Province de Nangarhar

  • Afghanistan : Au moins 16 morts dans quatre attentats revendiqués par l'Etat islamique

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    Au moins seize personnes ont été tuées, mercredi 25 mai 2022 en Afghanistan dans quatre attentats à la bombe, trois contre des minibus à Mazar-i-Sharif (Nord), revendiqués par l'Etat islamique, et un contre une mosquée dans la capitale Kaboul, selon les autorités.

    A Mazar-i-Sharif, la grande ville du nord, "les bombes ont été placées à bord de trois minibus dans différents quartiers de la ville", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police provinciale de Balkh, Asif Waziri.

    Au moins dix personnes sont mortes et une quinzaine d'autres ont été blessées, selon la police et les service de santé. L'Etat islamique a revendiqué ces attaques dans la soirée de mercredi.

    "Les soldats du califat ont fait exploser deux bombes placées sur deux bus (...) et une troisième bombe sur un troisième bus", a indiqué l'Etat islamique via ses chaînes Telegram.

    Selon Najibullah Tawana, responsable du service de santé de Balkh, trois femmes figurent parmi les dix tués dans les explosions des minibus. A Kaboul, un autre attentat à la bombe a visé la mosquée de Hazrat Zakaria, située près d'un carrefour, tuant au moins six personnes et en blessant 18 autres, selon un dernier bilan donné dans la nuit de mercredi à jeudi sur Twitter par le porte-parole de la police de la capitale, Khalid Zadran.

    Le nombre d'attentats a diminué dans le pays depuis que les talibans ont pris le pouvoir en août, mais une série d'attaques meurtrières à la bombe, dans lesquelles des dizaines de personnes ont trouvé la mort, a frappé le pays fin avril, pendant le mois de ramadan.

    Bombe dans un ventilateur de la mosquée
    A Kaboul mercredi soir, des témoins ont vu plusieurs ambulances rouler à toute vitesse vers les lieux de l'explosion, qui n'a pas été revendiquée jusque-là. Le ministère de l'Intérieur a précisé que la bombe avait été placée à l'intérieur d'un ventilateur dans la mosquée. Vidéo.

    Certaines des attaques meurtrières qui ont frappé le pays fin avril ont été revendiquées par l'Etat islamique et avaient visé en particulier la minorité chiite hazara, considérée comme hérétique par l'Etat islamique.

    L'Etat islamique-Khorasan, la branche afghane de l'organisation islamique est basée dans la province orientale de Nangarhar, à proximité des routes de trafic de drogue et d'êtres humains vers le Pakistan.

    L'organisation accuse les fidèles talibans d'abandonner le djihad.

    Le 28 avril, déjà à Mazar-i-Sharif, des attentats à la bombe, revendiqués par l'Etat islamique, contre deux minibus transportant des passagers chiites, avaient fait neuf morts. Le 21 avril, une mosquée chiite de cette ville avait aussi été la cible d'une bombe. Au moins 12 personnes avaient été tuées et 58 blessées, et là encore l'Etat islamique avait revendiqué l'attaque. Le lendemain, au moins 36 personnes, dont des enfants, avaient trouvé la mort à Kunduz (nord-est) dans un autre attentat à la bombe contre une mosquée sunnite, fréquentée par des soufis, pendant la prière du vendredi. Les Soufis sont également considérés comme hérétiques par les islamistes de l'Etat islamique. A Kaboul, dix personnes avaient été tuées le 29 avril lors d'une explosion dans une mosquée sunnite, après la prière du vendredi.

    Les talibans tentent de minimiser la menace de l'Etat islamique-Khorasan et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu'ils combattent depuis des années. Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangarhar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. Ils assurent depuis quelques mois avoir vaincu l'Etat islamique-Khorasan, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan.

  • Afghanistan : Au moins 12 morts dans un attentat de l'Etat islamique contre une mosquée chiite

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    Au moins 12 personnes ont été tuées et 58 autres blessées, jeudi 21 avril, dans un attentat de l'Etat Islamique contre une mosquée chiite de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, deux jours après une attaque contre une école d'un quartier chiite de Kaboul. .

    "Onze personnes sont décédées sur place et une autre sur la route de l'hôpital, ce qui fait 12 morts jusqu'ici", a déclaré à l'AFP Ahmad Zia Zindani, porte-parole du service de Santé de la province de Balkh, dont Mazar-i-Sharif est la capitale. Au total, 58 personnes ont été blessées, dont 32 grièvement, a-t-il précisé. Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.  Le groupe sunnite ultra-radical a affirmé avoir placé "un colis piégé" à l'intérieur de la mosquée et l'avoir activé à distance au milieu des fidèles rassemblés.

    Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des victimes emmenées vers les hôpitaux depuis la mosquée Seh Dokan, où le sol était jonché de morceaux de verre. "Des parents de victimes cherchant leurs proches sont arrivés dans les hôpitaux de la ville. Plusieurs habitants sont aussi venus donner leur sang", a souligné M. Zindani, selon qui l'explosion s'est produite au moment de la prière.

