Province du Yatenga

  • Burkina Faso : 5 soldats tués et une quarantaine de "terroristes" neutralisés dans une double attaque

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    Cinq soldats burkinabè ont été tués et 44 "terroristes" neutralisés, jeudi 9 juin 2022, dans deux attaques armées contre un détachement de gendarmerie dans la région de la Boucle du Mouhoun (Nord-Ouest) et contre la mine industrielle d’or de Karma, dans la province du Yatenga dans le nord du Burkina Faso, a annoncé l’Etat-major général des armées dans un communiqué.

    Au petit matin du jeudi, le Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention (GARSI) de Barani (Province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun) a été la cible d’une attaque, a indiqué l’armée burkinabè qui dit avoir "infligé une défaite" au groupe de "terroristes".
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    "Une vingtaine de terroristes ont été abattus tandis que trois autres ont été capturés", a ajouté l’armée précisant que "quatre  gendarmes ont malheureusement été mortellement atteints".

    On enregistre également une dizaine de blessés qui ont été pris en charge par les services de santé, selon la même source.

    Le même jour, des individus armés ont tenté une incursion dans les installations de la mine d’or de Karma près de la localité de Namissiguima dans le nord du pays.
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    "Face à la riposte des éléments du détachement militaire, les assaillants ont dû battre en retraite", a souligné l’armée ajoutant que la contre-offensive aéroterrestre lancée immédiatement a permis d’intercepter une partie des assaillants qui tentaient de s’exfiltrer au Nord de la mine.

    "Un véhicule pickup avec à bord au moins 10 terroristes a été détruit. Sept binômes terroristes sur des motos ont également été neutralisés", lit-on dans le communiqué.

    Dans leur fuite, les "terroristes" ont abandonné une importante quantité d’armes et du matériel de combat, selon l’armée qui dit avoir enregistré deux décès (un militaire et un civil) et 9 militaires blessés qui ont été pris en charge.

    Depuis 2015, plusieurs localités du Burkina Faso sont en proie à des attaques terroristes ayant fait plus de 2000 morts civils et militaires et plus de 1,9 million de déplacés internes, selon les autorités.

  • Burkina Faso : au moins 4 militaires tués dans l'explosion d'une mine

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    Au moins 4 soldats burkinabè ont été tués, lundi 24 janvier 2022, dans l'exposition d'une mine entre la ville de Ouahigouya et Thiou dans la province du Yatenga dans le nord du pays.

    "Une unité de l’Armée burkinabè a été victime d’une attaque à la mine dans le nord. Des militaires y ont perdu la vie", a rapporté le site d’information "minute.bf" (indépendant).

    Aucune partie n’a encore revendiqué cette attaque qui est intervenue le jour du coup d’Etat mené par des militaires contre le président Roch Marc Christian Kaboré.

    Le Nord du Burkina Faso, à l'instar de plusieurs autres régions, est la cible d'attaques armées depuis 2015.

    Fin décembre 2021, une quarantaine de personnes dont des volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués dans une attaque armée dans la même région.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés internes.

    Le pays compte à ce jour, 1 579 976 personnes déplacées internes à cause du terrorisme, selon le Conseil national de secours d’urgence (CONASUR).

    L’insécurité a également engendré la fermeture de 3 280 établissements scolaires soit 13,09% des structures éducatives du pays, privant 511 221 enfants de leur droit à l’éducation.

    Malgré les multiples changements à la tête de l’armée la situation sécuritaire du Burkina Faso s’est progressivement dégradée depuis quelques années.

    Cette situation a provoqué des manifestations de colère le plus souvent réprimées par les forces de l’ordre.

    Samedi, plusieurs villes avaient enregistré des manifestations pour protester contre la dégradation de la situation sécuritaire. Ces manifestations avaient dégénéré dans certaines localités.

    Le lendemain dimanche, des militaires sont entrés dans un mouvement d’humeur qui a abouti à l’arrestation de Kaboré.

    C’est ainsi que le Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba (41 ans) a pris le pouvoir à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR).

    Dans leur déclaration, les militaires ont expliqué que leur action intervient dans un contexte marqué par la montée du terrorisme dans le pays depuis 2015 et l’" incapacité manifeste (de l’ancien gouvernement) à faire face efficacement à la dégradation de la situation sécuritaire".

  • Burkina Faso : Trois soldats tués dans le nord 

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    L'armée burkinabè annonce que trois soldats ont été tués lors de combats avec des GAT (Groupes armés terroristes) : 

    "Trois soldats burkinabé sont morts et 11 hommes armés ont été tués lors d'une attaque contre les troupes dans le nord du pays, mercredi 24 novembre, a indiqué l'armée dans un communiqué".

    L'attaque a eu lieu contre un détachement de l'armée à Thiou dans la région du Yatenga, a précisé l'armée dans un communiqué jeudi.

    Cette attaque menée par des militants islamistes présumés est la dernière en date des trois attaques perpétrées depuis le 14 novembre, qui ont tué plus de 60 membres des forces de sécurité et plus d'une douzaine de civils, suscitant la colère et des protestations dans tout le pays, avec des appels à la démission du président Roch Marc Kaboré. 

  • Burkina Faso : un militaire tué et 11 terroristes neutralisés

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    Un militaire burkinabè a été tué et 11 terroristes neutralisés, dans un accrochage avec "des individus armés non identifiés", dans la commune de Kombori, province du Yatenga, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé mardi 12 janvier, l’armée burkinabè dans un communiqué.
     
    Selon le texte, le 9 janvier 2021, alors qu’une unité de l’armée partait pour appuyer des volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les civils armés par les autorités pour épauler l’armée), à Kombori (nord), elle a été accrochée par "des individus armés non identifiés".
     
    "Un militaire a été tué et six ont été blessés. 11 assaillants ont été tués au cours du combat", souligne l’armée.
     
    Le 5 janvier courant, dans la même localité, au moins six personnes avaient été tuées, dans un affrontement entre des terroristes présumés et les membres du groupe d’auto-défense "Koglweogo".
     
    Le Burkina Faso est en proie à des attaques terroristes, depuis plus de cinq ans dans plusieurs de ses régions, occasionnant de nombreuses victimes et des milliers de déplacés confrontés à une grave crise humanitaire, selon les organisations humanitaires installées dans le pays.