Province de Lattaquié

  • Syrie : Les avions de guerre russes mènent une série de frappes aériennes sur la région du "Grand Edleb

    Imprimer

    Le 11 septembre, les avions de guerre des forces aérospatiales russes (VKS) ont effectué une nouvelle série de frappes aériennes sur la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.

    Le Grand Edleb est contrôlé par plusieurs groupes rebelles dirigés par le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, affilié à Al-Qaida. L'armée turque maintient également une présence assez importante dans la région.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les nouvelles frappes aériennes russes ont visé les environs de la ville de Sheikh Yusuf, à l'ouest de la ville d'Edleb. Aucune information n'a encore été communiquée sur des pertes éventuelles.

    Il y a deux jours, le VKS a effectué des frappes aériennes similaires sur la ville de Kabani, au nord de la Lattaquié, ainsi qu'à la périphérie ouest de la ville d'Edleb.

    Les récentes frappes aériennes russes semblent être une réponse aux violations répétées par les rebelles de l'accord de cessez-le-feu dans le Grand Edleb. Le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan avaient signé cet accord le 5 mars dernier.

    La Turquie s'est engagée à neutraliser les derniers islamistes radicaux du Grand Edleb dans le cadre de l'accord. Cependant, les forces d'Ankara n'ont pris aucune mesure jusqu'à présent. Cela pourrait bientôt obliger les forces du gouvernement syrien et leurs alliés russes et iraniens à lancer une offensive dans la région.


  • Syrie : Violents combats dans le nord-ouest de la Syrie - des soldats russes auraient été tués

    Imprimer

    Les forces aériennes russes et syriennes ont attaqué les positions des opposants au régime syrien dans les régions montagneuses de la province de Lattaquié situées au nord-ouest de la Syrie. Dans le même temps, les forces gouvernementales ont pilonné à l'artillerie et aux roquettes les unités rebelles.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH, les principaux combats ont eu lieu près d'al-Akrad Jableh. 12 partisans du régime ont été tués, 17 blessés. Les pertes des militants se sont élevées à six tués, dont quatre - des membres de Hayat Tahrir al-Sham.
    Selon ces informations, les troupes gouvernementales ont tenté de se faufiler à l'arrière des positions des militants, mais ont été prises en embuscade et forcées de se retirer, subissant de lourdes pertes. Elles ont pu emmener les blessés avec elles.
    Le journal panarabe Al-Quds al-Arabi qualifie les combats comme les plus féroces de ces dernières années. Il affirme que des militaires russes font partie des morts. Des frappes intensives de l'armée de l'air russe sur des zones résidentielles et la mort de civils sont également signalées.
    Selon la publication, le soutien de la Turquie aux militants opérant dans le nord-ouest de la Syrie augmente le risque d'une confrontation russo-turque. Il est également à noter que les médias syriens et russes sont restés muets sur ce qui se passe à Lattaquié.

     

  • Syrie : 18 combattants tués dans des affrontements près d'Edleb

    Imprimer

    Au moins 18 combattants ont été tués lundi 3 août près d'Edleb au cours d'affrontements entre forces pro-régime et jihadistes, malgré une trêve fragile dans cette région du nord-ouest du pays en guerre, a rapporté une ONG.
    Des combats sporadiques ou des tirs d'artillerie continuent de secouer la province d'Edleb et les territoires adjacents, en dépit d'un cessez-le-feu adopté début mars pour cette région qui constitue l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie. A l'aube, les forces du régime ont ont donné l'assaut à des positions jihadistes dans le secteur du jabal Akrad, dans le nord de la province de Lattaquié, qui jouxte celle d'Edleb, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
    Des groupes jihadistes et rebelles emmenés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche d'al-Qaëda qui domine les zones insurgées, ont bloqué l'assaut et "12 combattants des forces du régime ou leurs alliés ont été tués" et 17 autres blessés, selon la même source. Six jihadistes et rebelles, dont quatre combattants de HTS, sont également morts, a-t-elle ajouté.
    Dans le contexte de ces affrontements, un bombardement de l'armée de l'air russe de la ville de Benniche (Binnish), près de la ville d'Edleb, a tué trois civils d'une même famille de personnes déplacées, selon l'OSDH.
    Les jihadistes et rebelles contrôlent près de la moitié de la province d'Edleb, mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep. Le cessez-le-feu – négocié par Moscou, allié du régime, et la Turquie, parrain de groupes jihadistes et rebelles – a été adopté après plusieurs mois d'une offensive meurtrière du pouvoir syrien, soutenu par l'aviation russe. L'offensive, relancée en décembre et accompagnée de frappes aériennes quasi-quotidiennes, a fait au moins 500 morts parmi les civils, selon l'OSDH, et poussé à la fuite près d'un million de déplacés d'après l'ONU.

