Province de Nangarhar

  • Afghanistan : Plusieurs explosions ont pris pour cible des talibans

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    A Asadabad, ans la province de Kunar, trois explosions ciblant des talibans ont été rapportées.

    A Jalalabad, capitale de la province de Nangarhar, deux talibans ont été tués dans une attaque revendiquée par l'Etat islamique-Khorasan.
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  • Afghanistan : L'Etat islamique revendique avoir tué ou blessé 85 talibans en moins d'une semaine

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    Vendredi 4 septembre 2021, al-Naba, le journal officiel de l'Etat islamique, a publié un résumé des récentes opérations du groupe islamique radical contre les talibans en Afghanistan.

    Selon al-Naba, les cellules de l'Etat islamique-Khorasan (EI-K) ont mené un total de 20 opérations contre les talibans entre le 18 et le 22 septembre. Les opérations comprenaient 15 attaques à l'aide d'engins explosifs, quatre assassinats et une embuscade.

    Au moins 85 talibans ont été tués ou blessés au cours des opérations de l'EI-K. Par ailleurs, trois véhicules des talibans ont été détruits et neuf autres ont été endommagés.

    Les cellules de l'EI-K mènent quotidiennement des opérations contre les talibans, en particulier dans la province orientale de Nangarhar.

    Le 23 septembre, l'Etat islamique a affirmé que six talibans ont été tués et trois autres blessés lors de trois attaques distinctes à Nangarhar. Deux des attaques ont eu lieu dans la capitale de la province, Jalalabad. La ville semble être infestée de cellules du groupe islamique.

     

  • Afghanistan : Deux talibans et trois civils tués dans une nouvelle attaque à Jalalabad

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    Lors d'une attaque, des hommes armés ont ouvert le feu sur un véhicule taliban dans une station-service de la capitale provinciale de Jalalabad, tuant deux talibans et un pompiste, ont déclaré des témoins. Un enfant a également été tué, ont-ils ajouté.

    Un autre enfant a été tué et deux talibans ont été blessés lors d'une attaque à l'explosif contre un autre véhicule taliban à Jalalabad. Une personne qui se trouvait à proximité a également été blessé, bien qu'il ne soit pas clair si cette personne était un responsable taliban ou non.

    Dans un incident distinct, des habitants ont indiqué à l'AFP que deux combattants talibans avaient été blessés alors qu'ils tentaient de désamorcer un engin explosif improvisé à Jalalabad. Aucune autre détail n'était disponible dans l'immédiat.

    La ville de Jalalabad, capitale du Nangarhar, a été secouée le week-end dernier par une série d'attaques revendiquées par la branche locale de l'Etat islamique (EI-K). Les trois explosions de samedi - premiers attentats meurtriers en Afghanistan depuis le départ des dernières troupes américaines le 30 août - ont tué au moins trois personnes et blessé une vingtaine d'autres, selon un responsable taliban.

    Le Nangarhar est le principal foyer du groupe de l'EI-K, rival des talibans, qui a revendiqué une série d'attaques meurtrières ces dernières années, dont l'attentat sanglant de l'aéroport de Kaboul le 26 août dernier.

  • Afghanistan : Un véhicule taliban à nouveau pris pour cible à Jalalabad

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    Un véhicule transportant des talibans a été pris pour cible, dimanche 19 septembre 2021 à Jalalabad, selon des médias locaux, moins de vingt-quatre heures après une attaque similaire dans la grande ville de l'est de l'Afghanistan.

    Selon des témoins cités par la presse locale, plusieurs talibans ont été transportés à l'hôpital après l'explosion qui, d'après un journaliste, s'est produite près de la gare routière, à proximité d'un échangeur routier en direction de la capitale Kaboul. Aucun autre détail n'était disponible dans l'immédiat. Cet attentat survient au lendemain d'une triple explosion - dont l'une a visé un véhicule taliban - qui a fait au moins trois morts et 19 blessés à Jalalabad. Ces attentats sont les premiers attentats meurtriers recensés depuis le départ des dernières troupes américaines du pays le 30 août, après vingt ans de présence militaire.

    Jalalabad est la capitale du Nangarhar, principal foyer des rebelles de l'Etat islamique en Afghanistan (EI-K), rivaux des talibans, qui ont notamment revendiqué l'attentat sanglant qui a tué plus de 100 personnes à l'aéroport de Kaboul le 26 août.

