Province de Samangan

  • Afghanistan : Les talibans resserrent l'étau sur Mazar-i-Sharif, les civils fuient

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    E8ZqSZwXEAIoWOu.jpegLes talibans commençaient mardi à resserrer l'étau sur Mazar-i-Sharif, la plus grande ville du nord de l'Afghanistan, provoquant une fuite massive des civils. Le célèbre commandant de brigade de l'Armée afghane, Muneeb Amiri (photo ci-contre), a été grièvement blessé lors d'affrontements avec les talibans lundi 9 août.

    Si Mazar-i-Sharif, cité historique et carrefour commercial, venait à tomber à son tour, le gouvernement n'aurait plus aucun contrôle sur le nord du pays, une région pourtant traditionnellement férocement opposée aux talibans. C'est là qu'ils avaient rencontré l'opposition la plus acharnée lors de leur accession au pouvoir dans les années 1990. L'Alliance du Nord avait trouvé refuge dans le Nord-est pour mener la résistance lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001.

    Les talibans, qui avancent à un rythme effréné, contrôlent désormais cinq des neuf capitales provinciales du Nord - six sur 34 au total dans tout le pays - et des combats sont en cours dans les quatre autres. Après avoir conquis dimanche en quelques heures Kunduz, la grande ville du Nord-est, ainsi que Taloqan et Sar-i-Pul, les talibans ont ajouté lundi Aibak, capitale de la province de Samangan, à cette liste.

    Ils s'étaient emparés samedi de Sheberghan, fief du célèbre chef de guerre Abdul Rashid Dostom, et vendredi de Zaranj, capitale de la lointaine province de Nimroz (sud-ouest), à la frontière avec l'Iran. Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 août 2021, ils ont attaqué la périphérie de Mazar-i-Sharif, Pul-e-khomri et Faizabad, trois capitales provinciales du Nord, mais ont été repoussés, a indiqué le ministère de la Défense. Ils ont aussi été refoulés à Farah (ouest), selon la police locale.

    Renforts des forces gouvernementales à Mazar-i-Sharif
    Le Ministère de la Défense afghan a publié une vidéo montrant des renforts se dirigeant vers Mazar-i-Sharif, Balkh avec les combattants fidèles au chef de guerre ouzbèk Abdurrashid Dostum.
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    Pour l'administration Biden, c'est aux Afghans de se défendre
    Alors que les combats font rage dans le Nord, mais aussi dans le Sud autour de Kandahar et dans Lashkar Gah, une nouvelle réunion de négociations entre les talibans et le gouvernement devait avoir lieu mardi et mercredi à Doha. Le processus de paix s'est ouvert en septembre 2020 au Qatar, dans le cadre de l'accord de paix conclu en février 2020 entre les talibans et Washington prévoyant le départ total des troupes étrangères d'Afghanistan. Ce retrait doit être achevé d'ici le 31 août.

    Mais les discussions sont au point mort et les talibans ont lancé une offensive en mai 2021, quand a débuté le retrait américain. Après s'être emparés de vastes territoires ruraux sans rencontrer beaucoup de résistance, ils se sont tournés depuis début août vers les centres urbains.

    Même si les espoirs sont minces de voir les pourparlers déboucher sur un résultat concret, les États-Unis ont décidé d'envoyer à Doha leur émissaire, Zalmay Khalilzad, pour "exhorter les talibans à cesser leur offensive militaire et à négocier un accord politique, seule voie menant à la stabilité et au développement en Afghanistan". Mais l'administration du président Joe Biden n'a aucunement l'intention de changer de ligne. Elle maintiendra son soutien à Kaboul, mais c'est aux Afghans de prendre leur destin en mains. "C'est leur pays qu'il s'agit de défendre. C'est leur combat", a dit lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby.