    Par ailleurs, au moins quatre personnes ont été tuées et 18 blessées à Kunduz (nord-est) dans l'explosion d'une bombe placée sur un vélo, au passage d'un véhicule transportant des civils mécaniciens travaillant pour une unité militaire talibane, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police provinciale, Obaidullah Abedi.
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    'Hostilité religieuse et ethnique'
    La sécurité s'était améliorée en Afghanistan depuis la prise du pouvoir par les talibans en août et le retrait des troupes américaines, après 20 ans d'une guerre d'usure contre leur présence militaire.

    Des attaques, essentiellement revendiquées par l'Etat islamique-Khorasan (EI-K), la branche régionale de l'Etat islamique, surviennent toutefois encore régulièrement.

    Mardi, au moins six personnes ont été tuées et 24 blessées dans deux explosions ayant frappé une école pour garçons d'un quartier de Kaboul largement peuplé par des membres de la minorité chiite hazara. Cette attaque n'a pas encore été revendiquée.

    La communauté chiite, qui est essentiellement Hazara et représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants), est persécutée de longue date dans ce pays à majorité sunnite. Elle a souvent été visée par l'Etat islamique, qui la considère comme hérétique, avant et depuis le retour au pouvoir des talibans, qui s'en étaient eux-mêmes pris à elle par le passé. "Il y a une hostilité religieuse et ethnique envers les chiites et en particulier les Hazaras", dont les traits physiques sont caractéristiques des populations d'Asie centrale, a déclaré à l'AFP le dirigeant chiite Mohammad Mohaqqiq. "Tous les groupes extrémistes en Afghanistan, que ce soit l'Etat islamique ou les talibans, ont montré cette hostilité."

    Lutte sans pitié
    Les talibans tentent de minimiser la menace de l'Etat islamique-Khorasan et mènent une lutte sans pitié contre le groupe, qu'ils combattent depuis des années. Ils ont multiplié les raids, notamment dans la province orientale de Nangharar, et arrêté des centaines d'hommes accusés d'en faire partie. Ils assurent maintenant avoir vaincu l'Etat islamique-Khorasan, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan. Ce groupe est accusé d'avoir mené ou a revendiqué quelques-uns des attentats les plus meurtriers survenus ces dernières années en Afghanistan.

    En mai 2021, une série d'explosions s'était produite devant un établissement scolaire pour filles du même quartier chiite de Kaboul visé mardi, faisant 85 morts, en majorité des lycéennes, et plus de 300 blessés.

    Une voiture piégée avait d'abord explosé devant l'école, puis deux autres bombes avaient suivi au moment où les élèves se précipitaient dehors. L'Etat islamique, qui avait revendiqué un attentat en octobre 2020 contre un centre éducatif (24 morts) dans la même zone, est fortement soupçonné d'avoir mené cette attaque.

    Dans ce même quartier, en mai 2020, un groupe d'hommes armés avait attaqué une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières, tuant 25 personnes, dont 16 mères, certaines sur le point d'accoucher. Cet attentat n'avait pas été revendiqué, mais les Etats-Unis avaient accusé l'Etat islamique d'en être responsable.
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  • Pakistan : 5 soldats pakistanais tués par des tirs depuis l'Afghanistan

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    Cinq soldats pakistanais ont été tués par des tirs provenant d'Afghanistan. L'attaque a été revendiquée par les talibans pakistanais.

    "Le Pakistan a fermement condamné l'utilisation par les terroristes du territoire afghan", selon le service des relations publiques de l'armée pakistanaise, commentant l'attaque, qui a eu lieu dans le district de Kurma, province de Khyber Pakhtunkhwa,

    L'attaque a été revendiquée par le "mouvement taliban pakistanais", qui s'est renforcé avec le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan  et a intensifié ses attaques depuis l'expiration d'une trêve conclue avec le gouvernement en décembre 2021.

    Les deux mouvements partagent la même idéologie et sont composés d'habitants des deux côtés de la frontière, bien que les talibans afghans soient distincts des pakistanais.

    Mohammad Khorasani.jpegLe 10 janvier 2022, un dirigeant des talibans pakistanais, Mohammad Khorasani (photo ci-contre), avait été tué dans la province afghane orientale de Nangarhar. Les forces de sécurité pakistanaises ont refusé de reconnaître s'ils étaient responsables de sa liquidation.

    La mort de Khorasani est survenue plusieurs semaines après qu'un autre responsable taliban pakistanais ait survécu à une attaque de drone contre une maison où il se cachait en Afghanistan.

    On ne sait pas non plus qui était derrière cette attaque. On sait seulement que le Pakistan dispose de capacités lui permettant de lancer des opérations similaires, et les États-Unis ont précédemment annoncé qu'ils pourraient continuer à lancer des frappes même après leur retrait d'Afghanistan le 31 août dernier.

