Province de Panjshir

  • Afghanistan : Explosion meurtrière d'une voiture piégée à Kaboul

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    Une voiture piégée a explosé, dimanche 19 juin 2022, dans la capitale afghane, Kaboul, tuant au moins quatre personnes, ont rapporté les médias locaux.

    L'agence "Amag News" a déclaré que la voiture avait explosé dans le quartier Khwaja Bogra du district de Khairkhan, au nord-ouest de la ville.

    Il n'y a encore eu aucun commentaire des autorités officielles de la capitale afghane.

    Affrontements à la gare routière du Panjshir
    Des sources locales dans la province du Panjshir rapportent des affrontements entre le Front de la résistance nationale et les talibans dans la province.

    Selon des sources, les talibans ont repris leur offensive dans la région de la vallée d'Arezvi du district de Shatl vers 16h30 le dimanche 20 juin.

    Des sources ajoutent que les attaques ont repris par voie terrestre et aérienne dans plusieurs directions après une pause de plusieurs heures.

    Les talibans avaient lancé une première attaque au matin du dimanche 19 juin sur les positions des forces du Front de la résistance nationale dans la région de Dara-e-Arezoo du district de Shatl, mais ces attaques ont été stoppées en raison de fortes pluies.

    Jusqu'à présent, aucun détail n'est disponible sur les victimes de part et d'autre. Les talibans et le Front de la résistance nationale n'ont pas encore officiellement fait de commentaires.

    D'autre part, des sources à Hesarak-e-Panjshir informent qu'un autre affrontement a eu lieu entre les forces du Front de la résistance nationale et les talibans vers 11h00 dimanche 19 juin.

    Trois combattants talibans ont été tués dans les affrontements, selon ces sources.
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  • Afghanistan : Incidents

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    Province de Kapisa
    Le Front de la Résistance attaque un poste de contrôle taliban à Kapisa ; Les talibans ont commencé une perquisition de maison en maison à la recherche des assaillants.
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    Vallée du Panshjir
    9 talibans tués par les rebelles dans la vallée du Panjshir.
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    Province de Takhar : Affrontements intenses entre un commandant anti-taliban et les talibans à Chal Takhar
    Des sources locales de la province de Takhar affirment que de violents affrontements entre les talibans et le commandant Khan Mohammad, l'un des commandants locaux du district de Chal, ont lieu dans le village de Spang depuis le matin.

    Selon ces sources locales, les talibans essayent de réprimer ce commandant tadjik.

    On ignore s'il y a des victimes  mais les talibans ont arrêté plusieurs habitants.
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  • Afghanistan : Les civils fuient en nombre les combats dans le Panjshir

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    Des civils ont quitté en nombre ces derniers jours la vallée du Panjshir, fuyant les combats qui y opposent les talibans au principal groupe armé d'opposition, le Front National de Résistance (FNR), a-t-on appris samedi auprès d'habitants.

    mollah Abdul Ghafar (tué).jpegLe FNR, dirigé par Ahmad Massoud, le fils du commandant Ahmad Shah Massoud, a annoncé le 7 mai avoir lancé une large offensive contre les talibans dans plusieurs provinces du nord du pays, dont celle du Panjshir, à 80 km au nord de Kaboul. Des affrontements ont depuis mis aux prises le FNR et les talibans, qui ont chacun affirmé avoir causé des dizaines de morts dans les rangs adverses, un bilan impossible à confirmer de source indépendante dans cette vallée difficile d'accès. Parmi les personnes décédées, on annonce le mollah Abdul Ghafar, commandant adjoint de l'unité Badri, une unité des forces spéciales talibanes.

    "Nous n'avons pu prendre avec nous qu'un ou deux vêtements", a témoigné auprès de l'AFP Lutfullah Bari, qui a quitté son foyer dans le district d'Hesa-e-Duwum avec les 15 membres de sa famille pour gagner Kaboul. Selon lui, plusieurs dizaines de familles ont ainsi fui le Panjshir pour trouver refuge ces derniers jours dans la capitale. "Tout le monde a quitté la zone par peur", a déclaré Farid Ahmad, qui a fui le district de Rukha avec sa famille pour se réfugier à Kaboul.

    Il s'agit de la première offensive du FNR depuis la chute de son bastion du Panjshir. Le groupe, qui se présente comme le dernier rempart démocratique à l'intérieur de l'Afghanistan, n'avait pu empêcher les talibans, arrivés au pouvoir à la mi-août, de s'en emparer en septembre.

