Puli Khumri

  • Afghanistan : les talibans s'emparent de Ghazni puis de Herat, la troisième ville du pays

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    Ghazni tombe entre les mains des talibans
    Les talibans ont pris jeudi la ville stratégique de Ghazni, à 150 km au sud-ouest de Kaboul, et se rapprochent dangereusement de la capitale de l'Afghanistan après s'être emparés en quelques jours de l'essentiel de la moitié nord du pays.

    Le gouvernement a reconnu que Ghazni était tombée, mais assuré que des combats y étaient toujours en cours. "L'ennemi a pris le contrôle de Ghazni (...) Il y a des combats et de la résistance (de la part des forces de sécurité)", a affirmé Mirwais Stanikzai, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, dans un message WhatsApp aux médias. M. Stanikzai a ensuite annoncé que le gouverneur de la province avait été arrêté par les forces de sécurité, après qu'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, mais dont l'authenticité n'a pu être immédiatement vérifiée, l'a montré quittant Ghazni avec la bénédiction des talibans.

    Ghazni est la capitale provinciale la plus proche de Kaboul conquise par les insurgés depuis qu'ils ont lancé leur offensive en mai, à la faveur du début du retrait des forces étrangères, qui doit être achevé d'ici la fin août. 

    Mardi soir, les talibans avaient conquis Pul-e-Khumri, capitale de la province de Baghlan, à 200 km au nord de Kaboul. Ils se rapprochent ainsi donc de la capitale à la fois par le nord et par le sud. Ghazni, qui était déjà tombée brièvement en 2018, est la plus importante prise des talibans jusqu'ici avec Kunduz, carrefour stratégique du nord-est, entre Kaboul, à 300 km au sud, et le Tadjikistan.

    Même si les talibans étaient déjà présents depuis longtemps dans les provinces de Wardak et Logar, à quelques dizaines de kilomètres de Kaboul, la chute de Ghazni est un signal très inquiétant pour la capitale. Cette ville est aussi un verrou important sur l'axe majeur reliant Kaboul à Kandahar, la deuxième plus grande ville afghane, au sud. Sa prise permet aux insurgés de couper les lignes de ravitaillement terrestres de l'armée vers le sud, et va encore accentuer la pression sur l'armée de l'Air afghane. 

    Prise de Herat, la troisième ville du pays
    Après Ghazni, les talibans se sont emparés jeudi 12 août 2021, de Hérat, la troisième ville d'Afghanistan, dans l'Ouest du pays, une étape majeure de leur offensive. Vidéo de la prise de Herat. Autre vidéo. Autre vidéo. Vidéo des talibans dans le QG de la police de Herat.

    Les insurgés "ont tout pris", a indiqué à l'AFP un haut responsable des forces de sécurité sur place, précisant que les forces afghanes avaient battu en retraite "pour empêcher plus de dommages dans la ville" et se retiraient vers une base militaire située à Guzara, un district voisin. Les talibans ont hissé leur drapeau au-dessus du siège de la police de Hérat en fin de journée, a rapporté un correspondant de l'AFP, précisant que les rebelles n'avaient rencontré aucune résistance.

    Zabihullah Mujahid, un porte-parole des talibans, a indiqué sur Twitter que "l'ennemi a fui... Des dizaines de véhicules militaires, armes et munitions sont tombés dans les mains" des talibans.

    Selon des informations locales, des combats seraient toujours en cours entre des combattants fidèles au chef de guerre Ismail Khan et des talibans dans le district de Gozra, à environ 20 km de la ville d'Herat. Vidéo.

    Hérat, située à 150 km de la frontière iranienne et capitale de la province du même nom, était déjà assiégée, avec de violents combats à ses abords. Les insurgés ont pris le contrôle ces dernières semaines de la quasi-totalité du reste de la province, dont Islam Qala, le poste-frontière avec l'Iran, le plus important d'Afghanistan.

