Province de Shabwah

  • Yémen : Plus de 180 rebelles tués dans de nouveaux raids au sud de Ma'rib

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    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen a affirmé avoir tué, vendredi 15 octobre 2021, plus de 180 rebelles houthis dans de nouveaux raids au sud de la ville stratégique de Ma'rib, où les combats ont déjà fait des centaines de morts ces derniers jours.

    "L'opération a détruit 10 véhicules militaires et tué plus de 180 éléments terroristes" à al-Abdiya et aux alentours de cette localité, située au sud de la ville de Ma'rib, a indiqué la coalition, citée par l'agence de presse officielle saoudienne SPA, précisant que "40 opérations visant les rebelles ont été menées ces dernières 24 heures".

    Dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen largement dominé par les houthis, Ma'rib, chef-lieu de la province qui porte le même nom, est au cœur d'une violente bataille. Les houthis ont lancé en février une campagne pour prendre Ma'rib où ils progressent, ayant intensifié leur offensive ces dernières semaines. La coalition a répondu depuis lundi par une salve de frappes aériennes qui ont tué selon elle des centaines d'insurgés. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de source indépendante. Et les houthis ne communiquent que très rarement sur les victimes dans leurs rangs.

    Les houthis ont capturé al-Abdiyah, malgré d'intenses bombardements de la coalition
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    Vendredi 15 octobre, les rebelles chiites Houthis ont capturé le centre du district d'al-Abdiyah dans la province centrale yéménite de Marib.

    Les combattants houthis ont réussi à pénétrer dans le centre du district, situé au sud de la ville de Ma'rib, après avoir lancé une vaste attaque coordonnée de plusieurs directions. Les forces loyalistes soutenues par les Saoudiens n'ont pas réussi à conserver leurs positions.

    Au cours des derniers jours, les Houthis ont pris le contrôle de plusieurs zones autour du centre du district d'al-Abdiyah, notamment Lahjla, Bilad al-Thabati, al-Balghaith, al-Harqan, al-Shaddadi, al-Madhd, Thamdah et al-Arwal al -Shib.

    Avec al-Abdiyah entre leurs mains, les Houthis avanceront probablement plus rapidement vers la ville de Ma'rib depuis la direction sud. Les combattants du groupe sont déjà à la périphérie ouest de la ville.

    Jeudi, l'ONU avait appelé à la cessation des combats autour de Ma'rib, ainsi que dans les provinces de Chabwa (sud) et d'Al-Baïda (centre), afin de fournir de l'aide humanitaire aux populations civiles. Une trêve permettrait "le passage en toute sécurité des civils et des travailleurs humanitaires, ainsi que l'évacuation de blessés", avait indiqué dans un communiqué David Gressly, coordinateur humanitaire de l'ONU pour le Yémen.

    Les deux camps se livrent une guerre dévastatrice depuis 2014, date à laquelle les houthis, proches de l'Iran, se sont emparés de la capitale Sanaa (nord). Depuis 2015, la coalition dirigée par les Saoudiens intervient pour appuyer les forces loyalistes en peine face aux rebelles. La guerre au Yémen a plongé le pays, le plus pauvre de la péninsule arabique, dans la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU, poussant la population au bord de la famine. Des dizaines de milliers de personnes, la plupart des civils, ont été tuées et des millions déplacées depuis le début du conflit. 

  • Yémen : Attentat à Aden contre un convoi officiel, au moins six morts

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    Au moins six personnes ont péri, dimanche 10 octobre 2021, dans un attentat à la voiture piégée dans le sud du Yémen contre un convoi de responsables gouvernementaux, qui ont survécu à l'attaque. 

    Ahmed Lamlas (gouverneur d'Aden).jpegSelon des sources de sécurité, le gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas (photo ci-contre), le ministre de l'Agriculture, Salem al-Socotri, et un troisième responsable dont l'identité n'a pas été précisée dans l'immédiat, étaient à bord du convoi qui roulait à Aden.

