Province de Shabwah

  • Yémen : Le Qatar et de la Turquie accroissent leur influence au Yémen

    Imprimer

    Le mouvement politique yéménite proche du Qatar, connu sous le nom de "courant de Doha", a intensifié ses accusations contre la coalition internationale dirigée par les Saoudiens. Parallèlement, des milices islamistes ont lancé une offensive avec le soutien du Qatar et de la Turquie.
    Selon le journal al-Arab, le mardi 7 juillet, sur la base de sources yéménites locales, le vice-président du Parlement yéménite, Abdul Aziz Jabbari, est arrivé dans le gouvernorat de Ma'rib, quelques jours après les critiques portées par les éléments pro-qataris contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.
    Le 3 juillet, Jabbari a souligné que dans le contexte des tensions entre les groupes séparatistes du Sud et le gouvernement yéménite, les forces du pouvoir soutenu par l'Arabie saoudite et reconnu internationalement perdent le contrôle du pays. Jabbari a ajouté que le gouvernement officiel ne durerait pas longtemps.
    La position anti-saoudienne de jabbari s'inscrit dans une campagne plus large des "hommes de Doha", qui visent à saboter l'accord de Riyad du 5 novembre 2019, dont l'objectif est de mettre fin aux tensions sécessionnistes du Sud et de créer un nouveau gouvernement avec une représentation équitable du Conseil de transition du Sud (CTS) et des autres forces politiques yéménites. En parallèle, l'Arabie Saoudite continue de faire des efforts dans la lutte contre les rebelles chiites Houthi, aux côtés des forces du président yéménite, Mansour Hadi.
    Plusieurs représentants du mouvement pro-qatari doivent se rendre à Doha ou à Ankara pour tenter de former un nouveau bloc politique opposé au gouvernement internationalement reconnu, c'est-à-dire opposé à la coalition menée par l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis. Ce mouvement bénéficierait du soutien de la Turquie, du Qatar et des Frères musulmans. Parmi les représentants du "courant de Doha" figure également un ancien ministre des transports, Saleh al-Jabwani, qui, après une visite secrète dans la capitale qatarie, a prévu la création d'un camp d'entraînement militaire financé par le Qatar. Selon les mêmes sources, al-Jabwani a également pour rôle de préparer le terrain à l'influence qatarie dans la province de Shabwa. Une mission équivalente à celle menée par Jabbari dans la province de Ma'rib.
    Selon des sources al-arabes, Ma'rib, Shabwa, outre Taez et al-Mahra, sont des gouvernorats où règne un climat hostile à l'intervention saoudienne au Yémen, et où l'axe Doha-Ankara n'aurait aucune difficulté à profiter des erreurs de la coalition dirigée par Riyad. Parallèlement, dans ces régions, les activités subversives du "courant de Doha" peuvent trouver le soutien et la couverture de dirigeants politiques qui sont membres des Frères musulmans et qui, pour autant, sont toujours bien vus par Riyad et Abu Dhabi. Leur stratégie consiste à soutenir ouvertement la coalition arabe et, en même temps, à essayer de permettre à l'alliance Turco-Qatarie de prendre le contrôle des institutions de l'État au niveau local ainsi que des forces de sécurité et de l'armée.
    Outre une campagne médiatique systématique visant à accroître les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) au sein du camp gouvernemental, il existe également, selon certaines sources, des activités militaires suspectes consistant à recruter et à former de véritables milices pour soutenir la coalition anti-saoudienne. Ces éléments seraient progressivement infiltrés au sein des forces yéménites légitimes. En outre, des sources politiques à Taez ont confirmé que les Frères musulmans prévoyaient d'achever le contrôle de la province et de déployer des groupes armés dans la zone sud de Hajariya après que les miliciens d'un politicien pro-qatari aient attaqué les forces locales pro-gouvernementales et assassiné leur chef, le brigadier Adnan al-Hammadi, qui a refusé de passer sous le contrôle turco-qatari dans la province. Pendant ce temps, les Houthis contrôlent toujours une grande partie de la ville de Taez, la capitale provinciale, suite à une trêve non déclarée entre eux et les Frères musulmans.
    L'influence du Qatar ne doit pas être sous-estimée, car elle favorise l'expansion croissante de la Turquie au Yémen, créant un axe hostile à Riyad et à Abu Dhabi et, par conséquent, capable de miner davantage la stabilité yéménite et les efforts déployés jusqu'à présent.

     

  • Frontlive-Chrono du dimanche 26 avril 2020

    Imprimer

     English (Anglais) Русский (Russe) العربية (Arabe) Deutsch (Allemand) Español (Espagnol) Italiano (Italien) 日本語 (Japonais) Nederlands (Néerlandais) 简体中文 (Chinois simplifié) polski (Polonais) Português (Portugais - du Portugal)

    Libye. Des bombardements violents ont cilbé les forces qui soutiennent le GNA (al-Wefaq) sur la base militaire de Mitiga (Tripoli)

    Des tirs d’artillerie violents ont ciblé des positions occupées par les forces qui soutiennent le Gouvernement d’Accord National (GNA) à l’intérieur de la base militaire de Mitiga, dimanche 26 avril, selon des témoins oculaires. Le bureau des médias de l’opération « Barkan Al-Ghazib » (volcan de la colère en arabe) , affilié au GNA, a annoncé que…Login abonnés


    Yémen: 5 gouvernorats du sud Yémen rejettent l’autonomie déclarée par le Conseil de Transition du Sud

    Les séparatistes sudistes du Yémen ont déclaré dimanche 26 avril l’autonomie de la partie sud du pays déchiré par la guerre, brisant l’accord de paix avec le gouvernement, et compliquant son long conflit avec les rebelles chiites houthis qui contrôlent une grande partie du nord. Les séparatistes ont repris le contrôle de la raffinerie, du…Login abonnés

  • Dans le sud-est du Yémen, des militants ont fait sauter un oléoduc

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe)

    Des militants non identifiés ont fait exploser un oléoduc dans la province de Shabwah, dans le sud-est du Yémen, selon une source de l’administration provinciale.
    « Des militants ont fait sauter un oléoduc à la jonction de la ville de Rudum dans le sud-est (province) de Shabwa, s’étendant du secteur pétrolier S2 dans la ville d’al-Aqla au secteur Iyaz dans le district de Jardan au nord d’Atak (ville), et de là au district al-Namshiya, qui est adjacent à un port pétrolier sur la mer d’Oman, » a indiqué la source.
    La source a ajouté que les forces de sécurité locales prenaient des mesures pour poursuivre les militants qui avaient fait exploser le pipeline.
    Le conflit politique et militaire au Yémen entre le gouvernement et les insurgés houthis du mouvement chiite Ansar Allah se poursuit depuis 2014. Depuis mars 2015, le gouvernement est soutenu par la coalition militaire arabe dirigée par l’Arabie saoudite. En décembre 2018, les parties au conflit au Yémen se sont réunies pour la première fois depuis plusieurs années à une table de négociation organisée sous les auspices de l’ONU à Stockholm. Ils sont parvenus à un certain nombre d’accords importants, notamment sur l’échange de prisonniers, un cessez-le-feu dans la ville portuaire de Hodaida sur la mer Rouge et son transfert par les Houthis aux Nations Unies.