    Les violences ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir leur foyer dans tout le pays ces dernières semaines, les talibans étant accusés de nombreuses atrocités dans les endroits tout juste passés sous leur coupe. "Ils frappent et pillent", a déclaré Rahima, une femme qui campe maintenant avec des centaines de personnes dans un parc de Kaboul après avoir fui la province de Sheberghan.
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    "S'il y a une jeune fille ou une veuve dans une famille, ils les prennent de force. Nous avons fui pour protéger notre honneur", a-t-elle ajouté. 

    Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les talibans avaient imposé leur version très stricte de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées à mort.

    Mardi, le calme était revenu dans le centre de Kunduz, selon des habitants interrogés par l'AFP. Les talibans ne patrouillaient plus les rues, où les commerces et restaurants avaient rouvert. Les affrontements se poursuivaient toutefois aux abords de l'aéroport resté aux mains des forces gouvernementales. "Les gens ouvrent leur magasin et leur commerce. Mais vous pouvez encore voir la peur dans leurs yeux. La situation est très incertaine, les combats peuvent réapparaître en ville à tout moment", a déclaré Habibullah, un commerçant.

    A Kandahar et Lashkar Gah, deux fiefs historiques des insurgés qu'ils tentent de reprendre, les civils restaient pris au piège des combats. Trois ont été tués et 20 blessés, dont des femmes et des enfants, ces dernières 24 heures, a indiqué l'hôpital Mirwais de Kandahar. A Lashkar Gah, les hôpitaux des ONG Médecins sans frontières (MSF) et Emergency ont été touchés par un bombardement, sans qu'il y ait de victimes, a indiqué MSF lundi soir sur Twitter.

    Province de Baghlan
    Une vidéo  circulant sur Telegram montre d'intenses combats dans et autour de PD-2 à Pul-e-Khumri, capitale de la province de Baghlan. Aux dernières nouvelles, la majeure partie de la ville de Pul-e-Khumri est tombée, cet après-midi (mardi), aux mains des talibans. Les responsables de l'administration locale et les forces pro-gouvernementales (restantes) se sont retirées. Des sources locales disent qu'un accord a été conclu entre les talibans et les autorités locales/forces pro-gouvernementales grâce à la médiation des anciens locaux. Vidéo des talibans à l'intérieur de Pul-e-Khumri.

    Province de Ghazni : Les talibans exécutent deux policières enlevées à Ghazni
    Les talibans ont exécuté deux policières qui avaient été enlevées dimanche 8 août 2021 dans la ville de Ghazni, a confirmé une source sécuritaire.  Les talibans ont ensuite jeté leurs cadavres dans le quartier Kashk de la ville. Les talibans avaient enlevé les deux policières dans la zone de Sai Ganj du PD1 à Ghazni. Les policières, qui s'appelaient Uzra et Maryam, servaient au PD3 de la ville de Ghazni.

    Située dans le sud du pays, Ghazni est une province volatile où les talibans contrôlent des pans de territoires, y compris des parties de la capitale provinciale.

    Le poste frontière de Spin-Boldak, aux mains des talibans, rouvert au trafic vers le Pakistan
    Des sources pro-talibans semblent confirmer que le passage frontalier Chaman-Spin Boldak sera rouvert. Apparemment, un accord a été conclu entre les talibans et les responsables pakistanais sur la question de la gestion des frontières.
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    Aux dernières nouvelles, les talibans ont commencé à débloquer la frontière Chaman-Spin Boldak ce mardi soir 10 août 2021. Des sources pro-talibans et semi-officielles ont affirmé que les autorités pakistanaises avaient accepté les demandes des talibans.
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    La ville de Farah (carte ci-contre et photo ci-dessous) serait tombée aux mains des talibans, devenant la 7ème capitale provinciale à être capturée par les talibans en une semaine. Le chaos total règne dans la ville en ce moment, selon un témoin. Vidéo des talibans dans la ville de Farah.

    "Cet après-midi (mardi), les talibans sont entrés dans la ville de Farah après avoir brièvement combattu les forces de sécurité. Ils ont pris le bureau du gouverneur et le quartier général de la police. Les forces de sécurité se sont retirées vers une base de l'armée", a annoncé à l'AFP Shahla Abubar, une conseillère provinciale.