    Les talibans pakistanais sont responsables d'une vague de violences sanglantes après leur fondation en 2007.

    Noor Wali Mehsud.jpegDes responsables pakistanais ont déclaré que Khorasani, de son vrai nom Khaled Balti, dirigeait un "camp d'entraînement terroriste" dans le Nord-Waziristan, avant de fuir en Afghanistan suite à une offensive de l'armée.

    Le responsable de la sécurité a confirmé qu'il était "le cerveau de plusieurs attaques en étroite coordination avec le chef du mouvement taliban pakistanais, Noor Wali Mehsud (photo ci-contre), visant les forces de sécurité pakistanaises et des citoyens innocents alors qu'il se cachait en Afghanistan".

     

  • Afghanistan : 304 attaques de l'Etat islamique-Khorasan depuis le 1er janvier 2021

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    L'Etat Islamique-Khorasan a revendiqué 304 attaques en Afghanistan entre le 1er janvier et le 30 novembre 2021.

    90 attaques ont eu lieu depuis le 18 septembre. 76 de ces attaques (soit 85 %) ont visé les talibans.

     En 2020, l'Etat islamique-Khorasan avait revendiqué environ 84 attaques en Afghanistan et seulement 8 de ces attaques (10 %) avaient visé les talibans.

    Muhammad Amin (Khadim)
    Dans le dernier numéro d'al-Naba, le magazine de l'Etat islamique, on trouve l'histoire de Muhammad Amin (Khadim), un ancien militant taliban de la région de Chaparhar, dans la province de  Nangarhar qui est devenu commandant de l'Etat islamique-Khorasan.  Il avait rejoint les talibans en 2005 et combattu à Chaparhar. Il a ensuite rejoint l'Etat islamique avec son groupe et combattu dans plusieurs régions de Nangarhar, notamment Shinwar, Tora Bora, Khugyani, Kot, Momand et Haska Meina. 

    Nommé commandant militaire de Kunar, il a combattu les talibans à Korengal, Kandigal et Shorak. Khadim a été tué en février 2020 lors d'une frappe d'un américain. Al-Naba affirme qu'après que les talibans soient entrés dans Kunar, ils ont creusé sa tombe et tenté de profaner le corps.

  • Afghanistan : Forte explosion à Kaboul et affrontements entre Etat islamique et talibans à Jalalabad

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    Une forte explosion a eu lieu à Kaboul le 30 novembre 2021. Au moins cinq personnes, dont des talibans, ont été blessées à la suite de l'incident.

    Selon des informations locales, la bombe au bord de la route a explosé sur l'avenue Dar-ul-Aman non loin d'une école. Selon des informations non confirmées, la cible de l'attaque était un véhicule de type Toyota Hilux.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité de l'explosion.

    Dans le même temps, les talibans ont mené une opération antiterroriste dans la ville de Jalalabad, capitale de la province de Nangarhar, dans l'est de l'Afghanistan. Au petit matin, des talibans ont fait une descente dans des repaires de l'Etat islamique dans le 1er district de police de la ville. Selon les rapports, plusieurs membres de l'Etat islamique ont été tués au cours de violents affrontements. Vidéo. Vidéo 2. Vidéo 3.

    L'opération des talibans à Jalalabad est probablement une réponse aux récentes attaques de l'Etat islamique contre des véhicules appartenant aux  talibans. Le 22 novembre, l'Etat islamique a revendiqué les attaques contre des véhicules talibans dans les PD1 et PD3 de la ville de Jalalabad.

    Les talibans mènent régulièrement des opérations contre les cellules et les partisans de l'Etat islamique. Pourtant, l'influence du groupe ne cesse de croître, au point que l'Etat islamique pourrait bientôt tenter de s'emparer de certaines parties de l'Afghanistan.

    Au cours des derniers mois, l'Afghanistan a connu des bombardements, des attaques armées et des fusillades dans diverses provinces, y compris la région de la capitale. Les victimes ont été à la fois des talibans et des résidents locaux. L'Etat islamique-Khorasan, la branche locale de l'Etat islamique semble intensifier ses opérations dans la capitale afghane, défiant le cœur même du nouveau régime des talibans.

  • Afghanistan : Deux attaques à la bombe dans l'est de la province de Nangarhar ont fait au moins huit morts

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    Des sources locales dans la province de Nangarhar rapportent au moins explosions à Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar.

    Au moins huit talibans ont été tués et 17 autres ont été blessés.

    La province de Nangarhar a été l'une des provinces les plus instables d'Afghanistan au cours des deux derniers mois. Elle a été le théâtre de plusieurs activités terroristes chaque jour.
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  • Afghanistan : Plusieurs explosions ont pris pour cible des talibans

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    A Asadabad, ans la province de Kunar, trois explosions ciblant des talibans ont été rapportées.

    A Jalalabad, capitale de la province de Nangarhar, deux talibans ont été tués dans une attaque revendiquée par l'Etat islamique-Khorasan.
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