    Deuxième ville du pays, Aden est la capitale provisoire du pouvoir yéménite en guerre depuis 2014 contre les houthis, les rebelles chiites qui ont conquis une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, a fait six morts et une dizaine de blessés, selon un nouveau bilan de sources de sécurité. 

    "La voiture piégée a explosé rue al-Moualla au passage du convoi de responsables, dont le gouverneur d'Aden, le ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un autre responsable", a indiqué une source de sécurité à l'AFP. Ils ont tous survécu à l'attaque, selon l'agence de presse officielle Saba. Le gouverneur et le ministre de l'Agriculture sont tous deux membres du Conseil de transition du Sud (séparatistes, STC) qui participe au gouvernement d'union avec les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement siège à Aden.



    Le Sud était un Etat indépendant jusqu'à la réunification du Yémen en 1990. Il existe toujours dans l'ancien Yémen du Sud un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays. Plusieurs attaques antigouvernementales ont été attribuées aux rebelles houthis ces dernières années. D'autres ont été revendiquées par des groupes jihadistes. Après l'attentat, le Premier ministre, Maïn Abdelmalek Saïd, a appelé à une enquête, dénonçant une attaque "terroriste lâche", selon l'agence Saba.

    Emissaire américain 
    Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a lui aussi dénoncé une "opération terroriste", sommant les services de sécurité et les forces armées de "prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité et la stabilité" dans cette ville, a rapporté Saba. De son côté, le porte-parole du STC, Ali al-Kathiri, a dénoncé un "complot dangereux" visant le Sud, ajoutant que l'attaque avait coïncidé avec la progression des "milices terroristes" des houthis dans les régions de Marib (nord) et de Chabwa (centre).

    Les houthis ont intensifié ces derniers mois leur campagne pour s'emparer de la ville de Marib qu'ils tentent de conquérir depuis février aux forces pro-gouvernementales, progressant sur plusieurs fronts. Les combats ont fait des centaines de morts. L'attentat de dimanche est le plus sanglant à Aden depuis une attaque en décembre 2020 contre l'aéroport de la ville, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés.

    Le pouvoir avait alors accusé les houthis. Et plusieurs mois plus tard, un rapport de l'ONU avait pointé du doigt les rebelles, indiquant que l'attaque contre l'aéroport d'Aden avait été réalisée avec des missiles semblables à ceux des houthis et avaient été tirés à partir de lieux sous leur contrôle. 

    Le pouvoir yéménite est soutenu militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les houthis ont le soutien politique de l'Iran, rival régional du royaume saoudien.

    La communauté internationale essaye en vain de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. Près de 80% de la population yéménite compte sur l'aide humanitaire pour survivre. D'après les organisations internationales, des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des millions ont été déplacées. L'attentat d'Aden s'est produit alors que l'émissaire des Etats-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a lancé une nouvelle tentative de mettre fin à la guerre dans ce pays avec une tournée régionale incluant l'Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis.

  • Yémen: 67 morts dans des combats autour de la ville de Marib

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    Des affrontements au Yémen ont fait 67 morts au cours des 24 dernières heures parmi les rebelles Houthis et les soldats pro-gouvernementaux dans la bataille pour Marib, dernier bastion loyaliste dans le nord du pays en guerre, selon des sources militaires et médicales.

    "Cinquante-huit rebelles et neuf soldats gouvernementaux ont été tués dans des combats et par des frappes aériennes dans les provinces de Marib et Shabwa", ont indiqué les sources militaires à l'AFP, un bilan confirmé par des sources médicales.

    L'objectif des Houthis est de conquérir le gouvernorat de Ma'rib, riche en ressources pétrolières. La conquête de la province de Marib donnerait aux houthis un avantage avant d'entamer toute négociation de paix. À ce jour, les rebelles n'ont obtenu aucun résultat significatif, mais ils continuent de faire preuve de détermination. 