    Outre le QG du gouverneur, la prison de la ville de Farah a également été occupée par les talibans qui se sont empressés de libérer les prisonniers, selon leur habitude. Actuellement, seul le QG du service de renseignement afghan NDS continue de résister. 
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    L'Etat islamique-Khorasan critique les relations entre talibans et la Chine
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    L'État islamique-Khorasan a critiqué les relations des talibans avec la Chine, les États-Unis et la Russie, présentant le mouvement taliban comme un allié et un mandataire des ennemis de la "grande puissance de l'Islam".

    L'État islamique en Irak et en Syrie développer leurs messages sur la question dès 2014 ( numéro 6 du magazine Dabiq par exemple), et l'EI a depuis perpétué cette tendance. Cependant, ces récits se sont progressivement propagés à l'Est – du noyau traditionnel du pouvoir de commandement et de contrôle de l'EI à ses branches régionales en Asie – au fur et à mesure qu'il construisait son réseau mondial de groupes militants.

    L'État-islamique-Khorasan a été fondée en 2015 et opère principalement en Afghanistan, mais pas exclusivement. 

    L'Etat-Islamique-Khorasan accuse les talibans d'obéir aux ordres de Pékin en acceptant d'empêcher les jihadistes de mener des opérations contre la Chine depuis le sol afghan. Il présente également les talibans comme une force par procuration pour la Chine qui cible les combattants de l'État islamique à l'intérieur de l'Afghanistan à la demande de Pékin.

    Une vidéo récente publiée par Khalid Media, un média local de l'Etat_islamique-Khorasan, comprenait plusieurs clips de responsables talibans socialisant et serrant la main de diplomates chinois tout en montrant des images de Ouïghours détenus et maltraités par les forces de sécurité au Xinjiang. Leur intention est de mettre en évidence l'hypocrisie de l'émirat islamique autoproclamé d'Afghanistan. De même, une déclaration publiée par Khurasan Wilayah News a critiqué les représentants des talibans pour leurs visites luxueuses à Pékin, Moscou et Doha en plus d'autres fautes à leurs yeux.

    La stratégie de l'Etat_Islamique_Khorasan est de "délégitimer" les talibans en tant que mouvement islamiste » et de présenter le groupe comme redevable aux puissances étrangères, notant également que l'État islamique a lancé une campagne de hashtag sur les réseaux sociaux accusant les talibans d'être un « Blackwater en blanc. "

  • Afghanistan : Trois nouvelles capitales provinciales du Nord aux mains des talibans

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    Les talibans ont renforcé dimanche 8 août 2021 leur contrôle sur le nord de l'Afghanistan, en s'emparant de trois capitales provinciales supplémentaires, dont la grande ville de Kunduz, dans une large offensive que l'armée semble incapable d'enrayer.

    A quelques heures d'intervalle, les insurgés ont, après de violents combats, pris possession de Kunduz, qu'ils encerclaient depuis quelques semaines. Ils ont ensuite pris Sar-e-Pul, puis Taleqan en fin de journée, les capitales des provinces situées au sud et à l'est de Kunduz. Ils contrôlent maintenant cinq des 34 capitales provinciales afghanes.

    Les affrontements ont débuté dans la matinée et les talibans ont fini par prendre la ville "sans beaucoup de combats" alors que les responsables et forces sécuritaires ont fui la ville. "Les talibans sont partout dans la ville avec leurs drapeaux blancs sur des pickups et Humvees. Certains tirent en l'air pour célébrer (leur victoire)" a raconté un habitant. "Nous avons peur et nous n'osons pas encore sortir de nos maisons".

    Un responsable sécuritaire a confirmé la fuite des forces afghanes et responsables locaux vers un district voisin. "Le gouvernement a échoué à nous envoyer de l'aide et nous nous sommes retirés de la ville cet après-midi", a-t-il indiqué.

