Province de Raqqa

  • Syrie : Attaque de l'Etat islamique - 5 militants pro-iraniens non syriens tués

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    Des membres de l'Etat islamique ont attaqué des points de contrôle militaires de milices pro-iraniennes dans le désert de Palmyre, dans l'est de la province de Homs. Des mitrailleuses moyennes et légères ont été utilisées dans les combats entre des membres de l'Etat islamique et des miliciens pro-iraniens au sud-ouest de la ville de Palmyre. Cinq combattants non-syriens, membres des milices soutenues par l'Iran ont été tués et plusieurs autres blessés.

    Les combattants de l'Etat islamique ont également attaqué des positions de "Liwaa Al-Qods", une brigade de Fedayin palestiniens pro-russes, dans le désert de Palmyre. Cependant, aucune victime n'a encore été signalée.

    Il convient de noter que des éléments armés non syriens participent actuellement à des opérations de ratissage dans le désert avec les forces du régime depuis la mi-juillet.

    Les membres de l'Etat islamique sont très actifs à Palmyre, dans la partie orientale de la province de Homs et son désert, où ils mènent fréquemment des attaques contre les forces du régime et les milices soutenues par le régime.

    Le 14 septembre, des sources fiables de l'OSDH ont rapporté que des avions de combat russes avaient mené près de 20 frappes aériennes contre des positions et des caches de l'Etat islamique dans le désert de Resafa dans la province de Raqqa.

  • Syrie : Un jihadiste de l'Etat islamique se fait sauter au cours d'un raid des Forces Démocratiques Syriennes (FDS)

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    Les forces antiterroristes des FDS ont fait une descente au domicile d'un membre de l'Etat islamique dans le quartier d'Al-Sina'a dans la ville de Raqqah, jeudi 15 septembre 2022.

    Le terroriste a résisté aux forces des FDS, faisant deux blessés parmi les membres des FDS. Puis, se voyant encerclé, il s'est fait sauter à l'aide d'une grenade. L'explosion a également blessé au moins un enfant.

    Dans un autre incident, le 13 septembre, une femme et deux enfants ont été blessés par des tirs aveugles lors d'un raid d'une patrouille des Forces de sécurité intérieure (Asayish) des FDS dans une maison du quartier d'Al-Layz dans la ville d'Abu Hamam, dans l'et de la province de Deir Ezzor. Un membre des forces asayish a été tué et une voiture civile a été incendiée lors du raid. Dix personnes ont été arrêtées suite à l'incident.

    Quelques heures plus tôt, une patrouille militaire des Forces de sécurité intérieure (Asayish) avait fait une descente dans des maisons de la ville d'Abu Hamam pour arrêter des suspects.
    Les suspects ont refusé de se rendre et se sont affrontés avec les membres Asayish, faisant plusieurs victimes, au milieu d'une tension croissante dans la région.

     

  • Syrie : Incidents sécuritaires du lundi 8 août 2022

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    Rif Dimashq
    Après avoir arrêté deux transfuges du régime, des éléments armés attaquent des bâtiments gouvernementaux à Rif Dimashq
    Des éléments armés ont attaqué le bâtiment de la municipalité et le bureau de poste de la ville de Kafr Hor dans la région de Qatna dans le Rif Dimashq, après qu'un groupe d'hommes armés locaux ait tendu une embuscade à deux transfuges du régime, dont l'un de la ville de Kafr Hor et l'autre de la Ghouta orientale.

    Les assaillants ont exigé la libération immédiate des détenus, alors que la ville connaît des tensions sécuritaires depuis le matin du 8 août.

    Le 5 août, des membres d'un nouveau poste de contrôle du régime (Artoz) à Rif Dimashq avaient arrêté un groupe de passeurs et les avaient emmenés dans les centres de sécurité. Il s'agissait de trois contrebandiers, qui avaient des armes en leur possession.

    Des sources locales ont confirmé que les contrebandiers arrêtés travaillaient pour une faction locale à Soueida et possédaient un magasin vendant des armes de chasse, et non des armes de guerre dans la région de Salkhad, selon des sources locales.

    Région de Daraa : Arrestation d'un membre de l'Etat islamique
    Les forces de sécurité du régime stationnées aux points de contrôle entre Da'il et Tafas dans la province de Daraa ont arrêté un homme qu'elles accusent d'avoir rejoint la faction Khalid bin Al-Walid qui a prêté  allégeance" à l'Etat islamique.