    Selon le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad bin Moubarak, lors d'un entretien avec al-Arabiya, Téhéran aurait demandé aux houthis de ne pas s'asseoir à la table des négociations avec le gouvernement yéménite tant qu'il n'aurait pas pris le contrôle total de Marib. 

    Concernant le rôle des acteurs internationaux, Ahmed Awad bin Moubarak s'est dit surpris par le comportement des États-Unis, qui ont retiré les Houthis de la liste des organisations terroristes, mais sans rien obtenir en retour, tandis que le nouvel envoyé de l'ONU, Hans Grundberg, a été invité à travailler sur la base de ce qui a été réalisé jusqu'à présent, sans recommencer. Enfin, le ministre a souligné l'importance des initiatives de paix promues à la fois par l'ONU et l'Arabie saoudite, considérées comme une feuille de route à suivre pour résoudre la crise yéménite.

    Par ailleurs, on a appris qu'au moins 12 civils avient perdu la vie, tandis que 22 autres étaient blessés au cours d'une attaque des milices rebelles Houthis contre le gouvernorat nord-ouest de Hajjah le 26 septembre.

    Selon les rapports du ministre yéménite de l'Information, Moammar al-Eryani, le 26 septembre, un missile balistique, vraisemblablement de fabrication iranienne, a visé le district de Midi, dans le gouvernorat de Hajjah, alors qu'une célébration commémorait le 59e anniversaire de la révolution du 26 septembre 1962. Pour le ministre al-Eryani, l'attaque du 26 septembre est assimilable à un crime de guerre, et représente une violation flagrante des normes et accords internationaux, en premier lieu du droit international humanitaire.

    Le conflit civil au Yémen a commencé à la suite du coup d'État des Houthis le 21 septembre 2014. Le conflit oppose les rebelles chiites houthis, soutenus par Téhéran aux  forces liées au gouvernement yéménite internationalement reconnu  du président Rabbo Mansour Hadi.. Depuis le 26 mars 2015, l'armée pro-gouvernementale est assistée d'une coalition internationale dirigée par l'Arabie saoudite, qui comprend également les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Soudan, la Jordanie, le Koweït et Bahreïn.

  • Yémen : Plus de 140 morts dans des combats cette semaine à Marib

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    Plus de 140 rebelles et membres des forces progouvernementales ont été tués cette semaine alors que les combats s'intensifient autour de la ville stratégique de Marib, ont indiqué vendredi à l'AFP des sources militaires et médicales.

    Ma'rib est le dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen, et les rebelles chiites houthis, soutenus par l'Iran, tentent depuis des mois de s'en emparer. Au moins 51 combattants loyalistes ont péri au cours des quatre derniers jours, la plupart d'entre eux dans des combats dans la province de Chabwa (sud) et dans celle de Marib, ont affirmé plusieurs sources militaires. Selon elles, au moins 93 rebelles houthis ont également été tués dans des combats et dans des bombardements aériens menés par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, en soutien aux forces gouvernementales.

    Les houthis font rarement état de bilan de victimes dans les combats mais le chiffre de plus de 140 morts a été confirmé par des sources médicales.

    Selon les sources militaires, qui s'exprimaient sous couvert de l'anonymat, les houthis se sont emparés de quatre districts, un dans la province de Marib et trois dans celle de Chabwa. "Trois districts à Chabwa sont tombés (...) en l'espace de quelques heures", a indiqué l'une d'elle à l'AFP.

    En février, les houthis avaient intensifié leurs efforts pour s'emparer de Marib et les combats ont fait depuis des centaines de morts dans les deux camps. Le contrôle de cette région riche en pétrole renforcerait la position de négociation des houthis dans les pourparlers de paix.

    La semaine dernière, au moins 50 rebelles et soldats pro-gouvernement avaient été tués dans des affrontements dans la province d'Al-Bayda, dans le centre du pays, selon des sources militaires.

    Le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, a éclaté en 2014 après une offensive des houthis venus du Nord. Le pays est depuis devenu le pire désastre humanitaire au monde selon l'ONU, avec des dizaines de milliers de morts d'après des ONG et une population au bord de la famine.

