al-Hayya a ajouté que le Hamas ne cherchait pas la guerre, déclarant : « Nous ne sommes pas des amoureux des guerres, mais de la liberté et de la stabilité. Nous voulons vivre en sécurité et dans la stabilité sur notre terre et dans notre État », ajoutant : « Nous disons à l'occupant qu'il ne réussira pas et nous n'accepterons pas de payer deux prix, le prix de votre agression et le prix de votre politique." .

    Jeudi soir prochain, la "Marche des drapeaux" doit partir de la vieille ville par plusieurs portes, pour atteindre le mur d'Al-Buraq, en passant par les ruelles de Jérusalem et du quartier musulman. Des dizaines de milliers d'Israéliens participent généralement à cette marche et appellent à la démolition de la mosquée Al-Aqsa et à son remplacement par le temple qui se trouvait à cette place. »

  • Jérusalem :Quatre policiers blessés dans une attaque à la voiture bélier

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    Une attaque à la voiture bélier visant des forces de sécurité israélienne a fait plusieurs blessés dimanche après-midi à Jérusalem-Est, selon la police et des secouristes.
    "Quatre policiers ont été blessés dans une attaque à la voiture bélier" dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, a indiqué la police israélienne, alors que les secouristes locaux ont fait état de sept blessés au total. Ls trois autres blessés seraient des soldats. La police israélienne a indiqué avoir "neutralisé" l'assaillant sans préciser son identité, ni indiqué s'il avait été tué ou blessé.
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    De nombreux policiers sont déployés dans ce quartier de la Ville sainte qui a été le théâtre de manifestations et d'affrontements entre les forces de l'ordre et des Palestiniens s'opposant à la possible expulsion de familles locales. Les tensions s'articulent sur la question de la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites plusieurs maisons où vivent quatre familles palestiniennes. Le tribunal de district de Jérusalem a rendu en début d'année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier de Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël. Selon la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre israélo-arabe de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété". Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

    La décision du tribunal avait provoqué la colère des Palestiniens qui la contestent et depuis des manifestations ont souvent mené à des affrontements avec les forces de l'ordre, ou avec des familles d'Israéliens du voisinage. Et des ténors de l'extrême-droite israélienne comme le député Itamar Ben Gvir, un ardent défenseur de la prise de contrôle de la Jérusalem-Est, s'était aussi présenté à quelques reprises à Cheikh Jarrah, ce qui a été compris comme un geste de provocation par les Palestiniens.

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  • Jérusalem : Nouveaux affrontements, dimanche soir 9 mai 2021

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    Des affrontements ont éclaté entre des manifestants palestiniens et la police israélienne à l'extérieur de la vieille ville de Jérusalem alors que des dizaines de milliers de fidèles musulmans priaient à la mosquée al-Aqsa à l'occasion de la soirée sainte de l'islam, Laylat al-Qadr.

    Des Palestiniens ont jeté des pierres, allumé des incendies et démoli les barricades de la police dans les rues menant aux portes fortifiées de la vieille ville alors que des officiers à cheval et en tenue anti-émeute utilisaient des grenades assourdissantes et des canons à eau pour les repousser.

    Au moins 80 personnes ont été blessées, dont des mineurs et un enfant d'un an, et 14 ont été transportées à l'hôpital, a indiqué le Croissant-Rouge palestinien. La police israélienne a déclaré qu'au moins un officier de police avait été blessé.

    "Ils ne veulent pas que nous prions. Il y a une bagarre chaque jour, chaque jour il y a des affrontements. Chaque jour il y a des troubles", a déclaré Mahmoud al-Marbua, 27 ans, s'exprimant près de la porte de Damas de la vieille ville. Indiquant que la police poursuit des jeunes et leur tire dessus, il a ajouté: "Regardez comment ils nous tirent dessus. Comment pouvons-nous vivre?"

    Les tensions sont montées dans la ville de Jérusalem tout au long du mois sacré musulman du Ramadan, au milieu de la colère croissante face à l'expulsion potentielle des Palestiniens de maisons du quartier de Sheikh Jarrah, à  Jérusalem, maisons revendiquées par les colons juifs.

    Emeutes en cours près de l'Université hébraïque de Jérusalem
    Dimanche 9 mai, des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés devant l'entrée du terrain de l'Université hébraïque, jetant des pierres sur les policiers et dles étudiants.

    La police utilise des grenades de choc pour disperser la foule.

    Le service de presse de la police a rapporté que trois agents des forces de l'ordre avaient été blessés par des pierres et que deux autres été aspergés de gaz lacrymogène au visage et ont du recevoir des soins. Trois émeutiers ont été arrêtés.

  • Jérusalem : plus de 50 blessés dans de nouveaux heurts entre Palestiniens et policiers israéliens (secouristes)

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    De nouveaux heurts samedi soir entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont fait de plus de 50 blessés dans différents quartiers de Jérusalem-Est, ont annoncé les secouristes.

    "Nous comptons jusqu'à présent 53 blessés" dans des violences samedi soir, a déclaré à l'AFP un porte-parole du Croissant-Rouge Palestinien, précisant que ces incidents étaient survenus dans les secteurs de Cheikh Jarrah, de la porte de Damas et de Bab al-Zahra.

    Le Croissant-Rouge palestinien a précisé qu'au moins 17 personnes avaient été blessées par des impacts de balle en caoutchouc.

    Selon des journalistes de l'AFP dispersés samedi soir dans différents quartiers de Jérusalem-Est, les forces de l'ordre israéliennes ont utilisé des grenades assourdissantes, des balles caoutchouc et aussi un canon à eau putride afin de disperser des Palestiniens dont certains ont jeté des projectiles en direction des policiers. L'un de ces derniers, selon la police, a été blessé à la tête.

    Vendredi soir, des heurts sur l'esplanade des Mosquées - le troisième lieu saint de l'islam, aussi nommé Mont du Temple par les Juifs - entre policiers israéliens et Palestiniens avaient plus de 200 blessés, les plus importants heurts dans la ville Sainte ces dernières années.

    Samedi soir, sur l'esplanade, des dizaines de milliers de Palestiniens ont prié dans le calme à la suite de l'iftar, le repas de rupture du jeûne pendant le ramadan, a constaté un photographe de l'AFP sur place.

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