    Zabihullah Mujahid, un porte-parole taliban, a confirmé la prise de Taleqan assurant que "la sécurité y a été restaurée" ainsi que celle de Kunduz et Sar-e-pul, tombées dans la matinée. "Les talibans ont pris le contrôle de tous les bâtiments clefs de la ville", a affirmé un correspondant de l'AFP à Kunduz.

    La ville d'environ 300.000 habitants, déjà tombée deux fois ces dernières années aux mains des insurgés, en 2015 et 2016, est un carrefour stratégique du nord de l'Afghanistan, entre Kaboul et le Tadjikistan. La prise de Kunduz constitue le principal succès militaire des talibans depuis le début de leur offensive en mai 2021, lancée à la faveur du retrait des forces internationales, qui doit être complètement achevé d'ici le 31 août.

    Après s'être emparés de vastes territoires ruraux, ils concentrent leurs efforts depuis le début août sur les centres urbains, encerclant plusieurs capitales provinciales. "C'est le chaos total", a affirmé Abdul Aziz, un résident du centre de Kunduz, joint au téléphone par l'AFP.

    Toujours des combats à Kunduz
    Fin juin, les talibans avaient conquis le poste-frontière de Shir Khan Bandar à Kunduz, frontalier du Tadjikistan, un axe névralgique pour les relations économiques avec l'Asie centrale.
    Des sources locales ont rapporté que la prison, les QG de la police et du renseignement (NDS) étaient tombés aux mains des talibans tandis que les forces pro-gouvernementales restantes se seraient retirées à l'aéroport de Kunduz. Vidéo des talibans à Kunduz.
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    Le ministère de la Défense a affirmé de son côté que les troupes gouvernementales tentaient de reprendre des zones clés de Kunduz. "Les forces commandos ont lancé une opération de nettoyage. Certains endroits, dont la radio nationale et les bâtiments de la télévision, ont été dégagés", a-t-il affirmé. "La capture de Kunduz est vraiment importante car elle va libérer un grand nombre de combattants talibans qui pourront ensuite être mobilisés en d'autres endroits du Nord", a souligné pour l'AFP Ibraheem Thurial Bahiss, consultant de l'International Crisis Group (ICG). Les affrontements sont également en cours entre les forces spéciales afghanes et les talibans dans des villages stratégiques autour de la ville de Kunduz. Vidéo.
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    Selon le Corps des opérations spéciales (CGRI), les commandos ont repris aux talibans le carrefour du général Abdul Raziq et le siège de la télévision nationale dans le centre de Kunduz.
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    Après Kunduz, Sar-e-Pul est aussi tombée aux mains des talibans. Ceux-ci s'étaient déjà emparés samedi de Sheberghan, plus au nord, fief du célèbre chef de guerre Abdul Rashid Dostum.

    Parwina Azimi, une activiste des droits humains, a affirmé à l'AFP par téléphone que les responsables administratifs et le reste des forces armées s'étaient retirés vers des baraquements à environ trois kilomètres de Sar-e-Pul. Mirwais Stanikzai, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a quant à lui indiqué que des renforts, dont des forces spéciales, avaient été envoyés à Sar-e-Pul et Sheberghan. "Les villes que les talibans veulent prendre seront bientôt leurs cimetières", a-t-il ajouté.

    Le ministère afghan de la Défense a déclaré que des avions de chasse américains B-52 ont attaqué des positions talibanes à Sheberghan, la capitale de la province de Jawzhan (carte ci-dessous). Fouad Aman, porte-parole adjoint du ministère, a écrit sur Twitter que l'attaque a eu lieu à 18h30, samedi 7 août, et  fait de lourdes pertes parmi les talibans.
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    De leur côté, les talibans ont affirmé que le chef du conseil provincial de Jawzhan les avait rejoints.
    Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, a écrit sur Twitter que Babar Ishchi et 20 de ses hommes avaient rejoint les talibans
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    Province de Herat
    Les talibans du district de Karkh, dans la province d'Herat, ont rassemblé aujourd'hui un certain nombre de veuves sous prétexte d'aide alimentaire, puis ont demandé un mollah du groupe et les ont mariées de force à leurs combattants