    Revendication de l'Etat islamique
    l’Etat islamique-Khorasan (EI-K) a revendiqué 7 attentats en 48h contre les Taliban à Jalalabad, province de Nangarhar. Ils revendiquent avoir tué et blessé 35 taliban au cours de ces attaques.

    Les femmes et les écolières protestent
    Des femmes ont protesté contre la décision des talibans de remplacer le ministère de la Condition féminine par la tristement célèbre "police des mœurs". Vidéo.

    Par ailleurs, les talibans ont interdit pour l'instant aux filles de fréquenter les écoles secondaires. Par solidarité, de nombreux garçons refusent d'aller eux-mêmes à l'école. « Nous n'allons pas à l'école sans nos sœurs », lit-on sur les pancartes. Vidéo.
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    Ci-dessous, une fillette afghane affiche une pancarte demandant « quel est notre crime d'être empêché de poursuivre notre éducation » ?
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  • Afghanistan : Trois morts et 20 blessés dans cinq explosions à Jalalabad

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    Des sources dans la province de Nangarhar rapportent que cinq explosions distinctes ont tué trois personnes et en ont blessé 20 autres. Les explosions visaient les talibans.

    Selon des sources, les explosions ont eu lieu dans le cinquième arrondissement de la ville de Jalalabad et les victimes comprennent des femmes et des enfants.

    Les médecins de l'hôpital du district de Nangarhar ont déclaré que 21 personnes blessées avaient été transportées à l'hôpital depuis le site de l'explosion, dont deux sont décédées des suites de leurs blessures.

    Une source à l'hôpital de la province de Nangarhar a déclaré qu'à l'exception de deux femmes et d'un civil, les autres victimes seraient des talibans.

    Une autre source a confirmé que des élèves faisaient également partie des blessés.

    Il s'agit de la première explosion du genre dans la province de Nangarhar après que les talibans aient pris le contrôle du pays. Aucun individu ou groupe n'a revendiqué la responsabilité des explosions.

    Une des explosions a pris pour cible et détruit un pylône électrique :
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  • Afghanistan : L'armée américaine élimine un membre de haut rang de l'État islamique

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    Le commandement central américain (CENTCOM) a annoncé l'élimination de deux membres de l'État islamique-Khorasan, dont un membre important. Un autre aurait été blessé. Il s'agit d'"organisateurs" et "opérateurs" de l'organisation islamiste radicale.

    La frappe a été menée par un avion sans pilote dans la province afghane de Nangarhar. Les trois jihadistes se trouvaient dans un véhicule lorsqu'il a été atteint par le tir du drone.

    "Les premières indications sont que nous avons tué la cible", a déclaré l'armée américaine dans le communiqué. Selon l'armée, il n'y a eu aucune victime parmi la population civile.

    "Il n'y a à notre connaissance aucune victime civile", a indiqué le général américain Hank Taylor. "Je peux confirmer, maintenant que nous avons reçu plus d'informations, que deux cibles importantes de l'Etat islamique-Khorasan ont été tuées et une blessée" dans la frappe lancée samedi depuis l'extérieur de l'Afghanistan, a-t-il précisé.

    Le porte-parole du Pentagone John Kirby a refusé d'expliciter s'ils avaient été directement impliqués dans l'attentat de jeudi près de l'aéroport de Kaboul, qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 soldats américains.

    Cette attaque a été revendiquée par l'Etat islamique au Khorasan . "Il s'agit d'organisateurs et d'opérateurs de l'EI-K, c'est une raison déjà suffisante", a répondu le porte-parole lors d'une conférence de presse. Cette frappe a été conduite au cours "d'une seule mission", a précisé M. Kirby.

    Personne ne dit que parce que "nous les avons eus, nous n'avons plus à nous inquiéter face à l'EI-K", a souligné le porte-parole, en affirmant que l'armée américaine restait "concentrée" sur cette "menace encore active". "Le fait que ces deux individus ne soient plus sur la surface de la Terre est une bonne chose", a-t-il poursuivi.

    L'armée américaine prévoit d'effectuer des frappes aériennes supplémentaires dans les jours et les semaines à venir, selon des responsables américains.