    Bombardement par l'armée de l'air russe de la ville de Binnish

     

  • Syrie : Violents tirs de l'artillerie russe et lancement de roquettes contre des positions militantes dans le Grand Edleb

    Imprimer

    Le 26 juillet, d'intenses tirs d'artillerie et de roquettes ont visé des positions de rebelles syriens dans la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.
    Les bombardements ont visé les villes de Deir al-Akrad, Barzah, Khidr, Kafr Didan, al-Alia et Kabani au nord de la province de Lattaquié, ainsi que les villes d'Ain La Rose, Almaouzrah, Fatterah, Kansafra, Sufuhon, Fleifel et al-Halubi au sud de la province d'Edleb.
    Iba'a, l'organe 'de presse du groupe jihadiste syrien Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), affirme que les forces russes ont effectué ces frappes depuis le camp militaire de Jurin, dans le nord-ouest de la province de Hama, et une base à al-Jub al-Ahmar, dans le nord de Lattaquié. Habituellement, ce sont les forces spéciales russes qui effectuent de telles frappes en réponse à des violations du cessez-le-feu.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ces frappes ont tué un membre du mouvement Ahrar al-Cham, soutenu par la Turquie.
    La veille, trois militants du HTS et du Front National de Libération avaient été tués et sept autres blessés lorsque l'Armée Arabe Syrienne (AAS) avait pilonné leurs positions dans le sud d'Edleb.
    Des rapports récents révèlent que l'AAS et ses alliés prévoient de lancer prochainement une opération terrestre dans le Grand Edleb en raison des violations répétées du cessez-le-feu par les rebelles dans la région. Le HTS et ses alliés se préparent à faire face à toute attaque de l'armée du régime.

  • Syrie : Derniers développements

    Imprimer

    L'armée syrienne repousse une attaque "à grande échelle" dans le nord de la province de Lattaquié
    L'armée arabe syrienne (AAS) a annoncé le 10 juillet qu'elle avait repoussé une "attaque à grande échelle" sur ses positions dans le nord de la province de Lattaquié.
    Selon une source militaire, des rebelles soutenus par la Turquie ont lancé une attaque tôt dans la matinée. L'attaque surprise visait des positions militaires dans la ville de Rabia. Selon la source, les militants ont utilisé différents types d'armes au cours de leur attaque. L'armée syrienne a cependant réussi à la repousser.
    "Nos forces dans la région ont repoussé l'attaque et ont infligé de lourdes pertes humaines et matérielles aux terroristes", a déclaré la source, ajoutant "il n'y a pas eu de pertes dans les rangs de nos forces".
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'intenses tirs de roquettes de la part de l'Armée Arabe Syrienne sur des zones tenues par les rebelles dans le nord de Lattaquié.
    Les factions rebelles de la province d'Edleb, y compris les jihadistes de Hayat Tahrir al-Sham, n'ont pas fait de commentaires sur cette attaque. Ces factions sont connues pour occulter leurs pertes, surtout pendant un cessez-le-feu.
    L'attaque manquée est une violation de l'accord de cessez-le-feu, qui a été négocié par la Russie et la Turquie le 5 mars. Ankara est responsable de l'attaque car elle aurait été menée par des groupes qui lui sont alliés. De telles provocations pourraient conduire à une reprise des affrontements dans la région.

    La Turquie établit une nouvelle base militaire à Ras al-Aïn, en Syrie
    La Turquie renforce sa présence militaire dans la ville de Ras al-Ain, au nord de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 10 juillet.
    Selon l'OSDH, l'armée turque a établi une nouvelle base dans le village de Tell Halaf, près de Ras al-Ain.
    De plus, les forces turques ont été vues patrouillant dans le centre ville de Ras al-Ain. L'OSDH affirme que ces nouvelles mesures sont destinées à garantir la sécurité de la ville, qui est située à la frontière avec la Turquie.
    "[Les forces turques veulent] pacifier la ville, la placer sous leur contrôle et punir toute personne qui porte des armes à l'intérieur de celle-ci, à l'exception de la police et des factions pro-turques", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.
    Au début de juillet, une bataille féroce entre militants pro-turcs a eu lieu à Ras al-Ain. Au moins quatre militants et une jeune fille ont été tués au cours de ces affrontements.
    La ville a également été frappée par une série d'attentats au cours des derniers mois. Huit personnes ont été tuées et blessées lors de la dernière explosion, qui a eu lieu le 4 décembre.
    Le travail de sécurisation de Ras al-Ain est probablement lié aux efforts de la Turquie pour sécuriser sa propre frontière avec la Syrie. Mais les forces turques continuent d'ignorer la détérioration de la situation sécuritaire dans les zones qui sont situées assez loin de leur frontière, comme Afrin au nord d'Alep.

    Trois agents de renseignement syriens tués et blessés dans un nouvel attentat à Deraa.
    Membre des Services de renseignement de l'air tué.jpegTôt le matin du 10 juillet, des sources locales à Deraa ont rapporté deux fortes explosions dans la ville de Dael, au nord de la province de Deraa.
    La première explosion a été causée par un engin explosif improvisé (IED) placé dans le district sud de Dael. L'explosion n'a causé aucune perte. Cependant, un deuxième IED a explosé lorsqu'une unité des services de renseignement syriens est arrivée pour inspecter la zone.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un officier de la Direction des renseignements de l'armée de l'air (AFID) a été tué dans l'explosion secondaire. Deux autres officiers ont été blessés.
    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité des attaques aux engins explosifs improvisés. Néanmoins, on sait que des cellules de Daech sont actives dans le nord de la province de Deraa.
    Au cours des derniers mois, plusieurs officiers de l'AFID et d'autres agences de renseignement syriennes ont été tués dans les régions nord et est du gouvernorat de Deraa. L'Etat islamique (Daech) a revendiqué la responsabilité de plusieurs de ces attaques.
    Les récentes attaques contre les forces gouvernementales et les combattants locaux à Deraa et Quneitra ont pour but de perturber la sécurité dans la région sud de la Syrie. Des mesures décisives doivent encore être prises pour faire face à cette menace croissante.