    Kandahar et Lashkar Gah encerclées
    Kandahar, capitale de la province du même nom, et Lashkar Gah, capitale du Helmand voisin, sont assiégées depuis des mois par les talibans, dont ce sont deux fiefs traditionnels. De violents combats les y opposent aux forces de sécurité depuis plusieurs jours.

    Mercredi, les talibans ont annoncé sur Twitter avoir pris la prison de Kandahar, située dans la banlieue, pour en libérer "des centaines de prisonniers". A Lashkar Gah, le quartier général de la police a été fortement endommagé par l'explosion d'un véhicule piégé mercredi soir, contraignant les forces de police à se replier vers les bureaux du gouverneur, pendant que 40 policiers se rendaient aux talibans, a indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental sur place.

    Le gouvernement afghan recherche une issue de secours
    Face à la dégradation de la situation militaire, Kaboul a proposé "aux talibans de partager le pouvoir en échange d'un arrêt de la violence dans le pays", a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un négociateur du gouvernement aux pourparlers de paix à Doha.

    Le président afghan, Ashraf Ghani, avait toujours rejeté jusqu'ici les appels à la formation d'un gouvernement intérimaire non élu comprenant les talibans. Mais son revirement risque d'être bien tardif, les insurgés n'ayant montré aucun signe, depuis l'ouverture des négociations de paix en septembre 2020, qu'ils étaient prêts à un compromis. Ils y seront sans doute encore moins enclins après avoir avancé à un rythme effréné ces derniers jours. En une semaine, ils ont pris le contrôle de 10 des 34 capitales provinciales afghanes, dont sept situées dans le nord du pays, une région qui leur avait pourtant toujours résisté par le passé. Ils ont aussi encerclé Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du nord, où le président Ghani s'est rendu mercredi pour tenter de remobiliser l'armée et les milices favorables au pouvoir.

     

  • Afghanistan : Les talibans resserrent l'étau sur Mazar-i-Sharif, les civils fuient

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    E8ZqSZwXEAIoWOu.jpegLes talibans commençaient mardi à resserrer l'étau sur Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du nord de l'Afghanistan, provoquant une fuite massive des civils. Le célèbre commandant de brigade de l'Armée afghane, Muneeb Amiri (photo ci-contre), a été grièvement blessé lors d'affrontements avec les talibans lundi 9 août.

    Si Mazar-i-Sharif, cité historique et carrefour commercial, venait à tomber à son tour, le gouvernement n'aurait plus aucun contrôle sur le nord du pays, une région pourtant traditionnellement férocement opposée aux talibans. C'est là qu'ils avaient rencontré l'opposition la plus acharnée lors de leur accession au pouvoir dans les années 1990. L'Alliance du Nord avait trouvé refuge dans le Nord-est pour mener la résistance lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001.

    Les talibans, qui avancent à un rythme effréné, contrôlent désormais cinq des neuf capitales provinciales du Nord - six sur 34 au total dans tout le pays - et des combats sont en cours dans les quatre autres. Après avoir conquis dimanche en quelques heures Kunduz, la grande ville du Nord-est, ainsi que Taloqan et Sar-i-Pul, les talibans ont ajouté lundi Aibak, capitale de la province de Samangan, à cette liste.

    Ils s'étaient emparés samedi de Sheberghan, fief du célèbre chef de guerre Abdul Rashid Dostom, et vendredi de Zaranj, capitale de la lointaine province de Nimroz (sud-ouest), à la frontière avec l'Iran. Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 août 2021, ils ont attaqué la périphérie de Mazar-i-Sharif, Pul-e-khomri et Faizabad, trois capitales provinciales du Nord, mais ont été repoussés, a indiqué le ministère de la Défense. Ils ont aussi été refoulés à Farah (ouest), selon la police locale.