    Les opérations d'évacuations d'Afghanistan se poursuivent. "De fait, il y a environ 1.400 personnes à l'aéroport de Kaboul qui ont été contrôlées et se sont enregistrées pour des vols aujourd'hui", a précisé le général Taylor.

    Au total, environ 111.900 personnes ont été évacuées depuis le 14 août, veille de la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, selon les derniers chiffres du gouvernement américain.

    600 Américains restés dans le pays
    Le Pentagone a révélé qu'environ 600 citoyens américains étaient toujours en Afghanistan à la date limite fixée par Biden le 31 août. 

    La CIA a évacué des Afghans qu'elle avait formés
    Apparemment, la CIA a évacué des combattants entraînés par elle de l'aéroport de Kaboul avant que les talibans n'investissent la place. 

    La Turquie rouvre son ambassade à Kaboul
    la Turquie rouvre son ambassade à Kaboul| L'ambassadeur turc a été escorté de l'aéroport de Kaboul par les talibans. L'ambassadeur de Turquie et toute son équipe diplomatique, sont revenus de l'aéroport de Kaboul avec les membres du ministère des Affaires étrangères de l'Émirat islamique pour rouvrir l'ambassade de Turquie.

    Executions extrajudiciaires
    Malgré les assurances données par le porte-parole des talibans, des rapports continuent d'arriver révélant que les talibans exercent des exécutions extrajudiciaires dans les provinces. Un procureur du gouvernement a été traîné hors de sa maison vendredi par les talibans à Jalalabad pour être retrouvé mort plus tard. 
    Fawad Andarabi, un artiste afghan, a également été traîné hors de chez lui, vendredi 27 août, et tué par les talibans dans le village de Kishnabad à Andarab. Il était un chanteur folklorique célèbre dans la vallée. Son fils a confirmé l'incident. Vidéo.

    La mort du chanteur a été confirmée par l'ancien ministre afghan de l'Intérieur, Masood Andarabi. "Il ne faisait qu'apporter de la joie aux habitants de la vallée, en chantant à quel point la terre ancestrale est belle et qu'elle ne se soumettra pas à la brutalité des talibans", a-t-il écrit.

    La province de Baghlan est devenue l'un des rares centres de résistance au pouvoir des talibans. Les groupes militants d'autodéfense locaux avaient réussi à repousser les talibans. Toutefois, leurs gains ont été de courte durée, et les talibans ont rapidement annoncé qu'ils avaient repris le contrôle de la province.

    Rostamozi.jpegLes talibans nomment un terroriste à la tête de la Fédération afghane d'éducation physique
    Les talibans ont nommé Bashir Ahmad Rostamozi à la tête de la Fédération afghane d'éducation physique. M. Rostamozi est un expert sportif qui a été emprisonné il y a plusieurs années pour avoir fomenté un attentat suicide contre des athlètes du Comité national olympique afghan.

    Nouvelles instructions des talibans dans la province de Kandahar
    Tous les médias locaux de Kandahar (radios et télévisions) sont informés que la musique et les programmes qui impliquent des voix de femmes ou des femmes d'une manière ou d'une autre ne seront plus autorisés.
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  • Afghanistan : Derniers évènements sécuritaires (mise à jour au fur et à mesure des évènements)

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    Les talibans prennent Mazar-i-Sharif, grande ville du nord.
    Les talibans se sont emparés, samedi soir 14 août, de Mazar-i-Sharif, dernière grande ville du nord de l'Afghanistan encore contrôlée par le gouvernement, accroissant encore leur emprise sur le pays.

    Les talibans "paradent sur leurs véhicules et leurs motos, tirant en l'air pour célébrer" la prise de la ville, a raconté samedi soir à l'AFP un habitant de Mazar-i-Sharif, Atiqullah Ghayor, qui vit près de la célèbre mosquée bleue. Il a précisé que les talibans étaient entrés "sans vraiment rencontrer de résistance" dans la quatrième ville la plus peuplée du pays (500.000 habitants), après le retrait des forces afghanes. D'autres habitants ont fait des récits similaires et les talibans ont revendiqué la prise de la ville, capitale de la province de Balkh et carrefour commercial, dont les faubourgs étaient encore le théâtre d'intenses combats samedi matin. "Les combattants (talibans) se sont emparés de Mazar-i-Sharif. Tous les bâtiments officiels (...) sont sous leur contrôle", ont affirmé les talibans dans un communiqué.