    "Les gens fuient les zones de combat. Ils ont peur et fuient pour sauver leur vie", a confirmé un habitant du district de Rukha. 

    Abdul Hamid Khurasani, le chef local de l'unité Badri, les forces spéciales talibanes, a toutefois affirmé à l'AFP que les affrontements avaient cessé, les combattants du FNR ayant selon lui battu en retraite vers les provinces voisines de Badakhshan et Baghlan.

    La situation dans le Panjshir est maintenant "normale et paisible", a-t-il déclaré. 

    La vallée avait été rendue célèbre à la fin des années 1980 par Ahmad Shah Massoud, avant qu'il soit assassiné par Al-Qaïda en 2001. Le Panjshir n'était tombé ni sous l'occupation soviétique dans les années 1980, ni durant l'ascension des talibans vers le pouvoir une décennie plus tard et leur premier régime (1996-2001).

  • Afghanistan : Les talibans exécutent le frère du président afghan autoproclamé

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    Des talibans * ont enlevé et tué le frère du président auto-proclamé de l'Afghanistan, Amrullah Saleh Rulla, a indiqué une source proche des forces de résistance.
    Selon un habitant de la province du Panjshir,  Rulla Saleh aurait été tué au combat il y a quelques jours.

    Internet coupé dans les quartiers non-Pachtounes de Kaboul
    Selon un journaliste suédois présent à Kaboul, « le chef du renseignement des talibans a ordonné aux entreprises de télécommunications de couper Internet dans les parties de Kaboul dominées par la population non pachtoune afin d'empêcher les manifestations.
    Tous ces services sont déjà bloqués dans Panjshir.

  • Afghanistan : Les talibans ont pris le contrôle du Panjshir avec l'aide de l'armée de l'air pakistanaise

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    Ahmed Masoud, le chef du Front national de la résistance, opposé aux talibans, a annoncé qu'il était en lieu sûr après que le mouvement ait pris le contrôle de la province afghane du Panjshir et a hissé ses drapeaux sur le siège de l'État.

    Une bande vidéo publiée lundi 6 septembre 2021 par des comptes liés au mouvement taliban montrait un certain nombre de militants du mouvement brandissant le drapeau du mouvement au-dessus du siège de l'État du Panjshir.

    Dans la vidéo, qui a été publiée par un compte se faisant appeler « l'Émirat islamique », on voit un certain nombre de talibans tournant autour d'un mât et hissant rapidement le drapeau du mouvement à son sommet.

    De son côté, le Front national a mis un message sur Twitter affirmant qu'il contrôlait toujours des positions stratégiques dans la vallée du Panjshir, soulignant que la lutte contre les talibans et ses partenaires se poursuivrait.

    Dans le même temps, le commandant du front Ahmed Masoud déclarait qu'il accueillerait favorablement les propositions du Conseil des oulémas de négocier un règlement pour arrêter les combats.

    contrôle total de l'Afghanistan
    Zabihullah Mujahid.jpegPour les talibans, l'heure n'est plus à la négociation. Les talibans ont annoncé plus tôt, par l'intermédiaire de son porte-parole, Zabihullah Mujahid (photo), lundi, que le mouvement avait pris totalement le contrôle du Panjshir après des combats avec le « Front national de résistance » dirigé par Ahmed Masoud. Ils ont également rejeté toute offre de négociations : Pour Zabihullah Mujahid, l'occasion pour des pourparlers a été manquée.

    L'armée de l'air pakistanaise a prêté main forte aux talibans contre le Front National de Résistance
    FAhim Dashti.jpegDes drones de l'armée de l'air pakistanaise sont intervenus pour mener des attaques ciblées contre des dirigeants du FNR. Ainsi, dimanche soir, Wazir Akbar Mohmand, l'un des commandants militaires de la Résistance et Fahmi Dashti (photo ci-contre), porte-parole du FNR ont été tués dans une attaque de drone.  Plusieurs autres commandants du FNR tels que Gul Haider Khan, Munib Amiri et le général Abdul Wadud, un neveu d'Ahmad Shah Massoud, ont également été tués.

    Fahim Dashti est bien connu des Français. Brûlé en 2001 lors de l'attentat contre Ahmad Shah Massoud, le lion du Panjshir,  dont il partageait les combats, soigné en France, il  était revenu lancer un journal à Kaboul. Il avait fait un stage à Libé. 

    La maison d'Amrullah Saleh, ancien vice-président et membre dirigeant du FNR,  a été attaquée à deux reprises par des hélicoptères d'attaque. Amrullah Saleh a été transféré dans un lieu tenu secret au Panjshir. Il se. trouverait depuis au Tadjikistan.