    Renforts des forces gouvernementales à Mazar-i-Sharif
    Le Ministère de la Défense afghan a publié une vidéo montrant des renforts se dirigeant vers Mazar-i-Sharif, Balkh avec les combattants fidèles au chef de guerre ouzbèk Abdurrashid Dostum.
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    Pour l'administration Biden, c'est aux Afghans de se défendre
    Alors que les combats font rage dans le Nord, mais aussi dans le Sud autour de Kandahar et dans Lashkar Gah, une nouvelle réunion de négociations entre les talibans et le gouvernement devait avoir lieu mardi et mercredi à Doha. Le processus de paix s'est ouvert en septembre 2020 au Qatar, dans le cadre de l'accord de paix conclu en février 2020 entre les talibans et Washington prévoyant le départ total des troupes étrangères d'Afghanistan. Ce retrait doit être achevé d'ici le 31 août.

    Mais les discussions sont au point mort et les talibans ont lancé une offensive en mai 2021, quand a débuté le retrait américain. Après s'être emparés de vastes territoires ruraux sans rencontrer beaucoup de résistance, ils se sont tournés depuis début août vers les centres urbains.

    Même si les espoirs sont minces de voir les pourparlers déboucher sur un résultat concret, les États-Unis ont décidé d'envoyer à Doha leur émissaire, Zalmay Khalilzad, pour "exhorter les talibans à cesser leur offensive militaire et à négocier un accord politique, seule voie menant à la stabilité et au développement en Afghanistan". Mais l'administration du président Joe Biden n'a aucunement l'intention de changer de ligne. Elle maintiendra son soutien à Kaboul, mais c'est aux Afghans de prendre leur destin en mains. "C'est leur pays qu'il s'agit de défendre. C'est leur combat", a dit lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

    Les violences ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir leur foyer dans tout le pays ces dernières semaines, les talibans étant accusés de nombreuses atrocités dans les endroits tout juste passés sous leur coupe. "Ils frappent et pillent", a déclaré Rahima, une femme qui campe maintenant avec des centaines de personnes dans un parc de Kaboul après avoir fui la province de Sheberghan.
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    "S'il y a une jeune fille ou une veuve dans une famille, ils les prennent de force. Nous avons fui pour protéger notre honneur", a-t-elle ajouté. 

    Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les talibans avaient imposé leur version très stricte de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées à mort.

    Mardi, le calme était revenu dans le centre de Kunduz, selon des habitants interrogés par l'AFP. Les talibans ne patrouillaient plus les rues, où les commerces et restaurants avaient rouvert. Les affrontements se poursuivaient toutefois aux abords de l'aéroport resté aux mains des forces gouvernementales. "Les gens ouvrent leur magasin et leur commerce. Mais vous pouvez encore voir la peur dans leurs yeux. La situation est très incertaine, les combats peuvent réapparaître en ville à tout moment", a déclaré Habibullah, un commerçant.

    A Kandahar et Lashkar Gah, deux fiefs historiques des insurgés qu'ils tentent de reprendre, les civils restaient pris au piège des combats. Trois ont été tués et 20 blessés, dont des femmes et des enfants, ces dernières 24 heures, a indiqué l'hôpital Mirwais de Kandahar. A Lashkar Gah, les hôpitaux des ONG Médecins sans frontières (MSF) et Emergency ont été touchés par un bombardement, sans qu'il y ait de victimes, a indiqué MSF lundi soir sur Twitter.

    Province de Baghlan
    Une vidéo  circulant sur Telegram montre d'intenses combats dans et autour de PD-2 à Pul-e-Khumri, capitale de la province de Baghlan. Aux dernières nouvelles, la majeure partie de la ville de Pul-e-Khumri est tombée, cet après-midi (mardi), aux mains des talibans. Les responsables de l'administration locale et les forces pro-gouvernementales (restantes) se sont retirées. Des sources locales disent qu'un accord a été conclu entre les talibans et les autorités locales/forces pro-gouvernementales grâce à la médiation des anciens locaux. Vidéo des talibans à l'intérieur de Pul-e-Khumri.

    Province de Ghazni : Les talibans exécutent deux policières enlevées à Ghazni
    Les talibans ont exécuté deux policières qui avaient été enlevées dimanche 8 août 2021 dans la ville de Ghazni, a confirmé une source sécuritaire.  Les talibans ont ensuite jeté leurs cadavres dans le quartier Kashk de la ville. Les talibans avaient enlevé les deux policières dans la zone de Sai Ganj du PD1 à Ghazni. Les policières, qui s'appelaient Uzra et Maryam, servaient au PD3 de la ville de Ghazni.