    Le maréchal Abdul Rashid Dostom, ancien vice-président afghan, et Atta Mohammad Noor, ex-gouverneur de Balkh, qui avaient pris la tête de forces locales de résistance aux talibans à Mazar-i-Sharif, ont trouvé refuge en Ouzbékistan voisin, selon un proche du second, précisant que leurs forces s'étaient elles retirées à une soixantaine de km de la ville.

    Le célèbre seigneur de guerre Qaisari a été capturé par les talibans à Mazar-i-Sharif.
    On ignore quel sera son sort. Qaisari est accusé de graves violations des droits humains non seulement par les talibans, mais aussi par des organisations locales et internationales. Vidéo.

    La ville de Khost également tombée aux mains des talibans
    Le porte-parole des talibans  a officiellement revendiqué la capture de la ville de Khost.
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    Plus tôt, le président afghan Ashraf Ghani avait promis de poursuivre le combat contre les insurgés qui continuent à se rapprocher de la capitale Kaboul, presque encerclée et où les habitants ne cachent pas leur angoisse de l'avenir.
    "La re-mobilisation de nos forces de sécurité et de défense est notre priorité numéro un et d'importantes mesures sont prises à cet effet", avait assuré à la mi-journée, le président Ghani dans une adresse télévisée. Il n'a fait aucune allusion à une possible démission, réclamée par certains, mais a précisé avoir entamé des "consultations" au sein du gouvernement, avec des responsables politiques et les partenaires internationaux, pour trouver "une solution politique dans laquelle la paix et la stabilité" seront préservées.
    "Ces consultations avancent rapidement et nous ferons part de leur résultat à nos compatriotes très vite", a-t-il ajouté. Dans la soirée, le palais présidentiel a précisé qu'"une délégation sera prochainement constituée par le gouvernement et prête à négocier".

    6 provinces tombées aux mains des talibans en une seule journée, samedi 14 août 2021 :
    1: Paktika
    2: Paktia
    3: Kunar
    4: Faryab
    5: Balkh
    6: Laghman 
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    "Inquiet pour l'avenir"
    La situation militaire est critique pour le pouvoir en place. En à peine plus d'une semaine, les talibans ont pris le contrôle de presque tout le nord, l'ouest et le sud de l'Afghanistan et sont arrivés aux portes de Kaboul. Ils ne sont plus qu'à 50 km de la capitale et ne montrent aucun signe de vouloir ralentir leur marche. Samedi, ils avaient déjà pris la province de Kunar, dans l'Est, et pourraient bientôt approcher de Kaboul par le nord, le sud et l'est.

    E8fulV8WYAA-YyM.jpegLe général Saadat nouveau promu responsable de la sécurité pour Kaboul
    Le général Seyed Sami Saadat (photo ci-contre) nommé responsable de la sécurité publique dans la ville et la province de Kaboul.
    La présidence afghane a tweeté hier soir que le général Saadat avait été nommé par le président Ashraf Ghani.
    Le général Saadat était à la tête de l'armée afghane lors des récentes batailles de Kandahar et de Laskargah, qui sont toutes deux tombées en 24 heures.
    Le poste était devenu vacant car le général Hebatullah Alizai, ancien commandant du 209e corps Shaheen et récemment nommé à la tête de l'armée afghane, s'était rendu aux talibans samedi 14 août dans la province de Balkh. Il semble qu'il ait conspiré avec les talibans et abandonné les lignes de défense, ordonnant à ses troupes de se rendre.

    Jalalabad
    Les talibans viennent d'annoncer (dimanche matin 15 août) leur arrivée à Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar. La ville est tombée sans aucune résistance selon des sources locales. Vidéo des talibans à Jalalabad. Autre vidéo. Ci-dessous, photo prise ce dimanche 15 août). 
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    La peur s'empare de Kaboul
    Au sein des habitants de Kaboul et les dizaines de milliers de personnes qui ont fui leur foyer ces dernières semaines pour se réfugier dans la capitale, la peur prédomine. "Je pleure jour et nuit quand je vois que les talibans forcent des jeunes filles à épouser leurs combattants", a confié à l'AFP Muzhda, 35 ans, une femme célibataire arrivée avec ses deux soeurs, de la province de Parwan, un peu plus au nord. "J'ai refusé des propositions de mariage par le passé (...) Si les talibans viennent et me forcent à les épouser, je me suiciderai", prévient-elle.
    Dawood Hotak, 28 ans, un commerçant de Kaboul, est aussi "inquiet pour l'avenir" de ses jeunes soeurs et ne sait pas "ce qui va leur arriver". 