    La victoire des talibans a été facilitée par le fait qu'aucun des grands leaders anti-talibans n'ont bougé le petit doigt pour venir en renfort au FNR. Atta Mohammad Noor, Salahuddin Rabbani, Marshal Dostum et Mohammad Mohaqiq étaient censés former une coalition pour soutenir le front d'Ahmad Massoud, mais ils n'ont pas bougés en raison des oppositions des gouvernements turc et iranien.

     

     

  • Afghanistan : Derniers développements - Mis à jour au fur et à mesure des évènements

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    Panjshir : Les annonces des talibans revendiquant le contrôle d'un territoire ne signifie pas la fin des combats
    La vallée du Panjshir, entourée de pics montagneux escarpés couverts de neige, offre un avantage défensif naturel, car elle permet aux combattants de se cacher face à l'avancée des forces adverses pour lancer des embuscades plus tard des hauteurs vers la vallée.

    Bill Roggio, rédacteur en chef du Long War Journal, basé aux États-Unis, a déclaré dimanche  5 septembre 2021 que la situation sur le terrain était toujours « floue ». Les informations selon lesquelles les talibans auraient capturé plusieurs zones ne sont toujours pas confirmées. Chaque camp affirme qu'il a infligé des pertes importantes à l'autre.

    Ce qui est certain, c'est que les talibans ont acquis de l'expérience au cours de 20 ans de guerre et il ne fait aucun doute qu'ils se sont entraînés en tant qu'armée". A cela s'ajoute le fait  que les talibans ont mis la main sur d'énormes quantités d'armes et de munitions après le retrait américain et l'effondrement de l'armée nationale afghane". C'est pourquoi Roggio pense que "la victoire est peu probable" pour les forces de résistance du Panjshir.

    Les talibans ont gagné du terrain à l'intérieur de la vallée du Panjshir, dimanche 5 septembre 2021
    Selon l'ONG italienne Emergency, présente dans le Panjshir, les forces talibanes ont atteint vendredi soir Anabah, un village situé à environ 25 km à l'intérieur de la vallée, longue de 115 kilomètres. "De nombreuses personnes se sont enfuies des villages de la zone ces derniers jours", a ajouté dans un communiqué l'ONG, précisant avoir reçu "un petit nombre de blessés au centre chirurgical d'Anabah". Un responsable taliban a affirmé sur Twitter que plusieurs parties du Panjshir étaient désormais sous contrôle des forces du régime. Côté résistance, Ali Maisam Nazary, porte-parole du FNR, a assuré sur Facebook que la résistance "n'échouerait jamais".
    Les communications sont très difficiles avec la vallée du Panjshir et l'AFP n'était pas en mesure de confirmer de source indépendante ces informations ni l'avancée réelle des talibans.

    Les mines ralentissent la progression des talibans
    Les talibans ont indiqué que le Front National de Résistance a truqué de mines les accès au Panjshir pour ralentir la progression des talibans. Plusieurs mines ont déjà explosé. D'autres ont été neutralisées. 

    District de Rukha
    Les talibans sont entrés dans le district de Rukha où les combats se poursuivent. Vidéo.

    District de Shutul
    Les talibans ont visiblement pris le contrôle du quartier général du district de Shutul dans le Panjshir.
    E-g8-AkXMAIVm9T.jpegQari Fasihuddin.jpegDes tadjiks pro-talibans participent à l'offensive 
    Qari Fasihuddin Badakhshani (photo ci-contre), Tadjik du Badakhshan et membre du Conseil de direction des talibans,  participe à la tête de centaines de combattants tadjiks, ouzbeks et pachtounes à « La bataille de la vallée du Panjshir ». Fasihuddin a joué un rôle clé dans la récente victoire des talibans dans le nord de l'Afghanistan.

    Des risques de guerre civile qui pourraient profiter à l'Etat islamique et al-Qaïda, selon l'armée américaine
    Le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Mark Milley, a estimé que "les conditions d'une guerre civile" étaient "susceptibles d'être réunies" en Afghanistan. "Je pense qu'il y a au moins une très forte probabilité d'une guerre civile" qui pourrait conduire "à une reconstitution d'el-Qaëda ou à un renforcement d'ISIS (le groupe Etat islamique, ndlr) ou d'autres groupes terroristes", a-t-il souligné dans une interview à la chaîne américaine Fox News diffusée samedi.

