Province du Seno

  • Burkina Faso : 11 civils tués dans une attaque armée dans le Centre-nord

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    Onze civils ont été tués dans une attaque perpétrée mercredi soir 6 janvier 2022 par des individus armés non identifiés, contre le village de Ankouna dans la région du Centre-Nord burkinabé, a annoncé vendredi le gouverneur de la région Casimir Segueda dans un communiqué.

    L’attaque a également fait un blessé et plusieurs hangars du marché ont été incendiés, selon la même source.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d’attaques terroristes dans plusieurs de ses régions.

    Le pays compte à ce jour, 1 501 775 personnes déplacées selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha).

    Les provinces de la région sahélienne du pays dont le Sanmatenga, le Soum, le Bam, le Seno et le Namentenga sont les principales zones d'origine des personnes déplacées.

    L’insécurité a également occasionné la fermeture de 3 280 établissements scolaires soit 13,09% des structures éducatives du pays, privant du droit à l’éducation 511 221 enfants.

    L’état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

    Le Premier ministre burkinabè Lassina Zerbo a déclaré vendredi que malgré les efforts déployés jusque-là, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, l’intégrité du territoire est mise à mal.

  • Burkina Faso : Dix soldats portés disparus depuis jeudi dernier

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    Dix soldats burkinabè sont portés disparus depuis jeudi 23 décembre 2021, suite à un accrochage avec des éléments d’un groupe armé terroriste, dans la localité de Toéni, dans la province du Sourou, dans le nord-ouest du Burkina Faso, a annoncé lundi 27 décembre, l’armée burkinabè dans une note faisant le rapport hebdomadaire des opérations antiterroristes.

    L’armée a indiqué avoir neutralisé "plusieurs terroristes" lors de cette attaque, sans plus de détails.

    Toujours selon l’armée burkinabè, deux soldats ont été tués et quatre autres blessés, le 24 décembre courant, dans l’explosion d’une mine au passage d’un véhicule militaire entre Djibo et Bourzanga, dans le Sahel.

    Dans un précédent communiqué publié dans l’après-midi de lundi, l’Etat-major général des armées burkinabè a annoncé qu’une attaque aait visé, dimanche 26 décembre, la gendarmerie de Seytenga, dans la province du Séno, région du Sahel "mais n’a causé aucune perte en vie humaine".

    L’armée a démenti des "informations rapportant que 40 militaires Burkinabè auraient été tués et qu’une quinzaine d’autres seraient portés disparus suite à cette attaque" et rappelé que des renforts ont d’ailleurs été déployés dans la zone.

    L’armée "condamne fermement ces actes de propagande et invite l’opinion à rester vigilante face à la manipulation".

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes.

    La situation s'est dégradée ces dernières semaines dans plusieurs régions du pays.

    Jeudi 23 décembre, une embuscade, tendue contre une colonne de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les supplétifs de l'armée burkinabè), dans la zone de You, province du Loroum, région du nord, a fait 41 morts, selon le gouvernement burkinabè.

    Le 9 décembre courant, au moins 12 VDP avaient été tués, dans une embuscade sur le même tronçon Ouahigouya-Titao, dans le nord du pays.
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