    Les rues de la capitale étaient normalement animées samedi, mais de longues queues étaient observées à la sortie des banques, et certains hommes ont indiqué à l'AFP avoir commencé à se laisser pousser la barbe, en prévision d'une arrivée prochaine des talibans.
    Beaucoup d'Afghans - les femmes en particulier -, habitués à la liberté acquises ces 20 dernières années, craignent un retour au pouvoir des talibans.

    Lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001, avant d'être chassés il y a 20 ans par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les talibans avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées.

    Dans le même ordre d'idées, le réseau des églises en Afghanistan rapporte que ses dirigeants ont reçu samedi soir 14 août des lettres des talibans les avertissant qu'ils savent où ils se trouvent et ce qu'ils font. Il semble que les talibans aient l'intention de mettre fin à la liberté religieuse dans le pays. 

    Kaboul : Dernières nouvelles : Violents combats dans un quartier de la capitale afghane
    De violents affrontements ont été signalés, dimanche 15 août, dans le district de Paghman à Kaboul et autour de la périphérie de la ville de Kaboul. Des sources pro-talibanes prétendant que les moudjahidines ont capturé plusieurs positions des forces de sécurité à Paghman. Selon des sources locales, les talibans auraient lancé l'assaut final sur Kaboul. Nous attendons d'autres rapports sur la situation.
    forward_2.gifLe ministère afghan de l'intérieur vient de confirmer que les talibans ont commencé à entrer à Kaboul de toutes parts. Vidéo de l'entrée des talibans à Kaboul ce dimanche 15 août.
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    Des négociations sont en cours à Kaboul entre les talibans, le gouvernement afghan et les États-Unis. Le gouvernement afghan, la démission d'Ashraf Ghani et la mise en place d'un gouvernement de transition ont été proposés aux talibans. On ne sait pas si ceux-ci accepteront la proposition. Le résultat des négociations déterminera ce qui va se passer à Kaboul dans les prochaines heures.
    forward_2.gifLe président Ghani va céder le pouvoir à Ali Ahmad Jalali dans les prochaines heures. Jalali est l'une des figures de proue de la résistance contre les Soviétiques. Jalali formera le gouvernement de transition avec le représentant des talibans, le mollah Biradar.
    Mollah Baradar (photo ci-dessous), le chef des talibans, est arrivé à Kaboul avec Jalali pour former le gouvernement intérimaire.
    Un responsable afghan a déclaré que les troupes avaient livré la base aérienne de Bagram aux talibans. La base abrite une prison abritant 5 000 détenus. 
    forward_2.gifLe président Ghani a quitté l'Afghanistan, selon l'ancien vice-président Abdullah Abdullah
    Le président afghan, Ashraf Ghani, a quitté l'Afghanistan, où les talibans sont sur le point de prendre le pouvoir, a annoncé dimanche l'ancien vice-président Abdullah Abdullah. "L'ancien président afghane a quitté la nation", a déclaré M. Abdullah, qui est aussi le chef du Haut Conseil pour la réconciliation nationale, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
    Ashraf Ghani a d'abord gagné Douchanbé, au Tadjikistan avant de se réfugier à Oman.
    On a appris que le ministre de la défense, Bismillah Mohammadi, avait également pris la fuite et s'était réfugié aux Emirats Arabes Unis.
    forward_2.gifAux dernières nouvelles, les talibans sont entrés dans le Palais présidentiel et affirment à présent qu'il n'y aura pas de gouvernement de transition. Ils ont pris le pouvoir. Les talibans devraient bientôt déclarer l'Émirat islamique d'Afghanistan depuis le palais présidentiel. C'était le nom du pays sous le gouvernement taliban renversé par les forces dirigées par les États-Unis en 2001. 
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    Humayoon Humayoon, l'ancien vice-président et ancien allié d'Ashraf Ghani, a déclaré qu'il avait été nommé chef de la police de Kaboul par les talibans pour l'émirat islamique d'Afghanistan. On assiste à un vaste changement de bord de nombreux responsables politiques et sécuritaires, sans doute préparé de longue date et à l'insu des services américains. Vidéo.