    Des négociations toujours en cours
    Ahmed Masoud a salué la proposition du Conseil des oulémas afghans d'organiser des pourparlers pour mettre fin aux combats. Mais Massoud rappelle que ces négociations ne pourront avoir lieu qu'après le retrait des talibans du Panjshir.

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  • Afghanistan : Combats dans le Panjshir - l'annonce du gouvernement taliban encore différée

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    Les talibans ont à nouveau différé, samedi 4 septembre 2021,  l'annonce de leur gouvernement dont la composition pourrait donner le ton des années à venir en Afghanistan, où le nouveau régime reste confronté à une poche de résistance armée dans la vallée du Panjshir.

    Querelles entre leaders talibans
    La situation dans le Panchir, l'un des derniers foyers d'opposition armée au nouveau régime, pourrait expliquer le retard pris pour présenter le nouvel exécutif, initialement pressenti pour être dévoilé vendredi. 

    Mais ce n'est pas la principale raison pour expliquer le retard. Le bruit court qu'il y a eu un affrontement violent entre les éléments du groupe de Khalil Haqqani et Ghani Baradar au sujet de la direction du futur gouvernement.
    Des sources fiables rapportent une forte opposition entre Durrani et Ghilji. Le réseau Haqqani, dirigé par Anas Haqqani et Khalil Haqqani à Kaboul, et les mollah Baradar et Mullah Yaqub à Kandahar, se sont affrontés pour savoir qui dirigera le nouveau gouvernement. Aucun progrès n'a été fait jusqu'à présent.

    Bastion antitaliban de longue date, cette vallée, enclavée et difficile d'accès, située à environ 80 kilomètres au nord de la capitale, est le théâtre depuis lundi  de combats entre les forces talibanes et le Front national de résistance (FNR).

    A Kaboul vendredi soir, des rafales ont été tirées pour célébrer une victoire talibane dans le Panjshir que des rumeurs, notamment sur les réseaux sociaux, disaient acquise. Mais les talibans n'ont fait aucune annonce officielle et un habitant du Panchir a affirmé à l'AFP par téléphone que ces annonces étaient fausses.

    "La résistance continue" 
    Réfugié dans la vallée du Panjshir, l'ancien vice-président Amrullah Saleh a évoqué une "situation très difficile" dans un message vidéo diffusé vendredi soir, tout en assurant que la "résistance continu(ait et continue(rait". Selon Ahmad Massoud, qui mène la résistance dans la vallée, les talibans ont "choisi le chemin de la guerre".

    Les affrontements sont particulièrement violents dans les secteurs de khawak et Shutul où les Talibans ont réussi à progresser. A Khawak, les talibans ont répété les erreurs de l'armée nationale afghane qu'ils avaient mise en déroute. Jouant avec leurs nouveaux joujoux, les fabuleux équipements militaires qu'ils ont capturés à l'armée afghane, ils ont voulu les utiliser sans vraiment savoir comment s'y prendre, loin de leurs habitudes de combattants en sandales. A plusieurs occasions, ils se sont enfermés dans leurs Humvee sans sortir, offrant une cible facile à la résistance sur des routes de montagne à peine praticables. Les combattants de la résistance les ont pilonnés, leur ordonnant de se rendre sinon ils allaient mourrir. Les talibans pris au piège ne pouvaient pas compter sur des renforts, eux-mêmes accrochés par les forces de la résistance.

    Au-delà des questions sécuritaires, qu'elles soient liées à la vallée du Panjshir ou à la menace de la branche locale du groupe jihadiste Etat islamique, l'urgence pour le nouveau régime sera avant tout économique. Ravagée par quatre décennies de conflit, l'économie afghane est en lambeaux, privée d'une aide internationale dont elle dépend et qui a été largement gelée. "L'Afghanistan fait face à une catastrophe humanitaire imminente", a prévenu vendredi l'ONU, qui tiendra le 13 septembre à Genève (Suisse) une réunion entre Etats membres afin d'accroître l'aide humanitaire au pays.

    Le Qatar a annoncé de son côté avoir acheminé samedi en Afghanistan 15 tonnes d'aide humanitaire en provenance du monde entier et indiqué que les vols allaient se poursuivre "dans les jours qui viennent". Des "vols internationaux" seront "bientôt opérés", a assuré à la chaîne d'informations Al-Jazeera l'ambassadeur du Qatar en Afghanistan, Saeed bin Mubarak Al-Khayarin. Le radar, la tour de contrôle et le tarmac ont été réparés et la sécurité est assurée dans et autour de l'aéroport de Kaboul, a-t-il ajouté.