  • Yémen : Déclaration d'urgence au sud du pays pour faire face à la progression des Houthis

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    Le Conseil de transition du Sud au Yémen, soutenu par les Émirats arabes unis, contrôle de vastes zones dans le sud et appelle à la sécession, alors que la population du sud est sortie dans la rue pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Le chef du Conseil de transition, Idrous Al-Zubaidi, a déclaré, dans un discours télévisé diffusé par la chaîne du conseil "Al-Mustaqilla" : "Nous déclarons l'état d'urgence dans tous les gouvernorats du sud, à partir d'aujourd'hui, mercredi. "

    Il a appelé les forces armées du sud et toutes leurs formations à élever au maximum la préparation au combat et l'état de vigilance, et à "mobiliser les énergies pour faire face aux menaces des Houthis, pour la défense de la religion, de la patrie et de l'honneur", a-t-il déclaré.

    L'appel d'Al-Zubaidi intervient après que les forces houthies ont progressé dans certaines zones frontalières et se sont approchées des districts de Lodar à Abyane (sud) et de Bayhan à Shabwa (est), coïncidant avec des manifestations populaires en colère dans la plupart des districts du gouvernorat d'Aden (sud). En raison de la médiocrité des services et de la détérioration de l'économie.

    Al-Zubaidi a également appelé les forces de sécurité à « frapper d'une main de fer quiconque cherche à déstabiliser la sécurité et à créer de la confusion et des troubles ». Pour Zubaidi, les manifestations contre l'extrême pauvreté et le manque de service à Aden sont parasitées par des agentsdes  frères musulmans du parti ennemi Al-Islah.

    Il a poursuivi : « Au moment où les milices houthies et les forces du terrorisme et de l'extrémisme lancent leur nouvelle invasion du sud, des terres et des peuples, nous déclarons, du cœur de la capitale, Aden, l'état d'urgence et la mobilisation générale. "

    Al-Zubaidi a exhorté les pays de la coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite voisine, à "sensibiliser la responsabilité qui leur incombe vis-à-vis de la sécurité nationale de la région".

  • Yémen : Les rebelles chiites Houthis ont repris la dernière base de la coalition dirigée par les Saoudiens dans la province de Marib

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    Mercredi 28 Juillet, les rebelles chiites Houthis ont réussi à reprendre le contrôle de la dernière base détenue par la coalition dirigée par l' Arabie dans le sud de la province de Marib.

    L'information a été donnée par l'agence de presse yéménite, alliée à la milice Ansar Ullah, le bras armé des Houthis. La prise de la base est intervenue après de violents affrontements.

    Les Houthis ont également fait des progrès significatifs dans d'autres régions situées entre Marib et la province de Sanaa qui la jouxte à l'ouest et la province de Shabwa qui se trouve au sud.

    Le 27 Juillet, la chaîne de télévision al-Mayadeen a rapporté qu'une « explosion massive » avait secoué un avant-poste des forces de la coalition dirigée par l' Arabie saoudite à Marib. La chaîne a précisé que l'explosion s'était produite au cours d'un bombardement du quartier général. Elle n'a fourni aucun autre détail sur l'étendue des victimes ou des dommages que l'explosion aurait pu causer.

    Selon les médias pro-Houthi, Ansar Ullah a également lancé une "attaque de grande envergure" contre les bases de la coalition dirigée par les Saoudiens à l'est de la province de Bayda, s'assurant le contrôle de nombreux avant-postes stratégiques surplombant les provinces de Marib et Shabwa.

    Pendant ce temps, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a affirmé avoir contré une attaque d'un drone piégé lancé par les rebelles Houthis dans la province centrale d'al-Bayda.

    "La 19e brigade d'infanterie a réussi à intercepter et à détruire un drone piégé lancé par la milice houthie contre les positions de l'armée dans la partie nord d'al-Bayda", indique un bref communiqué publié par les forces pro-gouvernementales yéménites.