    Située dans le sud du pays, Ghazni est une province volatile où les talibans contrôlent des pans de territoires, y compris des parties de la capitale provinciale.

    Le poste frontière de Spin-Boldak, aux mains des talibans, rouvert au trafic vers le Pakistan
    Des sources pro-talibans semblent confirmer que le passage frontalier Chaman-Spin Boldak sera rouvert. Apparemment, un accord a été conclu entre les talibans et les responsables pakistanais sur la question de la gestion des frontières.
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    Aux dernières nouvelles, les talibans ont commencé à débloquer la frontière Chaman-Spin Boldak ce mardi soir 10 août 2021. Des sources pro-talibans et semi-officielles ont affirmé que les autorités pakistanaises avaient accepté les demandes des talibans.
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    7hLQVitS.jpegProvince de Farah : La ville de Farah aux mains des talibans (Breaking news)
    La ville de Farah (carte ci-contre et photo ci-dessous) serait tombée aux mains des talibans, devenant la 7ème capitale provinciale à être capturée par les talibans en une semaine. Le chaos total règne dans la ville en ce moment, selon un témoin. Vidéo des talibans dans la ville de Farah.

    "Cet après-midi (mardi), les talibans sont entrés dans la ville de Farah après avoir brièvement combattu les forces de sécurité. Ils ont pris le bureau du gouverneur et le quartier général de la police. Les forces de sécurité se sont retirées vers une base de l'armée", a annoncé à l'AFP Shahla Abubar, une conseillère provinciale.

    Outre le QG du gouverneur, la prison de la ville de Farah a également été occupée par les talibans qui se sont empressés de libérer les prisonniers, selon leur habitude. Actuellement, seul le QG du service de renseignement afghan NDS continue de résister. 
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    L'Etat islamique-Khorasan critique les relations entre talibans et la Chine
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    L'État islamique-Khorasan a critiqué les relations des talibans avec la Chine, les États-Unis et la Russie, présentant le mouvement taliban comme un allié et un mandataire des ennemis de la "grande puissance de l'Islam".

    L'État islamique en Irak et en Syrie développer leurs messages sur la question dès 2014 ( numéro 6 du magazine Dabiq par exemple), et l'EI a depuis perpétué cette tendance. Cependant, ces récits se sont progressivement propagés à l'Est – du noyau traditionnel du pouvoir de commandement et de contrôle de l'EI à ses branches régionales en Asie – au fur et à mesure qu'il construisait son réseau mondial de groupes militants.

    L'État-islamique-Khorasan a été fondée en 2015 et opère principalement en Afghanistan, mais pas exclusivement. 

    L'Etat-Islamique-Khorasan accuse les talibans d'obéir aux ordres de Pékin en acceptant d'empêcher les jihadistes de mener des opérations contre la Chine depuis le sol afghan. Il présente également les talibans comme une force par procuration pour la Chine qui cible les combattants de l'État islamique à l'intérieur de l'Afghanistan à la demande de Pékin.

    Une vidéo récente publiée par Khalid Media, un média local de l'Etat_islamique-Khorasan, comprenait plusieurs clips de responsables talibans socialisant et serrant la main de diplomates chinois tout en montrant des images de Ouïghours détenus et maltraités par les forces de sécurité au Xinjiang. Leur intention est de mettre en évidence l'hypocrisie de l'émirat islamique autoproclamé d'Afghanistan. De même, une déclaration publiée par Khurasan Wilayah News a critiqué les représentants des talibans pour leurs visites luxueuses à Pékin, Moscou et Doha en plus d'autres fautes à leurs yeux.