    Province de Samangan
    Au moins sept insurgés talibans ont été tués et cinq autres blessés lors d'une opération conjointe de la police nationale afghane, des forces de sécurité nationales afghanes et du soulèvement national afghan dans le district de Hazrat Sultan de la province de Samangan.
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    Rapidité de l'avancée des talibans
    L'incapacité de Kaboul à tenir le nord du pays pourrait s'avérer cruciale pour les chances de survie du gouvernement. Le nord de l'Afghanistan a toujours été considéré comme une place forte anti-talibans, où la résistance à leur encontre avait été la plus forte lors de leur accession au pouvoir dans les années 1990.

    Les talibans ont dirigé le pays entre 1996 et 2001, en imposant leur version ultra-rigoriste de la loi islamique, avant d'être chassés par une coalition internationale menée par les États-Unis. Vendredi, les insurgés s'étaient aussi emparés de la ville de Zaranj, capitale de la province de Nimruz (sud), à la frontière avec l'Iran.

    Kandahar (sud) et Hérat (ouest), deuxième et troisième villes du pays, sont aussi soumises à leurs assauts depuis plusieurs jours, tout comme Lashkar Gah (sud), capitale de la province du Helmand, un des bastions des insurgés. La rapidité de l'avancée talibane a pris par surprise les forces de sécurité afghanes, malgré l'aide reçue de l'armée de l'air américaine.

    Les États-Unis ont intensifié leurs frappes aériennes, a reconnu le commandant Nicole Ferrara, porte-parole du Commandement central de l'armée américaine, qui a déclaré samedi à l'AFP : "Les forces américaines ont procédé ces derniers jours à plusieurs frappes aériennes pour défendre nos partenaires afghans". Les combats et bombardements ont poussé des centaines de milliers d'Afghans à fuir leurs maisons.

    Samedi, douze passagers d'un bus ont été tués dans l'explosion d'une mine placée en bord de route alors qu'ils tentaient de fuir la ville de Gardez, dans la province de Paktia (sud-est). "J'ai perdu ma mère, mon père, mes deux frères, mes deux belles-soeurs et d'autres membres de la famille", a raconté Noor Jan.

  • Afghanistan : Derniers développements

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    De violents affrontements ont éclaté à travers le pays au cours des deux derniers mois alors que les talibans lancent des attaques majeures et prennent le contrôle des zones rurales, des postes frontaliers et des capitales régionales, incitant les forces afghanes et américaines à lancer des frappes aériennes dans le but de repousser les militants.

    Province de Balkh 
    Le ministère afghan de la Défense a déclaré que le district de Kaldar de la province de Balkh avait été repris aux talibans. Près de 20 talibans auraient été tués au cours de l'opération, annonce le ministère.
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    Province de Farah
    Cinq talibans ont été tués et huit autres blessés par une frappe de l'armée de l'air afghane.
    Un communiqué du siège de la police de Farah a indiqué que les frappes aériennes avaient été menées conte un groupe de talibans dans le village de Shaghi du district de Bakwa.
    Fida Mohammad, un haut commandant taliban, ferait partie des talibans mis hors de combat.
    Le raid a été mené par des avions (Type 3) et (PC4). Un Humvee et une quantité d'armes et de munitions des talibans ont été détruits au cours du raid.

    Province de Herat
    Les talibans voulaient lancer une attaque sur deux fronts contre le barrage de Salma dans le district de Chisht.
    Cependant, les autorités locales ont déclaré dans un communiqué que les forces afghanes avaient repoussé les attaques et tué cinq talibans et blessé sept autres.
    Il n'y a eu aucune victime parmi les forces afghanes.

    Province de Paktika : 40 talibans tués
    Le ministère afghan de l'Intérieur a revendiqué avoir mis hors de combat 40 talibans dans la province orientale de Paktia.