    "Le drone a été abattu alors qu'il tentait de viser les positions et les casernes de l'armée gouvernementale dans le district de Numan à al-Bayda", ajoute le communiqué.

    De vastes zones de la province d'al-Bayda ont été le théâtre d'affrontements armés intenses entre les forces gouvernementales yéménites et les Houthis au cours des dernières semaines, faisant de nombreux morts ey blessés des deux côtés.

    Forte pression internationale pour un cessez-le-feu
    De hauts diplomates américains ont organisé des pourparlers dans la région du Golfe dans le cadre d'une nouvelle pression pour un cessez-le-feu au Yémen alors que de féroces batailles terrestres se propagent et que le groupe Houthi aligné sur l'Iran a repris ses attaques trans-frontalières contre l'Arabie saoudite après une brève accalmie pendant les vacances musulmanes.

    L'envoyé spécial des États-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, est arrivé en Arabie saoudite le 27 juillet à la suite d'une visite de la secrétaire d'État adjointe Wendy Sherman à Oman, alors que les efforts visant à mettre fin à plus de six ans de guerre sont au point mort.

    Lenderking discutera des "conséquences croissantes" de la bataille de Marib qui provoque l'instabilité dans la région et du "besoin urgent" pour Riyad et le gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite de faciliter les importations de carburant vers le nord du Yémen, a déclaré le département d'Etat.

  • Yémen : Les rebelles chiites houthis contrôlent des hauteurs stratégiques dans le centre du pays

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    Les médias ont rapporté que les combattants d'Ansar Ullah, le bras armé des rebelles chiites houthis, ont réussi à prendre le contrôle, jeudi 22 juillet 2021, des hauteurs stratégiques de la province désertique d'Al-Baydah, au centre du Yémen.

    "Ansar Allah" a pris le contrôle des hauteurs après avoir lancé une attaque à partir de plusieurs axes contre l'armée du gouvernement yéménite et des tribus pro-gouvernementales.

    Les combattants d'« Ansar Allah » ont aussitôt été pris pour cible par les avions de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite sur les hauteurs d'Al-Baydah. Les frappes aériennes auraient fait de nombreux morts et blessés dans les rangs du groupe chiite.

    Progression sur le terrain des Houthis
    Une source militaire houthie a déclaré : « Les combattants du groupe ont pris le contrôle de l'ensemble des sites stratégiques d'Aqabat Al-Qundha' dans le district de Numan, au nord d'Al-Baydah... Les combats ont duré plus de 6 heures, occasionnant de nombreux morts et blessés des deux côtés."

    L'importance de la hauteur stratégique d'Aqabat Al-Qundha' réside dans le fait qu'elle surplombe le district de Bayhan, la première région du gouvernorat de Shabwa, riche en pétrole, au sud-est du Yémen.

    Les progrès sur le terrain des Houthis ont été réalisés après que la milice chiite ait resserré son contrôle sur de nombreux sites dans les districts de Numan et Nata', au nord d'al-Baydah.

    Raids de la coalition arabe
    Les avions de guerre de la coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite sont aussitôt intervenus et ont réalisé des raids ciblés sur des rassemblements et des véhicules d'"Ansar Allah" au sommet d'Aqabat al-Quna', faisant des morts et des blessés dans les rangs du groupe.

    De son côté,  l'armée gouvernementale a annoncé avoir repris le contrôle des sites dans la zone d'Al-Jraibat, au nord d'Al-Baydah, un jour après que les Houthis en avaient pris le contrôle.

    Rappelons qu'au début du mois de juillet, l'armée yéménite avait annoncé que ses forces avaient  pris le contrôle de vastes zones dans les districts d'Al-Soma'a et d'Al-Zahir dans le gouvernorat d'Al-Baydah, lors du lancement de la Opération « Étoile palpitante » pour libérer la province de l'emprise d'« Ansar Allah ».