    La stratégie de l'Etat_Islamique_Khorasan est de "délégitimer" les talibans en tant que mouvement islamiste » et de présenter le groupe comme redevable aux puissances étrangères, notant également que l'État islamique a lancé une campagne de hashtag sur les réseaux sociaux accusant les talibans d'être un « Blackwater en blanc. "

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    900 attaques des talibans en une semaine
    Les talibans ont mené chaque jour entre 150 et 200 attaques, la semaine dernière. Ils ont exécuté plus de 900 attaques dans la même période.

    Kaboul plongé dans le noir après la destruction de pylônes électriques
    L'incident s'est produit dans le village de Mirzakhil, dans le district de Kalakan à Kaboul, vers 4 h 45. Deux pylônes électriques qui transportent 220 kilovolts d'électricité importés d'Ouzbékistan à Kaboul ont été détruits et un troisième pylône partiellement endommagé.

    DABS a déclaré que la bombe a été placée près d'un autre pylône électrique dans la région, mais une équipe de l'armée afghane est dans la région pour désamorcer la bombe.

    La principale compagnie d'électricité, Da Afghanistan Breshna Sherkat (DABS).a déclaré que ses techniciens seront envoyés dans la zone une fois que la zone sera sécurisée.
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    Province de Baghlan
    La vieille ville du district de Baghlan-e-Markazi est tombée aux mains des talibans, jeudi matin 6 mai 2021
    , sans aucune résistance des forces de sécurité stationnées dans le secteur. Il semble qu'environ 50 soldats aient abandonné deux bases dans le district de Baghlan-e-Markazi et se seraient «rendus» aux talibans mercredi soir. Du côté des talibans, on parle d'une reddition de 200 soldats. Le ministère de la défense a démenti ces informations et déclare qu'aucun soldat des forces afghanes ne s'est rendu à l'ennemi.

    Baghlan-e-Markazi est située au nord de la province de Baghlan. Rappelons que la localité de Baraka était déjà tombée, le 5 mai, aux mains des talibans. 

    Pour contrer l'offensive des talibans, le ministère de la Défense a dépêché des unités de commandos à Baghlan. Celles-ci ont aussitôt été engagées sur le terrain dans les districts de Baghlan-e-Markazi et Dahana-e-Ghori à la périphérie de la ville de Pul-e-Khumri.

    Province de Farah : Les militaires abandonnent 3 bases à Bala Buluk
    Jeudi soir, les militaires afghans ont évacué deux bases à Shawn et une autre à Pastoo Khan à Bala Buluk. Les talibans, ainsi que des habitants,  sont venus piller ce qui restait dans les bases. Des frappes aériennes ont été menées contre les bases abandonnées provoquant la mort de talibans et de civils.  

    Province de Ghazni
    Les talibans ont investi un avant-poste militaire dans la région d'Arezu, dans le sud de la province de Ghazni. 

    Nemat Rawan (journaliste assassiné).jpegProvince de Kandahar - Assassinat d'un journaliste
    Nemat Rawan (photo), ancien présentateur de TOLO News et responsable des médias au ministère afghan des Finances, a été assassiné, jeudi 6 mai, lors d'une attaque armée par des inconnus dans le PD-14 de la ville de Kandahar, juste un jour après que les talibans aient menacé les journalistes dans une déclaration.

    Les talibans ont réfuté dans une déclaration toute responsabilité dans l'assassinat de Nemat Rawan et accusé le gouvernement.

    L'unité 29155 russe coopérait avec les talibans pour tuer des Américains
    Des informations récemment déclassifiées prouveraient que les talibans ont travaillé en étroite collaboration avec l'unité 29155, la célèbre unité d'assassinats de la Russie, une conclusion qui a renforcé les affirmations que la Russie offrait des primes pour les attaques contre les troupes américaines.

     

     

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Province de Badakshan : Les talibans abattent trois soldats, deux civils et un commissaire
    Les talibans ont tué trois soldats qui avaient été sortis d'un véhicule sur la route Baharak-Ishkashim, dans le district de Warduj, le premier jour du ramadan.

    L'incident a eu lieu vers 3 heures du matin mardi 13 avril, dans le village de Tizab, district de Zibak.

