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  • Irak : Les forces américaines n'accompliront plus de missions de combat en Irak à partir de la fin 2021

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    Une délégation irakienne a entamé, jeudi 22 juillet 2021 à Washington, des discussions sur la présence militaire américaine en Irak, avant une rencontre du Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi avec le président Joe Biden lundi à la Maison Blanche.

    La responsable des questions internationales au Pentagone, Mara Karlin, a reçu une délégation menée par le conseiller à la sécurité nationale irakien, Qassem al-Araji, pour discuter de "la coopération militaire à long terme" entre les deux pays, a indiqué le porte-parole du Pentagone, John Kirby, dans un communiqué. Le ministre de la Défense Lloyd Austin s'est joint aux discussions pour "réaffirmer son engagement" à la poursuite de la lutte contre l'Etat islamique, a ajouté le porte-parole. Alors qu'une cinquantaine d'attaques à la roquette ou aux drones piégés ont été perpétrées contre des intérêts américains (ambassade, bases militaires) depuis le début de l'année en Irak. M. Austin a souligné "la nécessité pour les Etats-Unis et la coalition de pouvoir aider l'armée irakienne en toute sécurité". Les discussions se poursuivront vendredi 23 juillet, notamment sur la mission des militaires américains déployés sur le sol irakien, alors que l'Irak est pris en tenailles entre son allié américain et son puissant voisin iranien, qui se livrent à une confrontation régulière sur son sol.

    Al-Kazimi est sous la pression des factions chiites irakiennes pro-iraniennes exigeant le départ de toutes les forces américaines d'Irak. Les deux parties devraient s'entendre sur une déclaration finale visant à soulager la pression sur le Premier ministre irakien, tout en maintenant le soutien américain aux forces de sécurité irakiennes.

    La semaine dernière, M. al-Kazimi à Bagdad avait évoqué le futur "retrait des forces de combat d'Irak" avec l'émissaire de la Maison Blanche Brett McGurk. Mais jeudi, la porte-parole de la présidence américaine, Jen Psaki, a souligné que le gouvernement irakien "souhaite que les Etats-Unis et la coalition continuent d'entrainer et d'aider son armée, d'apporter un soutien logistique (et) de partager son renseignement". 

    "Nous n'avons pas besoin de plus de combattants, mais nous avons besoin d'une coopération en matière de renseignement, d'une assistance à la formation et de forces pour nous aider depuis les airs", a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein au Wall Street Journal.

    Un responsable américain a indiqué que Washington envisageait de modifiant le rôle de certaines forces américaines en Irak, et non en réduisant les effectifs. "Il ne s'agit pas d'un ajustement quantitatif, mais plutôt d'une clarification des fonctions que les forces rempliront conformément à nos priorités stratégiques", a-t-il déclaré.

    la mission des forces américaines en Irak devrait se transformer en mission consultative d'ici la fin de 2021, ce qui devrait signifier la fin de leurs missions de combat en Irak.

     Quelque 3.500 soldats étrangers sont encore sur le territoire irakien parmi lesquels 2.500 Américains, mais la mise en oeuvre de leur retrait pourrait durer des années.

  • Arabie saoudite : Biden veut écarter le prince héritier Mohammad Ben Salmane dans ses relations avec le royaume

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    Le nouveau président américain Joe Biden entend "re-calibrer" la relation avec l'Arabie saoudite et communiquera désormais avec le roi Salmane, plutôt qu'avec le prince héritier Mohammad ben Salmane (MBS), a indiqué mardi la Maison Blanche.
    "Nous avons clairement dit depuis le début que nous allions re-calibrer notre relation avec l'Arabie saoudite", a souligné Jen Psaki, porte-parole de l'exécutif américain, marquant sa différence avec Donald Trump, soutien indéfectible de Riyad.

    Interrogée sur un éventuel échange téléphonique à venir entre le président et "MBS", qui était l'interlocuteur privilégié sous la présidence Trump, Mme Psaki a clairement indiqué que cela n'était pas à l'ordre du jour. "L'homologue du président est le roi Salmane et il aura un échange avec lui le moment venu", a-t-elle expliqué.

    Depuis son arrivée au pouvoir, le 20 janvier, Joe Biden a, par petites touches, pris ses distances avec l'Arabie saoudite. Deux semaines après sa prestation de serment, il a annoncé la fin du soutien américain à la campagne militaire saoudienne au Yémen, affirmant qu'elle avait "créé une catastrophe humanitaire et stratégique".

    Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a par ailleurs décidé de retirer les rebelles yéménites houthis de la liste noire américaine des "organisations terroristes". Ces rebelles, appuyés par l'Iran, combattent le gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite.

    La désignation sur la liste noire, décidée in extremis par l'administration Trump, était décriée par les organisations humanitaires car elle risquait d'entraver l'acheminement de l'aide dans les vastes territoires contrôlés par les houthis.

    Interrogé une nouvelle fois sur les raisons pour lesquelles M. Biden n'avait toujours pas appelé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, près d'un mois après son arrivée au pouvoir, Mme Psaki a assuré que cet échange interviendrait "bientôt". "Son premier appel avec un dirigeant de la région sera avec le Premier ministre Netanyahu", a-t-elle souligné.

    Nikki Haley, ex-ambassadrice aux Nations unies sous Donald Trump, a accusé le gouvernement Biden de "snober" un "ami comme Israël".