    Province de Samangan : Un pilote de l'armée de l'air enlevé
    Les talibans ont enlevé Esmatullah Karimi, pilote de l'armée de l'air afghane, à Robatak, province de Samangan. L'enlèvement a eu lieu à un poste de contrôle illégal sur l'autoroute Kaboul-Mazar, lundi 26 juillet.
    Karimi est originaire du district de Doshi de la province de Baghlan.
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    Province de Zabul : Un commandant taliban hors de combat
    Une commandant Taliban nommé Qari Qased a été tué avec 6 autres insurgés dans une contre-attaque de l'armée afghane dans la province de Zabul.
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    Toujours des pourparlers entre gouvernement et talibans à Doha (Qatar)
    Les négociateurs se sont réunis dans la capitale qatarie, Doha, ces dernières semaines, mais les diplomates ont averti que les pourparlers de paix avaient peu progressé depuis leur début en septembre dernie

  • Afghanistan : Dernières nouvelles

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    Interdiction de regarder la télévision et d'écouter de la musique
    Les talibans des provinces de Samangan et Nuristan ont cassé des antennes et ont ordonné aux gens de ne pas regarder la télévision ni écouter de la musique.
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    Province de Helmand
    Le ministère de la défense afghan affirme que 35 talibans ont été tués et 13 autres blessés au cours de plusieurs opérations conjointes distinctes menées par l'armée afghane avec le soutien de l'armée de l'air afghane dans les districts de Nahri Saraj, Nad Ali, Nawa et ainsi que dans la ville de Lashkar Gah. Plusieurs bastions talibans ont également été éliminés.
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    Province de Laghman
    Les forces de sécurité  ont lancé une opération de ratissage dans le district d'Alishang, occasionnant des pertes aux talibans. Vingt talibans ont été tués et cinq autres ont été blessés au cours de l'opération. En outre, des munitions, des armes et plusieurs caches ont été détruites lors de l'opération.
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    Province de Nuristan
    Sept talibans ont été tués et neuf autres blessés lors d'une opération de ratissage conjointe de l'armée afghane dans le district de Bargmatal, vendredi 23 juillet. Plusieurs villages de Bargmatal ont été repris aux talibans.
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    Le Pakistan remplace les forces paramilitaires à la frontière afghane par l'armée
    Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Cheikh Rashid Ahmed, a déclaré que les soldats de l'armée pakistanaise avaient remplacé les paramilitaires de la police des frontières, les Levies et d'autres forces sur les positions de la ligne de front le long de la frontière avec l'Afghanistan alors que les insurgés talibans prennent le contrôle de plus en plus de territoire le long des frontières du pays voisin.
    "Maintenant, des troupes de l'armée régulière gardent la frontière après avoir remplacé les forces paramilitaires", a déclaré Ahmed dans une interview télévisée vendredi soir. «Des troupes paramilitaires, y compris la police des frontières, les gardes forestiers sont déployés aux frontières pour faire face aux problèmes courants, notamment le franchissement illégal des frontières, la contrebande, etc. Cependant, la situation volatile actuelle [en Afghanistan] exige que des troupes militaires régulières soient déployées le long de la frontière. »
    Le porte-parole militaire, le général de division Babar Iftikhar, avait également récemment déclaré à une chaîne de télévision que des troupes de l'armée pakistanaise occupaient désormais la frontière afghane et que cette décision aiderait à empêcher l'escalade de la violence du sol ou de l'espace aérien afghan vers le côté pakistanais.
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  • Afghanistan : Le ministère afghan de la défense affirme que des dizaines de talibans ont été tués et blessés lors de combats 

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    Des combats toute la journée du lundi 19 juillet
    Les affrontements se sont poursuivis, lundi 19 juillet 2021, dans tout le pays. La situation reste tendue dans la province de Parvan, où les combattants talibans se sont rapprochés de la capitale Kaboul qui reste sous contrôle gouvernemental. De 19H00 dimanche au lundi 07H00, le gouvernement afghan a enregistré 46 attaques des talibans dans 18 provinces et 26 districts à travers le pays.