    Ouest de Raqqah : l'Etat islamique tue une femme membre des Asayish, les services de la sécurité intérieure kurdes
    Une femme membre des Forces kurdes de sécurité intérieure (Asayish) a été tuée lors d'une attaque par des éléments armés soupçonnés d'appartenir à l'Etat islamique.  La femme a été tuée à un poste de contrôle des Forces Asayish dans la ville de Tabqa, dans l'ouest de la province de Raqqah.

    L'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a documenté 112 opérations menées par l'Etat islamique, y compris des attaques armées et des explosions, dans les zones sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) depuis début 2022. Selon les statistiques de l'OSDH, ces opérations ont fait 89 morts : 34 civils et 55 membres des FDS, les Asayish et autres formations militaires opérant dans les zones sous le contrôle de l'administration autonome.

    Ces attaques n'incluent pas l'attaque de la prison de Ghuwayran, qui a laissé de lourdes pertes.

    Est d'Edleb : Trois djihadistes ouzbeks tués dans une attaque suicide contre des positions du régime dans l'est d'Edleb
    Trois djihadistes ouzbeks ont mené une opération suicide contre des positions du régime sur la ligne de front de Jobas dans l'est de la province d'Edleb. Il y aurait des victimes parmi les forces du régime mais on ignore leur nombre à ce stade. Les trois assaillants ont été tués.

    Plus tôt dans la journée, des sources de l'OSDH ont rapporté que les factions de la salle des opérations "Al-Fath Al-Mubin" ont procédé à des bombardements intensifs depuis les premières heures de lundi matin 8 août, ciblant les positions du régime dans l'ouest et le nord-ouest de la province de Hama. Ce bombardement a été réalisé en réponse à la mort de trois djihadistes lors de l'attaque à la roquette d'hier par les forces du régime contre des positions à Jourin, Al-Bahsa, Al-Mashari', Al-Hakourah, Al-Amqiyah et Al-Manarah. 

    Dimanche 7 août, les forces du régime ont lancé une attaque avec un missile guidé contre un véhicule militaire transportant trois miliciens d'Ansar Al-Turkestan sur la ligne de front d'Al-Hakourah dans la plaine d'al-Ghab, tuant les trois jihadistes. Les forces du régime ont également tiré au mortier sur la ligne de front d'Al-Hakoura et dans d'autres zones de la plaine d'al-Ghab.

     

  • Syrie : Escalade des attaques turques dans la province de Raqqah

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    Un drone turc kamikaze a frappé un avant-poste des Forces Démocratiques Syriennes (FDS - une coalition de groupes dominée par les Kurdes) dans le village de Qazali dans la région de Tel Abyad, au nord de Raqqah. Un membre des FDS a été tué. C'est la troisième attaque turque en moins de 24 heures dans les zones du nord de la province de Raqqah.

    Il y a quelques heures, l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a également rapporté qu'un drone de l'armée de l'air turque avait tiré un missile sur une voiture dans la ville d'Ain Issa, au nord de Raqqah, blessant deux personnes, dont une grièvement, qui a été transférée dans un hôpital de Raqqah.

    Il s'agit de la deuxième attaque de drone ciblant des zones contrôlées par les FDS au cours des 12 dernières heures.

    Le nombre d'attaques menées par des drones turcs sur les zones contrôlées par l'« Administration autonome du nord et du nord-est de la Syrie, AANES » depuis début 2022 a atteint 41. Ces attaques ont fait 30 morts, dont deux enfants et neuf femmes, et plus de 78 blessés. 

    Voici la répartition mensuelle des attaques de drones turcs en 2022 :
    - Janvier : Trois attaques ont fait trois morts et 13 blessés.
    - Février : dix attaques tuent huit personnes, dont deux enfants et une jeune combattante, et blessent 21 autres personnes.
    - Mars : Deux attaques blessent deux personnes.
    - Avril : 11 attaques font 6 morts dont 3 femmes et 19 blessés.
    - Mai : quatre attaques ont fait trois morts, dont une femme. Sept  autres personnes sont blessées.
    - Juin : Trois attaques ont fait un mort et cinq blessés parmi les combattants kurdes.
    - Juillet : Huit attaques font neuf morts, dont quatre femmes, et 11 blessés.