    Ces soldats étaient en service dans les provinces de Khost et Farah et voulaient rentrer chez eux à Ishkashim et Zibak pour des vacances.

    Des sources locales ont révélé que les parents des soldats s'étaient rendus chez les talibans et avaient demandé leur libération. Les talibans leur avaient alors promis qu'il n'y aurait pas de problème et que les prisonniers seraient libérés le premier jour du ramadan.

    Par ailleurs, les talibans ont tué, dans la nuit de lundi à mardi,  le commissaire Darwaz dans le district de Warduj.

    Enfin, les talibans ont fait descendre trois autres personnes de leur véhicule dans le village de Ghani. Les talibans font fréquemment descendre des passagers d'une voiture pour les exécuter. Deux des passagers étaient originaires d'Ishkashimi.

    L'un d'eux était retourné à la vie civile après son service militaire pour travailler comme agriculteur dans son village de Wasasat. Il était allé à Baharak chercher des engrais chimiques. Il a été abattu sur le chemin du retour à Warduj après que les talibans aient découvert sur lui une carte bancaire d'une banque de Kaboul.

    De temps en temps, les talibans sortent des gens de leurs véhicules  et les exécutent après une rapide enquête s'ils découvrent que la personne était liée d'une façon ou d'une autre aux forces de sécurité. Les habitants des districts frontaliers du Badakhshan, de Zibak et Ishkashim à Sheghnan et Darwaza, qui n'ont aucun moyen de transport alternatif, sont contraints de traverser la route, malgré les risques.
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    Province de Baghlan
    Les responsables de la sécurité à Baghlan affirment que 12 talibans ont été tués et neuf autres blessés lors d'une opération sur l'autoroute Pul-e-Khumri-Samangan.
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  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Les violences ont augmenté ces derniers mois en Afghanistan, malgré l'ouverture en septembre à Doha de pourparlers de paix entre le gouvernement et les talibans. Les assassinats ciblés de journalistes, juges, médecins, personnalités politiques ou religieuses, et défenseurs des droits, se sont notamment multipliés, semant la terreur dans le pays. Le gouvernement du nouveau président américain, Joe Biden, qui doit décider s'il confirme ou non le retrait total des troupes américaines encore déployées en Afghanistan d'ici le 1er mai, s'active pour tenter de relancer ce processus de paix, actuellement au point mort.

    Kaboul : Cinq femmes et une fillette tuées dans l'explosion d'un bus
    Cinq femmes et une fillette ont été tuées lundi soir à Kaboul dans l'explosion d'un bus piégé, qui transportait des fonctionnaires du gouvernement afghan, a-t-on appris mardi de source officielle.

    "Malheureusement, cinq femmes ont été tuées" et 17 personnes blessées dans cet attentat, a déclaré à l'AFP Nasratullah Naseri, le porte-parole du ministère des Télécommunications, pour lequel les victimes travaillaient. Selon cette source, l'explosion a été causée par une bombe fixée sur le véhicule. Le bus transportait des fonctionnaires, hommes et femmes, des ministères des Télécommunications, de l'Éducation, et de l'Information et de la Culture, qui sont situés au même endroit. Une des victimes était enceinte et une petite fille est également décédée dans l'explosion, a précisé le ministère de l'Éducation.

    L'attentat n'a pas été immédiatement revendiqué, même si le gouvernement attribue généralement ce genre d'attaques aux talibans. 

    Dimanche soir, au moins trois personnes avaient été tuées et plus d'une dizaine blessées dans l'explosion de deux bombes fixées à des véhicules à Kaboul.