    Le 19 juillet, les talibans ont capturé le district de Nejrab, tandis que l'Armée afghane a pris le contrôle de Surkh Parsa à l'est de Kaboul.

    Les Etats-Unis fournissent des hélicoptères d'attaque à l'armée afghane
    Les États-Unis ont fournis de nouveaux hélicoptères d'attaque aux forces gouvernementales, après qu'au moins trois hélicoptères aient été détruits par les talibans ces derniers jours.

    « Les hélicoptères ont été livrés à Kaboul aujourd'hui et doivent être officiellement remis à l'armée de l'air lors d'une cérémonie spéciale. Selon le plan, davantage d'hélicoptères seront livrés en Afghanistan dans les mois à venir », a déclaré le 16 juillet le porte-parole du corps 209 du Shokhin de l'armée nationale afghane (ANA).

    Selon les rapports, 7 hélicoptères UH-60 Black Hawk ont ​​été livrés à Kaboul. Tous sont fournis avec tout l'équipement nécessaire pour une désignation précise des cibles à tout moment de la journée.

    Le nombre d'hélicoptères qui devraient être fournis par le prochain lot n'a pas été dévoilé.
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    L'armée de l'air afghane semble être le dernier espoir pour Kaboul. Alors que les talibans progresent dans tout le pays, les frappes aériennes de l'armée de l'air infligent de lourdes pertes humaines et matérielles aux talibans. C'est pour contrer la menace que représente les hélicoptères que les talibans utilisent des drones kamikazes pour tenter de les détruire au sol. 

    Le ministère afghan de la défense revendique avoir mis hors de combat des dizaines de talibans
    Des dizaines de talibans ont été tués samedi 17 juillet lors de frappes aériennes et de multiples combats en Afghanistan, selon des déclarations du ministère afghan de la Défense.

    Dans un communiqué, le ministère a révélé que 18 militants avaient été tués et 24 autres blessés, dans la province orientale de Kapisa, après que l'armée de l'air afghane ait lancé des frappes aériennes en soutien aux forces de défense et de sécurité nationales afghanes dans les banlieues voisines de Tageb et Nejrab. 

    Il a également annoncé que "20 combattants talibans avaient été tués et huit autres blessés, lors d'une opération de nettoyage menée par les Forces terrestres d'autodéfense à la périphérie de Lashkar Gah, la capitale de la province méridionale d'Helmand". Par ailleurs "15 militants talibans ont été tués et six autres blessés dans la province septentrionale de Balkh, à la suite d'une frappe aérienne" des forces afghanes dans le district de Kaldar.

    Le communiqué du ministère a déclaré qu'"un véhicule appartenant aux talibans et un grand nombre d'armes et de munitions ont été détruits lors des récentes attaques".

    Province de Ghazni
    Le district de Malistan disputé entre le gouvernement et les talibans
    La localité de Malistan, située à l'ouest de la province de Ghazni, avait été reprise dimanche 18 juillet par les forces gouvernementales aux talibans, mais elle est à nouveau tombée entre leurs mains

    Amanullah Kamrani, chef adjoint du conseil provincial de Ghazni, a déclaré lundi que les forces gouvernementales, les "soulèvements populaires" et les habitants avaient libéré dimanche le centre du district de Malistan des talibans.

    Les talibans ont cependant nié cette information et affirmé que le district de Malistan de la province de Ghazni était toujours sous leur contrôle.

    Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré que les efforts du gouvernement pour s'emparer du district avaient échoué.

    Il semble, en fait, qu'après la reprise du district de Malistan par les forces gouvernementales, les talibans ont de nouveau attaqué Malistan depuis les districts d'Uruzgan et d'Ajristan.

    Les talibans ont attaqué le district de Malistan le 19 mai. La localité était tombée trois jours après le début des combats. Malistan avait été l'un des trois districts les plus sûrs de la province de Ghazni ces dernières années.
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    Province de la Kapisa
    Le centre du district de Nejrab est tombé aux mains des talibans. Vidéo de sites pro-talibans.