  • Syrie : L'armée syrienne tue plusieurs jihadistes de l'Etat islamique et détruit leurs véhicules au sud de Raqqa

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    L'armée arabe syrienne (AAS) a infligé de lourdes pertes à l'Etat islamique dans le sud de la province de Raqqa, ont rapporté des sources pro-gouvernementales syriennes le 25 juin.

    L'armée a lancé une opération de ratissage à grande échelle dans le sud de la province de Raqqa le 24 juin avec le soutien des forces aérospatiales russes. La 17e  division, la 25e  division des forces de mission spéciale et le 5e  corps  participent à l'opération, qui se déroule principalement dans la périphérie de la ville de Resafa et sur le jébel al-Bishri.

    Le tout premier jour de l'opération, les avions de combat russes ont effectué plus de 50 frappes aériennes sur les positions de l'Etat islamique et leurs repaires en soutien aux troupes de l'AAS.

    Selon les sources pro-gouvernementales, l'AAS a jusqu'à présent mis hors de combat au moins neuf combattants de l'Etat islamique. Plusieurs véhicules et armes lourdes des jihadistes ont également été détruits.

    L'opération a été lancée en réponse à l'embuscade du 20 juin menée dans le centre de la Syrie  par  l'Etat islamique, qui a coûté la vie à 11 militaires de l'AAS et à deux civils qui voyageaient de Raqqa à Homs.

    La réponse rapide de l'AAS et de ses alliés a apparemment pris par surprise les membres de l'Etat islamique dans le sud de la province de Raqqa. Les jihadistes n'ont pas eu le temps de fuir vers des régions reculées de la région centrale avant l'opération.

    L'opération forcera probablement les combattants de l'Etat islamique à se retirer du sud de la province de Raqqa. Cependant, cela ne mettra pas fin aux actions du groupe islamique.

  • Syrie : 11 soldats syriens tués dans l'explosion de leur bus à Raqqa

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    L'agence de presse syrienne "SANA" a fait état de la mort de 11 soldats et de deux civils, ainsi que de blessés, à la suite d'un attentat terroriste visant leur bus à Raqqa.

    Une source militaire a déclaré : « Vers 6 h 30 ce matin), un bus Pullman a été victime d'une attaque terroriste sur la route Raqqa-Homs dans la région d'Al-Jira, qui a entraîné la mort de onze soldats et de deux civils. 3 autres soldats ont été blessés."

    Le nombre de morts est susceptible de s'alourdir, compte tenu de la présence de blessés graves.

    L'attaque a eu lieu sur la route reliant Al-Zamla à Jabal Al-Bishri dans la province de Raqqa".

    Il y a trois jours, 5 cadavres de membres d'une milice soutenue par la Russie sont arrivés à l'hôpital national de Palmyre, après avoir été pris pour cible par l'Etat islamique alors que leur voiture passait près de la jonction du village d'Ark Atiyah, près de Sukhna dans la région désertique de Badia.

    Trois membres de l'Etat islamique dont un commandant se sont évadés des prisons des FDS
    Au cours des dernières heures, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté que les Forces démocratiques syriennes avaient mobilisé leurs combattants depuis l'aube du dimanche 19 juin dans les environs de la prison centrale située au nord de la ville de Raqqa, l'ancien fief de l'Etat islamique.

    L'OSDH, citant des sources anonymes, a déclaré que l'alerte avait été déclenchée suite à des informations confirmées sur l'évasion de trois membres de Daech, dont un commandant, de la prison centrale, où sont détenus de nombreux anciens membres de l'Etat islamique.

    L'OSDH a ajouté que l'évasion s'était produite à l'aube du dimanche et que des coups de feu avaient été entendus à proximité de la prison centrale, suivis de l'arrivée d'ambulances dans la zone de la prison.

     

  • Syrie : Conséquences de la guerre en Ukraine, Russes et Américains se renforcent dans le nord-est

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    Les forces russes et américaines ont envoyé des renforts dans le nord-est de la Syrie, une région considérée comme le théâtre d'une compétition entre la Russie et les États-Unis .

    La nouvelle a été rapportée par le quotidien panarabe al-Araby al-Jadeed , qui souligne que la zone nord-est de la Syrie continue d'être largement contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une organisation multiethnique composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, qui, depuis 2015, a joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique, grâce aussi au soutien des États-Unis. À ce jour, environ 25,64% du territoire syrien est contrôlé par les Forces Démocratiques Syriennes, dont l'influence s'étend principalement à Deir Ezzor, Raqqa, Hasaké et certaines zones d'Alep, dont Tell Rifaat.

