Province de l'Ituri

  • L'Etat islamique a intensifié ses actions au Cameroun, en Somalie, au Nigéria et au Congo 

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    Des mouvements revendiquant leur affiliation à l'Etat islamique ont intensifié leurs opérations militaires dans différentes régions d'Afrique au cours des dernières semaines. Les membres du groupe islamiste radical ont lancé des attaques au Cameroun, en Somalie, au Nigeria et au Congo.

    Cameroun
    Le 27 juin, des combattants de l'Etat islamique au Cameroun ont pris d'assaut une base militaire et ont tendu une embuscade à une unité des forces gouvernementales près de la ville de Sandoa Gry dans la région de l'Extrême-Nord. 26 militaires camerounais ont été tués. Les islamistes ont également détruit un véhicule et saisi des armes.

    Somalie
    Le 28 juin, les cellules du groupe terroriste en Somalie ont ciblé deux policiers qui collectaient des impôts dans la ville de Tibili Sheikh Ibrahim sur la route Afgoye-Mogadiscio à l'aide d'un engin explosif improvisé (IED). Les deux policiers ont été tués.

    Nigeria
    Au Nigeria, des jihadistes de l'Etat islamique ont tendu une embuscade à un convoi des Forces armées nigérianes (NAF) sur une route reliant les villages de Cutmbi et Bulingua dans l'État de Borno, au nord-est, le 27 juin. Deux militaires nigérians ont été tués.

    Le lendemain, les islamistes ont tendu une embuscade à un deuxième convoi de la NAF sur une route entre les villages de Bulka et Bama à Borno. Les terroristes ont saisi cinq motos après avoir tué ou blessé des militaires nigérians.

    Congo
    Le 29 juin, des combattants de l'Etat islamique au Congo ont attaqué un certain nombre de bâtiments gouvernementaux dans la ville d'Evao, dans la province de l'Ituri, au nord-est. Plusieurs bâtiments ont été incendiés par les islamistes. Le lendemain, les terroristes ont abattu deux militaires congolais dans la ville de Bandi Mbisi en Ituri. Un fusil d'assaut a été saisi par les terroristes.

    Alors que l'Etat islamique fait face à de sérieuses pressions au Moyen-Orient, il continue de croître dans différentes parties de l'Afrique. La menace du groupe terroriste en Afrique devrait être traitée plus sérieusement par l'Union africaine et les Nations Unies.

  • Congo : Au moins 22 personnes massacrées par des islamistes 

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    Jeudi 26 mai 2021, des militants islamistes ont tué au moins 22 civils au couteau et à la machette au cours d'une attaque de nuit contre les villages près de la ville de Beni en République démocratique du Congo.

    Il y a un peu plus de trois semaines, le gouvernement avait déclaré la loi martiale au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces limitrophes de l'Ouganda.

    Un bébé de quatre mois a été retrouvé vivant sur le dos de l'une des victimes, l'un des sept enfants d'une même famille qui auraient été orphelins lors des dernières violences qui ont frappé plusieurs villages à environ 40 km à l'est de Beni.

    Jean-Paul Katembo, chef de la commune de Bulongo, a déclaré que le nombre de morts se montait à 22. En outre, plusieurs villageois auraient été enlevés.

    Il a déclaré que les Forces démocratiques alliées (ADF) étaient responsables de la tuerie. Les ADF sont une milice ougandaise active dans l'est du Congo depuis les années 1990.

    Plus de 1200 civils ont été tués dans le territoire de Beni depuis novembre 2019, selon le Kivu Security Tracker. Pour mettre fin à l'insurrection des ADF, l'armée a lancé une opération sécuritaire.

    L'offensive a déraciné les ADF de ses bases et elles se sont divisées en groupes plus petits, mais le groupe armé a réagi en intensifiant les attaques de représailles contre les civils.

    Le 17 mai, l'Ouganda a annoncé qu'il avait accepté de partager des renseignements et de coordonner les opérations contre les rebelles, mais qu'il ne déploierait pas de troupes au Congo.

    Cette décision est intervenue une semaine après que les responsables congolais aient déclaré que les deux pays allaient mettre en place un centre d'opérations dans l'est du Congo pour combattre les ADF.

    "Certainement, il y aura coordination, partage de renseignements, partage d'informations et toutes sortes d'activités de nature sécuritaire", a déclaré le Brigadier Flavia Byekwaso, porte-parole des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF).

    Le président rwandais Paul Kagame, à la suite d'une rencontre à Paris avec le président congolais Félix Tshisekedi, a également affirmé sa collaboration avec le Congo dans la lutte contre les rebelles.

    «Nous serons également aux côtés de la RDC pour toutes les initiatives mises en place pour renforcer la sécurité à l'est de son territoire, qui borde notre pays», a déclaré Kagame.

    En mars, les États-Unis ont qualifié les ADF d'organisation terroriste étrangère en raison de ses liens présumés avec le groupe État islamique, bien que les Nations Unies aient minimisé la force et la nature de l'influence de l'Etat islamique au Congo.

  • RDC Congo : L'Etat islamique responsable de l'assassinat de Chrétiens

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    Selon le journaliste Wassim Nasr, l’Etat islamique a revendiqué l'assassinat la semaine dernière de 13 chrétiens et 3 militaires dans le village de Ndalia dans l’Ituri.

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