    Province de Baghlan : Attaque d'un bus transportant des professeurs et des élèves 
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    Des hommes armés ont attaqué à l'arme automatique, mardi 16 mars 2021, un bus rempli d'élèves et de professeurs de l'université de Baghlan (nord). Deux personnes, un élève et le chauffeur, ont été tuées et six enseignants blessés, a indiqué à l'AFP le recteur de l'université, Abdul Qadir Mahan. L'incident s'est produit à Pul-e-Khumri. Les talibans ont nié toute responsabilité dans l'attaque ce qui laisse supposer qu'il pourrait s'agir d'une action de l'Etat islamique.
    Condamnation de l'attaque par les talibans :
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    Après l'attaque du bus universitaire, un certain nombre d'étudiants sont descendus dans les rues et sur le campus pour protester contre l'augmentation de l'insécurité et des assassinats. D'autres étudiants ont quitté la résidence universitaire.
    Vidéo 

    Province de Laghman
    Deux soldats de l'Armée afghane se rendant aux talibans à la suite d'une  embuscade visant le convoi de l'ANDSF à Alisheng, 
    Vidéo

    Province de Nangarhar
    Les autorités locales ont revendiqué l'arrestation de quatre membres de l'État islamique (ISKP) dans la province de  Nangarhar.

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    Province de Baghlan
    Au moins 8 talibans ont été tués et trois autres blessés lors d'affrontements avec les forces de sécurité afghanes dans le PD2 de Pul-e-Khumri, dans la province de Baghlan, selon la police de Baghlan.

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    Kaboul : Trois explosions secouent la capitale afghane
    Kaboul a été secoué par trois explosions lundi matin, au milieu d'une vague de meurtres ciblés et de tentatives d'assassinats qui ont provoqué un violent tollé au sein de la communauté internationale.

    Les deux premières explosions se sont produites vers 8 h 37 lorsque deux engins piégés ont explosé dans la région de Sarak-e-Shura dans le PD3 de la ville de Kaboul. La police a déclaré que le véhicule visé appartenait au ministère de la Communication et des Technologies de l'information, mais qu'il n'y avait pas eu de victimes.

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    Au moins un civil a été tué et un autre blessé lorsqu'un engin piégé a explosé, lundi 18 janvier vers 04H45 contre un véhicule Toyota Corolla, a informé la police. L'incident s'est produit sur la route Char Qala-e-Chardehi dans la PD6 de Kaboul. Il semble que cette attaque soit à imputer à l'Etat islamique.

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    Province du Badakhshan
    Huit villages ont été débarrassés des talibans au cours d'une opération de l'Armée afghane dans le district d'Argo, dans la province du Badakhshan, a déclaré aujourd'hui le ministère afghan de la défense, ajoutant que quatre talibans ont été tués et trois autres blessés.

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    Les services de renseignement afghans (NDS) ont arrêté un membre présumé des Talibans dans la province de Nangarhar. Le jihadiste était sur le point d'assassiner un chef de tribu dans le district de Khogyani. 
     
    Province de Baghlan : Les talibans attaquent la capitale provinciale de Baghlan - au moins 10 membres des forces de sécurité tués
    La situation sécuritaire dans la province de Baghlan s’est détériorée. Les forces gouvernementales ne sont plus en mesure d'arrêter l'expansion des talibans et sont régulièrement la cible des attaques du mouvement islamiste.
     
    Hier soir, au moins 8 membres des forces de sécurité ont été tués et deux autres blessés par les talibans à Pul-e-Khumri - la capitale de la province et la plus grande ville de Baghlan. Deux autres membres du personnel sont toujours portés disparus et deux véhicules ont été détruits. Selon le rapport, les talibans ont attaqué un avant-poste de sécurité sur l'autoroute Baghlan-Samangan.
     
    Les talibans ont également attaqué une position de l'armée dans le secteur de Saif Khan de la ville de Pul-e-Khumri. Les talibans ont incendié un véhicule blindé, tué 2 soldats et capturé 5 autres. La capitale provinciale est officiellement contrôlée par les forces gouvernementales, mais en fait, les talibans jouissent de la liberté d'action dans la ville qui pourrait bientôt tomber entre leurs mains.

    Province de Logar : 2 agents des NDS tués
    Deux agents des services de renseignement afghans (NDS) (identifiés ensemble sur cette photo comme Farhad et Mirwais) ont été tués, lundi 18 janvier,  à Pul-e-Alam, province de Logar.

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