    Pendant ce temps, les talibans continuent d'investir Kaboul :
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    Instruction des talibans aux étrangers
    Les étrangers à Kaboul pourront partir s'ils le souhaitent ou enregistrer leur présence dans les prochains jours auprès des fonctionnaires talibans qui seront établis prochainement.

    Marines américains
    Un ballet d'hélicoptères a survolé samedi Kaboul, entre l'aéroport et le l'ambassade américaine, gigantesque complexe situé dans la "zone verte" ultrafortifiée, au centre de la capitale. Un premier contingent de Marines est arrivé pour sécuriser les évacuations du personnel diplomatique, ainsi que d'Afghans ayant travaillé pour les Etats-Unis et craignant des représailles des talibans. Les Etats-Unis entendent évacuer des "milliers de personnes par jour" et pour cela le Pentagone va déployer avant la fin du week-end 3.000 soldats à l'aéroport de Kaboul, a précisé vendredi son porte-parole, John Kirby. L'ambassade américaine a ordonné à son personnel de détruire les documents sensibles et symboles américains qui pourraient être utilisés par les talibans "à des fins de propagande". Cliquer sur la photo ci-dessous pour voir la vidéo d'al-Jazeera :

    Londres évacue son ambassadeur dès dimanche 15 août
    Londres a parallèlement annoncé le redéploiement de 600 militaires pour aider les ressortissants britanniques à partir.
    Plusieurs pays - Pays-Bas, Finlande, Suède, Italie et Espagne - ont annoncé vendredi réduire au strict minimum leur présence, ainsi que des programmes de rapatriement de leurs employés afghans. L'Allemagne va aussi réduire son personnel diplomatique "au minimum absolu". D'autres, dont la Norvège et le Danemark, ont fermé provisoirement leur ambassade.
    Aux dernières nouvelles, la Grande Bretagne a décidé d'évacuer son ambassadeur par avion dès dimanche soir car on craint que les Talibans s'emparent de façon imminente de Kabul et de l'aéroport qui reste le seul moyen de s'échapper.
    L'ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Afghanistan (@NicolasK111) a déclaré de son côté qu'il "baissait la tête de honte" en suivant les évènements d'Afghanistan.

    Chaos à l'aéroport de Kaboul
    Tous les vols commerciaux suspendus depuis l'aéroport de Kaboul et seuls les avions militaires sont autorisés à opérer, a déclaré un responsable de l'OTAN.
    La France va déployer un A400M pour évacuer ses ressortissants encore présents à Kaboul. Il partira lundi 16 août à 8h00 d'Orléans en direction de la base militaire française d'Abu Dhabi d'où plusieurs rotations sont programmées avec Kaboul afin d'exfiltrer environ 200 ressortissants.

    L'administration Biden toujours satisfaite de sa décision de retrait
    Les talibans ont lancé leur offensive en mai, quand le président américain Joe Biden a confirmé le retrait des dernières troupes étrangères du pays, censé être achevé d'ici le 31 août. Joe Biden a depuis affirmé ne pas regretter sa décision, même si la rapidité avec laquelle l'armée afghane s'est désintégrée a surpris et déçu les Américains, qui ont dépensé plus de 1.000 milliards de dollars pour la former et l'équiper.
    forward_2.gifVendredi 13 août, l'administration Biden affirmait encore que Kaboul ne faisait pas face à une "menace imminente" et que la prise du pouvoir par les talibans n'était pas à leurs yeux une issue inéluctable.

    L'armée de l'air américaine intervient contre des positions talibanes
    Une source de sécurité afghane affirme qu'environ 35 militants talibans ont été tués lors de frappes aériennes par les forces américaines dans 3 provinces afghanes.