    Province de Samangan
    Les responsables de la sécurité ont annoncé la reconquête du district de Dara-e-Suf dans la province de Samangan.

    Mohammad Hanif Rezaei, porte-parole du 209e corps Shaheen, a affirmé dans un message aux médias que les forces de sécurité afghanes avaient libéré le district du contrôle des talibans, lundi matin 19 juillet.
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  • Afghanistan : Les forces gouvernementales lancent des contre-attaques dans le nord du pays

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    Les forces gouvernementales afghanes, soutenues par des milices locales dirigées par les dirigeants politiques Turan Ismail Khan et Abdul Rashid Dostum, ont lancé des contre-attaques dans le nord du pays. Ensemble, ils ont réussi à reprendre plusieurs zones aux talibans.

    Les forces d'Abdul Rashid Dostum soutenues par la Turquie
    Les forces d'Abdul-Rashid Dostum, sous le commandement de son fils, seraient actives dans les provinces de Sar-i-Pul, Badghis, Jowzjan, Faryab, Samangan et Kunduz. Ces milices locales reçoivent l'aide de la Turquie.

    Les forces de Turan Islmail Khan soutenues par l'Iran
    Turan Ismail Khan, principalement soutenu par l'Iran, mène des attaques dans la province d'Herat.

    De leur côté, les talibans poursuivent leur offensive dans la province de Kandahar, s'emparant d'avant-postes militaires, d'armes, d'équipements et de routes clés.

  • Afghanistan : deux attaques meurtrières des Talibans à Kunduz

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    Au moins 13 membres des forces de sécurité afghanes ont été tués et 10 autres blessés lors de deux affrontements avec les talibans dans la province de Kunduz, dans le nord du pays, le 20 juillet au matin.
    Au moins 9 policiers et 4 soldats ont été tués lorsque les talibans ont attaqué les postes de contrôle de sécurité dans la zone connue sous le nom de PD2 dans la ville de Kunduz et sur la route du district de Kunduz-Ali Abad. "Les affrontements ont commencé à 01h00 et se sont terminés après 3 heures lorsque les forces de sécurité ont repoussé les insurgés", a déclaré la source. Les talibans ont également fait état de victimes, mais il n'y a toujours pas d'informations précises à ce sujet.
    Malgré les efforts diplomatiques internes et régionaux, l'Afghanistan continue d'être en proie à une violence quotidienne. Le 13 juillet, une voiture piégée a explosé devant le bâtiment de la Direction de la sécurité nationale (NDS) dans la ville d'Aybak, dans la province de Samangan, au nord du pays. L'attaque a été suivie d'un affrontement armé, qui a fait au moins dix morts. L'explosion d'une mine le long d'une route dans la province orientale de Ghazni a causé la mort d'un policier le matin du 8 juillet. Le même jour, un attentat suicide à la bombe a frappé le quartier général de la police à Kandahar.
    L'Afghanistan connait un climat d'instabilité depuis des décennies. Les Talibans se sont imposés comme le groupe dominant après l'effondrement du régime pro-soviétique, pour ensuite prendre le contrôle d'une grande partie du pays à partir de 1996, à l'issue d'une guerre civile sanglante entre les groupes militants locaux. Les troupes américaines, en 2001, se sont installées dans le pays, avec pour objectif de renverser les autorités de Kaboul, alors soutenues par les Talibans, qui avaient donné asile à Al-Qaida, l'organisation terroriste responsable des attaques du 11 septembre 2001contre les tours jumelles du World Trade Center à New York.
    Avec l'invasion américaine et l'intervention de l'OTAN en août 2003, les talibans sont revenus pour mener de nombreuses offensives afin de déstabiliser le pays. Le 29 février 2020, les États-Unis et les Talibans ont signé un accord de paix "historique" à Doha, au Qatar. Cependant, cet accord n'a pas encore apporté la stabilité au pays, qui reste secoué par la violence et fortement divisé.