    Ces dernières semaines, rapporte le journal, les régions de l'Est syrien ont été le théâtre d'une mobilisation croissante de Moscou et de Washington. D'une part, les Etats-Unis affirment vouloir renforcer leur présence afin de continuer à apporter leur soutien aux FDS dans la lutte contre l'Etat islamique, une organisation toujours active notamment dans la région désertique de Badia. D'autre part, la Russie, alliée du président syrien Bachar al-Assad, serait en train de « courtiser » des groupes kurdes dans le but de consolider son influence et de favoriser l'éloignement des États-Unis des gisements pétroliers et des richesses agricoles de l'Est syrien.

    Le 24 février, les forces russes ont déplacé des avions d'attaque, du matériel militaire et logistique et environ 65 combattants du groupe "Wagner" de la base aérienne de Hmeimim, située dans la province de Lattaquié, au nord-ouest de la Syrie, à Qamishli, une ville du nord-est de la Syrie à la frontière avec la Turquie. Selon une source du journal, des avions de guerre Sukhoi Su-24 font partie des renforts. En fait, dès janvier dernier, 200 soldats russes avec d'énormes charges d'équipement et de munitions étaient arrivés à Qamishli, dans le cadre du renforcement majeur des forces russees vers cet endroit ces derniers temps.

    Le dernier transfert de Moscou, précise al-Araby al-Jadeed, aurait été effectué environ 48 heures après l'arrivée à l'aéroport de Qamishli de renforts militaires appartenant aux soi-disant Gardiens de la révolution iraniens. L'un des observateurs de l'opposition syrienne, en charge de la surveillance du trafic aérien, a déclaré dans une interview à Al-Araby al-Jadeed, que pendant cinq jours, plus de 13 avions de guerre décollaient chaque jour de la base de Hmeimim pour mener des raids contre l'Etat islamique à Raqqa, Homs, Hama, Alep et Deir Ezzor.  

    Parallèlement, le 25 février, le correspondant d'Al-Araby al-Jadeed dans l'est de la Syrie a affirmé que les forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis avaient envoyé des dizaines de camions chargés de matériel militaire et logistique, en provenance d'Erbil, une ville au nord de l'Irak, vers les bases américaines de Qamishli et Hasaké. Parmi les véhicules envoyés, il y avait 23 véhicules blindés et transporteurs de matériel, 18 camions chargés d'armes, de munitions et de matériel logistique, et 5 chars.

    Selon al-Araby al-Jadeed, l'objectif de Washington serait de freiner indirectement l'expansion militaire russe, après que Moscou, depuis la fin de 2021, se soit déployée dans un nombre croissant de positions dans le triangle entre la Syrie, l'Irak et la Turquie, vraisemblablement pour aider le gouvernement de Damas pour soustraire des zones stratégiques aux FDS. En conséquence, les États-Unis ont également créé de nouvelles bases et pistes d'atterrissage dans le nord-est de la Syrie. Dès lors, selon les analystes militaires, l'hypothèse que cette région devienne un champ de bataille entre Moscou et Washington ne peut être exclue. D'autres, en revanche, estiment que les États-Unis ont intérêt à laisser la Russie jouer un rôle dans l'est de la Syrie afin de contenir les visées expansionnistes de la Turquie, elle-même opposée à la présence des FDS.

    C'est un porte-parole du Pentagone, John Kirby, qui a précisé le 8 février 2021, que les troupes américaines stationnées en Syrie, qui comprennent environ 900 militaires et officiels, répartis dans une dizaine de bases, ont pour seul objectif de protéger les civils. C'est ce qui justifie la présence des forces américaines dans les régions entourant les champs pétroliers syriens. "Notre mission est de vaincre l'Etat islamique", a déclaré le porte-parole. Comme beaucoup l'ont souligné, une déclaration similaire avait mis en évidence un nouveau changement dans la politique étrangère du président américain Joe Biden, par rapport à celle adoptée par son prédécesseur, Donald Trump.

    Sous l'administration précédente, le  30 juillet 2020 , une compagnie pétrolière américaine, Delta Crescent Energy LLC, avait signé un accord avec les Forces démocratiques syriennes pour des opérations de modernisation dans les champs pétrolifères déjà existants situés dans le nord-est de la Syrie. Pour Damas, il s'agit purement et simplement d'un vol des ressources pétrolières syriennes par Washington.