    La Turquie évacue ses missions militaires et diplomatiques
    La Turquie évacue ses missions militaires et diplomatiques en Afghanistan. Il reste le contingent turc chargé de sécuriser l'aéroport de Kaboul. Les talibans ont exigé de la Turquie qu'elle retire également ses troupes avant la fin août et menace : "pas un ne sortira vivant" si Ankara ne les retire pas."

    forward_2.gifL'immense arsenal d'armes modernes capturé par les talibans : un grave problème pour l'avenir
    Les talibans se sont emparés d'un immense arsenal mis à disposition de l'armée afghane, notamment par les Etats-Unis, au cours de leur prise de contrôle de nombreuses bases militaires. Les Etats-Unis ont dépensé 88 milliards$ pour équiper une armée afghane supposée être forte de 350.000 hommes alors qu'il s'est avéré qu'elle n'en comptait pas plus de 60.000, selon des estimations récentes. Une grosse erreur de la CIA pourtant omniprésente dans le pays. Parmi ces armes, se trouvent des avions de guerre, des hélicoptères de combat, des drones (notamment au moins 15 drones ScanEagle qui coûtent 4.000.000 $ chacun -  photos ci-dessous), des missiles, des véhicules blindés et Humvees par milliers, et toutes sortes d'armes individuelles.
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    Les avions tombés entre les mains des talibans sont des avions de combat A-29 Super Tucano COIN (contre-insurrection) livrés par les États-Unis à l'armée de l'air afghane. 
    Les avions de combat ont été saisis par les talibans dans la section militaire de l'aéroport international de Mazar-i-Sharif.
    Les États-Unis avaient acheté un total de 26 avions de combat A-29 pour l'Armée de l'air afghane au cours des cinq dernières années. Seulement 19 ont été livrés à cette date.
    L'A-29 est facile à piloter et à entretenir, et il est considéré comme l'un des avions de combat les moins chers à exploiter. Une heure de vol dessus ne coûte que 1 000 $.
    Les Super Tucano fournis à l'AAF étaient équipés de systèmes électro-optiques d'observation et de ciblage AN/AAQ-22 Star SAFIRE II. Les avions de combat étaient également armés de bombes à guidage laser GBU-58 Paveway II et de roquettes à guidage laser APKWS.
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    Les talibans ont également capturé au moins un hélicoptère d'attaque léger MD 530F Cayuse Warrior sur l'aéroport international de Mazar-i-Sharif.
    Les États-Unis ont fourni plus de 60 hélicoptères MD 530F à l'AAF. L'hélicoptère peut être armé de nacelles FN HMP400 avec mitrailleuse lourde FN M3P .50 BMG ou de nacelles M260 avec 7 roquettes Hydra 70 non guidées.
    Au cours des derniers jours, les talibans ont capturé plus d'une douzaine d'hélicoptères, dont des Mi-8/17, des UH-60 Black Hawk et des MD 530F. Les talibans n'ont pu faire décoller jusqu'ici que deux Mi-8/17 laissés par les forces gouvernementales afghanes en état opérationnel à Herat.
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    Mais les talibans n'auront pas l'utilisation de ces armes qui ne manqueront pas de faire l'objet d'une intense activité de marché noir. Le trafic  se déroulera en premier lieu au travers de l'Iran (sans compter le matériel militaire amené par l'armée afghane ayant fuit en Iran / Vidéo). Il touchera également les pays d'Asie centrale, soit directement par les frontières montagneuses de l'Afghanistan avec ses pays voisins, soit par le Pakistan. On devrait voir très rapidement les conséquences de ce trafic d'armes, tout d'abord au Cachemire indien, dans les régions troublées du Pakistan comme le Balouchistan, et plus loin ans les régions "chaudes" du Moyen Orient (Irak, Syrie, Yémen).

    N'oublions pas, enfin, qu'al-Qaïda va profiter de la victoire des talibans pour reconstituer ses bases en Afghanistan et puiser sa part du butin d'armements capturé par les talibans avec toutes les conséquences que cela pourrait représenter dans un avenir proche pour tous les pays dans le collimateur de l'organisation islamiste radicale.

    Ne pas oublier que talibans et al-Qaïda poursuivent le même but : Imposer l'islam et la charia au monde entier comme le rappelle ce commandant des talibans à CNN : « Nous sommes convaincus qu'un jour les moudjahidines remporteront la victoire et que la loi islamique ne s'appliquera pas seulement à l'Afghanistan, mais partout dans le monde. Nous ne sommes pas pressés. Nous pensons que cela viendra un jour. pas jusqu'au dernier jour." Vidéo de la déclaration de ce commandant taliban à CNN.